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 World So Cold [PV]

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Isobel S. Turner
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▌Fireflies : 105
▌Date d'inscription : 17/08/2009
▌Age : 27
▌Age du Personnage : 26 ans
▌Métier : Cambrioleuse
▌Force & Pouvoir : Diabolique.
▌Faiblesses : Elle, Lui et tous ces souvenirs qui me meurtrissent.
▌Playlist :
THREE DAYS GRACE - world so cold | GHINZU - high voltage queen | MUSE - time is running out | PLACEBO - battle for the sun | H.I.M - soul on fire | EPICA - the phantom agony | THE USED - let it bleed | ALANIS MORISSETTE - versions of violence | THE RASMUS - in the shadows | PUSCIFER - the undertaker | POETS OF THE FALL | carnival of rust | FOR MY PAIN - queen misery | QUEEN - killer queen | AEROSMITH - janie's got a gun | SKILLET - dead inside | WITHIN TEMPTATION - stand my ground | IMOGEN HEAP - useless | MÉLANIE LAURENT - insomnie .

▌Citation : « Et plus on aime fort, plus la douleur à venir sera décuplée. Tu connaîtras le manque, puis les affres de la jalousie, de l'incompréhension, la sensation de rejet et d'injustice. Tu auras froid jusque dans tes os, et ton sang fera des glaçons que tu sentiras passer sous ta peau. La mécanique de ton coeur explosera. Je t'ai moi-même greffé cette horloge, je connais parfaitement les limites de son fonctionnement. » } Mathias Malzieu.



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MessageSujet: World So Cold [PV]   Sam 4 Aoû - 12:02


World So Cold.
« I never thought I'd feel this. Guilty and unbroken down inside. Livin' with myself, nothing but lies. I always thought I'd make it, But never knew I'd let it get so bad, Living with myself is all I have. I feel numb, I can't come to life, I feel like I'm frozen in time. Livin'in a world so cold, wasting away. Livin'in a shell with no soul, since you've gone away. Livin'in a world so cold, counting the days. Since you've gone away, You've gone away. Do you ever feel me? Do you ever look deep down inside, Starin' at yourself, paralyzed? I'm to young, to lose my soul. I'm to young, to feel this world. So long, I'm left behind. I feel like I'm losing my mind. »
Un monde sans Elle. Un monde sans lumière, sans chaleur. Un monde froid et terne, qui vous frigorifie de l’intérieur. Un nouvel Enfer, moins brûlant que ceux dont elle avait pu éprouver l’horreur suprême, mais tout aussi terrifiant et désertique. Probablement le pire d’entre tous. Et néanmoins celui auquel elle se retrouvait inlassablement condamnée, que le sort soit davantage en sa faveur ou non. Pendant un court moment, elle s’était fait la promesse de se détacher d’elle. De cesser ce boire la moindre de Ses paroles comme du petit lait, et de courir vainement après Son affection. Elle se l’était jurée et pourtant. Elle se retrouvait comme d’ordinaire en train de sinuer à travers Salvation, cherchant la trace de sa moitié sans la trouver. Les prunelles azurées qui vont, viennent, papillonnent avant de voler en écume contre les récifs acérés. La nuque qui se raidit, se redressant pour discerner jusqu’à la plus infime cachette secrète. Les guiboles tremblantes qui chancèlent, abdiquant devant tant d’heures de marche pour ne rencontrer que de futiles passants. Plus les jours, les heures, les minutes s’effilaient, et plus la démence la gagnait. Cette peur irrépressible dont la main glaciale fouille à l’intérieur de vos entrailles, en triturant les lambeaux jusqu’à vous tordre de douleur. Cette angoisse furibonde propre aux mères qui ne retrouvent plus leur enfant dans les rayons du supermarché, qui s’inquiètent de ne pas le voir rentrer de l’école, ou accourent à l’hôpital complètement apeurées pour quelques points de suture. Elle avait l’atroce impression de se retrouver au beau milieu d’un immense labyrinthe, terrifiée à l’idée de ne pas retrouver sa cadette. La colère d’origine avait cédé sa place à un effroi déroutant, figeant ses veines dans leur cruor pour les muer en pierres.

