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 How to save a life ? ♦ Pv. Akkarin

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MessageSujet: How to save a life ? ♦ Pv. Akkarin   Ven 29 Juin - 14:53

Lena passe ses doigts sur les plaies encore fraîches de la veille qui lui barrent l'avant-bras. Elle avait eu un moment de démence en comprenant la nouvelle malédiction qui avait assailli son corps. Le tatouage chiffré avait fait son apparition il y a de ça une semaine, peut-être plus peut-être moins. Elle ne s'en souvient plus. Comme beaucoup de monde à Salvation, elle n'a pas tout de suite compris le concept de cette marque dont les chiffres semblaient défiler. Après tout, depuis qu'elle est arrivée dans cette ville maudite, plus rien ne l'impressionne. Entre les créatures de l'ombre, les chasseurs aux trousses de ceux qui portent le virus et ça à présent. Disons qu'elle ne s'en est pas préoccupée plus qu'autre chose. Elle n'a pas non plus cherché à comprendre la signification de ces nombres ancrés dans sa peau. De mauvaise augure sans doute, mais qu'importe. Au fil des jours, blondie a pu voir sur les autres la même marque, avec d'autres chiffres. Des plus ou moins élevés. Soucieux et devenus presque fous, certains avaient commencé à crier que la fin du monde était proche. Bande d'illuminés... Enfin bref. C'est un soir, alors qu'elle retournait chez elle après son service au Let's Have Drink, qu'un homme s'est mis à courir vers elle, l'air tourmenté, une lueur de désespoir dans les yeux. Un souvenir qui hante sa mémoire. Des mots qui suintent la mélancolie. « Sauvez-moi pitié ! Donnez-moi un peu de temps. J'ai une famille. Pitié ! Pitié !! » Il tendait son avant-bras vers elle. Le même tatouage que chacun met un point d'honneur à cacher. Sur la ligne du dessous, le dernier chiffre bascule de 1 à 0. Puis plus rien. L'homme se crispe, le regard vide. Se fracasse le visage contre le bitume. Dans le journal du lendemain, plusieurs morts inopinées, comme celle de cet homme dont la vie l'a quittée devant ses yeux ahuris. Alors Lena a pris peur. Elle n'a plus regardé les nombres étalés sur son bras. Heureusement, elle n'y a jamais fait attention et n'a pas retenu ce qui semble être son destin funeste matérialisé sur sa peau nacrée. Le couteau à la main, elle a fermé les yeux et a lacéré sa tendre chair là où la marque semble ne pas disparaître. Elle aurait se dépecer pour retirer cette chose absurde. Personne n'a le droit de contrôler sa vie ou sa mort. Rien ni personne. Pas même ce tatouage à la con.

Aujourd'hui, elle sait que le temps lui est compté. Elle ne sait pas de combien. Elle ne veut pas le savoir. Trop angoissée à l'idée de découvrir que sa vie est en équilibre sur un fil tel un funambule qui n'a aucun contrôle sur son avancée. Basculer et s'écraser. Ou rejoindre la terre ferme. Blondie dont la malédiction était déjà bien trop importante en plus de celle qui s'y ajoute. Une épée de Damoclès plus tranchante que jamais qui se balance au-dessus de sa blondeur. Comment s'en sortir ? Comment arrêter cette course contre la montre ? Comment ? Et pourquoi ? Pourquoi est-ce que cette marque fait son apparition maintenant ? Quel est l'être machiavélique qui a jeté cette sentence sur les moutons de Salvation ? Un nouveau jeu peut-être. Et elle déteste savoir qu'elle n'en est pas maître, mais pour une fois, qu'elle n'est qu'un vulgaire n pion parmi les autres. Soufflant un grand coup, elle se déshabille pour aller à la douche. Le tatouage et les lacérations sur son bras détonne sur sa peau immaculée. L'eau chaude qui court sur chaque parcelle de son corps la détend. Ses cheveux de blés se collent à son visage tourné vers la paroi de verre. Nonchalance et automatisme, elle s'embaume d'un gel douche à la senteur de fruits des bois, ne pouvant s'empêcher de penser à ce qui souille son bras. Comme toujours, elle évite de le regarder. Elle aimerait que l'encre s'écoule avec le produit et l'eau, laissant derrière elle qu'une blague de mauvais goût. Mais non. C'est indélébile. Impossible. Angoissant.

La douche finie, blondie enfile une robe blanche légère. On y décèle ses jambes interminables. Presque transparente sans être provocante pour autant. De toute manière, qui s'en soucie avec la folie quotidienne qui s'insinue dans les esprits des habitants ? Elle ne sait pas quoi faire. Tournant en rond dans son appartement. Un sentiment de suffocation la gagne au fur et à mesure. Elle entend les cris qui lui parviennent de la rue. Des gens qui demandent aumône et charité. Juste un peu plus de temps. Ces supplications la confrontent à cette réalité oppressante. Sa mort est inscrite en elle. Un simple regard suffirait à la fixer. Lena n'a pas peur de l'au-delà. Ni de l'Enfer où elle sera envoyée elle le sait. Elle n'arrive simplement pas à s'avouer qu'à seulement vingt ans, elle n'a encore rien de vu de la vie. Elle n'a même pas pu tuer Daniel de ses propres mains. Et Akkarin. Il essaie de la sauver du danger qu'elle est pour elle-même. Il essaie de la sortir de ce déclin misérable dans lequel elle s'enfonce un peu plus chaque jour. Il est toujours là, à prendre soin d'elle. Parfois même, il reste alors qu'elle est acerbe et venimeuse. Menthe religieuse à laquelle il n'hésite pas à se frotter. Et le pire dans tout ça, c'est qu'elle s'attache à ce monstre de la nuit. Elle s'y accroche comme à une bouée de secours. Perdu dans un océan de désespoir, il est son phare qui la guide vers les côtes. Loin des eaux profondes et tumultueuses de la vie qui ne l'a pas gâtée.

Le bruit de la flamme qui émerge du briquet résonne dans son studio. Le chien, au son familier, dresse les oreilles et vient lécher les jambes de sa maîtresse. Souriant, elle cale la cigarette entre ses lèvres pour le prendre dans ses bras et le caresser doucement. Elle se dit qu'il a bien de la chance d'être ignorant de toutes ces choses qui se passent du côté des humains. Petite bête plaisante qui s'évertue toujours à illuminer son visage d'un sourire, même forcé. Elle aurait bien du mal à le laisser là, voué à son triste sort, morte avec, comme cet inconnu, des 0 affichés sur son bras. Blondie pose doucement le chien puis met ses bottines grises à lacets, y glissant un petit flingue qu'elle s'est procurée récemment. Elle enfile également un petit gilet rouge, afin de cacher sa marque et les taillades par la même occasion. L'envie de se retrouver à l'asile ne lui a pas encore effleuré l'esprit. Et en ce moment, beaucoup de gens y font séjour. Sortant rapidement de son immeuble et rasant les murs dans les ruelles de son quartier, elle décide de prendre le métro. Elle n'a pas de destination précise en tête, elle doit bouger c'est tout. Mais son cœur la guide vers la ligne qui la mènerait vers Akkarin. Besoin gênant de sa protection et de ses bras rassurants. Elle ne sait pas s'il a aussi ce tatouage, en tant que vampire. Peut-être est-il épargné par ce triste sort. Elle l'espère au fond. Et c'est bien la première fois qu'elle pense à quelqu'un d'autre que sa propre petite personne.

