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 ☾ dark side of the moon (lorelei)

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Duncan J. Thunder
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▌Age : 26
▌Age du Personnage : 24 ans d'apparence mais 229 ans en vérité.
▌Métier : il n'en a plus vraiment besoin.
▌Force & Pouvoir : être débarrassé de son âme et de tous les ressentiments qu'elle créé.
▌Faiblesses : ces vieux souvenirs qui le hantent, cette voix paternelle qui l'envahit trop souvent.
▌Playlist : BEN HARPER ♦ AMEN, OMEN. THE HOLLIES ♦ I'M ALIVE. DEPECHE MODE ♦ PERSONAL JESUS. QUEEN ♦ BOHEMIAN RHAPSODY. AEROSMITH ♦ BACK IN THE SADDLE. PLACEBO ♦ BLUE POST. PLACEBO ♦ MEDS. ACDC ♦ SHOOK ME ALL NIGHT LONG. ANYA MARINA ♦ ALL THE SAME TO ME. HURTS ♦ DEVOTION.
▌Citation : Celui qui se transforme en bête se délivre de la douleur d’être un Homme.



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MessageSujet: ☾ dark side of the moon (lorelei)   Mar 29 Mai - 15:15

dark side of the moon
LORELEI B. HALLBERG & DUNCAN J. THUNDER
Jadis maîtresse de ses actions, protectrice attentive de ses bons plaisirs ; la nuit l’enrobait à présent de toute sa lourdeur. La lune avait cherché son apothéose haut dans le ciel, et déjà, elle commençait à choir vers la ligne d’horizon teintée de noirceurs. L’arrivée menue, pas à pas de l’aube ne semblait pas l’affecter en quoique ce soit, ni même le décider à se terrer dans les méandres de son refuge ; son manoir. Seul. Avec ses remords, des hantises, sursauts d’un passé pitoyable qui ne fusaient à présent qu’à son esprit, sans pour autant qu’il n’en comprenne toutes les significations méandreuses, les détestables secrets qu’il aurait préféré enterrer dans cette inhumanité qui faisait de lui la bête indélicate que tant détestaient. Malgré la faible lueur lunaire, ce n’était pas des repères que son regard cherchait frénétiquement, tantôt ailleurs, tantôt rattrapé par la réalité, mais bien, d’une certaine manière, l’indicible dans le vague, le point fixe, d’ancrage au beau milieu de l’océan qui était venu le prendre. Si la faim ne le tenaillait plus, d’autres prémices de ressentiments l’envahissaient ; insufflant encore de déplaisantes folies à son esprit. De ces images insoutenables, de ces hantises foudroyantes qui l’avaient réduit à l’état de charpie implorant le salut, de ces instants, fugaces, suspendus dans l’irréel, où il avait senti la chaleur de Sa main se réfugier contre le glacial de son épiderme mort. A chaque mesure de temps qui le rapprochait de l’animal bestial dont il avait revêtu le masque éternel des décennies auparavant, ces souvenirs s’assombrissaient, se fondant aux affres de ses regrets ; regrets de ses faiblesses insoutenables qu’il n’affichait que trop ouvertement. Regrets, du choix empli de fierté qu’il avait pris à l’instant clé de Leur échange. Si seulement. Ou si seulement non. Il n’y avait qu’à des yeux aveugles que ces troubles pouvaient être affichés, ceux de son esclave délaissée, recluse au rang des punis. A quand bien même la misère de doutes diaboliques avait guidé ses pas, sa suffisance lui hurlait qu’il n’y avait que sa clémence sans borne qui le ramenait vers Lorelei. Depuis bien longtemps déjà, elle ne pouvait plus lui cacher quelque ‘chez soi’, propriété exclusive qu’elle lui était destinée, et il n’y avait que son orgueil gêné à l’idée de revenir en arrière, sur ses pas, franchir le seuil de cette maison si classique, oublier ses dernières volontés, nées des ultimes injures de son pantin. Il aurait pu l’abandonner pour l’éternité. Esseulée, dépossédée de sa raison de vivre, ou des milles plaisirs qui faisaient palpiter son cœur, vibrer son corps. La parjurer dans le reste de son existence à n’être qu’une silhouette solitaire, aveugle aux autres, invisible parmi les foules. A quand bien même les promesses d’abandon qu’il lui avait faites, il se retrouvait à présent à revenir dans sa vie. Comme s’il en avait besoin.

D’elle ou de la brutalité implacable dont il aimait tant faire preuve pour la détruire. La façonner. Revenir à cette perversion malsaine, oublier les méandres de cette désastreuse soirée, c’était tout de dont il avait besoin ; peu désireux malgré tout, de jeter son courroux sur n’importe quel humain, le premier qui croiserait sa route égarée. Comme s’il n’y avait qu’elle. En son sommeil profond, la lune décroissante semblait être son refuge invisible, inconscient, alors que les rayons blanchâtres de celle-ci donnaient déjà une teinte blafarde à son corps. Aucun trouble ne venait la perturber, ni même faire palpiter son cœur avec plus d’intensité, tandis que son arrivée à lui avait été des plus discrètes. Fondu dans la nuit, les ténèbres comme bien souvent, il n’était qu’une simple ombre se détachant dans le fond de la pièce. Il abandonna ce refuge apparent, pour rejoindre les bordures du grand lit, l’observer un instant, comme pour sonder l’endroit, y dénicher une quelconque présence étrangère. La trace de la moindre trahison, comme s’il cherchait le moindre prétexte venu pour se défaire de cette faiblesse, aller passer le reste de sa nuit troublée avec qui que ce soit d’autre. Prolonger les supplices de son absence encore plus longtemps, peut-être. Elle était seule et aucun bruit ou sursaut étranger ne vint rompre l’épaisse inaction de l’endroit. Et c’est à ses côtés, presque soigneux, habité par le besoin de ne pas perturber ses songes qu’il s’allongea, rattrapé subitement par des doutes qu’il aurait du abandonner derrière lui, au stade de Salvation, ou sur le cadavre de l’humaine qu’il avait délaissé une fois l’avoir vidée de son sang. Pourquoi était-il venu jusque là ? C’était l’incessante interrogation sur laquelle il ne voulait pas se pencher, à laquelle il ne voulait pas trouver de réponse. Quelle qu’elle soit. Effacer Lockwood, ces images égrainées en son esprit par cette folie ; La balayer, Elle, d’un simple revers d’inhumanité. Rendre ces manifestations d’un lui passé toutes plus fades les unes que les autres. Goûter à nouveau aux plaisirs d’être un animal déchaîné, recouvrir son envie de faire souffrir, son besoin de détruire. Laisser échouer ses pensées, là où l’implacable maître qu’il se devait d’être ne laissait aucune place au doute. A cette corde raide d’incertitude.

