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 Qui de nous deux inspire l'autre ? (Loreleï/Akkarin]

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Akkarin S. Hilfiger
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MessageSujet: Qui de nous deux inspire l'autre ? (Loreleï/Akkarin]   Mar 12 Juin - 20:22



Loreleï & Akkarin
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Un jour de repos n’est-ce pas ? C’est aussi absurde que ça en a l’air. Qui veut de ce genre de choses ? Des jours à ne rien faire si ce n’est s’ennuyer. S’ils tiennent tant que cela à méditer, ils peuvent observer les tréfonds de leur conscience la nuit, ou alors entre deux théories à lire, en parlant de théorie, j'ai récemment relu celle sur les satellites. Du moins le postulat les concernant, Jupiter et ses astres fictifs. Certains hommes étaient d'une intelligence remarquable. Mais au lieu de travailler, on les envoyait à l'armée se faire tuer au nom d'une cause obscure. Ou encore mieux, à l’Eglise, s'abêtir au rang animal. Mais critiquer ainsi est mauvais, c'est pour cela que dans ma quête de savoir je suis allée à l'Eglise il y a quelques semaines. Afin de vérifier ce que je lisais sans cesse à son propos. Et les écrits sont diablement au-dessus de la vérité. Ce lieu est soporifique, un homme au devant de tous qui ne fait qu’énoncer des vérités en les reformulant afin de toucher le plus de monde. Ils prônent un livre vieux de dizaines de siècles, savent-ils que toutes ces fadaises sont surement une pure invention humaine. Au nom d'un Dieu qui du même temps dit "Il ne doit y avoir de différences metaxu nous et eux" et qui quelques pages suivantes ordonne d'assassiner ceux qui ne pensent pas de manière identique.
Certains hommes comprirent la supercherie mais que faire alors ? Quand un pour cent de la population y voit clair. La théorie de l’évolution des espèces ! Ca ce fut une œuvre remarquable pour un simple homme. Après tout il a pondu telle théorie dans une société réfractaire à toute opinion contre ce Dieu. Quoi qu'il en soit charmant homme que ce Darwin, je l’ai rencontré vers 1840 où il s’évertuait de compléter sa théorie à Cambridge. Je tenais à me rendre moi-même de qui est l’homme qui implanta, en ce temps je pensais même qu’il pouvait s’agir d’un vampire voulant guider les hommes. Une sorte de mécène de l'humanité dont la monnaie serait la connaissance et les artistes, les hommes. Bref comme toujours mes pensées s’emmêlent et m’éloigne de mon sujet principal. A savoir que je marche sans prêter attention à ce qui m’entoure en essayant vainement de trouver une occupation honorable.

De taille haute, avec un physique agréable sans plus, je passe relativement inaperçu. Du moins je devrais, mais l’on m’a dit que mon visage semblait serein. Allez savoir pourquoi en Salvation il n’est pas avoir l’air bien. Quoi qu’il en soit ma naïveté se dépeindrait sur mon visage et attirerait l’attention. Affublé d’un Blue jean classique, de chaussures marron et d’une chemise bleue clair, on me fixe, m’observe. Comme si je préparais un suicide, ou un attentat. Je marche dans cette partie de Salvation que je préfère : Eastern Salvation. Véritable ville anglaise reconstruite, je me sens nostalgique ici, et incroyablement calmé. Cela doit être dû au fait que durant ma vie de mortel, je suis né et ai grandi à Londres. Bref sans m’en rendre compte, je me suis naturellement dirigé vers son lieu de travail. Qui me direz-vous ? Il serait plus judicieux de poser la question inverse. Mes pensées, et actes sont inconsciemment guidés vers elle : Loreleï.

Une sorte de muse, comme les sirènes durant le voyage d’Ulysse, sauf que même m’accrocher à un mat ne m’empêcherait pas de la rejoindre, ne serait-ce que je pour me remettre de son ombre de perfection. J’entends son jeu de piano, mon ouïe aiguisée, me permets d’entendre l’effleurement de ses doigts sur les touches, le rythme de sa respiration régulière, il semblerait que jouer du piano l’apaise. Je m’attable à l’écart mais de sorte à pouvoir l’observer, quand une femme est occupée à quelque chose qu’elle aime, aucune émotion ne vient déformer son visage, on la croirait morte, si le rose de ses joues et de ses lèvres ne lui rendait pas la vie. Un visage neutre et tellement paisible, comme une sorte d’ange endormi. Je ne sais pas si l’on peut en dire autant des hommes qui s’attellent à leurs loisirs.
Je lève le regard afin d’y accrocher la serveuse qui s’approche sans attendre, d’un sourire poli je lui dis :
« Une bière et de l’eau gazeuse s’il vous plait ».
Auquel un répond un sincère sourire et avec ça une promesse de me servir vite.
Une bière ? Quelle horreur, je déteste ce breuvage infect. J’aurais bien commandé de l’eau plate, mais pour ensuite subir le regard insinuant que ma virilité est en voyage. Non, merci. J’ai appris certaines choses de ma vie de mortel et de ce que j’appelle ma Renaissance. Et la chose primordiale, est que bien que je suis immortel, je refuse d’y sacrifier ma santé qui techniquement ne ternit pas. Mais c’est pour le principe. Un cognac ou quel qu’autre boisson alcoolisé doit choisir son moment et ne pas être bu à tout va pour se donner un air masculin, je ne considère évidemment pas boire une bière comme boire de l’alcool. Pour un vampire de mon âge c’est équivalent à de l’eau de source. Et dire qu’à l’époque sur les statues grecques, plus petit était l’organe génital plus l’homme était vu comme fertile et donc viril. On peut dire que les choses ont changés. Il est temps d’attirer son attention.
Sa chanson finie, je me lève et sans la perturber trop violemment je lui caresse le bras du bout du doigt. Il m'étonnerait beaucoup que d'autres hommes lui signifient leur présence ainsi. Quoi qu'il en soit elle me prend le bras. En la conduisant à la table, je l'observe et cette lumière ne peut me dire si elle vient de rougir. Prendrais-je mes désirs pour la réalité ? Peu importe, je ne me suis jamais caché de l’affection que je lui porte, et si elle était femme à refuser, elle me l’aurait déjà signifié. Elle n’est pas à même de faire souffrir sur cela sans raisons. Me voyant seul à ma table elle doit bien avoir compris que j’apprécierais sa compagnie. Souriant d’impatience, je la regarde prendre place face à moi après l'y avoir guidé et lui dis.

« Bonjour Lorel’, j'avais envie de te voir. J'espère que ça ne te dérange pas.
De plus, j’aurais besoin de tes lumières sur certaines choses pratiques, tu sais bien que la réalité m’échappe quand elle n’est pas clairement énoncée dans un livre. Et puis j’aimerais bien savoir également quelle excuse vas-tu me trouver pour ces bleus que tu as aux épaules
. »

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Loreleï B. Hallberg
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MessageSujet: Re: Qui de nous deux inspire l'autre ? (Loreleï/Akkarin]   Dim 17 Juin - 19:38

Rassérénée par la visite de Duncan en sa demeure, Loreleï avait repris en quelque sorte goût à la vie. Bien sûr ses illusions la berçaient toujours et pourtant la blonde savait au plus profond de son cœur que jamais il ne lui appartiendrait mais si au moins il pouvait lui accorder d’attention ne serait-ce qu’un dixième de la place que lui occupait dans sa vie alors elle en serait heureuse. Et quelle plus belle façon de faire cela que de recevoir la moindre caresse de ses coups, la brûlure doucereuse de ses morsures. Rien que d’y penser, elle en frissonnait de plaisir. Et conduite par sa bonne humeur, la jeune femme avait mis le nez hors de chez elle ce soir. Vêtue d'une robe de mousseline blanche, sa couleur favorite bien qu’elle fut incapable de la percevoir, la porteuse du virus s’était naturellement dirigée vers le Paradisio. On ne pouvait pas réellement dire qu’il s’agissait de son lieu de travail, parce qu’on ne lui versait aucun salaire et qu’elle n’y venait que de temps à autre mais lorsque c’était le cas, on la laissait jouer pour les clients. Et cela lui faisait le plus grand bien. La musique tenait une place importante dans pour la jeune femme depuis sa plus tendre enfance et jouer lui procurait plus d’un plaisir. Sentir l’odeur des cordes tendues, écouter leur vibration d’une oreille attentive, au milieu de toutes les infections qui lui montaient au nez et le vacarme des gens présents. C’était la parfaite allégorie de sa vie, de son existence. Petite perle perdue au milieu de cet océan ténébreux. Ses yeux à jamais éteint qui lui permettaient pourtant de vivre de sa passion pour l’instrument. Qui lui faisait voir les choses autrement et surtout facilitait son impasse sur la réalité. Ainsi assise sur son petit banc, ses doigts courant lentement mais de façon agile sur les touches peintes de noir et de blanc, Lou se sentait bien. Elle jouait ses mélodies favorites, bien qu’un brin trop mélancolique pour l’endroit mais qu’importe, peu de gens lui prêtait attention. Ranger à la même place que la décoration, l’allemande ne représentait même pas un plaisir pour les yeux voyant des autres comme elle ne faisait rien pour attirer le regard. Se contentant de se faire plaisir à elle, célébrer la fin de son exil après que son vampire, son tendre maitre lui ai accordé sa clémence.

