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 /!\ Hit Me With Your Best Shot [PV]

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Isobel S. Turner
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▌Date d'inscription : 17/08/2009
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▌Age du Personnage : 26 ans
▌Métier : Cambrioleuse
▌Force & Pouvoir : Diabolique.
▌Faiblesses : Elle, Lui et tous ces souvenirs qui me meurtrissent.
▌Playlist :
THREE DAYS GRACE - world so cold | GHINZU - high voltage queen | MUSE - time is running out | PLACEBO - battle for the sun | H.I.M - soul on fire | EPICA - the phantom agony | THE USED - let it bleed | ALANIS MORISSETTE - versions of violence | THE RASMUS - in the shadows | PUSCIFER - the undertaker | POETS OF THE FALL | carnival of rust | FOR MY PAIN - queen misery | QUEEN - killer queen | AEROSMITH - janie's got a gun | SKILLET - dead inside | WITHIN TEMPTATION - stand my ground | IMOGEN HEAP - useless | MÉLANIE LAURENT - insomnie .

▌Citation : « Et plus on aime fort, plus la douleur à venir sera décuplée. Tu connaîtras le manque, puis les affres de la jalousie, de l'incompréhension, la sensation de rejet et d'injustice. Tu auras froid jusque dans tes os, et ton sang fera des glaçons que tu sentiras passer sous ta peau. La mécanique de ton coeur explosera. Je t'ai moi-même greffé cette horloge, je connais parfaitement les limites de son fonctionnement. » } Mathias Malzieu.



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MessageSujet: /! Hit Me With Your Best Shot [PV]   Ven 22 Juin - 16:44


Hit Me With Your Best Shot.
« Hit me with your best shot. Give me all that you've got. Hit me til I'm down and out. And black and blue. Now for the love of God. Hit me with your best shot. It was the last thing on my mind. Well could it be, could it be,. At the wrong place, the right time. Bittersweet surrender. I let the face of concrete meet with mine. Way to kick me when I'm the ground. Way to kick me when I'm already down. When you thought I'd turn around. I turned the other cheek. You made my peaceful bubble burst. Well you don't just leave me. Destroy me first. Bittersweet surrender. I let you mark the spot. We're falling to pieces. One by one we're going down. We pick up the pieces. Or leave them scattered on the ground. This will be your final chance. To fight for what we've got. »
Les circonstances lui étaient étrangement familières. L’odeur de pourriture, d’humidité rance, qui flottait dans l’air comme les nuées d’un poison toxique. L’obscurité sombre, lugubre, angoissante. Si ses mains n’avaient pas été ligotées si solidement, ravagées par l’acide, elles se seraient sans doute faufilées sur sa nuque à la recherche de l’hideuse cicatrice y sommeillant. A la recherche d’une quelconque puce électronique qui effacerait les derniers mois d’un trait sec. Lui faisant comprendre qu’il n’avait s’agit en fait que de vulgaires délires issus de sa conscience détraquée. Qu’elle ne s’était finalement jamais échappée, qu’elle ne L’avait pas retrouvé et pardonné pour ensuite mieux Le perdre et Le haïr de nouveau. Démence excessive qui la rongeait déjà, labourant ses artères jusqu’à les faire éclater. Mais il n’en était rien, et la lame s’incrustant dans son échine à chaque tentative pour se retourner ou ralentir la cadence l’obnubilait déjà suffisamment. Son geôlier de fortune n’avait pas desserré les dents depuis un long moment, se contentant de la guider dans le dédale des couloirs du tristement célèbre pénitencier de la ville. A travers les cages emplies de crasse, baignées dans leur propre putréfaction. Odeurs pestilentielles se frayant un chemin jusqu’à elle sans le moindre mal. S’incrustant à ses narines comme si elle y était déjà enfermée. Elle la sentait d’ici, cette misère qui s’élevait jusqu’au plafond imbibé de rouille et d’hémoglobine. S’évaporant dans un murmure croupissant. Murs bavards se racontant à tour de rôle la triste histoire de ces détenus souvent innocents. Chuchotis indéchiffrables, uniques témoins d’un sadisme sans bornes. Clamant l’innocence des internés lorsque leur gorge se révélait trop aride pour le faire. En vain. Les ténèbres enveloppaient l’ensemble des lieux de leur linceul opaque, si bien que seule une faible lueur clignotante collée au plafond offrait un semblant de vision aux malheureux incarcérés. Silence pesant parfois interrompu par un hurlement ou un sanglot. Gémissements désagréables égratignant avec de plus en plus d’ardeur ses nerfs. Si la situation l’avait distraite à l’origine, l’amusement avait été de courte durée. Elle riait désormais jaune.

« - Qu’est ce que tu comptes faire au juste ? Me foutre en prison pour le meurtre de ton frère ? »


Les interrogations avaient été lancées d’un ton railleur, comme si une telle éventualité était terriblement ridicule. Elle avait tenté de donner à sa voix une certaine contenance, alors que le forcené tapi dans sa poitrine n’en finissait plus de s’affoler. Croupir dans un cachot jusqu’à ce que les maudites rangées de chiffres sur son bras n’affichent plus que de mortels zéros, et retourner se calciner dans la chaleur des géhennes. Il n’y aurait pas de nouvelle chance, la damnation deviendrait plus que jamais éternelle. Perspective terrifiante qui lui glaçait le sang, agitant ses entrailles de douloureux spasmes. La lutte barbare qui avait précédé sa mise en captivité lui avait déjà fait perdre de précieuses années. Le néphilim avait eu un avantage inestimable de son côté, en plus de l’effet de surprise : il lui avait tout appris. Elle avait beau s’être perfectionnée seule, avoir surement dépassé le maitre à bien des égards, il n’en restait pas moins celui qui lui avait transmis son savoir en matière de traque. Le grognement qu’il laissa échappa à l’entente de sa question fut suffisamment éloquent pour la paniquer encore davantage alors qu’ils s’enlisaient dans la pénombre.

« - Ça doit vouloir dire oui… Moi qui pensais te faire plaisir avec mes petits cadeaux, je vois que c’est raté. Dans mes souvenirs, t’adorais pourtant te faire des soirées barbecue. »

« - Ferme-la. » Intonations lapidaires qui n’appelaient pas à la discussion. Encore moins lorsqu’il s’empara de ses épaules pour la rapprocher sensiblement de lui, et que son souffle amer se glissa furtivement à l’intérieur de son organe auditif. « - Surtout si tu veux éviter que je te découpe aussi en morceaux pour les envoyer à ta chère petite sœur adorée. »

La menace la fit sursauter, lui retournant l’estomac au passage. Frissons d’écœurement qui redoublèrent d’intensité lorsqu’elle sentit ses lèvres se faire caressantes, frôlant la chair affable de son cou avec une convoitise feinte. Ce n’était que de la pure provocation, elle le savait. Aussi dégouté qu’elle par le moindre contact physique, après ce qu’elle avait osé infliger au rustre partageant le même nom. Agacée, elle remua l’épaule pour se dégager. Échappant un râle de douleur lorsqu’il la lui déboita aussitôt en représailles. Ses rangées de nacre se percutèrent avec hargne, désireuses de se pulvériser l’une l’autre pour retenir le flot d’injures se pressant contre sa langue. Elle l’avait cherché après tout. Voir crever l’autre scélérat, après l’avoir torturé des heures entières jusqu’à ce qu’il en vienne à supplier de se faire achever, avait été jouissif. Le découper à la hache pour offrir ses débris à celui qu’il vénérait d’un amour presque incestueux tant il était excessif, également. Alors elle s’était évidemment attendue à ce qu’il décide de venger son violeur de cadet. Mais surement pas à ce qu’il se montre aussi détraqué qu’elle dans le choix de ses méthodes. Aussi enragé. Après plusieurs minutes qui lui semblèrent interminables, il s’arrêta devant un escalier en colimaçon s’étendant à perte de vue. Lui inspirant absolument tout sauf de la confiance. Sa poigne de fer s’abattit sur sa chevelure sans une once de délicatesse, la contraignant à s’y engouffrer. A peine quelques marches avant qu’il ne lui fasse terminer le reste de la descente en vol plané, l’envoyant se fracasser contre le sol putride. Chute vertigineuse qui fit s’alarmer le tatouage gravé sur sa peau écorchée à vif, le temps que dura son inconscience.

Des minutes, des heures peut être avant de parvenir à sortir de sa léthargie. Les paupières encore lourdes de cauchemars agonisants, lambeaux effilochés lui restant entre les doigts. Les muscles endoloris, l’épiderme mutilé à de multiples endroits. Cellule isolée dans les sous-sols de l’endroit suintant la mort à plein nez. Plus spacieuse que les autres, plus tapissée par la vermine aussi. Le bruit mécanique des barreaux qui s’ouvrent lui fit relever légèrement la tête, ensanglantée. Repliée en chien de fusil, tremblante. Ses poignets avaient été libérés, mais elle sentait toujours l’eau bénite les mordre férocement. Elle dut ciller plusieurs fois avant de parvenir à se redresser et à reconnaitre l’identité de l’arrivant, jeté avec fracas sur les inscriptions écarlates maculant le bitume. Cercles de Salomon supposés les empêcher de s’échapper. Son palpitant trébucha sur ses battements en Le reconnaissant, brûlant de venir mourir à Ses pieds pour Lui prouver sa loyauté. Instinctivement, elle esquissa un imperceptible mouvement pour se rapprocher de Sa silhouette engourdie avant de se raviser et de se tasser davantage dans son coin. Se raclant la gorge pour en extirper des notes éraillées, alors que Stefan refermait la porte. Elle n’eut même pas le courage et l’énergie suicidaire de s’élancer vers lui, de s’infliger un choc supplémentaire et inutile en se heurtant à un bouclier invisible.

« - Me dis pas que tu lui en veux encore de s’être tapé ta femme… T’es vraiment un minable doublé d’un gros frustré, c’est l’orgueil qui te bouffe en fait. » Cracha t’elle avec mépris avant de se tourner à demi vers Lui pour Le fusiller à distance du regard. « - Et toi putain, t’as encore réussi à te faire choper comme un débutant. Je te félicite. » C’était un peu l’hôpital qui se moquait de la charité, mais elle n’en était plus à un élan de mauvaise foi près.

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CALL ME A SINNER, CALL ME A SAINT I finally put it all together, But nothing really lasts forever. I had to make a choice that was not mine, I had to say goodbye for the last time. I kept my whole life in suitcase, Never really stayed in one place. Maybe that's the way it should be, You know I've led my life like a gypsy.