Sans la moindre respiration, sans le moindre sursaut de vie, sa présence était restée invisible, fondue dans l’indicible au milieu des rêves de l’humaine. Et bientôt, il esquissa un geste, délicat, envahi d’une certaine sensualité, réminiscences de sa main s’étant égarée, quelques minutes plus tôt sur Les joues délicates et empoisonnées de la Détentrice de toutes ses pensées. Soledad. Glissant un doigt sur la joue rosée de sa propriété, il se laissa aller à apprécier le satin de sa peau, avant que son geste ne se fasse plus avenant, tranchant, glissant dangereusement dans les courbures de son cou pour retrouver les marques violentes de leur dernier corps à corps. Les bleus avaient disparu, le temps faisant. Et les marques à son cou n’étaient plus que des cicatrices refermées à présent, témoignages discrets d’événements dont ils étaient les seuls possesseurs des moindres secrets. « Réveille-toi. » Avec l’ignorance de la candeur encore emplie de sommeil, elle avait esquissé quelques gestes sous ses caresses et, tandis que ses doigts stationnaient sur son bras, la gratifiant de touchers tendres, il avait murmuré ces quelques mots, comme l’aurait fait l’amant soigneux de réveiller sa belle avec toutes les attentions du monde. Le calme avant la tempête ou un aspect fort déplaisant de la maladie qui le hantait encore depuis son face à face avec Soledad. Il se jouait si souvent des actes de tendresse, les muant bientôt en ordres sévères qu’elle n’y était pas tant que ça étrangère. Frissonnant toujours avec la même facilité sous la caresse de ses mains, répondant toujours, encore et toujours aux appels qu’il lançait au bon milieu de la nuit noire. Si elle ne comprenait pas encore les sentiers tortueux de ses sentiments, elle connaissait déjà sa place. Sa condition. Tout ce qui l’amenait à répondre presque instinctivement aux demandes de son maître. A quand bien même masse de projets affluaient à son esprit à chaque fois que sa bonne envie l’amenait à jeter son dévolu sur son pantin favori, son souffre douleur le plus exquis ; cette nuit en était tout autrement. Elle n’était que l’ancre qui lui servait à s’accrocher à la réalité. Ne pas perdre pieds. Ne pas se perdre. Elle n’en restait pas moins, ce soir plus que d’autres dans son trouble secret, remplaçable à souhait ; dispensable, tout autant qu’il espérait que son absence, sa si longue et lancinante leçon, répondant au silence de l’endroit, avait su trouver un répondant au sein de l’esprit avide et insatiable de l’humaine.

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Loreleï B. Hallberg
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MessageSujet: Re: ☾ dark side of the moon (lorelei)   Sam 9 Juin - 22:35

La vie de Lorelei ces deniers temps étaient assez monotone. La belle se sentait bien seule depuis que son maitre l’avait abandonné. Pour le garder un peu plus longtemps avec elle, la jeune femme avait refusé de soigner ses plaies mais, éventuellement elle avait dû s’y résoudre, ne supportant plus la douleur que cela lui causait et parce que dans un infime et stupide espoir, elle croyait encore qu’il finirait par revenir. Mais comme tous les soirs il ne se présentait pas à sa porte la perdait chaque fois un peu plus son étincelle de croyance. La blonde repensait souvent à ce qui lui avait couté cette relation qu’elle chérissait tant. Un pouvoir, un sursaut du virus qui la dévorait, un frisson électrique qui l’avait quitté depuis. Comme si le destin avait véritablement voulu la punir, lui faire payer sa passion et son amour pour cet être des ténèbres qui ne le méritait pas. La seule chose qui lui restait finalement c’était sa musique et son piano. Pas dans un premier temps bien sûr car il lui avait fallu le temps que sa main se remette des mauvais traitements subi, mais ensuite la belle avait passé des heures et des heures assise devant son clavier blanc et noir. Son seul et plus fidèle compagnon. Depuis si longtemps la musique était son unique refuge. Elle n’avait pas besoin de ses yeux pour jouer, pour glisser ses doigts sur les touches et produire des sons. Dès son plus jeune âge en Bavière, ses parents l’avaient comprit, avaient saisi cette communion entre la petite fille et cet art complexe. Même avec les partitions en braille, Lorel’ ne se servaient que de ses mains et son ouïe. Comme si les sons lui apparaissaient clairement et en de multiples couleurs, dansant devant ses yeux aveugles. Impossible que cela soit vrai bien sûr mais l’allemande aimait le décrire ainsi pour prouver la puissance de sa musique et ses effets sur elle. Après quelque temps à croire qu’il finirait par la pardonner et sans que Duncan ne montre le bout de ses dents, Lou avait reprit doucement le cours de sa vie en arrêtant de l’attendre chaque soir. Ne sursautant plus au moindre bruit à ses fenêtres ou sa porte. Acceptant simplement le fait que sa servitude était bel et bien finie. Une nouvelle réjouissante pour certains, mais dévastatrice pour la demoiselle. Tout ce pour quoi elle vivait, tout ce pour quoi elle avait vécu jusque là disparaissait un claquement de doigt, d’un geste malheureux que la porteuse du virus n’avait pas contrôlé. Un don aussitôt abandonné. Elle se maudissait pour cela, et se demandait encore souvent si se mutiler aurait pu servir sa cause. Cependant la jeune femme avait choisi d’accepter sa punition et de ne rien faire pour provoquer encore plus la colère de son maitre car elle osait encore l’appeler comme cela malgré leurs dernières interactions. Pas une parole, pas un mouvement pour lui déplaire, rien pour attirer son attention, se fondant à merveille dans son rôle de soumission, de pantin qui ne doit s’agiter quand présence de son marionnettiste. Cependant si Lorel’ possédait la candeur de Pinocchio, la méchanceté, la cruauté de Stromboli n’égalerait jamais celle de Thunder. Et il était désormais trop tard pour que la blonde se rachète. Elle ne l’imaginait pas autrement et pourtant, elle s’en donnait l’illusion. Se berçant encore et toujours de ses mensonges pour mieux supporter sa condition qui malgré ce que pouvait en dire les détracteurs du vampire, c’était de son point vue détériorée.