A la fin d’une de ses chansons Lorel’ reconnu un effluve bien particulier avant même que l’homme ne lui effleure le bras. Un léger sourire s’étala sur ses lèvres rosées, toujours ravie de le retrouver même si la belle savait que son amitié pour le charmant Akkarin serait loin de plaire à Duncan. Déjà parce qu’aucun de ses amis ne lui plaisait mais surtout parce que l’anglais savait se montrer très entreprenant et que la pianiste avait du mal à lui résister. Pour quelle raison précisément, elle ne le savait pas trop mais il y avait quelque chose chez lui qui l’attirait comme un papillon vers la flamme qui lui couterait la vie, et l’image n’était pas choisie par hasard. Suivant l’invitation muette que le jeune homme venait de lui faire, Loreleï lui attrapa le bras et se laissa conduire, abandonnant son ami en bois pour le moment, bien qu’un peu à contrecœur. Profitant de sa galanterie, la demoiselle le laissa l’installer à une table. La bavaroise écouta attentivement ce qu’il lui disait et rougit légèrement face à l’expression de son envie particulière de la voir elle. Comme elle aurait souhaité que Thunder puisse être capable de telle manière à son égard, qu’il la traite ainsi. Et en même temps, un trop plein de gentillesse chez son vampire la rebuterait certainement. Ne se mourrait-elle pas pour ses doigts s’écrasant violement contre sa peau…D’ailleurs son interlocuteur fit remarquer qu’elle portait les traces d’un passage de son bourreau dans son existence. Lorel’ en perdit son joli sourire. Trop heureuse de l’avoir revu, elle n’avait prêté attention à ce type de détail, elle ne sentait aucune douleur et dans l’incapacité de voir les marques violacées sur son épaules, la porteuse du virus avait simplement déduis qu’elle n’en avait pas. Elle eut alors le réflexe de croiser les bras sur sa poitrine et de couvrir sa peau de ses mains délicates.

« 'Rin je t’en prie…n’abordons pas ce sujet. Je ne veux pas me disputer avec toi. »

Non Loreleï n’y tenait vraiment pas. Comme avec Sohan, la jeune femme savait que cela partait d’une bonne intention, qu’on s’inquiétait pour elle mais ce n’était pas nécessaire. Pas de son point de vue en tout cas. Elle en avait assez que l’on reproche tout et n’importe quoi à Duncan. Il était son maitre et elle sa chose, il pouvait bien lui faire ce qu’il voulait, si cela lui plaisait à elle, les autres n’avaient rien à dire là-dessus. Et puis, même si la blonde le savait et l’admettait volontiers leur de ses étreinte passionnées avec le vampire, dire à voix haute à quelqu’un de l’extérieur à cette expérience qu’elle aimait cela, la remplissait de honte. Et pourtant la vérité nue se trouvait là. La musicienne appréciait chaque instant de douleur même les plus infimes. Chaque blessures, chaque marques que le brun lui infligeait lui provoquait un plaisir inavouable, un pas de plus vers la jouissance. Mais quelle âme saine pourrait la comprendre ? Personne bien sûr, sinon els autres ne passeraient pas leur temps à vouloir l’éloigner de Thunder. Même s’ils se cachaient derrière l’excuse que c’était pour son bien, Lou restait la mieux placée pour savoir ce qui lui convenait ou pas. Elle pinça les lèvres et prit sur elle pour offrit à son ami un nouveau sourire.

« Tu n’es pas venue me voir pour cela. Sur quoi d’autre puis-je t’être utile ? »

Sa voix restait douce et enjouée. Si Akkarin ne cherchait pas plus loin dans les affaires qui concernaient sa servitude, elle serait réellement heureuse de le voir et de converser avec lui. C’était tellement agréable d’être en présence de quelqu’un qui ne la prenait pas simplement pour une faible ou une idiote. Elle ne le connaissait pas depuis très longtemps, mais Lorel’ appréciait grandement sa compagnie et ses délicates attention à son égard, bien que cela se résuma à jouer avec le feu. Après tout c’était ce que la porteuse du virus savait faire de mieux. Elle l’encouragea en décroissant les bras, la blonde posa une main sur la table et la lui tendit, paume vers le haut, en signe de paix. Devinant plus ou moins sa position face à elle, la jeune femme fixa aussi son regard vide sur le jeune homme dans l’espoir de le gagner à sa cause de passer à autre chose que les mauvais traitements que lui infligeait son maitre.

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Akkarin S. Hilfiger
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MessageSujet: Re: Qui de nous deux inspire l'autre ? (Loreleï/Akkarin]   Sam 23 Juin - 22:15

« 'Rin je t’en prie…n’abordons pas ce sujet. Je ne veux pas me disputer avec toi. »

Moi non plus j’aimerais ne pas avoir à aborder ce sujet, mais comment nier pareille évidence, comment faire abstraction d’une chose si monumentale. Tu peux obtenir de tes prétendus amis qu’ils abandonnent ce sujet, cependant je campe sur mes position moi. Je suis à bout, tellement à bout de souffrir de te voir ainsi, de me sentir affaiblie à ta place. D’imaginer ces tortures et souffrances. Je ne comprends pas ton attitude. Enfin si je pense.
Mais c’est tellement abstrait et lointain comme vision des choses que je ne peux que tenter de m’en rapprocher sans jamais réellement comprendre. Tu parles, et agis comme si cette situation te contentait. Comme si il te plaisait de supporter pareilles choses pour cet homme dont tu tais le nom. Je me suis naturellement demandé pourquoi, et la vérité est si frappante. Il est évident que tu dois l’aimer. Cette ordure sortie des bas-fonds de Salvation ne méritant que la mort et la torture. Et pourtant tu lui es fidèle et attachée. Je devrais me soucier que de ta santé et me mettre en colère à la vue de ces blessures cependant c’est plus que ça. Tu me rappelles ce que j’étais Loreleï, ton handicap semblable au mien, cette naïveté et cette bonté. Tu te perds en émotions trop purs, et voici quel est ton état. Mais malgré tout ça, ce n’est toujours pas ce qui me gêne le plus. La raison de ma rage est plus que ta santé, cet amour que tu lui portes. Es-tu si désespéré ? Toi qui mérite tellement mieux, la fragilité incarnée dans un corps de femme. Ta logique m’est incompréhensible. Mais est-il seulement question de logique ? Tu aimes si aveuglément que tu dois surement trouver ces traitements comme normaux et synonyme de son affection. T’a-t-on déjà aimé comme il fallait ? Je suis parti de ça au départ quand j’ai commencé à affiner mes attentions à ton égard. Je voulais que tu saches quel est le vrai amour, qu’est-ce que tu mérites et ce que tu devrais attendre des hommes ? Dis ainsi désormais ça me rebute. Si jamais tu attends ça de quelqu’homme je me sentirais misérable. Car récemment après entrevue avec ce faible humain à la langue trop bien pendue, je me suis surpris à ressentir quelque chose. Dans ce corps inerte depuis deux siècles.
Loreleï tu es la seule à pouvoir m’apprendre encore quelque chose, c’en est drôle. Je pensais avoir tout vu, tout fait, et me voilà sujet à une nouvelle émotion. Il s’agit pour qui tentait de te faire sortir de la sphère d’influence de ce monstre en te faisant découvrir le vrai amour, d’une vraie blague. Un comble, comme l’arroseur arrosé. C’en est pitoyable. Et pourtant si bon, dans un premier temps je n’ai pas compris et refusé de tout mon chef ce sentiment incertain. Mais comment nier pareille évidence, moi qui t’aimais déjà plus que tout, comme une partie de moi car je t’identifiai à moi. Désormais tu gardes ta place mais pour d’autres raisons. Et ma rage au sujet de ton bourreau ne fait qu’accroitre au fil du temps. Si bien qu’aujourd’hui je peux difficilement contenir ma colère. Cet enfant de salaud mérite une mort lente et douloureuse, de celles qui gardent en vie par un seul souffle durant des semaines.
Quoi qu’il en soit voilà que je me perds dans mes pensées. Et Lorel’ semble se renfermait sur elle-même au moyen de ses mains. Je sais bien qu’elle ne souhaite pas aborder ce sujet, cependant il plane tellement que c’est impossible bon sang.