Diablesse obstinée ratissant la ville entière, raclant ses bas-fonds et ses sous-bois en piaffant d’impatience. Jusqu’à échouer devant le club le plus mal famé des environs. Repère de débauche privilégié par les sangsues assoiffées, baignant dans le crime et la luxure. Piètres humains réduits au rang de verres à pattes, domestiqués par de paresseuses bêtes à crocs. De l’hémoglobine en abondance et des orgies à foison. Aussi ignoble qu’attirant. Elle avait délibérément évité ce lieu de dépravation, se persuadant qu’Elle n’était pas suffisamment vile pour s’y vautrer. Toujours attachée à l’image sage et lisse qui Lui collait tant à la peau depuis les prémices de leur enfance déchiquetée. Même après Sa conduite sulfureuse de ces dernières années. Même après les soupçons pesant sur Son compte depuis qu’Il avait farouchement démenti Ses accusations féroces. Refusant aveuglément de L’imaginer agglutinée à Ses semblables, comme une mouche sur du fumier. Elle s’engouffra ainsi sans y croire à l’intérieur de la sombre bâtisse, ses pas flirtant avec le sol putride avec aplomb. Blonde tyrannique scrutant les clients avec un dédain flagrant, et une pointe d’envie refoulée. Réflexes vampiriques profondément ancrés en elle, rechignant à s’évanouir complètement en fumée. Ignorant royalement les quelques intéressés qui s’étaient redressés sur son passage, désireux d’aspirer la substance capiteuse incendiant son corps damné. Alcôves isolées permettant à leurs invités de laisser libre court à leurs ébats et à leurs échanges barbares. Spectacles charmants et répugnants sur lesquels elle ne s’attarda pas, se contentant de serpenter entre les niches en espérant ne pas tomber sur Elle. Pas ici. Pas au milieu de tous ces fauves décadents, et de ces proies décérébrées.

Piteuses illusions calcinées à l’instant précis où Son inimitable flagrance se fraya un chemin jusqu’à ses narines irritées. Le sang se mit à rugir contre ses tempes, lui donnant le vertige. Sa vue acérée se troublait, alors qu’elle dégringolait à toute vitesse de son nuage gorgé de chimères. Elle se trouvait là, juste là à quelques mètres à peine. Avachie sur un misérable dont l’essence ne la trompait pas. Succube de la même race infecte qu’elle-même, ses ongles crochus entaillant la chair de Ses cuisses alors qu’il Lui dispensait de lascives caresses. Elle La voyait jouer, titiller, séduire. Cherchant à s’attirer ses faveurs et provoquer un abandon complet pour mieux s’abreuver de sa substance écarlate. Mince filon vermeille coulant déjà le long de sa gorge. Pensées sombres, brouillées, chaotiques. Manège sensuel qui n’était pas sans lui en rappeler d’autres. Manœuvres voluptueuses dont le déroulement pervers imitait celles auxquelles elle pouvait s’adonner pour tromper son ennui et éveiller la furie. Aguicher avant d’occire. Des méthodes habiles qui ne devaient pas devenir les Siennes. Jamais. Le simple fait d’assister à ça la rendait ivre de fureur, prête à tout détruire autour d’elle d’un claquement de doigts. Elle n’en fit toutefois rien, l’expérience désastreuse de la menuiserie lui ayant appris que sa sœur et le feu faisaient des étincelles. Et donc un bien mauvais ménage. L’atmosphère fiévreuse de l’endroit enflammant ses poumons à chaque inspiration, cimentant horriblement sa gorge. L’émeraude de ses pupilles vrilla, cédant sa place à deux lunes noires puisant leur force au creux des ténèbres. Elle s’approcha doucement du couple de fortune. Adoptant la discrétion suprême des félins en chasse avant de dégainer son arme et de la poser contre la cervelle du démon. Un cliquetis métallique, et elle pouvait le renvoyer tenir compagnie à leur cher Satan.

« - Disparais ou je t’explose. Le mur n’est pas encore assez rouge je trouve. Pas toi ? »
Susurra t’elle d’une voix faussement mielleuse alors que sa compagne de jeu semblait enfin remarquer sa présence. Elle s’efforça de ne pas La contempler, de crainte de perdre totalement les plombs et de ne plus pouvoir se contrôler. Trop de témoins pour pouvoir massacrer tranquillement et hargneusement Son jouet. Même à l’écart le bruit de la lutte meurtrière ferait trop de tapage. Les quelques grognements de protestation ne s’éternisèrent pas. Libertin frustré préférant jouer la carte de la raison plutôt que de risquer de retourner lécher les flammes des géhennes. Surement décidé à lui faire ravaler plus tard son audace. Cela tombait bien, elle était elle aussi décidée à le démembrer comme un vulgaire insecte à la prochaine confrontation. Il s’évapora dans la brume, n’ayant heureusement pas l’idée d’amener la belle enjôleuse avec lui. Les cristaux verts se percutèrent enfin à l’acier de Ses iris, la toisant l’espace d’un instant avant de faire le tour du sofa moelleux. Surplombant de toute sa hauteur la victime de son mécontentement, oubliant le soulagement de se retrouver à nouveau en Sa présence pour se concentrer uniquement sur son acerbe déception.