Dernière édition par Isobel S. Turner le Ven 6 Juil - 17:28, édité 1 fois
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▌Faiblesses : Elle, et les méandres de cette enfance chaotique qui fut mienne
▌Playlist : Undisclosed Desires - MUSE } Unleashed - EPICA } Monster - SKILLET } The Haunting - KAMELOT feat SIMONE SIMONS } I Own You - SHINEDOWN } Better than Love - HURTS } Hurricane - 30 SECONDS TO MARS } Not Strong Enough - APOCALYPTICA } The End of Me - APOCALYPTICA } A Dangerous Mind - WITHIN TEMPTATION } Faster - WITHIN TEMPTATION } Lost and Damned - KAMELOT } Serenade of Self Destruction - EPICA } My Name - SHINEDOWN }

▌Citation : '' I want to exorcise the demons from your past I want to satisfy the undisclosed desires in your heart ''



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MessageSujet: Re: /!\ Hit Me With Your Best Shot [PV]   Sam 23 Juin - 16:43


Les heures, les minutes, les secondes… J’en ai perdu le fil. Oubliant qu’elles étaient devenues si précieuses malgré le nombre impressionnant de chiffre défilant sur mon bras. J’avais cessé de m’en inquiéter dès que la porte s’était refermée, plongeant la pièce insalubre dans un noir des plus complets, même pour une créature comme moi. L’ironie de la situation m’avait faite sourire au début, avant que l’agacement ne prenne le contrôle de mes nerfs. Brisé par un incapable. J’en avais honte, cruellement honte. Au milieu de l’écarlate et de noir tachant ma peau et ma chemise, venait se glisser le venin de la haine. De la rancœur. Malveillance atteignant un point que je n’aurais jamais cru possible à atteindre. Entre deux frissons de froid et de colère, je serrais le poing, jusqu’à m’en perforer la peau. Je n’osais pas bouger, le seul bruit de ma respiration sifflante résonnait contre les parois comme le plus tonitruant des raffuts. Les liens me brulaient encore, même s’ils n’étaient plus qu’un simple souvenir, une trace écarlate s’enroulant autour de mes poignets. Comment suis-je arrivé là ? Pendant un instant je crus que tout ceci ne relevait que de la chimère. D’un cauchemar plus réel que tous les autres. Une hallucination, rien de plus. La douleur qui me vrilla les côtes lorsque je me redressais me força à croire que tout ceci était bien réel. Je jetais un rapide regard aux chiffres dansant sur ma peau, mon cœur s’arrêtant une fraction de secondes lorsque je vis qu’il manquait quelques années au compteur.

« - Tu t’assagis Dwight, fais attention. Ta petite femme va se lasser et aller voir ailleurs, comme elle si bien le faire. » Je ne l’avais pas entendu arriver. Ni le bruit de ses pas sur le sol humide, ni celui des barreaux lorsqu’il avait ouvert la porte. Ce fut certainement ses mots, son sourire suffisant, sa seule présence dans la même que moi qui réussirent à raviver la flamme d’une haine viscérale. Suffisante pour que j’en oublie les quelques côtes cassées et tout le reste. Suffisant pour que mes doigts s’enroulent autour de ses chevilles et le fassent chuter, fracassant son crâne contre le métal entourant la geôle. Le coup partit tout seul, se brisant contre son nez d’imbécile, effaçant d’un seul contact son sourire de benêt et son évidente fierté. Premier impact annonçant une série d’autres biens plus violents. Poing levé prêt à s’effondrer à nouveau contre son visage ensanglanté qui se suspendit dans les airs. Figé par le contact de la lame venu se glisser contre ma gorge. Si je m’efforçais de rester impassible, d’insuffler à mes traits que de la colère, mon cœur lui tremblait de crainte. De la peur, évidente, affreuse tant il ne méritait pas que je tremble face à lui. Contraint de reculer, je manquais trébucher en me relevant. Tyran transformé en poupée docile, incapable de répliquer tant la menace était bien réelle. Je ne pus m’empêcher de frôler du regard son bras gauche, de légers frissons courant le long de mon échine lorsque je distinguais dans l’ombre le temps lui restant. Pour la première fois depuis longtemps, je m’en voulais de l’avoir tuer. De ne pas avoir pu attendre un peu plus. De lui avoir offert une seconde existence et la chance de pourrir la mienne pour l’éternité.

« - Maintenant que les choses sont claires, tu vas pouvoir rejoindre ta suite » La moquerie évidente et le sourire carnassier l’accompagnant me laissa de marbre. Il agrippa mon épaule avec une telle force que je l’entendis craquer sous la pression. Hurler alors que la lame se faisait plus menace dès l’instant où nous quittions les lettres de feu du cercle tracé sur le sol. Le dédale lugubre de couloirs me rappela légèrement celui du sous-sol de l’hôpital. Je crus même pendant un instant que c’était là que nous nous trouvions. L’idée était totalement stupide, et impossible. Aussi futé soit-il, il n’aurait jamais pu en découvrir l’existence. Au détour d’un couloir, je tentais de me dégager de sa prise, ne récoltant rien de plus que des doigts appuyant dangereusement contre ma peau. J’en lâchais un grognement, d’affliction de frustration. Manifestation d’agacement accompagné d’un rire sourd. Son souffle contre mon oreille me rendait fou. Les battements calmes de son cœur, en parfait contraste avec le désordre agitant le mien tirait sur mes nerfs, manquant atteindre la déchirure à l’instant où mon pied se posait sur une première marche. La lassitude revint se glisser dans mes veines, engourdissant mes membres avec une abjecte lenteur. Une nouvelle sale, une nouvelle geôle. J’en soupirais tant tout ceci était prévisible. Le tyran amateur qui veut jouer au grand. Qui préfère faire durer le plaisir par crainte de voir sa vengeance lui filer une nouvelle fois sous le nez. Les mots se heurtèrent contre mes dents au même titre que mes genoux se fracassant contre le sol lorsque la prise sur mon épaule disparue. Jeter dans la fausse et la poussière sans le moindre ménagement. Je serrais les dents pour retenir les insultes se glissant sur ma langue, crispant des doigts meurtris jusqu’à ce qu’ils craquent. Ravalant mon envie de le voir embrasser le sol jusqu’à ce que ses lèves ne soient plus que des lambeaux sanglants.

Les mots surgit des ténèbres me firent sursauter. Voix trop familière pour seulement être ignoré, conduisant mon regard à chercher Sa présence. La surprise fourmillant sur ma peau aurait pu être agréable dans une autre circonstance. En cet instant, je la trouvais détestable.

« - Il n’a pas les atouts nécessaires pour que je me jette dans ses bras sans réfléchir. » La réponse fut lancer dans Sa direction, silhouette dissimulée dans l’ombre dont les contours commençaient à devenir plus nets. Geôlier jugeant bon de s’éclipser, au moins pour le moment avant de revenir à la charge. Il reviendrait c’était évident. Parcourant pendant quelques secondes la pièce du regard, mes doigts étaient venus se glisser contre ma gorge, tâtonnant là où la lame avait commencé à grignoter la chair.

« - Et toi, je vois que tu as été incapable de résister à l’invitation de ton ancien mari. Moi qui pensait que tu l’avais oublié » La moquerie s’accompagna d’un sourire se voulant amusé. Rongé cependant par l’angoisse et la crainte qu’il ne Lui ai fait du mal. Que les brûlures entourant ses poignets et l’écarlate sur son front ne soient pas les seules blessures abîmant Sa silhouette. J’en oubliais presque Sa nouvelle essence, la raison de ce changement, esquissant un pas vers Elle, avant de me raviser. Quelques secondes, une hésitation instinctive avant de briser la distance nous séparant pour la rejoindre et laisser mes doigts frôler Son bras, comme pour l’assurer qu’Elle aussi avait été touché. Que le temps qui Lui était impartit restait suffisant. Il n’aura fallu qu’une nuit pour que tout change. Pour qu’une certitude se transforme en une crainte. Clause du contrat écrite en bas de la page, trop petite pour être vue avant de le signer.

« - Nous avons tous les deux joué aux débutants » Soupirais-je en posant mon regard sur les barreaux nous faisant face. Aux escaliers dans lesquels planait encore l’ombre de sa présence. Menace invisible hantant les couloirs, au même titre que les plaintes et les murmures.

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serenade of self-destruction
This is the final deceiver, this is the devil in me, expecting deeds in the making will show no final relief. Ever would we dance with the reaper. When meeting your disasterare only for a desperate fool. Will we be forever free as we unchain our souls from life forever. Another's desperation flying through the emptiness as my degradation throws me out of line.
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MessageSujet: Re: /!\ Hit Me With Your Best Shot [PV]   Dim 24 Juin - 19:27

Être remise en captivité ravivait les braises de sa démence, tiraillant ses nerfs avec une facilité déconcertante. Elle se sentait honteuse d’avoir sous-estimé son adversaire, d’avoir cru qu’elle serait plus forte que lui quoi qu’il advienne. Quoi qu’il décide de faire en représailles. La frustration gagnait du terrain, agitant sa frêle carcasse de frissons si compulsifs qu’ils en devenaient éreintants. Lionne en cage ne supportant pas sa nouvelle condition, trop sauvage pour l’accepter sans rechigner. Le moindre mouvement lui coûtait néanmoins un effort terrible. Lui donnant l’affreuse sensation qu’il avait arrosé toutes ses plaies à l’acide pour qu’elle ne soit plus bonne qu’à ramper. Traitre qui avait surement dû s’en donner à cœur joie lorsqu’elle s’était effondrée. Incapable de faire taire sa fureur alors même qu’elle n’était plus suffisamment consciente pour se défendre. Elle tenta ainsi vainement de se relever, se contentant se s’appuyer contre le mur putride pour s’éviter de chanceler lamentablement. Elle avait l’effroyable sensation que tous ses organes vitaux se décomposaient, que ses jambes ne pouvaient plus la soutenir. Marionnette désarticulée inapte à se mouvoir correctement, encore prisonnière de ses songes moribonds alors que son bourreau s’éloignait.