« Tu n’es pas venue me voir pour cela. Sur quoi d’autre puis-je t’être utile ? »

Oh oui ce n’est pas pour ça, mais tu n'y échappera pas nous le savons tous les deux. Mais commençons par quelque chose de distrayant je te l'accorde. Je souhaitais que tu m’expliques mes sentiments. Cette chose humaine et fragile qu’est l’amour. Je vais tenter de te faire sourire et t’extasier comme tu as l’art de le faire quand tu emportes un sujet au grès de tes souvenirs, émotions et humeurs. Je trouve ça si intéressant et joyeux. Ca a le don de me revigorer, ça et nos discussions sans queue ni tête toujours ponctuées de rires.

« Non en effet. Je voulais te demander … Humm… » Moi qui suis rarement gêné, cela va grandement l’étonner, car ça me le fait moi-même. En même temps je n’ai pas pour habitude de poser des questions généralement je trouve des réponses par moi-même. Mais mon subconscient espère que par là il ne passe quelque chose dans la tête de Loreleï. Quelle stupidité pour un homme incapable de définir cet attachement. Je sais simplement que je ne souhaite que personne d’autre que moi ne la délivre de son bourreau. C’est égoïste et horrible n’est-ce pas ? « Pourrais-tu me définir ce qu’est l’amour, du moins comment cela se manifeste. Parce que dans la théorie je sais de quoi il s’agit. Cependant j’aimerais savoir. Et ne te moque pas mon petit cœur de pierre n’en survivrait pas. » Je ne crois pas si bien dire. Seulement il est inutile qu’elle le sache.
Voici la serveuse qui dépose avec légèreté sans avoir entendu mot de ce que je viens de dire. Je verse un verre d’eau gazeuse à Loreleï dans le seul verre qu’on a daigné nous poser.
« De l’eau gazeuse je sais que tu apprécies ça. » Dommage pour moi, je n’ai pour autre choix que de boire cette bière, ce que je fais d’une seule traite ce qui me vaut de nombreux regard curieux et étonnés. Je n’aime pas ça que voulez-vous ?
« Ah et je me suis fait un ami, quelqu’un de deux fois plus âgé que moi. Tu serais fier de ma socialisation moi l’antisocial de ces gens. Comme quoi je n’étais pas un cas désespéré. Je ne te collerais plus aux basques en permanence comme ça, j’ai une autre personne à embêter. »

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Loreleï B. Hallberg
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MessageSujet: Re: Qui de nous deux inspire l'autre ? (Loreleï/Akkarin]   Sam 30 Juin - 16:18

Lorsqu’Akkarin commença à parler sans prendre la main que Loreleï lui avait tendue elle la ramena près de son corps, sans la retirer de la table pour autant. Elle en était déçue et presque attristée. La blonde aimait les contacts physique avec ses interlocuteurs, savoir qu’elle ne parlait pas dans le vide car on lui avait plusieurs fois fait la blague. La forcer à babiller et s’en aller sans faire de bruit pour la faire parler seule. Lui donner l’air stupide et pathétique quand n se rendait ensuite compte qu’elle était aveugle. Non de jeu se jouait de son handicap, Duncan le premier, sans cette faiblesse de sa part, qui sait s’il se serait un jour intéresser à cette pauvre petite poupée cassée. Comme la plupart de ses amis finalement. Que cela vienne d’un sentiment de culpabilité, de pitié ou d’égoïsme, chaque personne qui le faisait, venait à la porteuse du virus à cause de sa cécité. Opale en était un très bon exemple, mère, sœur, protectrice et confidente, amie aussi bien sûr, elle l’avait prise sous son aile parce qu’elle estimait que Lorel ne pourrait jamais se débrouiller seule à Salvation. Mais l’allemande ne lui en voulait pas. Sans l’écrivain elle n’aurait très probablement jamais survécu jusque-là. O non. Mais plutôt que de se plaindre de sa condition, la musicienne prêta son attention au brun qui lui posait une question pour le moins embarrassante. Avec habilité il gardait le sujet de son maitre sur la table mais de façon sous-jacente. Comment l’éclairer sur un sujet que Lou ne maitrisait pas. Elle clamait son amour pour son vampire mais ce sentiment n’était-il pas censé être à double sens ?! Pouvait-on qualifier d’amour l’appelle de la violence dont elle faisait preuve, se damner pour un coup de fouet, était-ce cela aimer ?! A un point maladif oui, à la folie aussi. ! Voilà comment la pianiste pouvait parler de ce phénomène si populaire qu’était l’amour.

Elle ouvrit la bouche pour répondre mais une des serveuses du Paradisio l’interrompit pour servir des boissons. Avec le bruit, la demoiselle distingua un verre qui se remplissait et qu’on lui tendait. A tâtons elle trouva le verre et le porta à ses lèvres, de l’eau gazeuse comme le lui avait annoncé son interlocuteur, elle en prit une gorgée rafraichissante et le reposa. Une goutte glissa sur son menton. La blonde l’essuya de son doigt avant d’esquisser un sourire tendre. Akkarin se faisant des amis, cela lui paraissait presque impossible mais elle en était heureuse pour lui. Avec ses passions et son langage datant de deux siècles, il devait paraître bien étrange aux habitants de la petite ville. Aussi l’âge avancé de sa fameuse connaissance expliquait qu’ils aient pu sympathiser. « Voyons, tu ne m’ennuies jamais tu le sais bien, mais je suis ravie d’apprendre que tu te fais des attaches ici. » Distraitement la jeune femme fit courir son index sur le rebord de son verre. Elle hésitait à revenir sur la conversation de l’amour, d’exprimer son point de vue, elle qui était totalement soumise à un homme qui ne l’aimait que dans son imagination. Lorel’ tenta tout de même l’expérience. « Je me demande ce qui peut t’amener à réfléchir sur l’amour…et si je suis la meilleure personne pour te l’expliquer. Mais si je devais en faire une définition je dirai que c’est perdre la raison, toute faculté d’agir logiquement face à cette personne qui hante la moindre de tes pensées, que tu voudrais voir et sentir à chaque minute. Vouloir tout ce qu’elle peut te donner qu’il s’agisse d’un baiser ou…d’autre chose… » Cela paraissait insensé à l’esclave de parler ainsi, de pouvoir s’exprimer là-dessus alors même que l’histoire qu’elle vivait n’entrait en rien dans la normalité. A ses derniers mots, la belle tenta une nouvelle fois de dissimuler ses épaules qui portaient donc les traces de sa rencontre avec Thunder. Non que Loreleï en ait honte, mais elle devinait que la vue de ses blessures ne plaisait pas aux personnes qui se souciaient de son bien-être, même si elle ne le leur demandait pas, et que les reproches l’agaçaient, elle leur était reconnaissante de vouloir prendre soin d’elle. Mais si l’on y regardait de plus près d’autre blessures parsemait son corps. Ses mains bien qu’ayant retrouvées un aspect normal, portaient les signes de maltraitance, les cicatrices de morsures passées recouvraient son cou et éclaircissaient d’autres parties de son corps, couvertes par ses vêtements. Des bleus anciens qui disparaissaient, de nombreux stigmates sur sa peau claire, oui en regardant très bien, on devinait sans problème que Lorel subissait des mauvais traitements, mais son éternel sourire placardé sur ses jolies lèvres avait pour but d’éloigner les soupçons sur son malheur.

« Mais ce sentiment diffère chez chacun de nous…personne n’aime de la même façon… » En tout cas Lou voulait penser ainsi, donner un sens au comportement de Duncan envers elle. Oui il l’aimait, d’une certaine façon et jusqu’à un certain point et cela lui suffisait amplement. Non ce dernier était un mensonge, la porteuse du virus en voulait plus, toujours plus de sa part et c’était ce qui lui avait valu une punition. Maintenant que le suceur de sang l’avait pardonné, elle n’exigerait plus rien et se contenterait de prendre ce qu’il lui donnait sans désirer plus. Sans espérer qu’il plonge ses dents en elle, dans ses chairs, lui déchire les muscles en aspirant la vie hors d’elle. Qu’il la suspende au-dessus de la mort, retenu par le simple fil de sa volonté. Cette pensée lui envoya un frisson de plaisir et un voile d’absence assombri ses yeux aveugles. Alors elle reporta son attention sur Akkarin et dissimula son trouble derrière son verre d’eau attendant qu’il lui fasse part de son avis sur la question et qu’il lui dise pourquoi cela le prenait soudainement de parler d’amour. Avait-il rencontré une fille pour qui il ressentait tout cela. Cette simple idée fit naitre une étincelle de jalousie chez la musicienne qui l’ignora, trouvant que c’était idiot et inconsidéré de sa part. Son ami pouvait faire ce qu’il voulait. Pourtant elle n’avait aucune envie qu’il lui dise, qu’il lui confirme cette idée.