« - Alors c’est ça ? C’est à ça que tu passes tes soirées ? A faire la putain pour des démons de bas-étage, au milieu de la vermine ? »


Venin craché sans qu’elle puisse s’en empêcher, ses phalanges rageuses s’infiltrant dans l’or de Sa chevelure. En arrachant une poignée dans sa hâte avant de L’envoyer gouter à la moquette d’ébène sans réellement faire preuve de délicatesse. S’attardant du regard sur Ses courbes beaucoup trop avantageuses et dévoilées pour elle.

« - Couvres-toi, j’ai pas envie de te voir à moitié à poil. Laisse-moi deviner… t’es tombée en pénurie de tissu ? »


Railleries amères qui lui écorchèrent la langue. Elle Lui lança sa veste en cuir au visage, illustrant ses rudes propos et son ordre pressant.

_________________

CALL ME A SINNER, CALL ME A SAINT I finally put it all together, But nothing really lasts forever. I had to make a choice that was not mine, I had to say goodbye for the last time. I kept my whole life in suitcase, Never really stayed in one place. Maybe that's the way it should be, You know I've led my life like a gypsy.

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Selene L. Turner
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▌Age du Personnage : Jeune vampire de 24 ans, transformée à l'âge de 21 ans
▌Métier : Danseuse & serveuse au Paradisio
▌Force & Pouvoir : Ce qu'elle est aujourd'hui n'a rien changé à son visage innocent de petite fille inoffensive. Elle joue de cette arme pour s'attirer les ennuis sans que ceux-ci s'en rendent vraiment compte.
▌Faiblesses : La principale faiblesse est son aînée, Isobel. Trop d'émotions la submergent sans qu'elle le veuille vraiment, cet incontrôle de ses sentiments la rend faible et parfois vulnérable.
▌Citation : « Je suis fière d'être une pécheresse au milieu de faux saints. »



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MessageSujet: Re: World So Cold [PV]   Lun 6 Aoû - 20:55

Sister of night When the hunger descends And your body’s a fire An inferno that never ends An eternal flame That burns in desire’s name Sister of night When the longing returns Giving voice to the flame Calling you through flesh that burns Breaking down your will To move in for the kill Oh sister, come for me Embrace me, assure me Hey sister, I feel it too Sweet sister, just feel me I’m trembling, you heal me Hey sister, I feel it too Sister of night In your saddest dress As you walk through the light You’re desperate to impress So you slide to the floor Feeling insecure Sister of night With the loneliest eyes Tell yourself it’s alright He’ll make such a perfect prize But the cold light of day Will give the game away.

Les souvenirs d'un passé douloureux envahissaient son esprit, le freinant dans sa course vers un bonheur ultime qui n'aurait pas lieu. Oppressée, la nuit de velours avait été sa compagne. Ses yeux avaient guetté le moindre mouvement, se sentant observés, menacés. Les ombres, ce sont celles qui accompagnent toute vie d'homme. Elle n'échapperait pas au sort commun, malgré sa foi et sa candeur. Empêcher ses ombres de s'épaissir jusqu'à devenir ténèbres était trop tard. Avançant tête baissée, dépourvue de toutes émotions jusqu'à foncer tout droit dans un mur, signe d'impasse. Des ombres dentelées s'y jouaient, en un incessant mouvement. Selene étendit ses mains pour les saisir, trouvant plus raisonnable d'abattre le mur d'un seul coup de poing. Laissant ses bras ainsi que son front posés sur l'épaisse couche donnant des sensations de picotements, telle une punition. Fermant les yeux, les ouvrant sur un tout autre paysage. Un souvenir restée enfoui dans son coeur refaisait surface, l'offrant une vue spectaculaire sur deux petites filles à la chevelure d'or. C'était un soir d'hiver, la cadette venait souvent se blottir dans les bras de son aînée qui se refermaient sur son petit corps souple, tel un bouclier renvoyant les ondes négatives très loin de cette enfant qui avait si chaud, si chaud, tout près de ce coeur qui battait fort sous ce haut noir sans une once de couleurs. Son coeur fit un voyage dans le temps, en ouvrant ses yeux, la réalité la heurta sans pitié, la faisant revenir à cette époque où ces deux jeunes soeurs étaient loin d'être deux adorables petites filles. Ses bras tombèrent le long de son buste, sans grande conviction. Se laisser abattre ne faisait pas partie de ses envies. La nuit d'encre inspirait la vampire, la soif qu'elle éprouvait, grattait sa gorge comme si elle avait eu des ongles fines et bien laminées prêtes à la déchirer et ainsi cesser ses crimes.