Mais tout ça n’était rien. Rien à côté de l’angoisse qui lui broya l’estomac lorsqu’Il se heurta aux pavés. Elle sentit la haine ronfler au fond de sa gorge, éveiller des pulsions si meurtrières qu’elles auraient pu en ébranler les murs. Qu’il la brutalise elle passait encore… qu’il s’attaque à Lui lui était insupportable. Même si elle Le maudissait aussi de s’être fait capturer à son tour, de s’être enlisé dans le pétrin pour la énième fois. Sauf que cette fois ci, il n’y aurait pas d’entrée théâtrale. Pas d’apparition inespérée, pas de sauvetage héroïque. Personne pour Lui sauver la mise, et faire mordre la poussière à son geôlier de pacotille avant de Le libérer non sans une certaine pointe de condescendance dans la voix. Non, pas de carte sortie de nulle part, dissimulée dans sa manche de tricheur professionnel. Sa carte joker s’avérait être inutilisable, en lambeaux. Le quolibet lancé dans sa direction lui arracha un ricanement forcé. Lui faisant regretter de ne pas pouvoir se redresser convenablement pour aller Lui décrocher la mâchoire histoire qu’Il intègre que s’ils devaient cohabiter, il allait falloir respecter quelques règles pour ne pas davantage l’énerver.

« - Ah tiens il ne s’est pas servi de sa copine comme appât ? C’est dommage pour lui, il aurait évité de se froisser quelques muscles vu comme tu te laisse facilement passer les menottes dans ces cas là. »


Ses paupières brûlantes retrouvèrent refuge dans les ténèbres tandis que son crâne prenait appui contre la façade décrépite dans son dos. Affichant un faux air d’indifférence alors qu’elle L’entendait s’approcher doucement, avec une hésitation palpable. Presque touchant tant elle Le devinait craintif. Des frissons de ravissement se faufilèrent sur sa peau abimée lorsque Ses doigts prirent le risque de la frôler. Contact rassurant après le chaos des dernières heures. Poussant ses émeraudes curieuses à abandonner leur obscurité salvatrice pour Le détailler complètement. Redoutant un instant que tout ça ne soit qu’une divagation de son esprit malade pour tromper son amertume et sa détresse. Qu’Il puisse être en danger la meurtrissait, mais elle se délectait néanmoins de Sa présence. Pas par sadisme, pas par envie de vengeance non plus. Seulement par besoin. Manque viscéral qui avait creusé profondément ses entrailles ces dernières semaines, au point qu’elle aurait souvent voulu pouvoir les extraire pour ne plus rien ressentir. Arsenic rongeant son corps sans répit, s’insinuant jusque dans la plus infime brèche.

« - Que veux-tu, c’était trop irrésistible, j’ai eu un élan de faiblesse. »


Vague soupir venu troubler le silence qui s’était fébrilement installé. Elle reconnaissait à peine sa voix, rendue méconnaissable par les éclats de verre fictifs écorchant sa trachée. Ils avaient joué, joué chacun leur tour à un jeu des plus macabre et odieux. Ils en payaient à présent le prix. Elle sentait la résignation la gagner, affliger ses membres d’une lassitude de plus en plus pesante. Quasiment décidée à Lui proposer une trêve, pour mieux s’entretuer dehors. Cherchant Ses prunelles d’acier avant de suivre Son regard azuré, comme fasciné par les chiffres défilant sur son épiderme. Faibles lueurs venues troubler la pénombre envahissante, l’amenant à regarder à son tour l’horloge de son compagnon d’infortune. Le décompte avait commencé. La paranoïa ne se cachait jamais bien loin, et elle retira son poignet avec véhémence. S’écartant pour instaurer une distance respectable, méfiante au possible. Si elle avait bien appris une chose sur Lui, c’est combien Il pouvait tenir à sa chère existence, et surtout à ne pas retourner se calciner dans l’ardeur des géhennes. C’était peut être le but de son ancien époux d’ailleurs. Tester les liens les unissant, mettre à l’épreuve leur attachement étouffant. Voir si mettre deux affamés désespérés dans la même pièce les rendrait cannibales. Par instinct de survie. Par pur égoïsme. Porter le coup fatal à l’autre pour grappiller quelques minutes supplémentaires… L’idée d’une lutte pareille était sordide, mais elle n’aurait pas été étonnée qu’elle traverse la cervelle détraquée de leur tortionnaire. Il L’avait anéanti il y a plusieurs mois, elle rechignait à Le laisser recommencer. Du moins, c’est ce dont sa fierté hurlante tentait vainement de la persuader. Croisant jalousement les bras pour que le compteur ne soit plus visible.

« - Tu vérifie s’il te sera possible de me voler mon temps ? Dégage, je préfèrerais encore le donner à l’autre cinglé je crois. »
Siffla t’elle d’un ton rageur avant de se décider à se remettre sur ses deux pieds. Équilibriste oscillant sur une corde raide, au milieu du néant que Sa trahison avait laissé sur son passage. Même s’il n’avait pourtant s’agit que d’une abjecte maladresse. Une querelle ordinaire, certes violente, mais pas davantage que d’habitude. Un simple faux pas, suffisant pour que le château de sable soit démoli par les vagues. La rancœur s’était effacée, mais elle restait tapie sous les décombres. Vivace. Trace écarlate toujours visible, toujours présente dans sa mémoire. Elle s’était rapprochée le plus près possible des bords de leur cellule insalubre, guettant d’éventuels bruits de pas. Il ne les laisserait pas mourir ensemble, seuls, c’était évident. Retrouvailles forcées qui avaient forcément pour but de leur offrir un trépas abominable. Maltraiter l’un devant l’autre… perspective déchirante qui fit s’affoler le forcené dans sa poitrine. Poussant ses doigts à serrer les barreaux rouillés avec hargne. Elle ne voyait pas l’intérêt d’une telle mise en scène autrement. Nul doute qu’il allait réapparaitre avec des jouets, des instruments de torture. Qu’il leur lancerait des couteaux et danserait sur les manches. Elle en tremblait, de se sentir si impuissante. C’était ridicule. Il les brisait, pour mieux les laisser pourrir dans leur jus. Surement désireux que sa vengeance soit l’apothéose de sa vie de misère.

« - C’est grotesque… » Murmure plus énoncé pour elle-même que pour Lui, alors qu’elle se retournait pour Lui faire face. « - Je suis prête à parier que ce pervers a installé des caméras. » Un sourire amusé se glissa sur ses lèvres écorchées en visualisant Stefan, en train de les observer derrière son écran de fortune. Retrouvant son sérieux devant les marques noirâtres et rougeâtres parsemant Son torse, décuplant son courroux. Emprisonnement puéril qui devait réveiller de sombres souvenirs. Réminiscences ignobles qui n’étaient pas à son honneur, rappelant que s’Il l’avait envoyée en Enfer… elle avait failli Lui infliger un traitement aussi barbare.

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MessageSujet: Re: /!\ Hit Me With Your Best Shot [PV]   Lun 25 Juin - 17:41


Un bref instant de répit. Troublé par les murmures des étages du dessus, par la crainte suintant sous ma peau. L’angoisse virevoltant avec un délice entre les barreaux d’une cage m’en rappelant une autre. Si je m’étais méfié d’Elle, j’étais au fond, certain qu’Elle ne ferait rien. Dire la même chose pour notre tortionnaire relevait de la pure niaiserie. D’un aveugle ajoutant à son infirmité des œillères pour être sûr de ne rien voir si jamais la vue lui revenait. L’angoisse, ravagée par la colère. Sourde et étouffante, retenue du mieux que je le pouvais dans les tréfonds de mon être, la laissant à peine racler ma chair du bout de ses griffes. Une douce torpeur, l’adrénaline grimpant, lentement mais surement. Avant d’atteindre la surface et de tout balayer. Retrouver pendant un mince instant les effets d’un Péché disparu. J’en frissonnais d’un délice difficile à masquer tant il était violent. Ses mots me firent esquisser un léger sourire. Sa première attaque restera sans réponse. Le ver de la honte revenant rampé contre mon cœur, déposant son venin là où il n’aurait dû y avoir de l’assurance. Rien de plus. Certainement pas une faiblesse évidente sur laquelle il avait réussi à appuyer. Pour que ça fasse mal. Bien plus qu’une simple blessure. Que la menace d’une lame ou d’un exorcisme. Mon temps, je le Lui donnerais sans la moindre hésitation s’il venait à Lui manquer. Perdre ces siècles brûlant ma peau pour avoir l’assurance de La voir continuer. Lui éviter une nouvelle fois l’horreur des flammes. Niaiserie affligeante qui me fit froncer les sourcils alors qu’Elle s’éloignait, non sans mal.

« - Il serait ravi de récupérer les années que je lui ai fait perdre. Propose-lui, il te laissera peut être sortir. »
Murmures amères lancés dans Sa direction sans vraiment faire plus attention que cela. Regard se perdant un instant sur le sol, trouvant là un moyen d’éviter le Sien. D’éviter de frôler l’arsenic de Sa rancœur. Je me surpris à esquisser un pas en arrière, agrandissant le gouffre revenu se dresser entre nous. Hésitant à nouveau entre retourner à Ses côtés. Rester loin d’Elle. Laisser mon cœur imploser tant il battait avec force contre mes côtes. L’assemblage de tous ces sentiments différents formaient un ensemble détonnant. Dangereux. Brûlant, au même titre que le sang dévorant mes veines. Est-ce vraiment du sang ? La question me fit esquisser un sombre sourire, m’obligeant à fermer un instant les yeux. Amusement de passage renforcé par Ses railleries. La situation pouvait aisément être tournée en dérision tant elle était grotesque. Je dois avouer que l’idée n’était peut-être pas si fausse que cela. Relevant la tête, je laissais mon regard se heurter contre les fissures du plafond, parcourant la plaque du béton à la recherche d’un éventuel signe de voyeurisme.

« - Je doute que ce soit son genre » Lançais-je en reportant mon attention sur Elle. Evitant Ses prunelles inquisitrices en me tournant légèrement, croisant les bras sur mon torse malgré l’élan de douleur que cela me causa. Pouvoirs démoniaques à la traîne, incapables de se remettre en route tant que les maudites lettres orneront le sol. Briser le seau, au moins pour récupérer ce qui serait certainement vital lorsqu’il reviendrait. Démon de bas étage, poussant la mascarade jusqu’à se priver lui-même d’un avantage. Silence devenu pesant qu’il fut le premier à briser. Arrivée silencieuse qui me surprit tant elle fut soudaine. La porte de la geôle s’ouvrit à la volée, se refermant sur du néant. L’effet de surprise lui laissa l’occasion de se saisir de Sa chevelure avec violence, l’obligeant à venir se placer devant lui, son autre main effleurant déjà le satin de Sa joue.