Aucune encombre pour le moment. Des âmes vagabondes. Des êtres qui n'ont plus de vie depuis qu'ils ont compris le concept de ces nombres. Ils ne sont plus que l'ombre de ce qu'ils ont été. Elle a pitié de ces gens. Ils se laissent balancer, indifférents, par les secousses intermittentes du métro. Un trajet qui lui semble interminable. Aujourd'hui, tout lui paraît trop lent. Un ébranlement léger au milieu d'un tunnel. Et une voix qui se fait entendre. Un problème sur la voie visiblement. Peut-être une femme désespérée qui a préféré se jeter sur les rails plutôt que de voir défiler les dernière secondes de sa vie. Montrer qu'on a encore le choix. Lena détache son regard de la fenêtre et se redresse sur son siège. Elle pose ses jambes sur les sièges vides qui lui font face. De la mousse sort des coutures à certains endroits. Elle finit par remarquer la présence de deux hommes un peu plus loin, près des portes, se tenant aux barres. Ils la fixent sans ciller. Puis ils s'approchent. Une certaine panique l'envahit. Mais ça ne sert à rien de se lever et de s'enfuir en courant. Ils arrivent dans l'allée qui était sa seule échappatoire. Elle passe une main discrète dans sa bottine pour récupérer son arme, plaquant un sourire séducteur sur ses lèvres carmines. Son autre main entortille les pointes de ses cheveux relevés en une queue de cheval haute. Ils restent visiblement de marbre, imperturbables. L'index posé sur la détente, la sécurité relevée, elle attend le moment propice pour les menacer, voire leur tirer une balle en pleine tête. Personne n'est dans le coin, et de toute façon, ces temps-ci, les cadavres s'accumulent. Evènement banal.

« Allons ma jolie, pourquoi je sens autant de tension ? Tu as peur ? Mais tu sais, si tu restes sage et nous donne gentiment ce qu'on veut, on te laisserait peut-être quelques minutes. C'est pas un bon compromis ça hein ma gazelle ? »

Il est grand. Trop grand. Il se penche et elle lui crache au visage. Son flingue se pointe automatiquement sur lui mais le second attrape son poignet par surprise, lui faisant craquer quelques os pour qu'elle lâche l'arme. Le flingue tombe et glisse sous un siège, impossible à récupéré. Voilà que celui qu'elle a repeint de sa salive lui remonte la manches gauche de son gilet. Une exclamation et un air enjoué. Il la force à se lever et la plaque contre le mur du wagon, une main serrant sa gorge gracile. « Si tu veux, on te laisse la moitié et pour le reste.. » L'autre crétin sort un petit poignard et coupe une bretelle de sa robe, découvrant légèrement sa poitrine et son sous-vêtement. Sifflement satisfait. Les gros porcs rient. Elle se débat mais rien à faire face à deux voleurs de temps. Une sensation désagréable la parcourt quand il prend son avant-bras avec force, ne la ménageant pas le moins du monde. La bile lui monte à la bouche.

« Ordure. Salaud. Tu devras me tuer pour me passer dessus ! Même pas un rat voudrait de toi crasseux. »
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MessageSujet: Re: How to save a life ? ♦ Pv. Akkarin   Ven 29 Juin - 18:08