Ce soir là, la jeune aveugle s’était mise au lit peu après minuit, si on se basait sur la vieille horloge du salon. Une toilette simple pour se décrasser un peu et elle avait passé une nuisette de satin blanc, sa couleur favorite bien qu’elle ne puisse la distinguer des autres que dans le monde de son esprit. Cela faisait ressortir ses jolies boucles et accentuait sa pâleur naturelle bien qu’encore plus flagrante compte tenu du peu de soin qu’elle apportait à sa santé ces derniers temps. Puis Loreleï s’était glissée entre ses draps pour s’endormir. La créature de la nuit qui avait capturé son cœur hantait néanmoins ses nuits, assurant une présence rassurante et un apaisement de son cœur brisé. Son touché sensuel, délicieux et mordant. Sa voix au creux de son oreille lui murmurant de faux mots doux mais à la mélodie si appréciable. La ferveur de ses coups, la puissance de ses canines sur sa peau fine. Oui Lou aimait tout chez lui et chacune de ses actions laissait une emprunte indélébile sur son être pour ces tristes jours où la musicienne n’existait plus pour lui. Perdue dans ses songes elle senti ses doigts courir sur sa peau et en frissonna de plaisir, pensant qu’il s’agissait une fois de plus d’un simple rêve, la demoiselle ferma un peu plus les paupières pour empêcher ce rêve de s’échapper, comme le vampire avait fuit lors de cette dernière nuit. Cependant lorsque sa voix résonna dans la pièce des plus silencieuses, Lorel’ se demande s’il s’agissait réellement d’un fantasme de son esprit.
Doucement, encore enfouie dans le sommeil, la blonde ouvrit ses yeux à jamais condamnés aux ténèbres. Elle se retourna pour sentir son corps fier et musclé, son poids sur le matelas et alors son cœur fit un bond dans sa poitrine. Il se mit à battre plus vite et plus fort que ce qui la pianiste pouvait se rappeler sur l’ensemble de sa courte vie. Son odeur lui empli soudainement les narines, offrant ses effluves parfumées à son délicat nez, pour son plus grand plaisir. Elle tendit une main tremblante vers lui, celle qu’il avait manqué de briser cette fameuse nuit. Il ne reste plus aucun stigmate, ou au moins plus aucun de douloureux puisque sa cécité l’empêchait de se rendre réellement compte des faits. « Oh Duncan…c’est vraiment toi. » Murmura-t-elle doucement et en articulant bien comme il faut pour compenser sa voix alourdie par la fatigue. Elle cherchait encore un contact physique. Priant pour que sa main rencontre son visage. Il lui avait tant manqué, elle l’aimait plus que tout, plus que sa propre vie et chaque seconde d’absence elle s’était sentie mourir. Comme elle voulait sentir son corps sur lui, comme elle voulait qu’il lui montre qu’elle était sa chose à lui et rien qu’à lui. « J’ai cru que tu ne reviendrais jamais… » Avoua-t-elle sans honte alors que doucement elle s’approcha un peu plus de lui, comme aimanté par sa présence, son aura. Son amour pour lui était sans commune mesure et pourtant elle n’aurait jamais le même impact pour lui, un divertissement tout au plus mais elle pouvait s’en contenter. Oui rien que pour ce type de moment, pour le sentir près d’elle en ouvrant les yeux, elle supporterait tout. Mais peut-être ne devrait-elle pas s’emporter trop vite, qui sait pourquoi il était venu la voir et soudain elle recroquevilla sur elle-même. Effrayée par sa soudaine présence. Et aussi par ce dont elle était capable. Aucun autre pouvoir que le sien ne pointait le bout de son nez mais qui savait si son corps et ce satané virus ne lui jouerait pas un autre mauvais tour. Hésitante sur la suite des évènements, elle se figea. Et si ce cauchemar recommençait ?! Elle ne pourrait jamais revivre un abandon de la sorte, non se serait bien dur. Lou ne se connaissait aucun pouvoir pour le moment mais l’électricité lui était venu sans qu’elle ne s’y attende alors n’importe quel autre don pouvait faire de même et se présenter là sans crier garde.

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Duncan J. Thunder
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MessageSujet: Re: ☾ dark side of the moon (lorelei)   Ven 15 Juin - 23:19

dark side of the moon
LORELEI B. HALLBERG & DUNCAN J. THUNDER
Elles étaient encore là, à le hanter. Vibrants images, indélicats hommages. Les secrets enfouis de sa folie, les clés de sa destruction, les non dits qu’il laissait avidement planer en son esprit. Deux cents ans. Il suffisait simplement qu’il en tienne deux cent de plus, et ainsi de suite. Le secours à la bête en lui, c’était ici qu’il venait le trouver, lové contre les draps soyeux qui n’étaient pas les siens ; ce soir, il n’avait pas l’esprit à être solitaire. Et l’épais silence dans son manoir ne ferait que resserrer l’étau glacial de son aliénation. Elle était parfaite. Parfaite pour encaisser les sursauts de sa violence, parfaite à observer, à dévorer du regard ou des dents. De son allure de proie, de son allure fragile, de victime prédestinée à tomber encore et encore dans ses bras. Le temps qu’il lui avait laissé pour être esseulée, il en avait profité pour réfléchir. Calculer, apprécier. Deviner. Deviner ô combien elle pourrait lui être utile, elle, la mièvre petite humaine qui frémissait à chacun de ses gestes, désirant tant attirer son attention qu’elle était prête à ramper, à crouler sous la douleur pour lui faire plaisir. Quelle délectable sensation, tout autant qu’il l’avait trouvée détestable en comprenant, en ce lieu humide et sombre, que sa manipulation avait échappé à son contrôle. Que ce n’était plus une esclave qu’il avait, mais une folle éperdue, éprise. A quand bien même elle serait à même, ce soir, d’apprécier une nouvelle fois le rejet sur elle de tous ses maux, c’était tout ce dont il avait besoin. Redevenir un monstre, un tortionnaire à même de briser un esprit, à même de faire preuve de violence, de sauvagerie. A même de ne pas se fracturer sous le regard intense d’une pauvre idiote. Retrouver sa fierté, guinder à nouveau son ego, bander de puissance la rage qui dormait encore en lui. Celle qu’il n’avait pas pu décharger sur l’objet de sa colère. Il aurait pourtant tant aimé pouvoir la réduire au silence, provoquer l’immense peur en elle de lui sauver à la gorge, la vider de son sang chaque seconde passant, la retenir tellement fort que chaque mouvement pour s’échapper n’aurait fait que lui briser le corps d’avantage. Faire d’elle un simple cadavre qu’il aurait laissé sur sa route, avec nonchalance et indifférente. Soledad. Alors que sa main déroutait dangereusement dans le cou de la blonde, ses pensées furetaient encore au côté de sa tortionnaire, rêverie rebelle qui le ramenait inlassablement sous la noirceur de la nuit. Au milieu de ce stade, accroché à la carotide d’une inconnue, déterminé à l’exterminer, à la réduire en charpies comme il se devait de le faire. Se nourrir sur elle, et l’abandonner là au bon vouloir du prochain à passer. Un soupir se déroba à ses lèvres, las et empoisonné, tandis qu’elle esquissait quelques mouvements sous ses caresses. Des signes si humains, que ceux de frissonner férocement, de laisser quelques grimaces trahir l’instant. Sensiblement, les pulsations du cœur de l’humaine vinrent se faire plus percutantes en son poitrail, dans une vivacité qui s’éveillait tout autant qu’elle. Si silencieux, sinueux, il n’esquissait pas le moindre geste, ne laissait pas la moindre parole le trahir, alors qu’elle se dérobait peu à peu sous la surprise. Méritée. Si les événements n’avaient pas été tels qu’ils l’avaient été, aucun chemin ne l’aurait ramené par ici. C’était un désespoir honteux, inavouable qui justifiait sa présence. Un besoin d’être autoritaire, de gagner en puissance à nouveau, d’être maître de ses instants. L’apophtegme qu’il avait apposé en conclusion de leur dernier instant partagé, avait visiblement fait son effet, rien qu’à sentir ô combien la surprise prenait l’humaine aux tripes. Elle en vibrait déjà et l’imprudence guidait ses gestes. A la volée, il attrapa le poignet de son esclave, sans douceur mais sans violence, uniquement pour la stopper dans son geste. Il n’avait encore rien autorisé de sa part, encore moins le bon plaisir à ses doigts de sentir quoique ce soit de lui. Question de sauvegarde, les coups de jus qu’elle avait été étrangement capable d’émettre avaient été des plus déplaisants. Cet acte semblait l’avoir coupée dans son élan, et la voyant se recroqueviller sur elle-même, il n’esquissa qu’un léger plissement des yeux, la relâchant avec dédain, sans un mot.