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MessageSujet: Re: Qui de nous deux inspire l'autre ? (Loreleï/Akkarin]   Dim 8 Juil - 16:21

Elle est là face à moi, rousse incandescente dont l’ingénue me met la corde à mon cou. Ces doigts crispés tendues comme une demande invisible, incitant mon corps entier à les toucher, les baiser, les capturer. Trop d’émotions m’emplissent, elles me chavirent, ma raison perd maîtrise et je dois retenir mes mains de l’approcher pour éviter toute brusquerie. Elle retire ses mains, perdue tout comme moi de mon absence de geste. Mes idées noires s’envolent laissant mon esprit dévergondé vagabonder sur cette voie, ces intonations, ce corps, ce visage. Après tout je n’ai rien à me reprocher je ne suis qu’un vampire se laissant aller à la contemplation de belles choses. Et j’en ai un exemple flagrant de féminisme face à moi. Ma demande manquait surement de tact, mais une chose que j’ai apprise sur les femmes m’a poussé à agir. J’ai constaté souvent que faire germer une idée dans un esprit suffit à la naissance de grande chose. Qu’elle me considère différent que d’un ami ou d’un frère trop protecteur serait une avancée majeure. Après tout le fait de commencer à me voir comme un homme peut suffire. Elle semble prête à répondre à mon interrogation et combler de ce fait la lacune profonde que mon esprit connait sur le sujet de l’amour. Je pense que c’est l’une de ces choses qu’on ne peut comprendre sans l’avoir vécu. Comme la mort d’un proche ou la mort de soi.
Assise face à moi, j’en viendrais presque à penser que sa cécité présente des avantages pour moi. Ce serait politiquement incorrect, cependant je me réjouis toujours autant de pouvoir l’observer à loisir. La voir chercher de ses doigts fins le verre en tâtonnant, comme si elle caressait du satin avec méfiance et prudence, mais une telle douceur. Prendre le verre en main de manière sûre et ferme laissant place aux pensées les plus lubriques possibles et enfin la voir entrouvrir les lèvres pour y apposer sa marque de sensualité et s’abreuver. Si j’avais été puceau ou inexpérimenté je ne serais plus maitre de moi à présent, cependant je me contiens et savoure ce spectacle tandis qu’une inconsciente goute tente de s’échapper des lèvres de Loreleï. Pas le temps de l’essuyer que mademoiselle me précède. Un peu déçu je dois l’admettre, je continue de fixer ce spectacle de grâce incertaine.

« Voyons, tu ne m’ennuies jamais tu le sais bien, mais je suis ravie d’apprendre que tu te fais des attaches ici. »

Et étonnée j’en suis sûr. Après tout mon caractère est loin de la modernité de ce monde, je préfère lire, jouer aux échecs et m’adonner à des pratiques m’apportant quelque chose. La vie a changé depuis quelques siècles je le constate bien, ce qui étonne mon monde est que je demeure le même malgré quelques adaptations nécessaires. Et puis quand il est question de se faire des « amis » je suis rarement premier. Avec les femmes, je dois admettre que je rencontre un succès suffisant à abreuver ma soif cependant elles sont d’un ennui. A piailler pour la plupart, la voix trop haute perché et effrayé à la moindre secousse. On dirait des poules de batterie, si bien que je leur dit et me retrouve bien souvent délaissé d’elles. Est-ce ma faute si je ne supporte pas les jérémiades ? Cependant je ne peux et n’ai pas le droit de faire lieu des généralités. Loreleï est une exception tout comme Lena. Elles représentent ce que j’aime en les femmes. Car si ces femmes n’existaient pas je serais surement gay. Et ça sans l’ombre d’un doute, ceci doit donc expliquer ma réticence à me faire des amies femelles.
Quant aux hommes, ils sont tellement sots quand ils sont humains que je me retiens continuellement d’en tuer, quant aux non vivants soit trop arrogants soit désireux de tuer. J’ai trouvé une demi exception en Soul, car au départ il désirait bien me détruire, c’est mon charme fou qui l’a séduit. Pour peu il me demanderait en mariage.
Je suis étonnée moi-même de ces changements et je dois attribuer ces mérites aux personnes dont je supporte la compagnie et qui font de même pour moi. Un courage sans nom les porte. Et ce n’est qu’un euphémisme quand je regarde Lorel’, elle supporte tant. Tant de choses dont je rêve d’avoir connaissance mais qu’elle m’interdit perpétuellement, me jugeant incapable de comprendre incapable d’essayer de m’approcher de son monde et de ses lois. Moi qui quémande inlassablement la possibilité d’essayer me retrouve face à ce mur d’appréhension, de supposition de réactions qui sont fausses.
Quoi qu’il en soit elle vient de dire que ma compagnie ne la gêne jamais. Ceci sans l’être est un accord de lui parler et de la voir. Quand bien même il serait platonique pour les autres, l’un comme l’autre savon bien que non. Elle ne peut être si aveugle de ces sentiments.

« Je me demande ce qui peut t’amener à réfléchir sur l’amour…et si je suis la meilleure personne pour te l’expliquer. Mais si je devais en faire une définition je dirai que c’est perdre la raison, toute faculté d’agir logiquement face à cette personne qui hante la moindre de tes pensées, que tu voudrais voir et sentir à chaque minute. Vouloir tout ce qu’elle peut te donner qu’il s’agisse d’un baiser ou…d’autre chose… »

… Choqué, paralysé durant quelques secondes. Je ne peux que revenir inexorablement à cette constatation qui m’a déjà frappé. Tout ceci à cause de Lena, la désirer physiquement, désirer sa protection constante et son épanouissement. Ceci aurait pu être vu comme une simple attirance physique exacerbé par le temps d’abstinence qui est mien. Mais il a fallu que ce visage, ces cheveux roux, cette douce voix, ces doits si fins viennent heurter mon esprit et m’empêchant toute action. Comme un pincement dans ce cœur mort, comme une culpabilité invisible, comme si d’un seul coup mon esprit se brouillait, se mettait en colère contre Lena d’avoir allumé la lumière. Je me souviens, d’avoir ressenti cette douleur presque physique, comme si mon cœur cet organe mort changeait de peau, modifiait sa répartition, cela a affecté mon esprit. Revenir à un handicap mental à cause d’une femme, de sa nature, de ses manières de ce qu’elle déclenche. J’ai eu le désir de tuer Lena, de l’enterrer après l’avoir brulé vive pour m’avoir avilie ainsi. M’avoir rendu victime de sentiments humains. Sentiments incompréhensibles au départ, quelques secondes, rien que quelques minutes suffirent. Quand je pense que ma vie a changé entièrement, ma vision du monde, ma vision de Lena, de Lorel’ et de moi.
Je suis capable d’aimer ma chère. Capable de faiblesse humaine, quelle honte. Je me dégouterais presque, me juger trop faible, rire de moi-même et de mon état. Du moins ce fut le cas. Avant qu’on me l’énonce clairement. Je suis amoureux. J’aime. Je désire, je suis hanté.

Cette définition ne fait que s’ajouter telle une cerise sur le gâteau de mes suppositions. Le dessert est fini, la chute est là. Il n’y a pas d’échappatoires, je ressens ceci. Je me suis attendri à deux femmes. De manière différente certes mais tout de même.
D’un côté je vois Lena, son handicap est sa fragilité, son état d’humaine porteuse, son physique, tout en elle me rappelle une part de moi, celle humaine. Si bien qu’elle fait partie de moi désormais. Impossible à expliquer la chose que j’ai trouvée définissant le mieux ceci est qu’elle s’est faite une place en moi, et a éclairé ma vie sur des sentiments. Une sorte de de phare sur mon état d’homme. Elle m’a permis de comprendre.
Oserais-je un jour le dire ? Qui j’aime. Tout le monde le sait, aimer une femme éprise d’un autre, une femme préférant les souffrances auprès d’un monstre plutôt que moi. Je dois être bien écœurant. Et pourtant c’est comme ça, je m’attache, m’accroche à quelque chose d’aussi improbable que l’attachement de la Lune pour le Soleil. Un jour je pourrais le dire, sortir ceci. Me juger différemment que misérable quand il s’agit de toi. Avant ça je te sortirais de ta prison argenté, de ce monde ou les barreaux ont des épines, constaté que le monde est beau et t’attend. Que tu te stoppes délibérément et que tout ceci t’est possible.
Je souris, je ris un peu aussi. La réalité est cruelle, pour un vampire fuyant les hommes et leur faiblesse, cherchant l’omniscience absolue me voilà piégé et presque satisfait de mon sort.
Lorel’ doit me trouver fou. Du moins plus que d’habitude. Je tends la main et attrape la sienne, y dépose un baiser en signe de gratitude et continue à l’entendre parler. Ce geste a été effectué avec un naturel que ça m’étonne. C’est donc cela que l’amour. On dirait une drogue que le corps administre afin de donner l’hilarité et le sentiment de planer en quelque sorte.