« - C’est à toi que j’en veux en fait. Et aussi un peu à lui, mais pas pour les raisons que tu as cité » Souffla-t-il, non sans continuer son petit manège. Provocation gratuite trouvant toute sa puissance dans ses prunelles, rivées sur les miennes. Brûlantes d’une haine somme toute surprenante venant de lui. Convoitise évidente qui laissa de violents frissons courir le long de mon échine. Jalousie du mari trompé se glissant sur l’amant assassin jusqu’à faire monter de l’arsenic sur sa lange. Haine viscérale gagnant en ardeur, embrasant mes reins avec une telle puissance que l’air me manqua pendant un instant. Il finit par la lâcher l’envoyant buter contre les barreaux, avant de l’attraper à nouveau. Se saisissant de sa gorge pour l’immobiliser, le métal de sa lame venant se glisser contre la peau de Son bras. Caressant les chiffres avant de les entailler profondément. Les notes de Son sang me firent frissonner. Supplice débutant à peine devenu déjà insupportable.

« - Si j’étais toi, j’éviterais de trop t’approcher. Sauf si tu tiens à la récupérer en cendres. » Le venin de ses mots me stoppa d’un seul coup. Avancée figée par une simple menace, emplie d’une froideur et d’un sérieux qui me poussa à réfléchir plus avant. Torture sanglante continuant un peu plus à mesure que les minutes défilaient le long de Son bras. Plaie écarlate bientôt rejoint par une autre barrant Son poignet. Mes doigts se serrèrent, jusqu’à la cassure. Jusqu’à ce qu’ils craquent. Mon autre main se posa contre le mur humide, appui de fortune permettant aux tremblements dévorant mes jambes de sa calmer. Si c’était là le but de la manœuvre, il avait gagné. Jouant les tyrans de bas étage, endossant le rôle de bourreau pour mieux nous atteindre.

« - Ce n’est pas un peu trop facile ? En plus d’être frustré par Sa prétendue infidélité, tu es frustré de ne pas avoir pu jouer les tyrans, du coup tu te rattrapes maintenant ? »
Moqueries lancées plus pour qu’il change de proie. Qu’il L’abandonne, le temps que le compteur ne se calme. La perspective de La perdre une seconde fois m’était insupportable, tiraillant ma carcasse avec une telle force que respirer m’était désagréable. Côtes cassées devenant insignifiantes face à la douleur. Ses doigts se glissèrent à nouveau dans Ses cheveux, son autre main venant gratifier Sa mâchoire d’un coup qui La fit chanceler. Poupée de chiffon venant se heurter contre le sol sans la moindre douceur. Sa chute me fit avancer d’un pas. Réaction instinctive me poussant à vouloir venir mourir à Ses côtés avant de briser un par un les doigts de ce misérable. Envie délicieuse, enivrante tuée avant même d’avoir eu le temps se glisser jusqu’à mes doigts. Il se retrouvait peut être dans la même situation que nous, privé de ses dons, il n’en restait pas moins un chasseur, et le couteau n’était certainement pas sa seule arme. Je la vis tenter de se redresser, la haine grondant sous Sa peau attisant la mienne. Tentative détruite par son pied venu mourir contre Son abdomen. L’ancien mari pleurnichard était bien loin, un peu trop peut-être pour faire preuve d’une telle rage. Colère sourde se ruant contre ses veines, attisant la folie de la mienne. Tapie quelque part entre la crainte et les pulsions assassines. Créature bien élevée attendant sagement son tour avant de se jeter tête baissée dans l’arène. Aucune tombe pour sa cacher, aucune pion supplémentaire pouvant désarçonner celui de l’autre. Ne pas pouvoir tricher, cela m’ennuyais un peu mais qu’importe…

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▌Citation : « Et plus on aime fort, plus la douleur à venir sera décuplée. Tu connaîtras le manque, puis les affres de la jalousie, de l'incompréhension, la sensation de rejet et d'injustice. Tu auras froid jusque dans tes os, et ton sang fera des glaçons que tu sentiras passer sous ta peau. La mécanique de ton coeur explosera. Je t'ai moi-même greffé cette horloge, je connais parfaitement les limites de son fonctionnement. » } Mathias Malzieu.



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MessageSujet: Re: /!\ Hit Me With Your Best Shot [PV]   Mar 26 Juin - 11:49

Échanger Sa vie contre la sienne. Il n’aurait s’agit que d’un juste retour des choses. Une manière de Le faire s’acquitter de Sa dette une fois pour toutes, comme si vendre les restes de son âme au Diable n’avait pas suffit. Elle déplorait de ne pas être tentée par Sa proposition, d’éprouver même une profonde répugnance en y songeant. Créature démoniaque supposée ne plus rien ressentir, si ce n’est du dégoût et de la haine. Ne plus trembler devant l’éventualité de Sa perte, s’y résigner voire y aspirer. Lui faire payer pour ce qu’Il avait osé lui infliger, tous ces parjures maculant l’ivoire de sa peau. Tous ces sévices qui resteraient impunis, qu’ils aient été physiques ou psychiques. Ce qui pouvait les lier n’avait rien de rose, puisant au contraire sa force dans des nuances sombres et écarlates. Passion tortueuse constamment mise à rude épreuve, sans cesse bafouée par les traitrises et les coups bas. Et pourtant. Elle n’avait d’autre choix que de se plier aux caprices de ce poison ultime, paradis investi par les flammes dévastatrices de l’enfer. Elle comprenait soudain, toutes les réactions hostiles de sa cadette à l’égard de cette union meurtrière. S’y opposer était légitime, comme le système immunitaire tend à rejeter tout corps étranger. A cause de Lui, elle avait renié en partie ses principes. Ceux lui dictant de ne jamais, au grand jamais, se sacrifier pour un homme. Sous-êtres ne méritant pas son attention, ni sa considération. Seulement bons à servir d'instruments, à subir son courroux. Trop fière pour baisser sa garde, et se laisser apprivoiser. Même lors de son mariage de pacotille. Honteuse d’être devenue si servile.

« - Oh plus maintenant… Les enchères se sont envolées, de nous deux s’il y en a bien un qui peut essayer de marchander l’autre c’est toi. »
Souffla t’elle, empruntant un ton aussi acerbe qu’énigmatique. Elle avait massacré sa seule famille, sans une once de pitié. Elle en avait trop eu par le passé, et Satan ne lui avait concédé aucune clémence en acceptant de rejeter sa jeune recrue hors de son infernale tanière. Le respect qu’elle pouvait encore porter à son ancien époux s’était essoufflé, se muant en une indifférence totale. Le blond l’avait ravagée, s’appropriant son enveloppe frêle comme s’il en avait été le maitre absolu. Il ne méritait pas de survivre, de continuer à polluer les environs par sa présence moribonde. Stefan pouvait bien venger son honneur si ça lui chantait, puisqu’il s’était révélé incapable de protéger le sien comme il se doit. Représailles qui avaient le gout amer des adieux. Elle le comprenait, elle aurait fait pire encore à sa place s’il avait osé lui arracher son oxygène. S’il avait osé la toucher Elle. Ce serait comme massacrer son myocarde à coups de hache, et laisser les vautours la dévorer vivante. Comme une explosion aigüe de douleur. Cuisante, perpétuelle. Intolérable. Mais elle doutait néanmoins qu’il ait si mal. Il finirait par faire son deuil, par accéder à une forme d’oubli apaisante. Elle n'en doutait pas.

« - Tu dois avoir raison, il est surement trop prude pour ça. »


Cynisme de bas-étage précédant l’apparition surprise de leur cher tortionnaire, aliéné se ruant directement sur elle pour capturer sa chevelure d’ébène. La contraignant brutalement à faire volte-face, et à se heurter à ses prunelles aigries. Éclats fascinants tant ils étaient inhabituels chez lui. Lui, le roc. Si impassible, si stable. Doté d’un flegme pénible à la longue, tant son sang-froid pouvait contraster avec le sien, bouillonnant. Elle frissonna d’irritation lorsque ses doigts glacés se faufilèrent sur l’albâtre de sa joue. Lente exploration à l’aveuglette, sans retenue. Sinuant le long de sa mâchoire puis de son cou. Poussant le vice jusqu’à s’étendre à ses épaules, avant d’effleurer l’arrondi de sa poitrine. Captive de cette prison de chair, la poigne de fer maltraitant ses boucles brunes l’empêchait de se dégager de sa détestable emprise. Elle en avait froncé les sourcils, muette alors qu’elle suivait son manège puéril pour attiser la jalousie de son éternel rival.

« - Ah oui ? Dans ce cas retire tes sales pattes. »
Sifflement agacé qui lui valut de se faire fracasser contre les barreaux métalliques. L’assommant légèrement avant de revenir à la charge, et d’agripper sa gorge avec une violence rare. Elle sentait ses poumons se vider, lui donnant l’affreuse sensation qu’elle se trouvait à l’étroit même à l’intérieur de sa propre carcasse. Domination étouffante rendant son teint violacé, déformé par la souffrance alors que la lame s’incrustait dans son bras. Plongeant dans la viande affable avec une dextérité machiavélique. Maculant de pourpre les rangées de chiffre qui déjà se modifiaient à toute vitesse pendant que ses forces la quittaient. Supplice barbare se poursuivant alors que sa main libre tentait vainement d’arrêter son geste sadique. Menace corrosive qu’elle entendit à peine, obnubilée par les marques violacées ornant son tatouage de fortune. Comme s’il avait prévu de l’épargner… Qu’Il avance ou non ne changerait rien, précipiterait uniquement un trépas gravé dans le marbre.

Le souffle lui manquait, et un élan de panique se rua dans ses veines en entendant le timbre de Sa voix se frayer un chemin jusqu’à eux. Notes rauques déformées par ses tympans, tant l’hémoglobine s’évertuait à incendier son crâne. Elle aurait voulu Lui hurler de se taire, d’attendre que son bourreau se fatigue à la malmener avant de tenter quoi que ce soit. Ne pas gaspiller bêtement Ses forces pour ce qui n’en valait pas la peine. Le poing du misérable s’abattit avec hargne contre sa mâchoire, manquant de fracturer ses os alors qu’elle s’effondrait sur le sol putride sous l’impact. Poupée à moitié faite de chiffon à moitié faite de porcelaine, sentant ses membres devenir amorphes et ses os se fracturer simultanément. Colère viscérale continuant toutefois de la faire vibrer, lui insufflant la rage nécessaire pour tenter fébrilement de ne plus mordre le plancher. Envie impérieuse réduite à néant, son pied venant mourir contre son ventre sans sourciller. Elle peinait à le reconnaitre, cet homme qui la brutalisait avec une facilité déconcertante. Reniant de la sorte tous ses principes, comme s’ils n’avaient jamais existé. Jumeau diabolique bien plus dangereux que le mari aimant. Larve contrainte de se plier en deux tant son abdomen pouvait la lancer, cherchant à atténuer le mal qui la rongeait.