« Ca a été une soirée vraiment mauvaise. » Conclut-il pour premières paroles. Sentence qui venait de tomber, à même d’exacerber la prudence de l’humaine, si tant est qu’elle en soit un tant soit peu dotée. Avec le temps, il en arrivait à se questionner sur la possibilité de la lui avoir ôtée d’une quelconque manière. Une tare qu’il y avait chez toutes ces insatiables femmes qu’il côtoyait par mégarde. Lockwood avait été empesée de la même folie, qui l’avait finalement amenée six pieds sous terre, aux tréfonds du Tartare. Pour couper court à toute révélation que ce soit, tout tête à tête trop obséquieux, il quitta la couche de la jeune femme, se redressant silencieusement, furtivement. Disparaissant à travers l’entrée de la chambre pour s’engager dans le reste de la maison. Depuis le temps qu’il passait, furtif et aventureux, par ici, il connaissait ces murs par cœur. Petite baraque, étriquée et étouffante, dans laquelle seule une humaine pourrait trouver à vivre. Exigeant qu’il était devenu, précieux de son époque, la grandeur était le seul endroit bon à ce qu’il se développe, se sente un tant soit peu existant. Et à nulle habitation de Salvation, il n’avait trouvé pareille que celle qu’il avait précieusement choisie comme étant la sienne. Le désordre était de mise ici, probablement contre le gré des yeux aveugles de l’humaine, mais le précis ordre dans lequel Thunder avait l’habitude de procéder, se retrouvait encore une fois perturbé par l’alentours. Instinctivement, sa main trouva un verre, tandis que son regard cherchait une bouteille. Un alcool quelconque, fort, distrayant en quoique ce soit. L’arrivée furtive de Lorelei se fit entendre à l’orée de son oreille, et l’inspectant de haut en bas en de fugaces secondes, il daigna à nouveau lui adresser la parole. « Dis-moi qu’il y a quelque chose d’intéressant à boire, ici. » Vagabond qu’il était. Pour le moment, encore, l’humaine, aussi esclave et soumise soit-elle, n’était pas à même d’attirer son intérêt plus que de mesure. Faire couper sa faim, faire disparaître l’âcre arôme du sang vénéneux encore sur ses lèvres, les souvenirs de son face à face, c’était tout ce qu’il cherchait. « Tu as soif ? » Avait-il poursuivi, l’inspectant une nouvelle fois dans la pénombre. Aucun d’eux n’avait besoin de lumière pour progresser, maîtres de leurs ténèbres personnelles. C’était dans une fausse attention qu’il avait agi, attrapant un deuxième verre pour s’accomplir. De douces attentions, peut-être que c’était ce à quoi elle aurait droit ce soir, comme un mouton assagi qu’il avait été face à sa congénère humaine. Stupidité ambiante qu’il ne parvenait pas encore à chasser de son esprit. Sa soif épanchée de quelques gorgées de liquide subtile, il laissa à nouveau son regard vaquer alentours. Elle pouvait toujours s’imaginer le vampire en train de la détailler, mais c’était comme s’il cherchait à s’imprégner des lieux à nouveau. Ou à chercher une quelconque anomalie. « Tu devrais ranger, plus souvent. » D’une maniaquerie sempiternelle, il n’eut aucun mal à repérer l’objet épargné. Dans un coin, et pourtant centre névralgique de toute l’activité de la pièce. Symbole d’un vague retour dans le passé. Furtif une nouvelle fois, il s’en approcha, de ce piano si précieux à l’humaine, laissant ses doigts en darder le contour pour des instants suspendus. En vidant son verre d’une traite, gagné par une curiosité maladive, un brin de goût aventureux pour un retour en arrière, il s’y assit. Pour charmer des dames de la cour à laquelle il n’avait jamais appartenue, il avait appris quelques vieilles mélodies, enfouies, oubliées depuis bien longtemps. Par la misérable humanité, ou par lui-même en définitive. Ces années de jeunesse vampirique qui s’étaient évanouies dans les affres du malheur qui palpait sa vie en ces temps là. Sous l’influence de cette sorcière Lockwood, cette sirène désirable et indésirable, atteignable et inatteignable. Et déjà cette rage ancienne revenait, cette bête de son jadis. Poétique, vaguement, mimant l’impétueux caractère qu’il avait pu avoir, il laissa glisser ses doigts, émettant quelques notes, avant d’abandonner cette envie. Déjà lassé. C’est à présent sur elle, silhouette sur laquelle il avait jeté son dévolu, qu’il concentra à nouveau toute son attention. Saisissant, sa taille d’un de ses bras, laissant glisser les doigts de sa main libre le long du bras blanchâtre de Lorelei, esquisser, darder, éveiller les frissons de sa peau, la chaleur de son corps, avant de stagner au niveau de son cou. « Raconte-moi ces derniers jours. » Dénués de sens, d’intérêt, vides de sa présence. Qu’elle soit rattrapée par son désespoir, par sa solitude, qu’elle expie ses péchés s’il y en avait. Tant que sa clémence perdurait un tant soit peu.

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MessageSujet: Re: ☾ dark side of the moon (lorelei)   Dim 24 Juin - 22:02