Sa tenue légère aurait pu être signe d'un acte manqué. Ses yeux sérieux et tristes y répandaient une ombre de mélancolie. Couleur bleu qui s'accordait avec les fines paillettes de son haut à manches longues mais au décolleté plongeant. Cachées sous ce tissu, des formes avantageuses qui se révélaient des véritables armes le moment venu. Donnant l'impression de vous regarder de haut, perchée sur des talons vertigineux à l'élégance sans failles. Une paire parfaite lorsqu'on admirait sa jupe courte en cuir qui sublimait ses grandes jambes et son teint de porcelaine. Avançant doucement à la recherche de sa prochaine proie, imaginant un scénario où le piège principal n'avait aucune issue. Elle se forçait de garder son sang-froid, pousser vers l'infini cet attachement à la petite fille qu'elle avait pu voir dans ses songes. Et surtout la rejetter Elle. Cette soeur de sang, aînée au caractère protecteur, simple jeune fille toute aussi innocente qu'elle qui aujourd'hui était devenue l'un de ses êtres de la pire espèce. Cette réminiscence absurde fut vite interrompu par les cris d'une jeune femme. Les appels au secours réveillèrent les sens de la vampire qui se mit aux aguets. Ses jambes donnaient l'impression de voler, légères tel le vent qui soufflait, freinant le rythme de course de la blonde curieuse. Guidée par le son de cette voix aigüe, Selene se rendit sans le vouloir dans les coulisses de Veins of Glass. Le corps de la gamine, plaqué contre le bâtiment sur lequel les des dessins malsains y avaient leur place, tremblait comme une feuille d'automne. Son bourreau dont la main se plaquait avec violence sur les lèvres roses pâles de sa victime, affichait un rictus mauvais au coin de la bouche. Sa main droite, baladeuse se glissait dans des endroits intimes dont elle n'y était pas invitée.

Odeur nauséabonde se dégageant de cet être importun aux envies dégoûtantes. Image superficielle qui transformaient les cheveux bruns de la demoiselle en blonds entourés d'un halo de lumière. Son visage n'était plus qu'un miroir où la spectatrice y voyait son propre reflet. Le soir, dans le salon bien clos, Selene encore humaine, encore naïve, bercée par la joie de l'enfance, venait s'agenouiller sur le tapis, devant le feu. Elle aimait regarder les braises incandescentes qui s'écroulaient avec un bruit léger et les minces flammes bleuâtres léchant les bûches noircies. La vive clarté se répandait sur son délicat visage, où les yeux grands profonds rêvaient jusqu'à ce que l'ombre des ténèbres viennent l'entourer de frayeur. Ombre incestueuse, dont la grande main poilue la prenait par les cheveux, la traînant jusqu'à la pièce voisine où ses cauchemars avaient connu leurs débuts. La vitesse de son mouvement laissa derrière lui l'odeur de son parfum fruité jusqu'à ce que ses griffes imaginaires viennent se planter sur la chair de ce scélérat. Enfonçant un peu plus à chaque seconde, descendant tout le long de son cou pour faire dégager le liquide rougeâtre telle une fontaine de jouvence. Les traits de ce visage repoussant se déformaient à la surprise de se voir dominer par une femme telle qu'elle. L'ancienne proie lui lança un regard de remerciement avant de prendre la fuite en songeant à la chance qu'elle avait eu. La vampire n'en fit qu'une bouchée avant de s'essuyer les lèvres à l'aide de son index. Laissant le mâle pour mort, se remettant les cheveux en place pour offrir une entrée de rêve aux curieux de Veins of Glass. Elle l'avait repéré. Tigresse adoptant une démarche qui en disait long sur ses intentions. Jeu de séduction dans l'unique but d'atteindre ses objectifs. Sang de démon aux effets agréables, donnant l'impression de maîtriser le monde et ses alentours. Le tabouret libre à côté du sien semblait l'attendre. Vampire aguicheuse y prenant place, profiteuse mettant en valeur ses atouts. Les mains baladeuses de son voisin lui donnaient des hauts le coeur mais elle restait forte, déterminée, elle irait jusqu'au bout. C'était sans compter sur la présence de Sa chère soeur.