« - C’est que tu en connais un rayon sur la facilité, toi qui est incapable de gagner un combat à la loyale. Quel effet ça fait de se sentir démuni ? Prêt à être saigné comme un vulgaire animal ? »


Elle pouvait l’entendre jubiler, venimeux et plein d’assurance. Convaincu qu’il aurait le dessus sur eux. Répliques amères qui n’annonçaient rien de bon, la poussant dans un dernier effort à attraper sa cheville pour le faire chanceler. Instincts protecteurs surpassant l’ampleur de ses tourments. Se soldant par un nouvel échec, parvenant à le faire légèrement tituber avant que son talon ne se percute en plein dans son visage. Elle avait roulé sur le dos, échappant un gémissement alors que ses phalanges se pressaient contre son nez cassé pour stopper l’hémorragie.

« - Arrête donc avec cet air de chien battu, ça te creuse les rides et ça te donne un air constipé. Fais pas semblant de t’apitoyer sur son sort, c’est attendrissant mais on sait tous que c’est juste une de tes putains. »


Railleries lancées alors que le geôlier changeait de cible, abandonnant sa première proie pour se rapprocher de celui qui avait indirectement contribué à lui offrir l’immortalité. Lui poignardant l’estomac en une enjambée, avant qu’Il n’ait pu esquiver la dague. La retirant vivement avant de sortir de sa poche un autre jouet, pistolet à impulsion électrique foudroyant littéralement son adversaire. Dément s’échinant à faire durer la torture en continu, prenant un plaisir malsain à Le voir se contorsionner. Calvaire aussi effroyable qu’insoutenable, y compris pour elle. Furie tremblante qui trouva le courage de se redresser, de s’avancer fébrilement vers le tyran. Prenant de l’élan pour se jeter sur son échine, et le déséquilibrer avec son poids alors que ses jambes s’enroulaient perfidement autour de sa taille. Énergie venue de nulle part lui permettant de rester accrochée malgré ses mouvements furibonds pour se libérer. Ses dents se plantèrent sauvagement dans son oreille, sectionnant un fragment avant qu’il ne parvienne à la faire chuter. Ses vertèbres hurlèrent en rencontrant le ciment, crispant sa figure dans une expression grimaçante alors qu’une pluie de heurts s’abattait sur ses reins en punition.

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CALL ME A SINNER, CALL ME A SAINT I finally put it all together, But nothing really lasts forever. I had to make a choice that was not mine, I had to say goodbye for the last time. I kept my whole life in suitcase, Never really stayed in one place. Maybe that's the way it should be, You know I've led my life like a gypsy.

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MessageSujet: Re: /!\ Hit Me With Your Best Shot [PV]   Mer 27 Juin - 20:44


Marchander… Je n’avais plus rien à donner si ce n’est de vulgaires chiffres. Qui au final ne représentaient pas grand-chose, si ce n’est la certitude de vivre pendant des siècles encore. De jouer les fantômes au milieu des décombres d’un monde en pleine perdition. Si la crainte de retourner en Enfer ne brûlait pas autant ma peau, je les lui donnerais. Ces maudites années. Si l’envie de le renvoyer là où il devrait être n’était pas plus forte que tout le reste. Réitérer mon geste, lui faire payer sa stupidité et ses envies de jouer au tortionnaire. Brûler sa carcasse et en admirer les cendres pour ensuite mieux les piétiner. Cracher sur sa carcasse pour mieux l’abandonner dans un coin putride d’une prison dont personne se soucier. Un détenu de plus n’ayant pas réussi à survivre aux horribles conditions dans lesquelles il avait été plongé de force, le plus souvent en ayant rien fait justifiant un tel châtiment. La réponse à Son attaque mourut contre mes dents, détruite avant même d’avoir pu atteindre la porte de sa prison. Surprise cédant sa place à tout le reste, noyant le peu de raison restant dissimuler dans les tréfonds de mon esprit sous un océan de venin prêt à venir se répandre sur la peau de sa cible. Stupéfaction gagnant en force en le voyant agir de la sorte. Se mêlant à un courroux caressant perfidement mon échine dans l’espoir de prendre le dessus. Venant d’un autre, les menaces ne m’auraient pas suffi pour rester immobile. Pour jouer le rôle du spectateur impuissant, juste bon à contempler la descente aux Enfers de sa compagne d’infortune. Celui qu’il fut n’aurait pas été suffisamment persuasif pour obtenir quelque chose. Celui qui s’en prenait à Elle en revanche dégageait quelque chose d’inquiétant. Une haine viscérale, le rongeant jusqu’à la moelle, si ardemment qu’elle avait fini par prendre le contrôle d’un être d’ordinaire beaucoup moins téméraire. Si l’on m’avait dit qu’un jour j’hésiterais face à lui, j’en aurais certainement rit. Je l’aurais bien fait en cet instant si les victimes de son misérable élan de colère avaient été autres. Une autre qu’Elle. N’importe laquelle, je m’en fichais. Une fois de plus mon regard glissa sur Son bras, cherchant à en discerner les signes pour ne trouver que des traînées sanguinolentes ne signifiant rien de bon.

Je regrettais presque de l’avoir malmené avant d’arriver ici. De lui avoir fait perdre quelques années. Temps envolé à cause de la stupidité d’un seul, n’ayant pas pensé un seul instant qu’i pourrait lui être utile une fois le geôlier détruit. Je m’en voulais affreusement d’avoir fait preuve d’une telle bêtise. D’une certaine manière, cette inconscience m’avait permis de La retrouver. De croiser à nouveau Sa route malgré les circonstances. Vide étouffant perdant de sa vigueur dès que Sa présence était repérable. Ses mots me firent serrer les dents. Mes doigts s’enroulèrent sur eux même jusqu’à hurler sous la pression. Articulation blanchies par la haine, le flot tumultueux de mon sang venait se fracasser contre mes tempes avec une telle force qu’il en devenait assourdissant.

« - Je peux te retourner la question. Quel effet ça t’a fait de te faire tuer comme un imbécile par ton rival ? Permet-moi de te rappeler que tu ne vaux pas mieux que nous » Sifflais-je lorsqu’il fit volte-face, et qu’Elle tenta de le faire trébucher. Elan suicidaire, presque autant que mes provocations, qui ne Lui apporta rien de bon. Changement de victime que je n’eus même pas le temps d’éviter. Esquissant à peine un pas en arrière avant que la douleur ne dévore mon flanc. Brûlure intense n’ayant pas le temps de se propager, rapidement remplacée par une autre. Un râle de douleur vint mourir contre mes lèvres, mes membres se dérobant sous mon poids, brisés par les décharges venant s’y glisser sans le moindre mal. Poupée de chiffon mouillée, permettant au courant de mieux passer, laissant son tortionnaire la toucher à foison sans pouvoir l’en empêcher. L’air me manquait, et le mal ruisselant sur ma peau et dans mes veines affolait mon cœur. Myocarde impuissant battant à tout rompre contre une cage s’effritant un peu plus à chaque instant. Je ne cherchais pas à savoir pourquoi il avait cessé, laissant ma joue se faire dévorer par le froid suintant du sol, y appuyant ma main pour y trouver un certain réconfort. Paupières fermement closes, dissimulant l’horreur d’une situation qui n’avait que trop duré. Malgré la lassitude et les violents fourmillements dévorant mes membres, l’envie d’en finir revint se briser contre mon crâne. Renvoyant l’inconscience dans un coin de mon être. Mon autre main vint frôler la plaie barrant mon flanc, laissant une grimace d’affliction venir mourir sur mes lèvres lorsque je tentais de me relever. Serpents d’albâtres teintés d’écarlate et d’encre. J’en frissonnais, agacé de voir que rien n’avait changé malgré le temps. Que les apparitions fantomatiques devenaient plus présentes. Je pensais qu’elles finiraient par disparaître à la longue, à se faire plus rares.

La voir à nouveau à terre dissipa mes craintes et mes petites préoccupations. Chasseur ayant fait l’erreur de tourner le dos à l’une de ses proies. Suffisamment longtemps pour que je retrouve l’usage de mes jambes. Quelques pas suffirent pour que je puisse me saisir de ses cheveux, le tirant en arrière avec force, à tel point qu’il manqua trébucher. L’éloignant le plus possible de sa victime. Le poussant à l’oublier l’espace d’un instant. Encore une fois. Son échine vint mourir contre les barreaux, s’y fracassant avec force. Les craquements et l’expression tirée qui dévora ses traits après l’impact m’arrachèrent un sourire empli d’une glaciale satisfaction.

« - Une putain que tu as eu la bonne idée d’épouser. Et que tu as certainement dû pleurer lorsqu’elle t’a quitté. Pour te laisser seul, comme un pauvre misérable. Pour un peu cela en deviendrait attendrissant »
Murmures s’échouant contre son oreille meurtrie, la main qui n’enserrait pas sa gorge venant frôler la blessure. Douceur feinte se changeant en lames acérés lorsque mes ongles vinrent se glisser contre les chairs meurtries. Je ne lui laissais pas le temps de répondre, abandonnant son oreille pour fracasser une fois de plus son nez. L’assommer, suffisamment pour l’envoyer admirer le sol de plus près. Frénésie assassine dévorant mes prunelles l’espace d’un instant, tandis que les coups pleuvaient contre sa misérable carcasse. Mes genoux vinrent se heurter contre le sol, de part et d’autres de ses flancs. Mes doigts s’enroulèrent autour de sa chemise, l’agrippant avec force pour l’obliger à se redresser.

« - Lâche doublé d’un ingrat. Sans moi, tu n’aurais jamais eu un reste d’années aussi important. Tu devrais en prendre plus soin au lieu de te prendre pour ce que tu ne seras jamais » Soufflais-je en tordant le tissu entre mes doigts. Un peu plus fortement à chaque tour jusqu’à ce qu’il s’enroule autour de sa gorge. Serrer jusqu’à l’asphyxie. Ses doigts agrippèrent mon poignet, fébrilement d’abord. Avec plus d’ardeur alors que ses prunelles se teintaient de noir. Changement démoniaque différent du mien, du notre. J’en fus surpris, suffisamment pour relâcher ma prise. Légèrement. Suffisamment pour le voir reprendre le contrôle d’une situation ayant pourtant tourné à mon avantage.