Une semaine à comprendre, une semaine à se renseigner sur les détails d’informations sur toute une vie. 7 jours afin de comprendre l’apparition soudaine de la date buttoir de tous les êtres vivants ou non de Salvation, quelques jours pour comprendre que notre date est là, prédite, que tout ceci est prévu. Certains penseront à Dieu, d’autres en un organisme caché se moquant de nos frayeurs nouvelles. Je pense que tout ceci n’est pas issu d’action humaine ou divine. Une sorcière puissante, de vieux ouvrages pleins de sorts dépassant l’entendement. Oui cela me parait plus juste. Quoi qu’il en soit les faits sont là nous sommes tous touchés. Les humains constatent avec de nouveaux yeux que leurs vies défilent et qu’ils sont trop loin de l’immortalité. Les vampires sensé immortels se rendent compte de leur humanité cachée, et les démons à tant prier Satan en auraient oublié que la vie les touche aussi. Je suis enfermé chez moi depuis sept jours, sans donner de cours, laissant le directeur de l’université me croire choqué par les évènements récents, ces évènements dont j’ai fait la découverte avec mon ami Soul, ainsi les questions réponses surgissant naturellement.
Tout ceci, au bout d’une semaine sans presque dormir, des nuits et jours à veiller en quête d’illumination. Ces journées interminables au bout de laquelle mes craintes et suppositions se sont confirmé. A la fin de cette période de recherche trop intensive, quand mon esprit a émergé de ces questions, que mon corps a réagi, que les sensations me sont revenues.
Quand j’ai pris conscience de l’état de fatigue avancé que je m’étais infligé, mu par un désir de repos phénoménal je me suis abattu sur le lit le plus proche, d’une de mes chambres d’amis. Et à croire les horloges de toute la maison, j’ai dormi près de 24h. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas manqué autant de sommeil comme ça, ça remonte à mes anciennes nuits de jeune vampire à la poursuite de la connaissance. Le réveil est doux, délicat, avec le Soleil se couchant, les humains intelligents désertant les rues je suis en nage dans des vêtements inchangés depuis trop longtemps. Reprenant mes vieilles habitudes et sachant pertinemment que Roberta viendra nettoyer ma maison demain je me délaisse de mes vêtements en me dirigeant vers la salle d’eau la plus proche. Une douche de quelques minutes, l’eau ruisselante, ma vue se troublant et la transformant sous mes yeux en ce qui semble être du sang. Je meurs de soif. Habillé plus vite qu’il ne faut pour le dire, je sors de chez moi affublé d’un jean sombre et d’un Tee-Shirt violet. Oui violet … Un cadeau d’une étudiante, je n’ai pas le choix, tous mes vêtements sont tous sales et au sol de chaque pièce de ma maison. Peu importe, après tout cette humaine vit avec son temps son gout doit être correct, et puis tant qu’aucun trou ne laisse sortir un téton ou montrer mon dos au monde entier ça me convient. Je laisse une clé dans un des pots à l’entrée à l’attention de Roberta, cette femme trop maternelle pour un être de la nuit qui devrait la tuer. Cependant elle semble me croire simplement excentrique et trop préoccupé par ses livres, bonne vieille femme inoffensive.
Ainsi dans les chaussures les plus commodes pour chasser, je me déplace en Salvation. Loreleï doit aller bien si elle n’est venue quérir mon aide pour ses marques au bras, je dois avouer que ça me peine qu’elle ne se soit pas manifesté. Je devrais lui rendre visite cette semaine, mais pas la brusquer, après tout je ne veux rien faire contre son grès. Une soupir de lassitude m’échappe tandis que malgré moi je me retrouve dans le métro, j’utilise cette ligne afin de rendre visite à Lena d’habitude. Et maintenant que j’y pense, je me demande comment elle a pris la chose, il est vrai qu’en voyant ces marques apparaitre sur mon bras j’ai immédiatement songé à aller voir ce qu’il en était pour sa vie, après tout elle n’est qu’humaine, et infectée qui plus est. Ca me démange je m’ennuie d’ainsi garder le nord dans ce but de nourriture, je vais devoir entailler un cou afin d’y boire sans affecter, de me trouver un scélérat atteint du virus qui ne gênera personne. Tout cela à cause de ma promesse à Soul. Ce vampire justicier des humains et autres créatures vulnérables. La rame s’arrête et ma faim ne fait qu’accroitre. Je ne veux pas attendre, ainsi je prends pour décision de marcher et me rapprocher de la tête où siège le conducteur. Je pourrais peut être aider. Au fil des rames, des clochards quémandant pièces que je n’ai pas, des hommes trop saoul pour distinguer si je suis doté d’un vagin et de poitrine conséquente, des jeunes pickpocket qu’un seul regard affamé suffit à dissuader je me retrouve face à la porte d’une rame. Cette odeur, ces effluves de drogue, de vanille, d’un chien trop impétueux et d’une femme à a langue trop bien pendue. Lena est ici. Je souris malgré moi de la voir. J’ai faim je suis à bout de nerfs mais la voir est une bonne chose. Je reste sur place afin de voir si elle peut distinguer ma présence, elle n’est pas seule. Ces deux hommes, leur dos suffit à justifier de leurs intentions. Elle l’a compris et a tenté de les menacer d’une arme. Quelle idiote ils sont deux, qu’espérait elle ? Elle ne peut seule couvrir tous ses points mort et s’enfuir. Quoi qu’en jouant la carte de la séduction peut être. Oui ça aurait marché avec brio si les hommes n’avaient pas autant changé, si en une semaine les règles de Salvation avaient décidé d’inverser les rôles. Les hommes désormais cherchent à vivre. Et je ne peux rester plus longtemps à les regarder offenser ma Lune.
D’un pas rapide et discret durant lequel ces vicieux ont coupé une bretelle de sa robe tentatrice. Trop belle pour son propre bien, ils veulent jouer puis lui prendre sa vie. Cette vie qu’on ne voit pas grâce à un gilet habillement choisi. Mieux vaut ne pas attirer l’attention, du moins quand on s’appelle Lena il suffit d’apparaitre pour le faire avec ce physique il est difficile de passer inaperçu auprès des hommes. Ma colère, le fait que je sois reposé, et que je meurs de faim me fait tordre le poignet jusqu’à le briser de l’homme au couteau sans m’en rendre compte. L’arme que je ramasse pour entailler le bras sur une vingtaine de centimètre de l’autre homme. Celui au poignet cassé tente de s’enfuir mais je le rattrape par le pull et lui frappe la tête à la vitre, je le pose sur un siège près d’où Lena était assise et je regarde l’un des deux vicieux se vider de son sang en hurlant des insanités où se baignent des messages de clémence. Peut-être ma vitesse et mon regard aura-t-il eu raison de la faim et l’impatience qui m’anime. Je regarde Lena mais rien ne puis attirer plus mon attention en cet instant que le sang se rependant, je prends alors le bras de l’homme et sans pour autant y planter les canines y boit goulument comme un assoiffé en plein désert, je laisse cependant assez pour qu’il vive et se dise toute sa vie un héros. Cependant cette minime satisfaction ne comble pas ma soif et à l’aide du couteau j’entaille le porc assoupi au poignet, j’effectue le même rituel avec lui et me contente enfin. Ma soif est tarie. Je suis fier de constater que je ne baigne pas dans le sang, ainsi nul besoin de se changer.
Je jette le couteau au sol et m’approche de Lena, je ne veux pas qu’elle ait peur de moi, elle vient d’éprouver une épreuve qui lui est peut être naturelle mais qui ne devrait pas l’être. Je fronce des sourcils en pensant qu’elle se met dans ce genre de situation par imprudence, il faut être fou pour sortir à cette heure seule. Je fais un nœud de bonne fortune avec sa bretelle cassé cachant ainsi sa peau parfaite la dentelle portant sa poitrine.
« Es-tu blessée ? » Dis-je d’un air trop soucieux en la faisant tourner sur elle-même, son avant-bras commence à bleuir de l’altercation. « Bon sang Lena fais attention. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de toi. » La voyant sourire je tente d’avoir l’air sérieux mais aucun sermon en cet instant ne saurait cacher l’amusement réciproque nous prenant. Aussi illogique qu’inconvenu.
Je la prends rapidement dans mes bras et la sort de ce métro après que celui-ci ne reprenne sa course pour s’arrêter. « Avoue que tout ceci n’était qu’une machination pour me revoir ? » Je lui prends son bras en marchant pour observer l’empreinte d’une main trop lourde et grosse, quelle ordure, j’aurais dû en tuer au moins un. Mais je ne souhaite pas qu’elle me voit tuer quelqu’un sous ses yeux, je sais qu’ils ne sont surement pas vierges de ce genre de scène cependant je préfère me dire que je préserve son innocence ainsi. Le tatouage sur son bras m’appelle à le regarder, et ce sont bien des meurtrissures que j’y vois.
« Idiote. Tu aurais dû juste faire comme moi. » Joignant le geste à la parole je lui montre mon avant-bras où un marqueur noir a eu pour mission de cacher une des deux lignes. Cette s’amenuisant bien évidemment, j’ai fait cela chez Soul immédiatement après avoir compris de quoi il s’agissait, sans me laisser le temps de calculer. Je préfère rester entièrement maitre de mon destin et cette information ne nous rend que spectateur. J’ai observé quand il s’agit du grand théâtre de la vie, pas du grand théâtre de MA vie. Malgré des juvéniles cicatrisations en cours je peux voir les chiffres défiler et un calcul de tête me permet de donner approximativement un ordre de grandeur. Je regarde alors Lena avec soulagement et joie. Comme si un poids s’élevait au loin de moi, je souris et la prends dans mes bras une dernière fois, je sais qu’elle n’aime pas trop ça, mais je suis quelque peu soulagé. Je la relâche et souris.
« Arrête tu ne vas pas vomir à chaque fois que je t’enlace hein ? Félicitations ma grande il semble que tu sois destinée à quelque chose de plus grand qu’une futile humanité.
Bien maintenant que tu m’as attiré dans tes filets, tu veux que je t’explique de quoi il s’agit ?
»

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MessageSujet: Re: How to save a life ? ♦ Pv. Akkarin   Dim 1 Juil - 14:45

Blondie sent distinctement quelques minutes de sa vie s'envoler. C'est très désagréable de se faire voler son temps. Les chiffres doivent défiler avec euphorie sur son avant-bras toujours prisonnier de cet homme qui pue l'alcool. Un tout qui lui donne envie de vomir. Elle panique un peu mais reste de marbre. Elle préfère lui balancer son venin que de le supplier. Lena ne supplie jamais. Et ce n'est pas demain la veille que cela arrivera. Trop digne. Trop fière. Trop orgueilleuse. Elle préfère le laisser prendre sa vie jusqu'à la dernière seconde plutôt que de lui donner quelconque satisfaction. La porteuse sait très bien que si elle ne fait rien, ils vont profiter d'elle. Ce ne serait pas la première fois c'est vrai, mais d'ordinaire, elle est consentante. Pour survivre, pour la came, pour un peu plus de fric, pour combler cette solitude dont elle ne veut pourtant pas sortir. Quand sa bretelle craque sous la pression du couteau, son regard azur se voile d'un rouge sang. La haine que ces deux hommes lui inspirent la rendrait folle à l'instant même si Akkarin n'apparaissait pas dans son champ de vision par-dessus les épaules de l'homme qui la maintient toujours contre la paroi du wagon. Elle se dit qu'ils auraient mieux fait de ne jamais porter la main sur elle, pas en la présence de son ange gardien. Celui qui, ces temps-ci, la protège de tout et de rien. Et surtout d'elle-même. Agacée et soulagée à la fois, elle ne sait pas si elle doit se réjouir ou non que ce chevalier servant soit là pour l'aider, une fois de plus. Elle voudrait se débrouiller seule, comme toujours. Mais avec cette nouvelle marque, il devient difficile de préserver sa vie à l'aide d'un simple flingue. Les gens deviennent déments et ils feraient n'importe quoi pour quelques secondes de plus à vivre. Petites fourmis liées à leur funeste destin.