Si la cadette savait se montrer tigresse, l'aînée était une véritable lionne. Volant sa propre proie sans vergogne, allant même jusqu'à la menacer. La vampire n'était pas d'humeur à rigoler. Sa soeur commençait à devenir un poids lourd dans tous les sens du terme. Elle ne la laissait pas respirer, mener sa vie comme bon lui semblait. Ce gros problème pesait sur la conscience de la belle et la rendait folle de rage, dominée par une colère suprême, surtout lorsqu'elle se remémorait l'incident dans la Menuiserie. Insinuer que sa propre soeur était une putain était loin de plaire à la cadette. Elle l'observait, devinant Sa rage et ce qui allait s'ensuivre. Elle ne disait rien, elle n'en avait pas envie, la laissant faire. Si ça pouvait la rendre heureuse, que cela soit ainsi. Son démon, lâche à souhait s'était senti faible face à une blondasse aux envies meurtrières et au regard noir perçant. Parti, laissant les deux soeurs face à face dont l'aînée avait pour l'instant le pouvoir. Son regard reprenant sa couleur d'origine, la contemplait ou plutôt la toisait. Peu importe, Selene la fixait à son tour, ne se laissant pas déstabiliser par une soeur faussement déçue. Ses accusations déformaient le visage de la vampire en une pointe d'agacement mais la tristesse qu'on ne pouvait voir, était bien plus profonde.

« Tu me fais rire Isobel. L'hôpital qui se fout de la charité. Si tu ne voulais pas être spectatrice t'avais qu'à te mêler de tes affaires pour une fois dans ta misérable vie ! »

Des paroles blessantes qui étaient le centre de ses pensées. Elle avait oubliait l'amour porté à sa soeur depuis quelques jours. En effet, depuis leur dernière rencontre, la jeune femme avait du mal à digérer la véritable raison de cette confrontation. Elle avait eu du mal à le croire également. Son aînée était très indécise, que lui voulait-elle ? L'accuser de putain encore une fois, était la fois de trop. Cependant, elle ne s'arrêta pas là. Sa main agrippant sa chevelure pour la jeter au sol, fut le geste de trop, geste qui laissa dévoiler les formes de Selene, l'humiliant ainsi aux yeux de tous. Se sentant plus bas que terre, regardant Sa soeur qui la regardait d'en haut, s'adressant à elle comme si elle aurait été un tas de larves à l'odeur repoussante. Rapidement, elle se remit debout, ajustant sa jupe et faisant danser ses cheveux derrière ses épaules.

« Garde ton ironie pour toi, ça te rend laide. »


Sa veste en cuir vint se heurter contre le visage de la vampire qui l'attrapa avec colère pour ensuite la jeter par terre et avancer vers sa soeur, faisant claquer ses talons sur le sol. Elle s'approcha d'elle, son regard se voulant menaçant et l'agrippa par le cou, inconsciente, aveuglée par la rage et la honte.

« Tu n'as aucun droit de me traiter comme de la merde. Ne vient pas te montrer fière ici car avec ton cher Dwight tu sais bien comment la boucler. »

Elle la relâcha, regrettant en avance son geste déplacé mais ne se sentant pas découragée pour autant. Il fallait bien que le démon vienne s'incruster entre les deux soeurs. Il était le principal sujet de conversation depuis qu'Isobel était revenue des Enfers. Elle le pensait, sa soeur était trop bonne avec ce scélérat. Il ne méritait même pas la moitié de ce qu'Elle lui donnait. Qu'Elle vienne l'humilier devant ce monde était une idée qui la mettait en colère, surtout quand Elle se laissait faire face au démon. Pour enfoncer le couteau dans la plaie, la blonde se retourna vers les clients qui adoraient cet endroit de débauche, elle comptait bien se venger de son aînée.

« Deux soeurs pour le prix d'une ! Qui veux ? » Cria-t-elle souriant malicieusement mais cachant derrière ce faux sourire, une forte envie de se punir elle-même par la stupidité dont elle avait été soudainement prise.

_________________
    Wake up, gonna wake up to nothing. Break up The break up is coming when you're heart is hollow another pill to swallow. Shake up got to shake up you're freezing. Make up, I'm gonna make up my reasons. I used to say i need you but now i gotta leave you. Sister, sister what did they do to you ?
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