« - Je te l’ai déjà dit, ta suffisance te perdra. Les tricheurs et les imbéciles ont du mal à comprendre il faut croire » Cynisme mordant fracassant ma carcasse lorsque mon poignet plia sous sa poigne. Craquant sous ses doigts avant qu’il ne frappe à nouveau, mes reins se brisant contre le sol sans la moindre douceur. Le bruit de ses pas sonna comme une menace au milieu du silence revenu se glisser dans la pièce.

« - Et toi, déjà humaine tu étais inutile. Tu ne vaux pas mieux, tu ne sais que détruire. Tu La détruiras Elle aussi. Comme tous les autres. Tu n’aurais pas dû revenir… »
Menaces sonnant plus comme un simple murmure, m’atteignant à peine tandis qu’il l’obligeait à se redresser. Son râle de douleur me vrilla les tympans, tordant mes entrailles jusqu’à ce qu’elles se noient dans un flot d’acide. Crux sancta sit mihi lux… Le premier mot me fit frissonner d’angoisse. Piqure de rappel fortement désagréable. Brûlant ma peau comme si j’étais celui à qui ils étaient adressés. Insensé poussant le vice jusqu’à vouloir La détruire pour de bon. Vengeance dépassant largement le crime commis. Non draco sit mihi dux…

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MessageSujet: Re: /!\ Hit Me With Your Best Shot [PV]   Sam 30 Juin - 18:01

Le souffle coupé, elle en était réduite à encaisser la pluie de coups s’abattant sur sa pitoyable carcasse. Serrant les poings avec force pour tenter de se redresser et de reprendre l’avantage. Il semblait déverser sur elle toute la haine ayant pu s’agglutiner en lui depuis leur séparation. La frustration, le rejet, la jalousie, la peine, le sentiment d’injustice… l’ensemble semblait virevolter dans un joyeux capharnaüm pour former un cocktail explosif. Comme une grenade détruisant ses entrailles, laissant ses artères émiettées. Il extériorisait surement tout ce qu’il avait retenu désespérément, jusqu’à ce que la digue lâche et déverse son abject contenu sur elle. Elle ne le reconnaissait plus, confrontée à un scélérat de la pire espèce ne reculant devant rien pour la faire plier. Mais il oubliait que la douleur, d’une certaine manière, la gardait en vie. Qu’elle la nourrissait, décuplant ses pulsions meurtrières pour lui donner la rage de vaincre. Et s’il fallait retourner en Enfer, elle était bien décidée à l’y emmener avec elle, ou du moins à l’éradiquer de la surface de la terre. Lâche s’acharnant sur une cible déjà à terre au lieu de prendre le risque de réellement l’affronter. Les muscles transis, elle parvint difficilement à se relever. Marionnette chancelante contrainte de s’appuyer au mur pour trouver un semblant d’immobilité. S’effondrant dans un bruit sourd sur le sol putride, les genoux brisés. Observant le combat de coqs d’un œil terne, tant la lassitude pouvait ronger ses os. L’insulte qui avait vrillé ses tempes ne lui fit ni chaud ni froid, tant elle commençait à devenir habituelle. Échange d’insanités qui l’aurait faite ricaner si elle n’avait pas été en train de naviguer en plein brouillard, engourdie. Inscriptions écarlates n’en finissant plus d’avaler son énergie, comme le venin paralysant sécrété par une araignée avant de dévorer crue sa proie.

Tortionnaire réduit au silence par l’un de ses prisonniers, rabaissé au rang de vulgaire victime à son tour. Jusqu’à trouver le meilleur moyen de déstabiliser son adversaire. Prunelles d’encre aux rétines intactes, d’un bleu à faire pâlir l’océan. Il cherchait certainement à prouver que finalement, il vaudrait toujours mieux qu’eux. Affranchi d’un maitre des géhennes n’ayant de cesse que de les asservir pour mieux répandre sa suprématie. De futiles pions, si facilement interchangeables que c’en était outrageant. Le craquement de Ses os la fit frissonner d’angoisse, allumant un feu criminel au creux de son ventre. Elle n’aspirait plus qu’à massacrer leur geôlier, le réduire en bouillie pour qu’il ne puisse plus se mouvoir qu’en rampant dans la boue. Une loque qui n’aurait plus les moyens de persifler, et encore moins de les enfermer dans une cage comme des animaux de bétail. Une masse flasque qui s’étalerait de manière grotesque.

« - Attends que je me relève espèce de salopard. Je vais tellement te défigurer que même la blondasse écervelée avec laquelle t’essaie désespérément de me remplacer ne te reconnaitra plus. » Sifflements furibonds écorchant sa gorge aride, ondulant sur les registres de la colère et du mépris. Cherchant à le détourner de Lui, qu’il s’approche suffisamment près pour qu’elle lui crève ses yeux miroitant d'insolence. « - Tu sais celle qui ouvre les cuisses à n’importe qui, surtout à ton dégueulasse de frère. Et celle-là il n’a même pas eu besoin de l’y forcer. »

Suicidaire le narguant sans le moindre état d’âme, titillant sa possessivité maladive pour qu’il essaie de la broyer à Sa place. Avouant plusieurs secrets dans sa lancée. Avant qu’elle ne la lui coupe, Kenneth avait eu la langue bien pendue. Lui dévoilant les dessous d’une relation aussi honteuse qu’insalubre. Son frère n’était qu’un gamin capricieux captif d’une enveloppe de jeune adulte. Un enfant malsain et pervers, souffrant d’un cruel manque d’affection. Prêt à tout pour attirer l’attention de son ainé, même au pire. Préférant le dédain au néant, les injures plutôt que l’absence. Rongé par des désirs interdits. Si admiratif de celui qui l’avait élevé qu’il aspirait à s’emparer de tout ce qu’il pouvait frôler ou ne serait-ce que convoiter. Qu’une femme puisse se dresser entre eux et voler, sans avoir eu besoin de le vouloir ou de le mériter, son cœur de pierre l’avait certainement rendu fou. Elle n’était qu’une étrangère qui aurait du se vider de son sang sous les crocs acérés d’une sangsue. Esquissant un sourire sardonique en le voyant abandonner son meurtrier pour s’approcher de sa silhouette abimée. Provocations de bas-étage suffisamment emplies de venin et de vérité pour l’irriter. Affirmations infectes qui réussirent néanmoins à lui tordre la poitrine, pénibles à avaler. Point faible qu’ils avaient en commun, à la différence que c’était elle la sœur pestiférée qui court désespérément après la dernière rescapée de sa famille de détraqués. Et si elle avait peur par-dessous tout qu’Il puisse retourner rôtir dans l’antre de Lucifer, elle redoutait encore davantage qu’Elle évolue dans ce monde chaotique sans sa protection. Ou pire, que sa folie dévastatrice la pousse à commettre l’irréparable et à La tuer dans un élan de fureur. Elle n’eut pas le temps de rétorquer quoi que ce soit, les mains rêches s’agrippant à sa nuque tétanisée pour la mettre sur ses pieds ne lui en laissèrent pas le temps. Les articulations encore ankylosées et fracturées à certains endroits, elle attrapa par réflexe un de ses bras. Cherchant à l’écarter tout en essayant de se tenir debout de la sorte. Échappant un soupir d’affliction en sentant ses maigres forces la lâcher.

Un violent spasme lui déchira l’échine lorsque l’effroyable sentence défia le silence assassin, lorsqu’elle reconnut les premiers mots d’un appel ô combien funèbre. Émeraudes ravagées par une terreur soudaine qui se tournèrent furtivement vers Lui, cherchant un simulacre de réconfort avant que la torpeur ne l’engloutisse. « - Fais pas ça. C’est ta faute si je l’ai tué. T’entends ! Ta faute ! C’est toi qui l’a abandonné ! » Condamnée à la peine capitale s’évertuant à clamer son innocence, à contester un châtiment pourtant irrévocable. Paroles latines dont elle n’était cette fois pas l’instigatrice. « Vade retro satana. Nunquam suade mihi vana. » Et il poursuivait, imperturbable malgré ses piètres mouvements pour se dégager de son emprise de fer. Comme si fuir servirait à quoi que ce soit. Comme si s’éloigner de quelques mètres allait empêcher les chiens de garde de Satan de venir la dépecer, les griffes du mal de la lacérer. « Sunt mala quae libas. Ipse venena bibas. » Il la libéra subitement, ne faisant rien pour amortir sa chute inévitable et interminable sur les pavés. Elle se sentit sombrer, aspirée par un gouffre aussi noir et profond que les ténèbres. L’affreuse sensation que son épiderme craquait, se fendait comme pour l’éjecter de sa coquille vide. Serrant ses rangées de nacre terriblement fort alors qu’elle buvait la tasse, noyée dans son propre sang. Du givre dans les veines, des vertèbres sur le point d’exploser. Les lippes soudées alors qu’elle plongeait dans la souffrance la plus extrême sans un cri. Muette tandis que son bourreau réitérait son abominable litanie, impitoyable et tyrannique. Terrassée de l’intérieur, alors qu’elle sentait toutes ses anciennes cicatrices se rouvrir pour déchiqueter perfidement l’albâtre de sa peau. Poupée maculée d’hémoglobine, inapte à se défendre correctement. Sa chair boursouflée devenait une carte révélant les supplices qu’elle avait pu endurer au cours de sa fragile existence. Grimaçant et se contorsionnant comme une larve subissant des coups de glaive. Torture terrible qui semblait s’étendre en longueur, les membres secoués de convulsions nerveuses. Le visage mortifié de cruor et de larmes, traitresses roulant sur ses joues sans qu’elle parvienne à les retenir derrière la barrière de ses cils. Odeur pestilentielle qui lui mettait l’estomac au bord des lèvres, tandis qu’elle se recroquevillait pour masquer la misère. Grelottant lorsque la vague infernale se dissipa, la laissant esseulée dans les limbes de l’inconscience. Le compteur diabolique n’en finissait plus de s’affoler, frôlant dangereusement la mort clinique tant les chiffres semblaient s’écrouler à une vitesse effrénée. Paupières lourdes qui semblaient littéralement collées l’une à l’autre, malgré ses tentatives pour s’extirper de la pénombre lancinante. Elle n’entendait plus rien, si ce n’est l’afflux sanguin se ruant contre son crâne.

« - Pourquoi trembles-tu Dwight ? Souffrirais-tu ? »


Interrogations susurrées d’un ton fielleux et faussement compatissant, penchant légèrement la tête sur le côté face à son rival. Démon enfin doté d’instincts sadiques reprenant des questions forgées dans le même moule que les Siennes il y a de cela plusieurs années en arrière. Peu avant qu’il ne lui arrache son humanité sans une once de pitié. Dérangeante inversion des rôles.