La peur plus que le virus courant dans ses veines dévorait la belle Loreleï. Depuis toujours plongée dans les ténèbres elle paraissait forte, adaptée à son environnement mais sans cesse elle était terrifiée par un nouvel ennemi. Celle de ne pas être comme les autres dans son enfance, de voir ses parents l’aimer moins un jour à cause de son handicap. La terreur de ne pas avoir d’avenir à l’adolescence et puis peur pour sa vie et celle des quelques personnes qui l’entouraient depuis son arrivée à Salvation. Quel nom ironique quand on y pensait. Mais aujourd’hui toutes ces frayeurs de jeune fille étaient sans commune mesure avec celle d’être tout simplement seule, abandonné par son maitre. Bien sûr ses amis et leur sort la préoccupaient mais sans lui elle n’était rien. Un martyr sans bourreau ne peut remplir ses offices. Lui qui la plongeait dans la noirceur de l’Enfer, la tirait avec lui vers le bas à chacune de ses visites, à chaque main s’abattant sur elle, à chaque coup de dent tranchant ses chairs. Il n’en demeurait pas moins son soleil, la seule chose brillante dans cette nuit éternelle. Alors forcément en le sentant si près d’elle après autant d’absence, la blonde n’avait eu qu’un geste pour vérifier qu’il était véritablement là, que ce n’était pas un énième tour de son imagination. Quel bonheur que de sentir ses doigts glacés se refermer sur sa peau, la faisant frissonner de plaisir et de froid à la fois. Sensation délicieuse que le vampire uniquement pouvait lui procurer. Et même s’il demeurait le seul mort vivant à la toucher, la dévorer, Lou savait qu’aucun autre ne pourrait provoquer pareil émoi en son cœur. Cependant elle n’ignorait pas pourquoi il l’avait ainsi stoppé dans son élan. Sa naïveté avait les allures que la demoiselle voulait bien lui donner. Il n’était pas venu à la rencontre de sa main, bien au contraire, la dureté de son geste était significative, il l’arrêtait, ne donnant pas l’autorisation de le toucher, probablement méfiant. Alors l’erreur de la pianiste lui revint au visage avec violence. Elle se recroquevilla comme pour échapper à sa malédiction. Ce virus qui la rongeait depuis si longtemps et qui depuis peu lui jouait des tours. Crise de douleur et de fièvre, et ce maudit pouvoir ayant éloigné Duncan pendant si longtemps. Plongée dans cet univers chimérique où le virus ruinait son monde, la demoiselle revint sur terre à la voix du brun qui lui signifiait qu’elle devrait être une particulièrement bonne esclave cette nuit, si elle ne souhaitait pas le mettre en colère et subir à nouveau son isolement. Du moins c’est ainsi que la pianiste le comprit.

Pour appuyer son propos, il se leva, l’abandonnant seule au lit, indiquant clairement qu’il n’était pas là pour lui faire des faveurs mais pour améliorer les statistiques de sa soirée. Lorel’ fut prompt à faire de même, enfilant un peignoir de soie pour le suivre. Installée ici depuis longtemps elle pouvait se diriger dans la maison sans avoir l’air d’une aveugle. Mais là, il lui suffisait simplement de le suivre à l’oreille. Elle savait au bruit de ses pas l’endroit précis où il se trouvait, où il allait. Le craquement du bois dans l’escalier, le mouvement de son corps dans la pression de l’air, elle put le suivre jusque dans la pièce de vie. Le seul endroit habité avec la cuisine, du moins les seuls endroits où l’on pouvait deviner que quelqu’un occupait la maison. N’étant nullement surprise par sa question, la jeune femme lui indiqua simplement un placard où se trouvait toutes ses bouteilles d’alcool. Elle n’en buvait pas, pas ici et n’en proposait jamais à ses rares invités, tout n’était que pour lui, comme tout ce qui se trouvait sous ce toit. Elle se sentait sous l’œil scrutateur du buveur de sang, il l’observait ou peut-être pas, mais en tout cas, elle se surveillait. Pas de mouvement brusque, rien qui ne ressemble à une demande. Elle se tenait même à distance pour ne pas qu’il se sente agressé. Lorsqu’il lui proposa à boire elle secoua la tête pour lui dire non. Lorel’ regrettait même de ne pas pouvoir le servir elle-même de peur qu’il le prenne mal. Elle recula doucement pour se coller au mur et se tenir là, attendant un ordre ou une autorisation. Pour rien au monde elle n’aurait contrarié Thunder à cet instant. La musicienne ne s’imaginait pas replonger dans les ténèbres de son absence, cette mer cotonneuse de solitude dans laquelle elle se noyait il y a encore quelques minutes. Elle serra ses bras autour de son corps frêle. Les secondes s’égrainèrent alors comme autant de longues années pendant lesquelles l’allemande attendit un geste ou un moment. Le reproche arriva, fusant, cinglant. Loreleï faisait de son mieux pour entretenir sa maison, en prendre soin mais avec sa cécité cette tâche ingrate le devenait encore plus et il était difficile de se rendre compte de l’état de saleté ou de propreté. « Si j’avais su que tu viendrais, j’aurai nettoyé… » Il ignora cependant son excuse qui ne valait pas grand-chose, même la demoiselle l’admettait. Grâce à son ouïe toujours, la porteuse du virus le suivi jusqu’à l’autre pièce. Ce sanctuaire à son instrument de corde, son piano. Avec les sons qu’il produisit en effleurant les touches, elle devina où il se trouvait précisément mais encore la belle resta en retrait pour ne pas le déranger mais avançant sensiblement pour s’assurer qu’il ne parte pas soudainement. Maitre de son cœur, il était aussi maitre en sa demeure, car ce n’était pas les quelques billets qu’on lui donnait au Paradisio qui payait l’électricité amené spécialement dans cette maison pour la rendre habitable.

Lorel’ fut surprise de le sentir près d’elle, l’effleurement de sa main sur son épiderme une nouvelle fois. Dans ce mouvement brusque son peignoir avait glissé, libérant sa peau blanche pour qu’il l’atteigne de cette façon des plus sensuelles. Elle se mordit la lèvre inférieure et ferma les yeux pour apprécier ce contact délicieux. Le choc de sa question perturba l’humaine qui ne croyait pas que le vampire pouvait s’intéresser à sa vie. Surtout pas après l’avoir délaissé si longtemps. Elle dégluti difficilement, ne sachant que lui dire véritablement. Qu’elle s’était résignée à mourir pendant un temps, pour changer d’avis après trois jours à faire saigner ses doigts sur le clavier de son piano. Que voir ses amis l’avait distraite de lui pendant quelques heures. Non impossible, il finirait par croire qu’elle n’accordait pas d’importance à sa punition. Alors que c’était l’inverse. « J’ai…passé beaucoup de temps à jouer, et me suis produite quelques soirs au bar…je t’ai attendu toutes les nuits. » Cela ne répondait pas tout à fait à la question. S’en était même très loin, mais Lou ignorait s’il voulait une véritable histoire, la transformant en Shéhérazade d’un soir, piètre conteuse qu’elle se révélait être. Mais sans lui dans sa vie, la blonde ne faisait rien alors elle n’allait pas lui raconter des mensonges histoire de parler. Sa candeur naturelle et exacerbée à son contact la poussait plutôt à lui dire combien il lui avait manqué, combien elle était heureuse de le sentir à ses côtés. Une nouvelle fois, la jeune femme tendit la main pour le toucher. « Ces derniers jours ont été une véritable torture, je suis vide de sens quand tu n’es pas à mes côtés. Que veux-tu que je fasse pour te satisfaire ce soir ? » Le désespoir avait envahi sa voix. Ses yeux inanimés le cherchaient instinctivement. Oui il pouvait demander n’importe quoi, de la simple mélodie à un massage de son corps. Une soumission particulière au gré de ses envies, elle accepterait n’importe quoi pour retrouver son statut d’esclave capable de lui obéir d’un claquement de doigt. S’il voulait la frapper même, elle se courberait sous ses coups, se plierait sous la violence de sa rage. Sans en demander plus, sans y prendre ce plaisir malsain qui la caractérisait. Juste pour lui faire plaisir à lui, pour qu’il ne la quitte plus jamais, pour qu’il ne pense plus jamais à la remplacer, à s’oublier dans les bras de ces femmes qui posaient leur odeur sur lui. Oui il pouvait lui demander n’importe quoi. N’importe quoi. « Dis-moi ce que tu veux, je ne te désobéirais plus jamais je te le jure. Duncan je ferai tout ce que tu demanderas pour me racheter. » Devenue suppliante, Lorel’ sentit ses jambes se mettre à trembler sous son propre poids. Comment avait-elle vécu toutes ses années sans lui, dans un monde normal. Comment arriverait-elle jamais à connaître une existence dans laquelle il ne serait pas ? Tant de gens essayait de la pousser dans cette direction pourtant mais aucun ne comprenait la puissance ou la grandeur véritable de son amour pour se tyran maléfique. Aucun n’était à même de comprendre ce que c’était que d’aimer à la folie, non il n’y avait qu’elle figure parfaite, allégorie de cette métaphore aussi vieille que l’humanité.