« Mais ce sentiment diffère chez chacun de nous…personne n’aime de la même façon… »

Voilà qui m’intéresse, je me doutais bien que cette sorte de morphine était passagère et laisserait place à la réalité.
Soudain me vient une idée, elle qui me refuse l’entrée à son monde, qui m’empêche d’essayer de comprendre ses sentiments pour ce batard. Je peux bien la pousser à m’expliquer, qu’a-t-elle à y perdre vu que je ne le connais pas. Et puis Soul m’a déjà proposé de chercher à savoir qui étaient cet homme par ses relations. Seulement il a fallu un jour que tu me dises de ne pas chercher cet homme donc ma stupide mémoire m’empêche quoi que ce soit qui m’a été interdit par ta bouche.

« Comment aimes-tu ? » La voix trop rauque d’un sentiment nouveau je la vois s’étonner à mes mots.
Question pas usuelle cependant comptant pour moi. Te comprendre est comprendre comment te montrer la vie. Après tout peut être ton ordure t’aime-t-elle ? A sa façon masochiste et cruelle certes. Tu dois surement voire les choses ainsi. Oui ce doit être ça.
Je l’ai vu frémir en prononçant ces mots, de plaisir ou de peur ? Je ne le saurais surement jamais. Soupir d’incompréhension. Je la fixe encore, du moins ses lèvres. Rêver à l’embrasser est surement stupide mais si tentant.

Je me lève en attendant sa réponse me penche devant ces deux fine lignes de désir qui me poussent à une chose, un baiser.
Et c’est ce que non plus mon esprit, ma raison ou autre mais simplement ce sentiment absurde qui me guide. Rien que quelques secondes trois tout au plus, et voilà que j’imprime mes lèvres aux siennes. Rapidement, doucement, puissamment.
Je me recule reprend place comme si de rien était. Du moins je l’espérais, mon désir quant à lui est infini, sa surprise, ses yeux ronds et son visage étonné me fait rire.

« Hahahahaha ! Enfin tu me connais Lorel’ je suis un cynique profiteur. Tu étais trop tentante c’est donc ta faute. Quoi qu’il en soit désormais tu as repris des couleurs. » La voix beaucoup trop grave et encore bercé de sensations merveilleuses ne pouvant être assouvie que dans un lit ou une surface quelconque. A vrai dire tout me dirait là. Cependant je ne dois pas la presser.
Je disais donc que je suis amoureux, du moins je le laissais supposer avec mes questions. Voilà, après ce baiser, il ne lui sera pas bien difficile de deviner de qui. Ou alors d'y songer. La graine est plantée. Bien que je me sois contenu et n’ai fait que quelque chose de léger, je sens encore cette douce pression contre ma bouche. Boire, voici la solution, du moins je l’espère.
« Alors explique-moi. Et cesse de me repousser à chaque fois que je te questionne. Je tiens uniquement à comprendre, je n’agirais jamais sans ton consentement. Comment l’aimes-tu ? Permets-moi d’essayer d’approcher ta vision des choses. » Comprendre est la clé, comprendre est la clé, comprendre est la clé…
Me le répéter est nécessaire, sinon je risque de m’énerver et partir à la recherche de cette ordure, si je parviens à la comprendre par contre. Je peux espère régler tout ceci.

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MessageSujet: Re: Qui de nous deux inspire l'autre ? (Loreleï/Akkarin]   Dim 15 Juil - 21:12

Loreleï n’avait pas compris pourquoi Akkarin avait posé un baiser sur sa main, cela ne lui ressemblait pas et n’avait aucun rapport avec la conversation. Surprise, elle avait ajouté une phrase pour compléter son explication. Elle voulait aussi par-là lui faire comprendre que ce n’était toujours pas la peine de revenir sur le sujet de Duncan, enfin de son maitre car à lui, la blonde refusait de dévoiler son nom. Dieu seul savait comment son ami aurait réagi avec l’identité de son bourreau, jusqu’où il était prêt à aller pour la défendre. Et puis cette phrase l’aidait elle surtout, à croire qu’à sa façon son vampire l’aimait aussi, qu’il ressentait plus pour l’aveugle qu’un attachement à sa victime favorite. Si du moins elle l’était. Il ne pouvait pas être totalement indifférent pour revenir sans cesse, pour toujours être là, présent. Son ombre planant sur sa frêle silhouette. Rien que de penser à lui, il lui manquait à cet instant et encore plus que le geste du brun la mettait soudainement mal à l’aise. Rin n’était normalement pas si audacieux ou ne s’interrogeait pas sur des questions aussi futiles que l’amour alors pourquoi maintenant ?! Pourquoi un intérêt soudain sur les choses de la vie ? Lou l’ignorait mais elle n’oserait pas poser la question, une part de son être avait peur de la réponse. Pour éviter toute récidive, la jeune femme ramena sa main contre elle et la posa sur sa poitrine. Ne voyant ce qu’il se passait autour d’elle, l’allemande commença à se demander ce qu’avait bu son interlocuteur, ce qu’il prévoyait ensuite et surtout s’il n’était pas en train de se moquer d’elle. Elle ne pouvait pas s’être trompée à ce point sur sa personne. Elle le croyait sincère et gentil, finalement lui aussi se jouait de la pauvre musicienne. Du moins c’était l’idée qu’elle se faisant à cet instant précis, alors qu’il lui parlait d’amour, un sujet qui normalement ne devait pas mettre les gens mal à l’aise ou dans l’embarras. Alors qu’il lui faisait un baisemain sans la moindre raison. La pianiste imaginait pourtant le vieux vampire comme assez introverti et peu enclin aux contacts physiquement.

La porteuse du virus fut sortie de ses pensées perturbées quand il ajouta à sa confusion avec une nouvelle question. Sa façon d‘aimer à elle. Voilà bien une question qui lui poserait problème pour formuler une réponse correcte et vraie. Lorel l’ignorait. Elle tenta de penser à ce qu’elle ressentait pour Duncan, elle prétendait l’aimer après tout alors il lui suffisait de réfléchir un peu. A la folie, cela était certain. Le suceur de sang l’obsédait jour et nuit, chaque absence la faisait mourir à petit feu, elle désirait qu’il soit à ses côtés toujours, qu’il lui montre de l’intérêt, même si cela se manifestait par des coups. Elle aimait sans limite, se pliant à tous les caprices de l’autre, au moindre de ses désirs si cela pouvait lui donner de l’amour en retour, qu’il ne l’abandonne pas. Elle l’aimait désespérément. La demoiselle était finalement une créature bien pathétique à se morfondre pour un être qui ne lui accordait rien d’autre que la sensation de ses crocs et de ses poings. Oh elle devait faire pitié à bien des gens et obtenait l’incompréhension de bien plus encore, ses amis les premiers. Etait-ce pour cela qu’Akkarin s’en souciait soudainement ?! Etait-ce un effort pour la comprendre, pour savoir ce qu’elle vivrait avec Thunder ? Ou bien tout l’inverse, cherchait-il à lui prouver qu’il n’y avait rien dans cette relation, que l’amour en était bien loin, luxure et folie peut-être mais rien d’offert par Aphrodite ?! Serait-il si méchant avec elle ? Lou en doutait mais dans ce monde, à Salvation elle ne pouvait pas toujours se fier à son instinct qui cherchait le bon en chacun. Un défaut qui lui voudrait de nombreuses déceptions elle n’en doutait point.

Puis venu de nulle part, des lèvres se collèrent aux siennes. Qui ? Pourquoi ? Comment ? Akkarin venait-il de faire cela ?! Une immense surprise s’imprima sur les traits de Loreleï qui porta la main à sa bouche pour la couvrir et cacher sa bouche ébahie. Mais que lui prenait-il, Qu’avait-il bu pour agir de la sorte ? Ne savait-il pas que cela pouvait lui couter cher en sang si Duncan venait à apprendre qu’un autre homme la touchait. Et puis il mettait sa propre vie en danger à se comporter si inconsidérément. Son cerveau tournait à cent à l’heure, réfléchissant à tout ce qui pouvait amener son ami à se conduire de façon si…inhabituelle. Elle ne le comprenait pas, l’avait-elle jamais comprit de toute façon. Probablement pas, elle n’était pas un vampire, la blonde ne pouvait pas connaître ce sentiment d’éternité poussant probablement à l’ennuie et à des actions plus folles les unes que les autres. Mais ce qui la perturbait encore plus que le geste insolent du vampire était la sensation délicieuse provoqué par ce baiser furtif. Ses lèvres douces, la malice s’en dégageant, cela n’avait rien à voir avec la façon dont Duncan pouvait l’embrasser, oh non ce n’était pas meilleur, rien ne surpasserait jamais son maître…mais c’était différent et intriguant. Tout autant que le rire qui s’en suivi, augmentant son incompréhension. Mais le pire furent les mots, un profiteur, sa faute mais que lui prenait-il ! L’influence d’une substance illégale, peut-être, mais Lorel ne voyait pas d’autre explication pour le comportement volatile du brun ce soir. Totalement perdue par tous ces évènements, elle ne sut que répondre et se renfrogna quelque peu. Les larmes menaçaient même de lui monter aux yeux après tant d’émotion. Pourquoi lui faisait-il subir cela ? Pour son bon plaisir. Il devenait une véritable créature de la nuit, un chat jouant avec sa sourie avant de l’achever d’un coup de patte. La pleine lune, si elle était cette nuit-là dans le ciel, possédait-elle le pouvoir d’influencer les vampires et leur comportement, une question qui resterait éternellement sans réponse.