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CALL ME A SINNER, CALL ME A SAINT I finally put it all together, But nothing really lasts forever. I had to make a choice that was not mine, I had to say goodbye for the last time. I kept my whole life in suitcase, Never really stayed in one place. Maybe that's the way it should be, You know I've led my life like a gypsy.

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MessageSujet: Re: /!\ Hit Me With Your Best Shot [PV]   Lun 2 Juil - 10:55


Figée dans le marbre qui a servi à la façonner, la statue restait immobile. Incapable de se mouvoir, ses membres semblant pesés plus lourds que d’ordinaire. Sa première attaque m’avait fait esquisser l’ombre d’un sourire. Amusement de passages ravagé par ce qui suivit. Allusion hâtive suffisante pour venir mourir dans mon oreille. Sans vraiment le vouloir, mon regard avait abandonné Stefan pour se glisser jusqu’à Elle. Cœur battant à tout rompre s’arrêtant un bref instant avant de repartir de plus belle. S’agitant avec frénésie dans l’espoir d’obtenir des réponses à ses questions silencieuses. Je le détestais déjà, ce qu’Elle avait pu lui lancer pour qu’il change de victime n’avait fait qu’empirer les choses. Venin distillé par une folie grandissante depuis des années. Atténuée un instant par sa mort, même si cela ne dura que peu de temps. Chute douloureuse ébranlant les remparts d’une rage s’essoufflant au fil des coups. Au milieu des maux tiraillant mes traits, un fugace sourire amer se dessina sur mes lèvres. La situation devenait ridicule. Une mauvaise farce tournant au massacre. Faiblesse engourdissant mes membres jusqu’à ne plus les sentir. L’acte même de respirer était devenu douloureux, difficile. Le silence, au milieu du raffut frappant mes tempes. Pesant, menaçant. La suite ne tarda pas à arriver. Brisant les chaînes de ce calme factice pour mieux accabler sa cible. Les mots m’avaient fait frémir. De violents frissons dévorèrent ma peau tandis que je fermais les yeux pour échapper aux ténèbres. Refusant seulement de croire que les sons me parvenant étaient réels. L’air de déjà-vu se dégageant de tout ceci était dérangeant. Acide encore présent sur ma peau ravivant les plaies de Sa trahison. Pardon accordé sans même réfléchir dissimulant adroitement les stigmates d’une rancœur toujours présente. Prunelles retrouvant la vue au moment où les Siennes venaient s’y réfugier. Contact bref s’arrêtant lorsque les suppliques commencèrent. Aveux d’une condamnée en rappelant d’autres. Torture injuste ayant pour unique but d’entendre une vérité fondée sur des mensonges. Brume d’un esprit chaotique retrouvant un semblant d’ordre, s’assemblant à nouveau au rythme effréné d’un palpitant retrouvant de sa force. La voir chuter n’arrangea rien. Fièvre douloureuse gagnant en intensité, jusqu’à en devenir étouffante. Dérangeante. Acide brûlant ma peau jusqu’à n’en laisser qu’un vulgaire tas de cendre. Broyant tout sur son passage pour mieux contrôler son hôte de fortune.

Jouet d’une volonté difficile à contrôler. Pantin d’un autre se targuant d’être le maîtres des morts. Ame détruite pour Son propre salue me rendant encore plus dépendant que les autres. Pion favori du Diable, plus que jamais contrôlé par ses doigts aux griffes acérés. Mes doigts se nouèrent, marque invisible d’un courroux retrouvant son éclat. A cause d’une simple chute. D’une simple pensée affichant devant mes yeux l’étendue aride d’une existence ne m’appartenant plus depuis des semaines. Depuis des années. Jetée à Ses pieds sans la moindre hésitation. Dévorée par les loups invisibles il y a quelques mois. Supplice interminable prenant néanmoins fin lorsque ses mots vinrent se glisser jusqu’à moi. Prunelles détaillant Sa silhouette sans vraiment pouvoir s’en détacher tant le spectacle était horrible. Stigmates marquant Sa peau devenus aussi sanglantes qu’au premier jour. Sans même m’en rendre compte mes doigts frôlèrent celles marquant ma peau. Traces refermées datant de siècles passées contant à elles seules le jour de ma mort. Question agaçante déjà entendue quelque part qui réussit à redonner un semblant d’énergie à mes membres engourdies. Imbécile poussant le vide jusqu’à utiliser mes propres répliques pour mieux se donner en spectacle. Acteur à cours d’inspiration préférant voler celle d’un autre afin de rester sur le devant de la scène. Imitation grotesque qui me fit froncer les sourcils tant elle me parut dérangeante. Inversion des rôles qui me glaça le sang. Imaginer que tout s’arrêterait ici me donnait la nausée. Qu’il en soit capable n’arrangea rien, et accentua les légers frissons venus mourir contre mes vertèbres meurtries.

« - Je tremble d’envie de te renvoyer d’où tu viens, et de m’assurer que cette fois tu n’en reviendras pas. » Lâchais-je dans un soupir en me relevant. Péniblement. Décompte amorcé, continuant de défiler, les grains de sables tombant rapidement les uns sur les autres. Moins rapidement que les Siens. Trop vite par rapport à ceux marquant sa chair. Les mots revinrent buter contre les barreaux de la cage, changeant de victime pour venir m’accabler de tous leur poids. Pas cette fois. Son sourire cynique m’agaçait, titillant mes nerfs pour les tendre jusqu’à la rupture. Envies assassines reprenant leurs droits jusqu’à devenir entêtantes. Litanies dangereuses raisonnant dans les tréfonds de mon être lorsque de légers picotements vinrent grignoter ma peau. Douleur à la poitrine se faisant plus forte, les cicatrises se déchirant lentement à mesure que les psaumes se suivaient. Avant que je n’aie le temps de vraiment le réaliser, ma main s’enroula autour de son poignet tandis que l’autre agrippait sa gorge. Serrant avec hargne, un sourire de satisfaction se nichant sur mes lèvres lorsque ses doigts vinrent s’agripper à mon poignet. Manque d’air évident ayant réussi à arrêter l’exorcisme. Suffisance disparue dans les tréfonds de sa haine, cédant sa place aux ténèbres dans des prunelles qui ne cessaient de fusiller les miennes. Si sa prétendue humanité conservée au milieu de la noirceur avait réussi à me surprendre un peu plus tôt, il n’en fut rien cette fois ci. Acier brûlant perdant à son tour de sa couleur, se réfugiant dans les abimes dangereux d’une nature démoniaque reprenant tous ses droits. Délicieux venin rugissant dans mes veines, battant à tout rompre lorsque je l’envoyais se briser contre les barreaux. L’impact fut violent, douloureux. Sa chute le fut toute autant. Pantin de porcelaine se brisant en mille morceaux sous le coup. Trop sonné pour répliquer, le bourreau resta à terre. Je laissais quelques secondes s’écouler. Instants fugaces ayant des airs d’éternité au milieu des décombres et du sang. Larcin imperceptible soulageant son porteur de quelques années. Temps supplémentaire venant gonfler les rangées de chiffres sur ma peau.

Le laissant dans son coin, je prenais le risque de reculer. De quelques pas. Suffisamment néanmoins pour me rapprocher d’Elle et venir mourir à Ses côtés. Les battements calmes de Son cœur affolèrent ceux du mien. Chiffres assassins penchant dangereusement vers la fin. Ma main vint se glisser autour de Son poignet, frôlement léger se transformant en une prise d’acier lorsque le transfert commença. Alignement de zéros disparaissant à vue d’œil, offrant à nouveau l’illusion de l’éternité à Sa nouvelle propriétaire. Années suffisantes pour s’en sortir sans trop de mal, et pouvoir ensuite récupérer le restant chez un autre immortel. Je défis mon étreinte lorsque que les chiffres me laissèrent le sursis d’une dizaine d’années. Décennie permettant d’endiguer les pertes. De le réduire en cendres et jouer à nouveau au voleur.

« - Si je ne te connaissais pas, je dirais que c’est lui qui t’a donné l’idée de la cave insalubre et l’exorcisme pour faire parler »
Murmures venant mourir contre Sa peau lorsqu’Elle revint à elle. Douceur de l’étreinte pourtant légère qui réussit néanmoins à calmer la folie du prisonnier logé entre mes côtes. Martèlements incessants devenant épuisants tant ils étaient douloureux. Le coup résonna comme une nouvelle menace, brisant mes tympans. Annoncée avant même d’avoir été vu, la douleur se fit fulgurante. Eclats de verre venus se ficher dans mon épaule, la tiraillant de toute part lorsque mes doigts agrippèrent la Sienne comme pour m’y raccrocher. Sphère métallique achevant sa course contre l’un des barreaux d’acier avant de se fracasser contre le sol.

« - J’espérais pouvoir faire durer le plaisir, contrairement à toi, mais là je commence à fatiguer » Persifflages venimeux jetés dans notre direction sans le moindre égard. Je lâchais ma prise, jetant un regard à ma chemise qui n’en possédait plus que le nom. Ecarlate suintant de la plaie tâchant le tissu à grande allure. Prunelles assombrit par la rage se posant sur le tireur. Chasseur de bas étage toisant ses proies avec fierté, une lueur dérangeante irradiait dans ses prunelles. Folie d’une vengeance préparée depuis des années. Finalité d’une cause qui lui tenait à cœur, la bassesse de son stratagème aurait pourtant dû en retirer toute fierté. Un tel acharnement en devenait ridicule, puéril tant il était inutile. A genoux dans la poussière face à son tyran, je maudissais les lettres dessinées à la hâte sur le sol. Je le maudissais lui. Animal si fier d’avoir brisé ses chaines et de suivre ses propres règles. Qu’il retourne en Enfer, il sera accueilli à bras ouverts. J’étais même prêt pour cela à y retourner avec lui, pour en avoir la certitude. Juste pour le voir brûler pendant le restant de sa piteuse existence. Me nourrir de sa souffrance pour en oublier la mienne. L’oublier, elle et les frissons dévorant ma carcasse. Eux et l’engourdissement gagnant mes doigts sur lesquels venaient glisser des traînées écarlates. Même la malédiction pesant sur moi semblait avoir abandonnée, fatiguée de faire des apparitions fantômes pour effrayer son assemblée.