Le vampire ne lui semble pas très content, et elle se doute que ces deux porcs vont passer un sale quart d'heure. Tant pis pour eux, on ne se frotte pas à Lena impunément. S'ils n'avaient pas eu à se confronter à Akkarin, ils auraient goûter à sa façon de faire justice. Enfin, il est aussi silencieux qu'un chat. Si elle ne l'avait pas face à son regard troublé par le manque d'air, elle n'aurait jamais deviné qu'il était dans ce wagon. Sans perdre son calme, sans l'ombre d'une expression sur le visage, l'Adonis attrape le poignet de celui qui venait de couper la brettelle de sa robe. Dommage, elle adorait celle-ci. Simple et légère. Bref. Les craquements qui retentissent lui font penser que le poignet est sans doute cassé. Que de douceur Akkarin... A la vitesse d'un battement de paupière, le rapace qui la tenait se fait entailler le bras. Elle sourit, amère, et lui souffle que c'est un prêté pour un rendu. Pitoyable vermine qui se complaît en insultes en tout genre et qui demande grâce. Tu mérites de crever pauvre con. Pendant ce temps-là, son regard se détache de la scène pour se poser sur son arme encore planquée sous un siège. Accroupie, elle s'évertue à essayer de le récupérer. Elle ne laissera pas ce flingue là. C'est son fardeau. Celui avec lequel elle a tué Sam. Celui avec lequel elle pourrait ôter la vie à ces deux hommes pour avoir osé poser leurs sales pattes sur elle. Un bruit sourd la fait se relever une fois l'arme remise entre ses mains. L'un des deux crétins est assommé, assis sur un siège non loin d'elle. Elle ne connaissait pas ce côté agressif du vampire. Et ça la surprend au fond. Personne ne s'est jamais donné la peine de mettre une raclée à qui l'importuner. Personne sauf Sam. Akkarin n'est pas Sam. C'est un vampire, et il lui rappelle en allant boire le sang de chacun des deux pervers. C'est vrai qu'il a l'air plutôt affamé, elle ne comprend pas pourquoi il est dans cet état, habituellement élégant, beau comme un dieu et puant la prestance à plein nez. Ce côté gentleman qu'elle apprécie tellement.

Elle le fixe prendre son casse-dalle. Il ne laisse aucun son perceptible retentir dans le wagon désert. Personne n'a vu ce qu'il s'est passé. Ça aurait été la panique à bord. Surtout avec ce tatouage qui accentue les risques et ajoute une tension dans la vie déjà difficile de Salvation. Lena s'appuie dos contre la paroi où elle était plaquée de force il y a quelques minutes. Il est beau. Terriblement beau. Même avec ce t-shirt qui détonne avec son style habituel. Arquant un sourcil, elle se demande ce qu'il s'est passé ces derniers jours. Quelque chose ne va pas, ou tout du moins, le perturbe. Cette marque peut-être qu'il a également sur l'avant-bras. Finalement il n'en a pas été épargné. Elle soupire, inquiète. Cette angoisse qui la ronge de savoir combien de temps encore il va vivre. Est-ce que, comme tous ceux qui ont voulu lui offrir un semblant d'affection et de douceur, le vampire va partir et la laisser s'enfoncer un peu plus dans sa débauche quotidienne ? Nerveuse, elle relâche ses cheveux, attachés depuis toute à l'heure, dont quelques mèches folles se sont rebellés à cause de l'altercation. Une cascade de blé vient chatouiller son dos et ses épaules. Elle déteste cette sensation, cet altruisme à la con dont elle croyait s'être dépêtré. Cet attachement qu'elle ne voulait plus ressentir. Une envie irrésistible de se rapprocher et de s'éloigner à la fois. Sa simple présence la fait entrer en contradiction avec tout ce qu'elle a toujours été.

Le vampire finit de s'abreuver de ses victimes et la rejoint. Un coup d’œil lui suffit à deviner qu'ils ne sont pas morts. Ils respirent encore. Elle lance un regard noir à Akkarin. Pourquoi est-ce qu'il leur laisse la vie alors qu'ils ont failli lui prendre la sienne. Elle a envie de lever son flingue et de leur tirer une balle en pleine tête. C'est tout ce qu'ils méritent. Agacée, elle se demande si c'est un acte de bonté ou une façon de s'abstenir de toute violence en sa présence. Il la prend dans ses bras quelques secondes et elle est assaillie par son effluve enivrante. Une fois sortis du métro, le voilà qui lui assènent une flopée de questions et de commentaires. Non je ne suis pas blessée, je vais bien. Oui je sais je suis irrécupérable. En effet j'avais un besoin monstre de te revoir, mais sans doute es-tu trop occupé avec ta donzelle ces temps-ci pour me rendre visite. D'ailleurs qu'est-ce que tu foutais dans cette rame au juste? Et ces taillades ? Oh rien de méchant, juste un moment de folie pure. Un petit discours intérieur qu'elle se garde de prononcer à voix haute.

« Mais j'ai rien fait moi ! Pour une fois, j'ai cherché aucune embrouille, c'est eux qui ont voulu me.. »

Me quoi ? Me voler la vie ? Me violer. Encore. Et encore. Puisqu'elle ne vit plus que là-dedans. Un viol quotidien malgré son consentement, elle donne son corps mais se répugne à le faire au fond. Parfois, elle aimerait ne montrer ses courbes qu'à un seul homme, ou une seule femme. Bien que les lesbiennes ou bisexuelles à Salvation soient rares, Lena a pu profiter de certaines d'entre elles. La douceur féminine n'égale cependant pas la force et la sécurité entre les bras d'un mâle. Il regarde son bras. Il ne doit pas. Elle essaie de soutirer son regard à sa marque révélatrice. Mais il ne doit pas même sentir la moindre résistance. Sous ses airs de bel homme courtois, Akkarin dissimule une puissance sans nom. Ce qu'il a fait toute à l'heure n'est que l'ombre de ses véritables capacités, elle le sait. Pour la deuxième fois, le bellâtre l'enlace. Elle ne sait pas si elle aime ou déteste ce geste affectif. Savoir qu'il en prend une autre dans ses bras. Possessivité qu'elle ne se connaissait qu'avec Sam. Elle n'est pas amoureuse non. Elle ne sait pas si elle pourrait l'être à nouveau un jour. Mais elle tient à Akkarin qui prend une place de plus en plus importante dans sa vie au fil du temps. Une place qu'elle a peur de laisser s'élargir mais qui le devient indubitablement. Et elle n'y peut rien. Spectatrice de sa propre faiblesse. « Arrête tu ne vas pas vomir à chaque fois que je t’enlace hein ? Félicitations ma grande il semble que tu sois destinée à quelque chose de plus grand qu’une futile humanité.
Bien maintenant que tu m’as attiré dans tes filets, tu veux que je t’explique de quoi il s’agit ?
» Elle le fusille de ses topazes. Elle ne veut pas savoir le temps qu'il lui reste à vivre. Et elle ne veut pas savoir si elle va mourir demain ou vivre une gentille petite vie humaine bien remplie. Cette révélation la cloue au sol. Elle le déteste de lui avoir dit ça. Elle ne veut pas se transformer en monstre assoiffé de sang. Monstre qui lui fait face en ce moment. La solitude qui dure une éternité. Ses démons qui la hanteront des siècles et des siècles. Amen. La porteuse n'assimile pas l'information. Elle préfère la mettre dans un coin de sa tête et se calmer. Ne plus y penser. Elle lui sourit, ne laisse rien transparaître de son tourment. S'approche et glisse une main dans les cheveux plus courts qui se dressent sur sa nuque.

« Tu sais que tu es super sexy quand tu fais la sang-sue ? »

Elle passe sa langue sur les lèvres de son ange gardien pour récupérer le sang qui y est encore. Un goût métallique et âcre explose dans sa bouche. Beurk. Déjà qu'ils sentaient mauvais et en plus ils ont sale goût. Vraiment rien pour eux ces pauvres types. Elle ne s'imagine pas survivre un jour en buvant le liquide vital des autres. Bref. Akkarin doit avoir l'habitude de ce genre de comportement venant de la porteuse blonde comme le soleil. Elle lui a dit lors de leur première rencontre ; il se lassera de lui-même, sans qu'elle ait à y mettre du sien. Elle le sait, c'est inévitable. Elle garde le goût des lèvres froides du vampire et du sang infect des deux rebuts de la société. C'est simplement plus fort qu'elle. Lena ne sait pas rester indifférente face aux charmes du vampire. Elle a déjà dû se faire violence pour ne pas lui sauter littéralement dessus la première fois qu'ils se sont vus dans cette librairie. Une expression d'enfant une innocente vient se peindre sur son visage pâle. Gamine qui veut séduire ce professeur trop entiché d'une idiote qui ne pense qu'à elle. Au fond elles doivent se ressembler. Deux égoïstes qui ne prennent pas en compte les sentiments de l'Adonis. L'une qui le veut dans son lit malgré ce lien qui les relie, étrange et presque pudique. Malgré son amour sans limite pour l'autre crétine. Et elle qui court derrière un autre homme qui ne voudra sans doute jamais réellement d'elle. Une pauvre chienne dressée. Du moins c'est ce qu'elle a pu comprendre. Elle devrait peut-être faire un tour pour apercevoir cette petite Lorelei insouciante.