La comprendre ?! Il voulait la comprendre, cette dernière était bien bonne et chasse le doute de son esprit, il se moquait d’elle. Lou n’aurait jamais imaginé cela de sa part, mais le vampire prétendait s’amuser à ses dépens et ensuite compatir à sa vie, non, il allait trop loin. Ce baiser…ce baiser était déplacé et mal venu. En public et à la vue de tous sauf de la sienne. Il avait déjà agi sans son consentement, sans lui demander son avis pour prendre le droit de poser ses lèvres sur sa bouche et qu’importe que cela fut bon ou agréable. Il ne pouvait pas se permettre un tel geste et espérer ensuite que la musicienne rit avec lui et lui dévoile le plus intime de ses sentiments, son cœur mis à nu. Elle secoua la tête et ferma les yeux affichant clairement sa déception. « Cela ne te regarde pas Akkarin. » Son ton est sec, tranchant, elle ne l’appelle comme cela que lorsqu’elle est en colère ou parle très sérieusement. « J’ignore à quoi tu joues mais je ne trouve pas cela drôle…tu es bien étrange ce soir et je pense mettre un terme à cette rencontre pour se revoir lorsque tu te sentiras mieux…si c’est cela que font tes nouveaux amis alors je regrette ce que je t’ai dit tout à l’heure et je regrette le toi doux et simplement curieux de la vie… » Tremblante la porteuse du virus se leva en trébuchant un peu quand sa chaise refusa de reculer sous l’impulsion de ses genoux. Elle ne s’aventurait jamais entre les tables en temps normal, car Lorel savait que sinon elle ne trouvait pas son chemin de retour sans buter contre les meubles et comme elle ne voulait toujours pas se munir d’une canne, ce simple exercice pouvait lui demander plusieurs minutes. Mais là, la blonde ferait un effort surhumain s’il le fallait, elle ne voulait pas rester plus longtemps avec le vampire, pas après ce qu’il venait de faire. Quoi qu’il se passa dans la tête et l’esprit tortueux de la sangsue cela ne plaisait pas à la jeune femme. L’embrasser, sur la bouche dans un lieu public où n’importe qui pourrait aller le répéter à Duncan qui la punirait pour cela, par la morsure du fouet ou pire encore, son absence. Akkarin se targuait pourtant de vouloir l’aider à se sortir de cette soumission face à Thunder alors pourquoi attiser lui-même la colère du vampire, le provoquer pour risquer sa vie et celle de la pianiste avec.

Comme prévu, Lou fut désorienter dans cette mer de gens assit, tabourets et chaise, debout elle pouvait sentir les variations dans l’air des personnes allant et venant autour d’elle. Les bruits l’envahirent plus fortement, plus violemment que lorsqu’elle se concentrait sur son ami. Elle ne se souvenait plus de quel sens elle était venu, par où repartir et une profonde peur, d’un type qu’elle n’avait jamais auparavant s’empara de tout son être. Elle senti la tête lui tourner et ses oreilles siffler dans le brouhaha. Une chaleur puissante se répandit aussi dans ses veines. Une douleur loin de l’agréabilité des coups assénés par son maître. Mais l’allemande n’était pas étrange à ce mal, il vivait en elle depuis longtemps maintenant et la rongeait de l’intérieur. Le virus lui faisait bouillir le sang et cumulé avec son sentiment de panique c’était pire que les fois précédentes. Loreleï laissa la faiblesse s’emparer de son corps, prendre le contrôle, n’ayant pas la force de lutter contre ce mal dans ses veines. Elle ferma les yeux et accepta que le noir prenne possession de son esprit et la plonge dans l’inconscience. Là où elle ne sentirait plus la douleur, ni le chagrin provoqué par Akkarin et son comportement. Ayant à peine fait un pas dans l’intention de s’éloigner de lui elle s’écroula comme une poupée sans âme donc le marionnettiste aurait lâché les fils. Combien de temps s’était-il écoulé quand elle rouvrit les yeux elle l’ignorait, de toute façon cela ne changeait rien, Lorel’ étant plongée dans les ténèbres pour l’éternité, elle sut qu’elle revenait à elle à cause du bourdonnement dans ses oreilles, et de ce qui lui semblait des murmures d’agitation au-dessus de son corps reprenant vie. La belle se trouvait-elle toujours dans le bar ? Qui la surplombait, se souciait de son bien-être ? Y avait-il même quelqu’un pour le faire ? Cela lui importait peu enfin de compte. La musicienne cligna des yeux plusieurs fois, comme pour ajuster ses pensées et se concentrer plus facilement. Elle cherchait les conversations qui lui parvenaient encore brouillons pour distinguer ce qu’il se passait autour d’elle. Il lui semblait entendre son nom, et une petite musique aussi, un air de violon peut-être. Ou bien était-ce seulement dans son imagination. « Duncan ? » Appela-t-elle doucement en voulant lever la main à sa recherche, mais son membre ne lui obéit pas et ne quitta pas le sol sur lequel reposaient ses doigts. Non il n’était pas au Paradisio et il n’allait pas venir comme par hasard pour voir si elle allait bien. Etait-ce des bras qui la tenaient ou le produit de son imagination cela aussi. Son esprit était bien confus ce qui n’était généralement pas le cas lorsque Lorel’ reprenait connaissance après une attaque du virus. Un nouvel effet indésirable, oui très probablement. Ce devait être pour cela qu’elle avait encore chaud, et que la nausée la prenait à la gorge. Oui elle avait chaud très chaud et exprima cette pensée, comme si cela justifiait qu’elle ait du mal à revenir à elle. Cette chose finirait par la tuer.

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MessageSujet: Re: Qui de nous deux inspire l'autre ? (Loreleï/Akkarin]   Ven 27 Juil - 19:50

J’ai changé, je suis différent, moins calme et ennuyeux, plus accès sur cette étrange chose appelée sentiment. Oui c’est ça. Voilà ce qui détonne de ma personne, je suis différent, toujours le même en apparence, depuis mon entrevue avec Lena tout a changé intérieurement. Du moins concernant Loreleï. La prise de conscience de quelque chose est un processus ardu, mais je ne l’imaginais pas autant semé d’embuches. Il était idiot de ma part de penser que l’acceptation de ces sensations suffirait à organiser ma vie différemment sans encombres. Il est tout un cheminement pour se voir enfin en accord intérieurement et avec les autres.
Car après tout quand accepter soi-même des sentiments est déjà un combat, quand il s’agit des autres, l’impossible existe. Quand ce regard bien trop connu qui mêle l’incompréhension et le rejet nait dans les yeux des autres. La seule solution est l’affrontement.
Mais je suis là assis face à la rousse incandescente qui a eu le malheur d’allumer mon cœur mort et de le laisser allumer de ce feu impossible à éteindre sans même daigner m’aider. Je dois être masochiste, accroché à une femme désireuse d’un autre. Cependant elle est une femme, elle sait donc ce qu’il en est de mes intentions à son égard, je ne m’en suis jamais caché. J’étais juste moins insistant. Elle sait donc et se laisse faire, prise entre deux feux ennemis. Son attachement à un camp est plus net, mais l’autre gagne du terrain si bien qu’elle reste passive pour l’instant.
Je ne peux plus attendre patiemment, j’ai besoin d’agir, même de manière minime. Son corps a eu raison de moi, je l’ai embrassé et voilà que le regard de gêne dans ces yeux est apparu.
D’une gestuel de dégout et d’un ton sans réplique ne laissant aucune réponse possible, elle me signifie son mécontentement. Je l’ai énervé, préférait elle l’ami ? L’éternel ami patient et observant ses meurtrissures au fil du temps ? Serais-je bipolaire ? Après tout c’est possible, je me suis canalisé pendant si longtemps que maintenant qui sait ce qui va arriver ? Elle m’a réveillé intentionnellement et refuse ce que j’ai à offrir.