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MessageSujet: Re: ☾ dark side of the moon (lorelei)   Mar 17 Juil - 17:43

dark side of the moon
LORELEI B. HALLBERG & DUNCAN J. THUNDER
Elle était là, la lourde empreinte de sa punition, conséquences amères de la traîtrise de l’humaine. Maîtrisée et sévère à la fois, qu’avait été la décision de Thunder de l’abandonner à son sort d’aveugle esseulée à l’instar d’un gibier indigne de son attention : que ce soit pour s’abreuver de son sang amer ou pour ne serait-ce qu’éveiller la moindre douleur en elle. Martyr qu’elle était devenue, usant de sa voix plaintive, de sa retenue affichée pour offrir aux yeux du vampire toute l’application de ces soins si précis sur le mental de son esclave. Incapable de savoir de quelle mascarade elle usait encore, ou si c’était bel et bien sa fragilité qui éclatait au grand jour, exacerbée par le vide alentour. Rares étaient les attentions qu’il lui portait, vaquant, virevoltant à s’acharner à la fuir, là où son premier secours instinctif s’était dirigé vers elle : sans savoir pourquoi, sans accepter pourquoi. Il était l’ancre à son existence, celui-là même qui donnait un sens à l’action de respirer, au fait de vivre pour l’humaine, mais hors de question qu’il en soit en quoique ce soit l’inverse. Ce n’était pas un secours sentimental, mièvrement amoureux qui avait guidé ses pas jusqu’ici, mais une dépendance plus sinueuse, amère. Sans mot, pénétrant en des tourments qu’eux seuls pouvaient connaître, dans leur relation si privilégiée et si destructrice à la fois. Dans les ténèbres qu’il ne s’était pas donné la peine d’éclairer, la pâleur de l’humaine éclatait plus encore au grand jour, synonyme du teint cadavérique qu’elle avait pris en l’espace de quelques temps à peine. Vêtue de la sorte, à moitié enroulée dans ces vêtements de tissu fin, l’allure vulnérable qu’elle affichait n’était, il le savait, qu’une piètre façade de laquelle il ne s’était que trop attendri. Porteur de fausses attentions, il dédaigna le verre qu’il avait proposé à l’humaine sitôt qu’elle le refusa, poursuivant sa reconnaissance des lieux, s’imprégnant de ces murs en lesquels il n’était plus allé chercher sa place depuis des lustres. En quelques odeurs parsemées partout, il y avait quelques traces encore de présences extérieures, assaillants qui avaient pris de part la maison de Lorelei comme pour lui servir d’un quelconque secours. C’était une nervosité qui trahissait la poupée blonde coincée contre un mur, trahie par les frissons qui la prenaient, la frénésie des attentions belliqueuses qu’elle posait sur lui. Précieuse et précise, à se faire silencieuse posée dans un coin, docile en l’attente du moindre signe qu’il pourrait lui faire, engageant ou repoussant, ramenant au goût du jour toute la sévérité avec laquelle Thunder maniait son pantin. Les alentours pourtant, en ces quelques murs encerclant un espace restreint, restaient son plus grand centre d’intérêt, capturant son attention sur chaque signe de vie qui pouvait transparaître, décrire subtilement le moindre des méandres existentiels que l’aveugle avait traversé en ces quelques semaines de solitude. Sa sempiternelle excuse pour répondre aux dires du vampire, il l’ignora ; de ses yeux vides elle ne pouvait probablement pas deviner la précision qui guidait les instincts de l’homme à qui elle servait ces prétextes inutiles, ce genre de maniaquerie maladive qui ôtait toute personnalité aux lieux de ses sièges. Dans la petite demeure de la jeune femme, c’était bien l’humanité qui transpirait, en une quelconque chaleur bordélique qui avait le don d’exacerber sa curiosité ; un quelconque amusement, soulignant subtilement l’intérêt qu’il pouvait avoir pour la blonde. Cette façon qu’elle avait d’être toujours influencée par son environnement, malgré sa cécité la coupant du reste du monde, comme guidée par un réflexe humain. Loin de lui ces humeurs là ce soir, se perdant dans une nostalgique pathétique en quelques notes vrillées sur les pièces du piano de l’humaine, dont il se détourna tantôt en ramenant son attention sur la soigneuse distraction qu’il s’était choisie et dont il capturait la moindre attention.