« Pas besoin de m'expliquer. Un homme est mort devant mes yeux alors qu'il n'avait que des zéros sur sa deuxième ligne alors que la première s'est arrêtée d'augmenter. Ce que je pige pas, c'est d'où vient cette merde. Et est-ce qu'elle va partir un jour. »

Soucieuse, elle remet son gilet en place, cachant à nouveau son avant-bras. Malgré ce qu'elle sait sur le temps qu'il lui reste à vivre, elle ne veut pas le voir. Ce serait matérialiser son destin et y être confrontée. Elle refuse. La porteuse resserre un peu le nœud de bonne fortune fait à la bretelle de sa robe. C'est vraiment dommage, elle aimait beaucoup cette robe.
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MessageSujet: Re: How to save a life ? ♦ Pv. Akkarin   Mar 10 Juil - 16:05

« Tu sais que tu es super sexy quand tu fais la sangsue ? »

La réaction est instantanée, l’adrénaline due à cette petite altercation serait la justification la plus logique au comportement de Lena, mais je la connais. Elle a connu bien pire, ce n’est pas ça, voici de la provocation pure et simple. Trait de caractère de Lena ceci est bien évidemment naturel. Nouvellement repus et pas encore conscient de la quantité de sang que j’ai ingurgité je ne réagis pas quand Lena m’attrape la nuque possessivement.
Elle semble d’humeur joueuse, serait je que je lui ai manqué ? Ça me fait plaisir, me gonfle comme une pompe de lumière.
J’ai commencé la soirée en cherchant mon chemin dans les quartiers mal famés de Salvation, en marchant dans ce métro pourri. Tu es venue bousculer mes plans encore une fois avec ton franc parlé. Une petite dispute permettant à mon désir premier d’être assouvie. Comme si je me droguais je me sens différent quand je te vois, une impression d’être un autre homme depuis ta connaissance. Tu es un fantasme, une petite idole une boule de nerfs qui m’amuse.

Une douceur innocente, un visage trop tendre, une langue chaude qui passe sur ma bouche. Avais-je froid ? Car désormais je peux assurer que je suis réchauffé. Des éclairs traversent mon regard et je me rappelle alors qu’il s’agit de Lena, cette manière d’enticher quelqu’un. C’est elle tout craché. Toujours aussi séductrice. Et aussi curieuse par la même occasion, j’ai surement encore du sang sur les lèvres, du moins j’avais. Sa figure se déforme comme un enfant prenant un médicament, et oui le sang n’est pas très bon gout quand on est humain. En plus ces deux ordures n’ont pas fameux. C’est comme déguster pour la première fois du vin et commencer avec du bouchonné. Un mauvais souvenir pour elle en somme. Atténué par je pense du désir, le regard trouble et la respiration trop rapide. Cette tension sexuelle est toujours constante, si ça continue nous allons nous perdre cette nuit. Changer ce qu’il y a entre nous est impossible, au mieux il n’y aurait qu’une aventure mais nous serions toujours liés l’un à l’autre. Je ne peux m’accrocher à cette partie de moi que tu es. C’est fou comme je ne comprends pas, que pour nous deux rien ne va, j’ai tellement envie de toi. Tu ne comprends pas et moi non plus. Incompréhensible pour le reste du monde, on va se rendre fou à jouer qui tiendra le plus mais toi et moi savons. Ce lien, cette union, cette chose entre nous. Nous ne nous perdrons pas cette nuit. Les femmes sont incompréhensibles, mais Lena me met de bonne humeur alors.
« Je suis toujours super sexy ma chère. »

Elle remet son gilet dans une hâte trop grande, nous en revenons donc à ces tatouages. Le mystère s’épaississant c’est devenu l’ordre de Salvation. Un joueur quelque part s’amuse à ajouter des règles et observer. J’avoue qu’à sa place je m’amuserais follement mais je ne suis qu’une victime moi aussi, engrenage flexible de cette machination vicieuse.

« Pas besoin de m'expliquer. Un homme est mort devant mes yeux alors qu'il n'avait que des zéros sur sa deuxième ligne alors que la première s'est arrêtée d'augmenter. Ce que je ne pige pas, c'est d'où vient cette merde. Et est-ce qu'elle va partir un jour. »

Elle a donc assisté à une mort, il est clair qu’après ça le mécanisme n’a aucune importance mais sa provenance oui.

« J’ai passé une semaine à rechercher comment ça marche et qui a créé ça. Je pensais au départ à de la simple magie noire. Mais personne n’est capable de ça. Des pouvoirs vampiriques peut être, bien que l’étendu du sort soit trop grande, aucun vampire n’aurait la puissance pour toucher tout Salvation. Des démons alors ? Et bien j’en doute fortement bien que je vais creuser cette piste en me renseignant et guettant quelques chiens de Satan. » Son visage semble incrédule, il est vrai qu’à sa place simple humaine porteuse et désireuse de s’éloigner du milieu des non vivants ça doit faire un choc. Tellement de données à assimiler, l’existence de magie, de démons, de vampires, de plusieurs être dangereux pour l’espèce humaine. Après tout ceci peut à ses yeux n’être qu’une plaisanterie aussi. Une blague à l'étendue phénoménale et de très mauvais gout.

« Je ne rigole pas, ces chiffres sont vraiment ce qu’ils semblent être. Personne n’y a échappé et je ne sais combien de temps ça durera mais c’est là. » Il fait nuit, trop sombre pour rester dehors sans risquer des abrutis cherchant à se battre. Quel ennui.
« Allons quelque part. En tout cas pas chez toi, le quartier est trop mal famé. Et puis un carnage par soir est ma politique. » Dis-je d’un sourire en observant Lena rechercher où aller. Sa robe semble fichue, quel dommage elle lui va à ravir. Blanche et simple, on dirait dedans qu’elle est sage, innocente et pure. Comme c’est amusant, l’habit ne fait pas vraiment le moine.
« Je sais ! Suis-moi. » Je lui tends la main et attends qu’elle l’attrape pour la conduire dans une boutique sombre sachant pertinemment de quoi il s’agit.
Il est temps de retirer ces traces de feutre noir sur mon avant-bras.
La cloche à la porte annonce un client, des murs rouges, ni perdu, ni mendiant je suis client. Un décor sombre, éclairé aux lumières bleues, de celles qui sont pour empêcher les junkies de se piquer les veines. Des dessins sur tous les murs, des motifs servant de base à l’artiste, libre qui me fixe dans les yeux. Je sors un papier de ma poche et lui pose sur le contoir, un signe de tête d’approbation me suffit.
« Désolé de t’entrainer là mais j’ai un truc à faire. » Je m’assois dans le siège et attend le tatoueur qui s’attable et me demande où. Je souris, regarde Lena et montre mon avant-bras.
Depuis le temps que je souhaitais me faire tatouer sans savoir où, je savais déjà quoi. Cette geisha dont le vêtement tombe de l’épaule, son regard vide et déterminé. Sa peau blanche, ses cheveux noirs démêlés glissant sur son corps comme une seconde peau. J’ai fait la possession d’une copie de ce tableau que j’ai vu au Japon il y a une cinquantaine d’année. Véritable coup de cœur pour cette œuvre orientale dont les traits alternant finesse et lourdeur glorifient un buste alliant fragilité et courage. Uniquement noir et parfaitement net. Je le veux. L’artiste barbu, blond et d’une soixantaine d’année utilise de l’alcool afin d’effacer le marqueur sur ma peau.
Un étonnement, un léger sursaut, un petit cri étouffé de Lena, et des yeux ronds du tatoueur. Il commence son œuvre sans ciller.
« Ça fait longtemps que j’en voulais un, assied toi et parle-moi de ce que tu veux.
Ah j’y pense !
» je me retourne vers le tatoueur et lui dit « Je ne vais pas saigner n’ayez crainte allez y franco. » Je souris et me retourne vers Lena, je suis fou mais totalement raisonnable. Je m’amuse de ses réactions et de la vie. Parle-moi beauté que ta voix apaise le petit trouble me prenant au contact de métal contre ma peau.