« Cela ne te regarde pas Akkarin. »

Son amour pour un autre, sa manière d’aimer. Tout ce qui pouvait m’aider à la comprendre et à lui faire rallier la raison et mon amour ont disparu d’une phrase. Ça ne me regarde pas. Y a-t-il de mot plus douloureux dans cette bouche si pulpeuse et désireuse de baisers ? Comme si une barrière s’édifiait à présent entre nous elle vient de poser la limite à notre relation. Je devrais m’en suffire, je devrais avoir mal en ce cœur qui semble saigner. Mais que saigne-t-il ? Lui qui est mort depuis deux siècles. Des cendres peuvent être, les restes d’un organisme qui n’est plus que fioriture. Sa situation ne me regarde pas. Je dois acquiescer, m’empresser de m’excuser, mettre ceci sur le compte de cette bière infâme. Oui, attendre que son regard redevienne doux, que sa voix me porte par ses rires à nouveaux. Je dois… Ou plutôt je devrais.
Car c’est impossible, je m’y refuse. Comme mû par un désir de souffrance je rejeté tout attitude douce ou sympathique, toute attitude laissant penser que son amitié m’intéresse. Bien que blessé, j’en demeure différent.

« J’ignore à quoi tu joues mais je ne trouve pas cela drôle…tu es bien étrange ce soir et je pense mettre un terme à cette rencontre pour se revoir lorsque tu te sentiras mieux…si c’est cela que font tes nouveaux amis alors je regrette ce que je t’ai dit tout à l’heure et je regrette le toi doux et simplement curieux de la vie… »

Voilà, elle regrette l’ami, fini l’amitié, les rendez-vous secret à son amant maudit, fini ces conversations ridicules poussant à tisser des liens qui existent déjà. Il serait inutile de le nier, je suis autant lié à Lena, que je t’aime Loreleï. Ta vue n’est que littérale, ou alors serait tu également insensible aux sentiments ? Mes nouveaux amis, l’un m’a poussé à être honnête et cesser de fuir des sentiments humains que les vampires ressentent. L’autre constituante de ma raison a éclairé ma vue sur mes sentiments envers toi. Voilà ce qu’on fait mes nouveaux amis. Mais cela comment le saurais tu ? Comment le comprendrais-tu ? Car te voilà qui fuit, qui t’éloigne de toute ta fragilité tremblante. Suis-je un tel monstre pour que tu prennes tes jambes à ton cou ? Il semblerait désormais. Et ça, si ce que j’étais pouvait l’accepter. Ce que je suis ne peut s’y résoudre.
Je me lève et la rejoint en quelques pas, ne signifiant pas ma présence, elle n’a pas besoin de moi pour marcher malgré quelques accrocs. La protéger sans l’étouffer, voilà qui me parait juste, d’autant qu’elle ne veut plus de ma protection.
Plusieurs mètres et son visage décomposé par la gêne de cette masse gens. Quand bien même j’en bousculerais certains d’autres affluerait quand tout à coup, un appel, comme d’espoir sort de sa bouche, comme si c’était là le premier mot qu’elle eut appris ou l’appel de détresse que son cœur porte. Et ainsi en une seconde, mon sang boue, ma vision s’assure et tout mon corps me pousse à haïr comme jamais. La jalousie, la colère, la rage, le désir de protection et pourtant le souvenir d’une promesse de non-agression en souvenir. D’un souffle elle dit alors : « Duncan ? ».

En faut-il plus ? Qu’y a-t-il à rajouter, quand Dieu et Satan semble avoir pactisé pour créer ce moment. Je joins nos mains droites et collé à son dos lui murmure :

« Duncan n’est pas là, en revanche moi oui. Je ne compte pas prendre sa place, seulement gagner la mienne. Je ne ferais rien contre ton Thunder, mais je ne m’excuserais pas non plus de t’avoir embrassé, je le referais si je pouvais. Loreleï, je ne suis pas ton ami et ne le serais jamais, j’en ai assez de nier. Tu sais de quoi je parle tu vois bien mieux que les gens ne le pensent. Confie-toi à moi, jamais je ne trahirais mot de tes paroles ni te forcerait à quelconque action. »

Le baiser était une action, mais cette erreur est inutile à relever pour mon sérieux. La guidant vers un box éloigné des gens, je m’assure de son état, son rythme cardiaque, sa peur et sa détresse invisible. Qu’elle se livre, car jamais je ne l’abandonnerais qu’elle le veuille ou non.

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MessageSujet: Re: Qui de nous deux inspire l'autre ? (Loreleï/Akkarin]   Mer 1 Aoû - 20:55

Elle aurait pût y croire un moment, rien qu’un petit instant que le vampire était là pour elle, que Duncan la secourait tel un chevalier en amure noire, mais non Loreleï venait de perdre connaissance de le Paradisio et celui qui la prenait dans ses bras n’était autre qu’Akkarin, qu’elle avait tout bonnement tenté de fuir. Au simple contact de sa main dans la sienne, la blonde l’avait reconnu, sa peau n’avait rien à voir avec celle de son maitre, elle était plus douce et avec de fines particules de poussières à force de vivre avec les livres. De même que le dos sur lequel elle reposait maintenant, il lui avait fait quitté le sol, bien que ferme et musclé n’était pas comparable à celui de Thunder. Plus fin, celui-là était fait pour le soutien, pour la tenir dans ces bras de cette façon tendre et protectrice. Cette pensée fit palpiter le corps de la musicienne qui s’en voulu immédiatement d’avoir ce genre d’imagine pour un autre homme, le vampire devait être le seul à compter dans son monde. Doucement, guider par la voix de son ami, la porteuse du virus reprit ses marques dans cet environnement qu’elle connaissait bien, les gens présents, sa place exacte et surtout celle du piano sur la scène. Et Rin’ qui affirmait encore ne vouloir que son bien, comment avait-elle pu en douter un instant, il l’aimait, oui même plus que de raison et que ce que Lou lui accorderait jamais, mais il ne voulait pas lui faire du mal. Juste la comprendre comme il le lui avait mainte fois répété. Pourtant ses actions, laissait l’allemande perplexe, jusqu’où était-il prêt à aller pour se faire une place auprès d’elle et dans son cœurs. Ce n’était pas raisonnable et malgré le faire que cela flattait l’égo de la blonde, elle ne pouvait pas le laisser croire que cela était faisable, qu’un jour elle lui donnerait ce qu’il attendait, elle avait Duncan, qu’importe ce qu’il représentait véritablement, comment il la traitait ou ce qu’il pouvait véritablement ressentir pour Lorel’, elle, elle l’aimait.

Sans un mot, la demoiselle se laissa guider plus loin, à l’abri du monde extérieur. S’asseoir, reprendre, sa respiration et calmer son cœur, voilà ce qu’elle devait faire. Cela prit le temps qu’il fallait et la musicienne chercha son ami du regard, se servant de ses oreilles pour le trouver, elle tenta un sourire réconfortant. « Merci de ton aide…mais…comment te dire cela à toi qui me confesse toutes ses choses. » Il était si dur et inconcevable pour la jeune femme de repousser quelqu’un avec de si fort sentiments à son égard, car si elle avait compris il disait l’aimer, mais ce n’était pas possible, il fallait qu’il cesse, s’il ne souhaitait pas subir les foudres de Duncan. D’autant qu’il semblait le connaitre, ayant désormais laissé échapper son nom. La porteuse du virus pris une inspiration encore une fois, elle ne savait pas quoi lui dire, ou comme le lui dire. Que disait-on dans ce genre de situation ? Loreleï n’avait jamais imaginé qu’elle rencontrerait l’amour un jour et Thunder ne lui était certainement pas apparu de la sorte au début. L’amour était venu, était né de l’étincelle de douleur jouissive qu’il faisait naitre en elle. Maintenant il était bel et bien là et malgré tout ce qu’il lui apportait de négative, la pianiste n’y renoncerait pour rien au monde. Peut-être que demander à Akkarin s’il était capable de la frapper, de la torturer suffirait à le faire fuir suffisamment loin. Mais de lui serait-ce pareil, la même morsure douloureuse au creux de son cou ? Probablement pas, il était trop tendre et doux. Que dirait-il s’il savait que c’était totalement l’inverse que Lou recherchait chez un homme, du moins depuis qu’elle connaissait Duncan, depuis qu’il lui avait fait découvre ses délices coupables et indécents. « Rin’… tu ne peux pas m’aimer, je n’en suis pas digne et tu mérites tellement mieux, toi qui est si gentil et attentionnée. Une autre femme au cœur libre te comblera tellement plus. » Les larmes commencèrent à lui monter aux yeux. Pourquoi exactement, la bavaroise ne le savait pas trop. Ce qu’elle disait était vrai, elle ne se considérait pas comme digne d’être aimé, peut-être était-ce simplement pour cela qu’elle acceptait le peu que son vampire pouvait lui donner. Elle était faible et handicapée malgré sa force autoproclamée. Sa définition de l’amour ressemblait à celle d’une pathologie psychiatrique et de toute manière, elle devait bien être possédée par une quelconque folie pour supporter sa vie et en vouloir toujours plus. Akkarin, pouvait surement trouver d’autres femmes qui succomberaient à son charme et à sa langue agile. « Ne risque pas ta vie pour moi…pitié. » Car oui malgré tout Lorel’ se souciait du bien-être de celui qui une minute auparavant l’agressait de ses lèvres douces. Mais comme tous ses amis, elle le protégeait, la blonde ne voulait pas le perdre en dépit de ce qu’elle avait dit et de sa fuite. Et s’il persistait à vouloir gagner une place auprès d’elle, autre que celle accordé par l’aveugle, son maître et bourreau ne l’entendrait pas de cette oreille malgré son éloignement évident de ces derniers temps.