Dans la pénombre, elle n’avait été qu’une ombre fantomatique d’une blancheur infinie se détachant du noir autour, mais c’était bien la chaleur de sa peau, les frissons de sa vivacité que le vampire frôlait en ses quelques doigts sinueux retrouvant l’épiderme de son esclave. Si près, si intimement proche, il sentait le moindre émoi trahissant les profondes pensées de l’humaine, le moindre sursaut coupable qui pouvait la prendre, ses doigts retrouvant avec délices la douce caresse de son corps, la précipitation de ses veines palpitant juste sous ses doigts, dans ces nuées bleues à peine visibles. Ces mésaventures désastreuses qu’elle livrait aux oreilles du vampire, il ne leur prêta que guère d’attention, dardant son humaine des yeux tandis que ses touchers indécents traçaient leur chemin intime dans son cou, arpentant une chute vertigineuse dans les gouffres du décolleté qu’elle avait laissé apparaître. Quelques tendresses, qui furent vite acidifiées par l’affront du pantin, à peine eut-elle esquissé son mouvement, qu’il la stoppa net, empoignant à nouveau la main qu’elle avait jeté à la mer, dans sa direction, à la recherche d’une nouvelle rencontre. Et sa sévérité lui faisait déjà violence, au fond de son esprit, resserrant dangereusement sa force contre les doigts innocents de Lorelei. « Ne me touche pas. » Aussi doucereuse fut-elle, sa voix s’était imprégnée de la sévérité implacable dont il savait souvent faire preuve : hors de question de donner une quelconque chance à la porteuse du virus de lui faire quelque violence que ce soit en ses dons inconnus et recélés. Il dédaigna assez tôt sa main, la relâchant pour poser son index sur la bouche de l’humaine, lui signifiant le silence, taisant ses supplications avant que la mièvrerie de celles-ci ne viennent à l’agacer au plus haut point : elle ne pensait pas, sûrement, qu’elles puissent être bien vite plus agaçantes que réconfortantes ou complaisantes. Que ses plaintes de solitude ne deviennent que des soupirs discrets, perdus dans le silence des lieux, la suspension de l’instant en son regard azuré la détaillant avec indécence. Coincée contre le mur, elle n’esquissait pas le moindre mouvement, si bien que dans la sagesse du moment, il laissa retomber sa main, rompant tout contact avec Lorelei, l’esseulant dans les affres de ses pensées premières. Interdite sur place, figée sur ses pieds, tandis qu’il se détournait d’elle sans la moindre vergogne, retrouvant son verre, retrouvant également la délicate liqueur qu’il avait trouvée en ces lieux, traversant la pièce de part en part pour rejoindre un fauteuil délaissé. Y trouvant sa place, verre désormais empli d’alcool ambré, c’est enfin qu’il daigna vriller de son regard l’humaine à nouveau, de bas en haut, et en chemin inverse également, profitant de toute sa sensiblerie éclatée au grand jour, fracturant un peu plus son être à chacune de ses actions ; mesurées et pesantes à la fois. Tantôt dans des rapprochements subtils, charnels et gourmands, et plus tard, en ces distances creuses et silencieuses qui insinuaient dangereusement le doute de sa revanche en l’esprit de la blonde. « Je vais avoir besoin de tous tes talents. » Voix rieuse, quelque peu moqueuse et sarcastique : question de voir ô combien elle avait mué, changé sous ses coups, ses bonnes volontés et son absence. Docile et impliquée à nouveau, donneuse et non plus demandeuse. Arquant un sourcil, il ne fit pourtant aucun effort pour défaire un tant soit peu la jeune femme des tensions qui étaient siennes à l’idée de faire la moindre fausse note. « J’ai besoin, d’être distrait. » Esquissant un sourire invisible aux yeux embrumés de son esclave, il chassa vaguement les souvenirs douteux qui siégeaient encore en son esprit, dans un chaos sans fin. Effaçant l’humaine brune de ses pensées, ses attitudes, interminables joutes qui s’initiaient entre eux, nourrissant cette colère sourde qui bataillait dans ses tripes, un besoin quelconque de s’échapper de la dure réalité de l’attraction.

Avalant le contenu de son verre, c’est vers la blonde qu’il revint, saisissant ses frêles épaules pour la ramener contre le mur duquel elle ne s’était que guère décollée ; non pas dans un désir d’abattre les barrières des tissus qu’elle portait en quelques touchers gourmands cette fois-ci, mais surtout pour soutenir son regard vide de ses yeux désormais rendus implacables par le désespoir. Désespoir de parvenir à équilibrer de lui-même ces pensées contradictoires, faire taire cette guerre en son esprit. C’est dans ce trouble qu’il vint plaquer son front contre celui de l’humaine, laissant un souffle nerveux le trahir. « Tu sais ce que c’est, hein ? D’avoir juste besoin… d’oublier un peu. » La mélancolie devenait raillerie au fond de sa gorge ; envers lui-même probablement, et ces travers qu’il exposait piètrement, cette palpitation dangereuse au creux de son instinct, ces pas indécis qui l’avaient guidé jusqu’ici. Jusqu’à elle, défouloir de tous les précipices de son existence, ou ancre à la réalité, accroche indispensable à un quelconque équilibre, vers laquelle il avait accouru sans hésiter, balayant ses certitudes et ses mille et une autorités. Ce n’était pas en quelques tendres confidences qu’il voulait se perdre, mais elle le perdait lui-même, dans des tortueux méandres incompréhensibles qui eurent tôt fait de mettre sa patience durement à l’épreuve. C’est avec force qu’il la repoussa contre le mur, s’écartant pour prendre la fuite ; faiblesse semblait être une thématique récurrente ce soir, attaques infinies de son esprit dérangé qui ne tarissait pas. « Ne fais pas l’idiote, si tu n’es pas capable de me satisfaire, je trouverai bien quelqu’un apte à le faire. » Une demoiselle à saigner, une nuit torride, une esclave d’une nuit tout juste bonne à accomplir le moindre de ses désirs ; qu’importe, c’était un appel de la bête insatiable qui se lançait dans l’espace restreint, la précipitation perçante du moment. Le besoin virulent de s’esquiver, de s’évader.

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MessageSujet: Re: ☾ dark side of the moon (lorelei)   Lun 30 Juil - 14:01

« Ne me touche pas. » La phrase était ferme et presque sanglante pour Loreleï qui s’y attendait pourtant mais dont le naïf espoir lui avait permis de croire que le vampire se serait apaisé depuis cinq minutes. L’étreinte de ses doigts pourtant lui provoqua joie et bonheur qu’elle ne laissa pourtant pas poindre sur son visage. S’il s’en rendait compte, s’il le voyait Duncan les retirerait ou trouverait d’autres paroles malheureuses à lui dire pour la blesser mais pas de la façon dont elle l’aurait souhaité. Elle devait bien pouvoir rester à ne pas à le toucher, à ne pas avoir de contact physique avec lui tant qu’il n’en aurait pas décidé ainsi. Oui c’était faisable malgré la torture que cela représentait. Une douleur si vive et puissante que même le suceur de sang la frappant à mort ne pourrait comparer. Car ce n’était pas physique, son absence, son ignorance la faisait souffrir plus vivement que les coups. Cela lui faisait mal au cœur et à l’esprit, ce n’était rien que la blonde pu contrôler alors que Thunder malgré tout, la belle pouvait l’amener où elle le voulait. Une sorte de bête sauvage apprivoisée à qui l’on fait croire avec une cage nature qu’il en encore en liberté. Sans que la pianiste se prenne l’audace de croire qu’elle avait cette force ou cet impact sur le brun, elle se grisait simplement à l’idée qu’il lui donnait toujours au final ce qu’elle désirait depuis le début. Elle ferma juste les yeux sans rien dire, acquiesçant de la tête pour signifier qu’elle avait compris, qu’elle ne tenterait plus de le toucher, bien que cela la démangeait de tout son être et lui brûlait le sang de façon plus vive et plus forte de n’importe quel virus qui pourrait menacer son être et sa santé. Dans le même temps, la musicienne ne pouvait que comprendre cette réaction, la dernière fois que Thunder l’avait autorisé à dévorer son épiderme du bout de ses doigts, la blonde l’avait électrifié, puissamment. Un tel affront ne pouvait se reproduire et pour le garantir, il ne lui permettrait pas de le toucher. Elle aurait très sûrement eu le même réflexe et les mêmes gestes de défense à sa place, sauf que là, elle voulait le sentir, s’assurer qu’il était là et pas déjà partis après une visite de cinq minutes. Elle voulait qu’il lui montre encore et toujours qu’il était son maître, le seul capable de la dompter. Le seul à pouvoir la torturer comme elle l’aimait. Comme s’il se moquait bien de ce qu’elle pouvait ressentir, ce qui était le cas, la pianiste le savait mais continuait de croire ce que son cœur lui soufflait, le brun relâcha sa main pour l’inciter au silence. Ce qu’elle avait déjà pu dire l’avait exaspéré, évidemment, elle aurait dû le savoir. Prenant l’ordre avec sérieux, la belle se mordit la langue dans le but de ne plus rien dire, ne plus prononcer le moindre mot, ne plus laisser échapper la moindre supplique. Tout pour le garder auprès d’elle le plus longtemps possible.