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MessageSujet: Re: How to save a life ? ♦ Pv. Akkarin   Mar 10 Juil - 17:30

« Je suis toujours super sexy ma chère. » Vantardise factice. Lena s'en amuse. Il n'y a qu'elle pour dire ce genre de choses. Akkarin a toujours su rester noble et modeste. Peut-être trop justement. Il la couve d'un regard qu'elle n'a jamais connu. Sam ne l'a toujours regardée que par amour. Un amour indéfinissable. Un amour qu'elle savait trop grand. Un amour qui les a détruit tous les deux. Le vampire, quant à lui, semble la fixer comme on observe les étoiles. Et elle ne sait pas si elle aime ou déteste ça. Elle ne sait pas s'il regarde cette Lorelei de la même manière. Est-ce qu'il passe ses mains dans ses cheveux pour lui montrer son amour ? Elle est sans doute trop aveuglée, trop conne pour le voir. Trop entichée d'un autre. Peut-être. Une once de colère s'insinue au creux de son estomac. Ce sentiment de ne le vouloir que pour elle. Et elle seule. Perfide possessivité qui lui ronge les os, la chair, et ce petit organe vibrant sous sa poitrine. Comme le grondement d'un moteur. Appartiens-moi, je t'appartiendrai. Sauve-moi. Prends moi. Ou libère-moi de ces chaînes qui me font toujours revenir vers toi. Irrémédiablement. Je me perds. Je me crève. Cette créature de la nuit est son cauchemar et son havre de paix. Elle l'aime et elle le déteste. Il réveille en elle des sentiments contradictoires qu'elle voudrait ignorer. Oublier. Effacer. Il devient indispensable. A ses jours, à ses nuits, à sa vie. Sa putain de vie misérable qu'elle noie encore et toujours dans ses seringues d'héroïne. Elle n'avait qu'une satisfaction avant.. Celle de faire passer les petits cristaux de coke par ses narines avides. Celle de pousser sur le piston et d'empoisonner ses veines jamais rassasiées. Et maintenant, il y a lui.

Il a raison. Il est en tout point beau comme un Dieu. Apollon pâlirait sans doute devant son élégance et ses traits parfaits. Ce monstre qui immobilise Lena d'un regard. Elle l'examine. Ses cheveux un peu ébouriffés lui barrent le front. Cette petite toison naissante sur ses joues et son menton lui rajoute un charme fou. Et ses yeux, trop clairs, qui la percent. Comme s'il pouvait lire en elle comme dans les livres qu'il dévore avec cette soif de connaissance qu'elle lui connaît si bien. Huis clos est toujours perché sur son étagère. Elle l'a lu et relu maintes fois. Pour tuer l'ennui. Pour tuer ce manque. Il ne la connaît que trop bien. C'est effrayant. Lena voit le même désir que le sien passer dans son regard limpide. Elle sait que pour lui comme pour elle, cette sensation ne s'atténuera jamais. Ce besoin tactile et irrésistible de le toucher. De l'embrasser. De le sentir contre son corps frêle. Comme la marée influencée et attirée par la lune. Comme deux aimants. Comme deux amants. Mais elle ne peut pas. Elle n'en a pas le droit. Lune trop pâle en comparaison de son Soleil autour duquel il gravite sans jamais pouvoir l'atteindre. Prisonnier de cette succube indifférente face à cet amour qu'il lui porte. Et Lena ne peut pas l'en délivrer. Elle le sait. Elle ne peut que rester là, impuissante, les bras ballants. L'assaillir de paroles affolantes, suintant la séduction et l'envie. L'envie de lui. Et ses gestes qui ne doivent être pour lui qu'un jeu.

Des démons ? De quoi parle-t-il ? Ce doit être une figure de style. Une façon de désigner le monstre qui a fait ça. Il ne peut pas y avoir les fils de Lucifer parmi eux. Déjà que cette histoire de vampire semble sortir tout droit de l'imagination délurée de Tim Burton. Alors des démons ? Lena devient folle. Elle reste plantée là, comme une poupée de cire. Elle n'arrive pas à assimiler l'information. Combien de créatures de l'ombre peuplent cette putain de ville ? Elle fouille dans le regard d'Akkarin. Cherche des réponses. Cherche un semblant d'étincelle moqueuse. Rien. Elle voit qu'il y croit dur comme fer. Est-il devenu complètement fou pendant ces jours à rester enfermé et plongé dans ses bouquins ? La folie a envahi son esprit, ce doit être ça. Elle ne sait même pas quoi lui dire. Son silence s'éternise alors qu'elle réfléchit à tout ça. Des démons bon sang ! Des êtres que même la nuit doit craindre. Des monstres qui peuvent être n'importe qui, n'importe où. Son voisin peut-être. Ou son patron Aidan. Le monde devient fou. Il court à sa perte. L'espace d'un instant, elle passe du choc au rire. Les larmes lui montent aux yeux. Il n'y a qu'Akkarin qui l'ait vu rire depuis la mort de Sam.

« Dis moi, il faut que je sache quelque chose.. Est-ce.. Est-ce qu'ils ont des cornes, une queue pointue, et une fourche ? »

Elle rit de plus belle. On aura tout vu. Un vampire. Des démons. Et Lena, riant, pleurant, perdue sur ce monde de fous. Blondie détonne dans ce métro sale et dont la puanteur n'a pas de nom. Elle détonne dans cet environnement désolé, parmi les gens qui l'entourent, pauvres erres. Sa robe blanche lui donne les airs d'un ange déchu, plongé dans cet incontrôlable apocalypse. Mais personne ne sait. Non personne ne sait que derrière ce rire cristallin qui résonne, il y a un chaos bien plus grand. Elle se remet doucement de ses émotions et hoche de la tête quand il lui signifie qu'il vaudrait mieux partir d'ici. Après tout, Lena est un aimant à embrouilles. La preuve avec les deux crétins de tout à l'heure. « Je sais ! Suis-moi. » Elle attrape sa main. S'y accroche comme une noyée à sa bouée. Suis-moi je te fuis. Fuis-moi je te suis. Ils entrent dans une petite boutique sombre. Les lumières bleues qui agressent un peu ses yeux azur lui font une chevelure bleuté. Good bye little sun. Le tatoueur derrière son comptoir les examine d'un œil torve. Il a l'air méfiant. D'un côté, c'est légitime vu les lieux pourris qui entourent son salon. Elle aperçoit le dessin qu'Akkarin tend à l'artiste. Elle aime beaucoup l'idée. Un peu vintage. Elle admire la sensualité que dégage cette femme. Et elle l'envie. Tant de beauté. Tant d'élégance dans une pose lascive. Et tant de vécu dans un regard sombre. Par réflexe, Lena s'observe dans la fenêtre de la vitrine exposant des piercings de toutes sortes derrière Akkarin qui a déjà pris place. Elle y voit une silhouette menue. Un corps trop souvent maltraité. Elle y voit une blonde désespérée. Elle n'y voit aucun charme. Détournant le regard, elle observe la tatoueur à l’œuvre qui commence par ôter les traces de marqueur. Elle ne sait pas si elle a envie de voir ce qui se cache derrière. Mais sa curiosité l'emporte. Quand elle voit apparaître les chiffres, elle s'étonne. C'est impossible. Pourtant c'est là, ancré dans la peau hâlée du bellâtre. Lena prend un tabouret et s'assied près de lui à sa demande. « Ça fait longtemps que j’en voulais un, assied toi et parle-moi de ce que tu veux. » Elle le laisse parler avec le tatoueur avant de plonger ses topazes dans le regard sombre du vampire, amusé par l'idée de se faire tatouer.