Dans un geste de désespoir, Lou chercha la main de son compagnon, elle voulait le toucher pour le guérir de cette folie qui le faisait l’aimer. Son don n’était pas fait pour cela mais, elle pouvait tout de même essayer. Si la demoiselle se sentait capable d’apaiser l’âme de Sohan alors pourquoi pas ?! Puisqu’elle n’appartenait plus depuis bien longtemps à la catégorie des gens saints d’esprit, rien ne lui était impossible. C’était aussi ce que l’on disait des cœurs vaillants. Loreleï se croyait bien sotte de pouvoir venir en aide à qui que ce soit mais elle voulait essayer tout de même. Parce qu’il ne méritait pas de souffrir un amour à sens unique, l’allemande savait trop bien ce que cela faisait pour ne pas souhaiter qu’un cher vive et subisse les mêmes douleurs.


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MessageSujet: Re: Qui de nous deux inspire l'autre ? (Loreleï/Akkarin]   Jeu 23 Aoû - 14:37

Le regard en détresse et le corps affaibli, j’observe encore Loreleï assimiler mes propos, mes sentiments, ma manière d’être et ce changement. J’ai provoqué son état de panique, c’est ma faute si elle est si confuse. Alors pourquoi je ne ressens aucune culpabilité et bien au contraire ? Moi-même j’assimile encore avec peine mon changement.
Cependant le propre de l’espèce humaine n’est-il pas l’évolution ?
Je m’assois et prend ma tête entre les mains en lâchant un soupir de lassitude infini, tout voir comme une équation dont la solution existe forcément est mauvais. Ma vie entière a été calculée et recherché dans le but de la connaissance. Et si je m’étais trompé, si tout ce temps avait été perdu, si je n’avais pas fait les bons choix. Si j’étais passé coter de ma vie. Marchant sur le mauvais trottoir dans l’attente que des gens courageux traversent me saluer.

Depuis Lena, le chemin est possible comme si un pont sûr et sans danger venait de se créer au-dessus de la circulation me permettant de tous les rejoindre. Mais est-ce suffisant ? J’agis impulsivement, si je venais de détruire à jamais toute relation quelle qu’elle soit avec Lorel’.
Je souris, un sourire nerveux, je relève la tête et scrute son visage d’ange dont les sourcils froncés démontrent qu’elle se concentre. Elle est belle… tout simplement belle.
Je ne peux me suffire de son image, il me faut plus. De son plein grès ou alors avec des filles de joie et une forte dose d’alcool. Quoi qu’il en soit je suis en train de changer et je ne me contenterais plus de ce que l’on accepte de me donner. Je mérite tout ou rien.

Ses sourcils se froncent un peu plus et elle penche la tête. Sa manière de se concentrer sur les bruits environnants pour déterminer la position d’autrui. On dirait une petite fille recherchant la sécurité d’un ami autour d’elle, sa candeur est une arme et surement sa plus grande faiblesse. Cependant au vu de ce qu’elle subit de la part de cette ordure je ne peux m’empêcher de me dire qu’elle cache bien plus que de la naïveté. Peut-être mène-t-elle les rênes finalement ?

« Merci de ton aide…mais…comment te dire cela à toi qui me confesse toutes ses choses. »

Sa voix est tremblante et absolument incertaine, comme si elle ne savait pas quoi me dire. Je souris de manière aussi sûre de moi que nerveuse. Mon aide est naturelle au vu de ce qu’elle représente pour moi, mais me rejeter serait une idée mauvaise, je suis certain qu’elle le sait et qu’elle va essayer de me garder en ami.
Je suis la valeur sûre. Les femmes aiment le danger, tomber amoureuse, ressentir des choses, se sentir magnifique aux yeux de l’homme, et même après tout ça elles gardent une valeur sûre, un ami capable de complimenter, de réconforter et de se faire sentir désirer. Cependant cet ami ne restera jamais qu’un ami. Ce que je refuse catégoriquement. Je veux tout ou rien.
L’amener à voir les choses comme je les vois, une opportunité pour elle d’être enfin libre, d’être aimé, d’aimer, d’être heureuse et de recevoir toute la paix à laquelle elle peut aspirer.
Retirer la visière que Duncan a apposée sur ses yeux, desserrer et enlever sa bride, la faire tourner, voir et se mouiller.

« Rin’… tu ne peux pas m’aimer, je n’en suis pas digne et tu mérites tellement mieux, toi qui est si gentil et attentionnée. Une autre femme au cœur libre te comblera tellement plus. »

Je ris, je ris jaune, de colère. Alors c’est ça que je suis ? Un garçon gentil et attentionné ? Un bon ami sympa ? Quelle blague… Des heures à rester gentil, à parler de tous les sujets intéressants arrivant sur le tapis, partager des avis, des blagues, des rires, des tristesses…

« De quel droit me dis tu que tu n’es pas digne ? T’ai-je demandé ton avis à ce sujet ? Crois-tu vraiment qu’il suffit que tu dises ça pour tout effacer ?
Si c’était si simple je ne serais pas là. J’ai essayé de me convaincre que tout ceci était faux, seulement même toute ma rage poussée vers une autre femme n’a pas suffi. Au final, la conclusion est la même. Moi je le gentil Rin’, le si bon ami te désire. J’ai envie de t’insulter pour t’être rabaissé si aisément. Pauvre idiote tu mérites tellement plus que ce que ton Thunder te fait voir. Si ma gentillesse me classe dans la case perdant, je peux te montrer comme je suis quand je suis énervé. Bon sang Lorel’ ! Si nous étions seuls tu serais nue sur cette table et me supplierait …
Mais je suis attentionné il parait alors, retiens une chose. Ton cœur est obnubilé par ce qu’il croit être de l’amour, mais qui n’est que de l’attachement et autre chose.
Ton cœur est libre et bientôt tu verras par toi-même les possibilités que tu as, même sans moi.
»

« Ne risque pas ta vie pour moi…pitié. »

Risquer ma vie pour elle ? Je n’y avais jamais songé.
Je ne suis pas un chevalier blanc en armure comme elle semble le croire, je suis patient pour attendre qu’elle vienne à moi. Mais pas partageur au point de la savoir d’aller défendre ce qui ne veut pas l’être, un mot d’elle et j’irais tuer Thunder, mais un autre et il pourra la tuer de ses mains sans que j’agisse. Si je ne peux pas l’avoir, pourquoi irais-je la défendre après rejet ?
Je suis horrible de penser ainsi. Et pourtant la personne horrible serait celle qui dirait la défendre pour ensuite renoncer.

Son visage semble réellement inquiet et elle adopte ce regard que j’ai nommé « yeux d’aliens », quand ils se remplissent de larmes qui stagnent dans ses yeux. Sa tête en cet instant me sert le cœur inerte. Comme une vipère elle a le savoir-faire pour exciter des bandits, seulement de manière inconsciente.
Son bras se tend sur la table en quête de contact de son Rin’. Serait-ce une réponse semi positive, après tout elle aussi aime un être incapable de douceur. Pas pour les mêmes raisons mais tout de même.

Je me rapproche d’elle et prend sa main dans les miennes comme pour la réchauffer.
D’une voix trop douce pour qui que ce soit sauf elle, je lui parle, conscient que quand bien même je voudrais la fuir et la haïr. Je ne pourrais pas.

« Je ne veux pas de ta pitié, jamais. Ma vie t’appartient sans que j’ai mon mot à dire Lorel’.
Arrêtons là. Je ne veux pas te rendre malade.
Que dis-tu de me voir la semaine prochaine ? Où tu veux, tu connais mes intentions tu as les cartes en main.
»

Je me lève, lui embrasse la tête d’un geste habituel qui se voulait doux mais désormais se veut chaleureux et encourageant.

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Qui de nous deux inspire l'autre ? (Loreleï/Akkarin]

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