Alors le destin se moqua bien de ses sentiments et le vampire s’éloigna. Lorel’ resta dans sa cachette, collée au mur mais sans perdre une miette des sons émis par son bourreau qui la torturait à ce moment même en se trouvant si près et pourtant si loin. C’était comme de savoir la personne juste à côté de soi et tendre la main pour tomber sur une surface de verre. Toujours à l’oreille, incapable de le percevoir autrement de toute façon, la demoiselle le suivit dans la pièce, entendant ses pieds fouler le plancher usé aux grincements identifiables. Son poids sur le tissu du fauteuil, le bruit de ce dernier qui se tend, le verre à sa main se posant sur l’accoudoir. Sans avoir bougé, elle était près de lui, l’avait suivi telle son ombre pour savoir où il se trouvait dans sa maison. Concentrée sur cela, Lou sursauta presque quand il parla de nouveau, faisant une demande digne d’un roi à son bouffon, du maître en sa maison. Le distraire grâce à ses talents. Un ordre déguisé sur une voix semblable à un chocolat qui fond sur la langue, que voulait-il exactement, comment devait-elle agir. Le trouble s’empara de l’allemande. Elle ne pouvait le toucher, il le lui avait dit à peine une minute plus tôt, alors voulait-il un air de piano ou tout autre chose. De plus son instinct lui disait que poser la question pour savoir ce que Duncan désirait avec cette assertion ne jouerait pas en sa faveur. Cruel dilemme. Alors elle n’esquissa qu’un faible mouvement vers l’avant, à peine un pas. Juste de quoi jauger sa réaction à lui. Lou le fit dans sa direction, cherchant dans son corps si cela lui plaisait ou non, forçant son ouïe à des prouesses pour le moindre changement dans la position du vampire. Tout ce qui lui parvint et la figea sur place, fut le mouvement du liquide passant du récipient à la langue du brun. Comme si Thunder ne lui accordait aucune importance. Ce qui était tout à fait possible, le connaissant. De nouveau clouée au sol, n’osant le moindre mouvement, la blonde attendit. Quoi ? Elle n’en avait aucune idée. Un jour, une nuit la porteuse du virus avait cru pouvoir comprendre et lire en son marionnettiste mais ce n’était qu’un mensonge de plus, créé de toute pièce par son esprit pour supporter sa condition de simple bête. Une fourmi à l’échelle du campus formé par toutes les femmes tournant autour de la créature de la nuit. Avant de pouvoir faire un pas de plus, Lorel’ senti les mains froide de son maitre se poser sur ses épaules désormais nues, elle n’avait pas jugé nécessaire de remettre son peignoir. Elle leva la tête pas reflexe, bien qu’elle ne put plonger son regard dans le sien, elle devina que lui le faisait. Pour ses pupilles aveugles, le contact de son corps était tout. Ses doigts, sont front contre le sien, son souffle contre sa bouche. Loreleï entrouvrit les lèvres pour boire cet air tel un poison ou un remède. Il lui fendit le cœur avec ces termes d’oubli, qu’est-ce qui pouvait bien le troubler à ce point, pour qu’il montre ce côté si sensible alors même que la jeune femme se définissait encore comme une punie. Elle ne savait que faire ou que répondre pour le combler. Et il ne lui en laissa pas le temps. Brûlée par son contact, la sangsue s’éloigna brusquement, laissant la musicienne de nouveau esseulée et perdue. Le trouble de Thunder accentuait le sien. Comment répondre à ses demandes sans le braquer encore plus. Il interprétait ses mots et ses gestes comme une attaque, une violation de son espace personnel. D’ailleurs avant mais que Lorel ne puisse essayer de le satisfaire il lui fit comprendre qu’elle en était incapable. Cela la blessa profondément mais elle n’en montra rien, pas même les larmes qui menaçaient de couler de ses yeux non-voyants. La blonde souffrait de ne pouvoir répondre à ses désirs, à ses attentes.

Prenant sur elle pour ne pas craquer, la pianiste s’avança doucement vers l’endroit supposé ou se tenait le vampire. Elle luttait pour ne pas le prendre dans ses bras pour un câlin réconfortant, imaginant très bien qu’il a rejetterait. Elle tendit la main vers lui mais dévia en direction du couloir. Son cerveau fonctionnait à toute vitesse, elle voulait une solution, n’importe quoi pour le garder près de lui encore un peu, encore un tout petit peu. Un concert de murmure se faisait dans sa tête avec de nombreuses idées pour le garder et en même temps, rien qui ne sembla lui convenir. Loreleï ne se voyait pas réussir cette mission, jamais elle ne parviendrait à le satisfaire, il le lui avait dit et donc cela devait être vrai. Elle continua cependant sur son élan. « Un bain te conviendrait-il ? Je t’y servirai mon sang ou ce que tu désireras. » Sa voix était douce et calme, une parfaite petite soubrette. Elle ne proposait pas de le toucher, simplement de le servir. Elle pouvait s’ouvrir et répandre son hémoglobine dans un verre qu’il n’est pas besoin d’un contact avec elle pour se nourrir, elle voulait le détendre pour qu’il oublie. A aucun moment elle ne se montrait arrogante à se dire qu’elle seule pouvait le satisfaire. Non elle agissait comme une soumise, une servante dans la maison et elle faisait seulement les choses pour lui. Serait-ce assez pour le faire capituler, pour le faire rester dans cette humble demeure, elle l’espérait car Lorel’ se trouvait à cours d’idée. On ne lui avait pas appris cela, il ne lui avait pas appris cela alors elle faisait de son mieux en improvisant. Son cœur battait la chamade de cette même peur qui la dévorait depuis l’arrivée de Thunder. Elle ne pouvait pas, ne voulait pas le laisser partir sans une chance d’avoir su l’aider. Doucement elle ramena sa main contre sa poitrine et y joignit l’autre. Elle tentait de garder une expression humble et neutre. « Je puis également te conter une histoire et te servir de cet alcool fort et délicieux, il marche très bien sur les humains pour l’oublie… » Cela lui paraissait tellement basique qu’elle ne croyait pas pouvoir le retenir de la sorte. Mais elle avait beau se creuse pour trouver l’idée de génie qui le ferait se dire que la bavaroise était celle qu’il lui fallait pour se moment de trouble évident, rie n’y faisait. Tout lui paraissait fade et sans importance, sans effet. Elle le traitait comme un simple humain et non comme le dieu qu’il était à ses yeux infirmes. Oui elle n’était qu’une idiote, il avait raison, pour autant la belle attendis tout de même de savoir ce qu’il en pensant avant de bouger et de lui préparer ce qu’il voulait, si par bonheur il décidait de rester avec elle, ne serait-ce qu’encore un peu.

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