« C'est toi que je veux. »

Elle ne prend pas garde au regard curieux, presque imperceptible, que l'artiste lui lance. Elle reste tournée vers Akkarin. J'emmerde les convenances. Encore une fois, on ne peut pas aller contre sa propre nature. Et Lena ne reste jamais sérieuse bien longtemps en compagnie du vampire. Elle aime le pousser dans ses retranchements. Lui rappeler ce qu'ils pourraient s'offrir, sans pour autant briser ce lien qu'ils ont. Elle lui promet tout et rien à travers de simples paroles. Je sais que tu me veux aussi. Elle sourit, aguicheuse. Puis elle se rapproche un peu du beau brun. Elle dépose un baiser au coin de ses lèvres et reprend sur un ton qui se veut nonchalant.

« J'ai un petit ragot pour toi. Il n'y a pas si longtemps, j'ai rencontré quelqu'un au bar. J'étais en week end. J'y suis allée boire un verre et puis pouf, il était là ! Il est beau comme un Dieu et tu sais que j'ai du mal à résister aux bruns ténébreux. Enfin bref. Il est.. intéressant. »

Elle s'arrête un moment. Le tatoueur lui-même n'a pas l'air de comprendre. Croyant sans doute qu'ils étaient ensemble. Elle laisse à Akkarin le temps d'assimiler l'information. Mine de rien, elle le fixe. Elle fouille. Elle essaie de déceler une étincelle de jalousie dans son regard qu'elle a voulu provoquer volontairement. Peut-être. Elle cherche comme une désespérée la preuve qu'elle n'est pas dans l'ombre de Lorelei. Qu'elle n'est pas rien.
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MessageSujet: Re: How to save a life ? ♦ Pv. Akkarin   Lun 30 Juil - 13:44

Une simple question visant à me divertir de cette aiguille allant et venant à travers ma peau, une simple doléance non pas pour apaiser une douleur, car j’en ressens à peine mais juste pour faire passer ce temps trop long. Je m’amuse pourtant, je réalise une lubie de jeunesse et découvre par la même cet art trop peu connu. Qui plus est en compagnie de Lena. Que demander de plus ? Quand tu retrouves le nord de ta boussole tout ce que tu fais après te semble juste guidé et si clair.
Mais c’est mal connaitre Lena que d’exiger une réponse simple à ma demande. Je ne peux nier qu’elle est extrêmement séduisante, que plus que son minois elle possède un désir de survivre impressionnant pour une humaine. Lena fait partie de ces humaines capables de charmer un non vivant.
Je dois admettre être sous le charme mais elle comme moi savons comment. Qu’il s’agit d’un besoin de se connaitre l’un l’autre, de se parler et de se voir. Comme deux personne qui à l’ origine n’en formait qu’une. Elle est simplement ma Lune, éclairant ma Terre.

« C'est toi que je veux. »

Je souris à cette remarque que le tatoueur étonne, s’il savait ce qui est entre nous. Si quelqu’un savait. Mais ce lien est si indescriptible et inexistant dans le commun des mortels. Peut-être que des non vivants en font l’expérience mais c’est trop irréel pour être expliqué.
Et évoquer ainsi la possibilité de liens physiques entre nous. Bon sang nous sommes déjà reliés de manière si forte que ça en devient physique à force. Pas de la même manière mais similaire. Dire que notre relation pourrait être plus est une faute. Elle est plus que ce que n’importe qu’elle relation physique pourrait donner. Ainsi je lui rends son sourire aguicheur et répond à ma Lena.

« Pas ici, ça nous filerais des ennuis. Et puis tu dois savoir que depuis cette librairie, tu m’as Lena. Si tu veux plus, sois en sûr. Mais je suis persuadé que non. »

Courir un tel risque et la perdre, perdre notre lien. Je ne pense pas qu’elle-même le veuille. Elle s’approche et me dépose un baiser au coin de la bouche. Voilà ce qui me fait aimer Lena, elle ne se cache pas, et assume pleinement. De plus la voilà qui continue.

« J'ai un petit ragot pour toi. Il n'y a pas si longtemps, j'ai rencontré quelqu'un au bar. J'étais en weekend end. J'y suis allée boire un verre et puis pouf, il était là ! Il est beau comme un Dieu et tu sais que j'ai du mal à résister aux bruns ténébreux. Enfin bref. Il est... intéressant. »

Un pic, c’est clairement un pic. Le pire étant que mon visage se fige quelques secondes. Je n’avais jamais songé à Lena dans les bras d’un autre, après tout elle ne vient dans les miens que pour du réconfort ou simplement par envie. Mais qu’en est-il de ses sentiments. Elle est une femme, elles veulent toutes ce prince sans vouloir se l’avouer forcément. Si Lena tombait amoureuse et sortait avec un autre homme. Je ressens ce pic en moi. Dans cette partie de mon âme étant lié à Lena, serait ce de la jalousie ? Non, la jalousie me tord et me tue, c’est ce que j’éprouve concernant Lorel’ et son amant tortionnaire. Concernant Lena, il me tarde de voir ce type. De l’évaluer en fait … De la protection. Oui c’est surement ça. Veiller à vérifier toute personne s’approchant de son orbite et agissant sur sa personne. J’ai envie de voir qui est cet intéressant brun ténébreux comme elle dit.
En quoi est-il intéressant, et si sa beauté est réellement ce qu’elle dit qu’elle est.
Il n’est surement pas humain.

« En quoi est-il intéressant ? Raconte-moi un peu, tu m’intéresses. »

Je lui ai beaucoup parlé de Lorel' par le passée. Lena mérite mon attention bien plus que de raison. De plus elle est incomparable à Lorel', l'une a pris mon coeur, l'autre partage mon âme. Vivre sans coeur est possible alors que sans âme la mort est préférable.

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MessageSujet: Re: How to save a life ? ♦ Pv. Akkarin   Lun 30 Juil - 14:54

« Pas ici, ça nous filerais des ennuis. Et puis tu dois savoir que depuis cette librairie, tu m’as Lena. Si tu veux plus, sois en sûr. Mais je suis persuadé que non. » Lena ricane. Elle ne sait pas si elle veut plus. Elle ne sait plus. Elle ne veut pas de son amour, l'amour pour elle c'est des emmerdes quotidiennes enveloppé de guimauve. L'amour c'est la mort de Sam sur la conscience, qui lui pèse sur son cœur en miettes. L'amour est destructeur. Vous avez plus de chance de crever d'amour que de crever d'un accident d'avion. Vous êtes tristes, vous êtes seul, vous avez tout perdu. Votre moitié. Votre raison de vivre. Vous vous apitoyez et il y a un jour où vous en avez marre. Vous êtes las de ce monde, las de la vie, las de survivre. Las de l'épave que vous reflète votre miroir. Vous vous passez la corde au cou à la place d'avoir la bague au doigt. Vous appuyez sur la détente du flingue au lieu d'être aveuglé par le flash de l'appareil photo. Et vous crevez. Inéluctablement, vous crevez. Parce que c'est trop dur. C'est vrai, il paraît que c'est dur. Et Lena se demande si c'est plus douloureux de savoir son âme-soeur vivant et avec quelqu'un d'autre que mort et affalé sur les nuages à faire chier les anges. L'amour. C'est une merde sans nom. C'est Daniel qui dépérit et qui trompe sa femme. C'est sa mère qui baise avec n'importe qui et papa qui se saoule tous les soirs. C'est Akkarin qui se ronge littéralement pour une petite conne trop aveugle pour voir qui il lui faut réellement. Cupidon planque un gun dans son slip et un couteau dans son carquois.

Lena l'observe et le dévisage. Discrétion zéro. Elle attend une réaction. Elle attend une grimace. Elle attend le choc. Mais il ne vient pas. Du moins pas comme elle s'y attendait. Il reste sans voix quelques instants, semble se raidir. Puis réfléchir. Tout simplement. Tout bonnement. Il doit déjà se demander si ce mec la rend heureuse ou s'il va devoir lui tordre le cou. Dans ce cas qu'il se prépare à un nouveau dîner. Blondie soupire. Akkarin n'est pas un monstre. Il s'est trompé de voie, et il a perdu ses ailes. Son ange gardien. Ses topazes s'adoucissent quand ils croisent ceux du vampire. Elle lui sourit, sans réel raison. Elle sourit vraiment. Avec les yeux. « En quoi est-il intéressant ? Raconte-moi un peu, tu m’intéresses. » Elle déglutit. C'est vrai, elle a vraiment rencontré quelqu'un au bar. Il lui a payé un verre, ils n'ont pas eu besoin de discuter. Deux épaves. Deux pauvres merdes qui n'ont plus rien, qui n'ont plus que la coke et l'alcool pour se tenir debout. Ce mec c'était un Dieu. Sans rire. Un Dieu. Brun, et tatoué de partout. Un teint d'albâtre qui fait ressortir l'ancre qui recouvre sa peau. Beau à s'en crever les yeux. Elle a aimé être dans les draps avec lui. Elle a aimé se perdre dans ses bras. Elle connaît juste son nom. Un simple nom. Elle ne sait rien d'autre de sa misérable vie. Et qu'importe. C'est comme si elle se sentait mieux de se détruire à deux.

Depuis qu'elle l'a rencontré au bar, elle le voit 3 à 4 soirs par semaine. Ils se retrouvent soit chez elle, soit chez lui. Des taudis dans tous les cas. Et ils passent la nuit ensemble. Il la fournit en coke et en héro. Gratuitement ou à moindre coût. De la bonne qualité qui plus est. Alors ils se shootent et regardent le monde par la fenêtre. Les fourmis qui grouillent. Comme des Dieux, ils surplombent ces petits êtres fragiles. Et ils s'en contentent. Puis ils retournent dans le lit. Et ils s'oublient. Leurs deux corps s'aiment et se salissent. Ils se souillent mutuellement. Ils se haïssent parce qu'ils sont tous les deux le miroir de l'autre. Ce mec, c'est Lena au féminin. L'antithèse d'Akkarin. Quand l'un essaye de la protéger, de la relever, l'autre l'enfonce un peu plus et la laisse se noyer avec lui. Ils ne parlent pas beaucoup. Ils agissent surtout. Ils se comprennent, ils se connaissent par cœur sans même s'être raconté leur vie. Parce qu'il n'y a rien d'autre qui compte que le présent. Ce foutu présent et la came. Et le sexe. Lena relève son regard vers Akkarin. Elle aurait aimer qu'il soit sa nouvelle drogue. Il aurait sans doute été moins néfaste. Un jour, il la retrouvera morte une aiguille plantée dans le bras. Et il ne pourra rien y faire. Il ne pleurera sans doute pas. Mais elle sait qu'il sera brisé au fond. Autant qu'elle l'est. Autant qu'elle l'a toujours été. Elle voudrait le rassurer, elle voudrait lui mentir. Lui dire que c'est un gars bien, qu'il est parfait pour elle. Qu'elle est heureuse. Qu'elle goûte à ce putain de bonheur. Mais il sait lire en elle comme dans un livre. Elle se rapproche de lui, jusqu'à s'y coller et niche sa tête dans son cou. Akkarin, t'es trop vraiment trop con de rester. Tu devrais partir. Loin, très loin de moi. Je ne suis pas bonne pour toi. Sa voix brise le silence, elle murmure.

« C'est un mec super. Vraiment. Il est gentil. Autant qu'il est beau. »

Blondie laisse le silence s'installer seulement troublé par le ronronnement de l'aiguille qui s'affaire sur le bras d'Akkarin. Elle ferme les yeux et prie pour qu'il y croit. C'est mieux pour lui. Pour elle. C'est mieux comme ça.
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MessageSujet: Re: How to save a life ? ♦ Pv. Akkarin   Jeu 23 Aoû - 16:05

Elle a fait une rencontre, après tout elle ne m’appartient pas c’est vrai. Cependant une part d’elle m’est du. Comme une partie de moi est sienne.
Je tiens à savoir, en apprendre plus, à rencontrer s’il le faut ce type.
Son regard se trouble un peu, je n’ai jamais vu Lena pleurer, est-ce ce qui va se passer ? Elle enfoui son visage dans mon cou. En quête de chaleur, de réconfort, c’un peu d’amour et de protection. De mon bras libre je l’enveloppe. Je veux parler, lui demander ce qui ne va pas ? Si c’est ma question le problème. Ce type lui a fait du mal ? Ou au contraire ?...
Elle murmure, c’est à peine audible, je ne comprends quelques mots seulement à cause du bruit de l’aiguille se répercutant dans tout mon corps jusque mes tempes. Elle apprécie le silence, elle aime les gens qui respectent et peuvent simplement rester assis sans parler. Alors j’attends que son cœur s’ouvre un peu pour que j’y puisse y entrer et réparer ce qui peut l’être.

« C'est un mec super. Vraiment. Il est gentil. Autant qu'il est beau. »

Ses cils me chatouillent le bras et ne bougent plus après sa réponse.
J’inspire profondément, veillant à ne pas gêner le tatoueur.

« C’est vrai ce mensonge ? Je te connais ma Lune, et là tu me mens effrontément.
Est-ce que … est ce que ce type t’a fait du mal ? Parce que si c’est le cas je vais le démolir, le vider de son …
»

Je ne suis pas seul avec elle dans cette pièce, il est vrai que le tatoueur a vu mes chiffres sans émettre de commentaires mais c’est peut-être trop pour lui. Je ne voudrais pas qu’il me rate et me retrouver avec une sorcière sur le bras.

« Bon… Je sais que ce moment va être gênant mais … Est-ce qu’il t’a … Est-ce que tu étais d’accord ? Enfin … vous avez fait quelque chose ? … BON ! C’est trop gênant comme situation. Raconte-moi simplement ma Lune. Je ne crierais pas, je ne m’énerverais pas, je resterais calme je te le promets.
Et est-il plus beau que moi ?
»

La petite boule de nerfs connue pour son répondant se tait et observe le silence grésillant d’une aiguille nerveuse. Ce n’est pas normal et ça m’inquiète. J’ai besoin de réponse, sans la presser prenant mon mal en patience j’attends ce qui me semble une éternité.
Un infini de respiration contre mon bras, de regard autour de moi en quête de quelque chose me distrayant quelque secondes. Le tatoueur me sentant le regarder devient plus nerveux avec son instrument. Le dessin va bon train, nous en sommes au ¾ je dirais. Bientôt nous irons chez elle ou moi, commander quelque chose et nous affaler sur un lit afin de parler, de regarder des vieux films et commenter tout ce qui se passe. Je l’embrasse sur sa tempe et attend des mots qui ne devraient plus tarder.
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