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This is the final deceiver, this is the devil in me, expecting deeds in the making will show no final relief. Ever would we dance with the reaper. When meeting your disasterare only for a desperate fool. Will we be forever free as we unchain our souls from life forever. Another's desperation flying through the emptiness as my degradation throws me out of line.
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▌Citation : « Et plus on aime fort, plus la douleur à venir sera décuplée. Tu connaîtras le manque, puis les affres de la jalousie, de l'incompréhension, la sensation de rejet et d'injustice. Tu auras froid jusque dans tes os, et ton sang fera des glaçons que tu sentiras passer sous ta peau. La mécanique de ton coeur explosera. Je t'ai moi-même greffé cette horloge, je connais parfaitement les limites de son fonctionnement. » } Mathias Malzieu.



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MessageSujet: Re: /!\ Hit Me With Your Best Shot [PV]   Mer 4 Juil - 20:45

Elle avait cédé à l’épuisement. Malgré la présence de l’ennemi, le froid, la terreur. Dérivant dans les eaux bienfaitrices de l’inconscience sans réellement s’accrocher à l’immonde réalité. Après de multiples convulsions, ses jambes semblaient s’être tétanisées. Si frigides que leur aspect en devenait cadavérique. Ses côtes n’étaient plus aptes qu’à perforer ses côtes enflammées, à mesure que l’organe tapi au creux de sa poitrine ralentissait la cadence. Frêles battements à peine audibles, de plus en plus silencieux à mesure que les secondes s’égrenaient. Frôler de si près l’abîme laissait forcément des traces, et elle sentait les crocs d’acier mordre la chair affable de ses chevilles. S’attardant sur les anciennes cicatrices, en délimitant les contours grossiers avant d’en arracher les coutures brutalement. Brisée en mille morceaux sur le sol dégoulinant de crasse. Les limbes de l’horreur, dans toute leur splendeur macabre. L’odeur âcre de sa propre hémoglobine, avariée. Les sombres images s’évertuaient à défiler. Sinuant dans les méandres de sa cervelle détraquée pour lui faire redécouvrir les souvenirs de sa triste vie. Mais aucun n’en valait la peine. Tous mauvais, pourris par le vice, gangrénés au possible. Seuls les brimades, les coups, les souillures restaient. Le visage rassurant de sa petite sœur n’était pas là pour compenser le reste cette fois, pas de lueur d’espoir à l’horizon à laquelle se raccrocher. Une ombre refusant de continuer à hanter ses pas. C’était probablement le plus intolérable, le plus abominable à supporter. Lasse d’exister.

Elle n’avait pas entendu la lutte, trop sonnée pour broncher. Les bruits alentours lui paraissaient incroyablement lointains, comme venus d’un autre monde. Elle n’y prêtait plus attention, se contentant de se recroqueviller de plus en plus sur elle-même pour devenir minuscule. Disparaitre. Instinctivement, elle trouva pourtant un semblant d’énergie pour ramener son poignet un peu plus près de son corps lorsque Sa présence se fit sentir. Comme s’Il venait de la piquer avec une aiguille. Méfiance corrosive ayant fini par se muer en un réflexe spontané, tant la moindre parcelle de son enveloppe charnelle L’avait identifié à son bourreau ultime. Celui qui avait précipité sa chute dans les géhennes, le responsable de ses effroyables tourments. Celui qui la rendait excessivement vulnérable et fragile. L’arsenic et le remède à la fois. La détresse la rendait encore plus pathétique qu’elle ne l’était déjà, ravagée par des élans de mièvrerie ridicules à en pleurer. Trop éreintée pour se rebiffer, elle endossa néanmoins le rôle de la poupée de chiffon. Il aurait pu vider le reste de son compteur, la mener droit à la déchéance. Elle n’aurait pas bougé. Instinct de survie aux abonnés absents, semblant s’être endormi après un tel calvaire.

Mais Il n’en fit rien. Lui offrant au contraire les années suffisantes pour que son souffle ne soit plus autant saccadé. Même quand le tatouage était subitement apparu sur son épiderme, elle n’en avait pas tant à sa disposition. Apparemment destinée à trépasser prématurément, démone si suicidaire et effrontée que s’en sortir seule toute une éternité semblait relever de l’utopie. Effarée, elle s’attarda sur les rangées de chiffres flambantes neuves. S’attendant presque à ce qu’il ne s’agisse que d’une manœuvre sadique pour mieux la persécuter, et à ce qu’Il récupère son dû. Le « j’ai supplié Satan de détruire mon âme en échange de la tienne » prenait davantage de sens soudain, appuyé par des actes concrets. Preuve de dévotion peut être plus flagrante encore que la noirceur s’échappant de Ses veines. Et pourtant. Elle se sentait incapable d’articuler des remerciements. Fillette mal élevée n’ayant pas appris à le faire. Habituée à ce que tout se paie au double, à ce que rien ne soit gratuit. Ses prunelles d’émeraude exprimaient toutefois sa gratitude, nettement adoucies lorsqu’elles sondèrent Ses azurs électriques. Elle se raccrocha maladroitement à Son coude, à la recherche d’un semblant appui pour se redresser. Grimaçant devant la sensation que des pics de glace transperçaient ses muscles. Ses railleries lui firent esquisser un sourire triste, vite transformé en un claquement de dents. Elle avait regretté ses paroles à l’instant où Il s’était effondré, terrassé par la fièvre et les assauts des gardiens des Enfers. Oubliant sa rancœur, le besoin d’entendre Ses aveux pour venir mourir à Ses pieds. Désireuse de réparer des dégâts irréversibles. Trahison horrible qui l’avait hantée des nuits et des nuits durant, attisant les braises de sa culpabilité avec un naturel confondant. Maintenant qu’elle en avait éprouvé à son tour la punition, elle se maudissait.

« - Tu plaisante ? Je lui ai tout appris, ce minable ne doit même pas savoir ce qu’il récite. »
Répliqua t’elle orgueilleusement après s’être raclé la gorge, d’une voix méconnaissable tant les éclats de verre pouvaient l’entraver. Juste avant que la déflagration ne vienne vriller ses tempes. Sphère métallique se hâtant de heurter Son épaule, la meurtrissant avant d’achever sa folle course contre les barrières d’acier. Une bouffée de haine agita le forcené meurtrissant sa cage thoracique, ravivant subitement les restes d’énergie qui pouvaient batailler en elle. Lui donnant la force de se relever, chancelant quelque peu avant de parvenir à trouver un équilibre suffisamment solide pour ne pas s’écrouler. Pupilles d’encre fusillant la cible de leur courroux avec insistance, alors qu’elle s’aventurait à faire quelques pas en avant.

« - C’est quoi le plan, Stefan ? Me torturer, me faire ramper et suffoquer jusqu’à ce que j’implore ton pardon ? C’est ça que tu veux ? »
Siffla t’elle, se rapprochant sensiblement. Retrouvant son assurance en sentant l’épuisement s’estomper. Ouvrant finalement grand les bras, comme une incitation à une étreinte qui n’aurait jamais lieu. « -Reste où tu es Isobel. Et c’est pas un conseil, c’est un ordre. » Sommations qui n’eurent pour effet que de la faire avancer, jusqu’à ce que le colt touche sa clavicule. « - Va-y, tire. Je suis à portée, qu’est ce que t’attends ?! Tu ne vas pas te dégonfler si près du but, si ? » Susurra t’elle près de son oreille, créature aguicheuse prenant le risque insensé de le provoquer alors qu’il pouvait la réduire en cendres en une intonation.

Ils avaient été alliés autrefois. Elle lui avait fait confiance sans sourciller, et si la tendresse ne s’était jamais muée en passion assassine, elle l’avait conduite à prononcer de stupides serments. Des foutaises. De futiles mots placés les uns à la suite des autres, supposés former la promesse d’un amour immuable. Au moins celle d’une loyauté sans failles. Elle aurait pu lui pardonner le vampirisme, l’amnésie, cette grotesque comédie. Outrages macabres qui restaient de bonne guerre compte tenu du crime de son amant. Juste parce qu’il s’était un jour agenouillé devant elle, là où tous les autres l’avaient maltraitée sans une once de pitié. Juste parce qu’il avait gagné son respect, plutôt que son mépris. L’exorcisme venait d’incinérer irrémédiablement leur simulacre d’alliance, ces bribes d’affection. Il ne restait que le néant, et cette envie de le voir brûler. Sa main se glissa sur celle ne tenant pas fébrilement l’arme, hésitant à la pulvériser si facilement. Enjôleuse remontant à mesure que les infimes tremblements s’intensifiaient. Détournant vaguement son attention avant de lui arracher le pistolet d’un coup sec, lui fracturant les doigts au passage avant d’agripper avec violence ses bijoux de famille. L’obligeant à se plier en deux sous l’attaque de cette douleur fulgurante. Après un coup dans la hanche, son jouet fut envoyé à l’aveuglette près de Sa silhouette. Histoire de Lui laisser une alternative au cas où la vapeur soit à nouveau renversée. Elle l’immobilisa contre le béton écorché, râpant sa joue contre celui-ci à l’aide de la main qui n’était pas occupée à lui tordre le bras dans un angle dangereux.

« - Tu rigoles moins, pas vrai ? » Ses phalanges tâtonnèrent sa carcasse prostrée, attrapant un cutter dans une des poches arrière de son jean. « - Crève sale… » Il n’eut pas le temps d’achever son insulte, elle envoya son crâne se percuter contre l’asphalte putride. Fracassant sauvagement son nez contre la surface rigide, en ayant le plaisir d’entendre son cartilage se fissurer dans un bruit craquelé. Rapidement, un flot épais et humide de cruor commença à couler, atterrissant directement sur ses lèvres puis dans sa bouche. « - Tu veux savoir comment je l’ai découpé ? Jusqu’à la fin il a espéré que tu viennes le délivrer. Mais t’étais pas là. T’as jamais été là pour lui en fait. » Un frisson avait lacéré son échine lorsque la terrible question s’était frayé un chemin jusqu’à son oreille mutilée. Le fer se planta hargneusement dans son dos, se contentant d’abord de le frôler perfidement avant de tracer un sillon pourpre sur son passage. « - Non en vérité j’ai commencé par là… » La lame dévia de sa trajectoire, se déportant sur les serpents qu’elle écrasait d’un talon pour les sectionner d’un trait sec. A l’image de Son annulaire, sauf qu'aucun n’avait été épargné. Et qu’elle se délecta du hurlement de souffrance qui put résonner dans la cage métallique, ébranlant les murs les retenant prisonniers.

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MessageSujet: Re: /!\ Hit Me With Your Best Shot [PV]   Ven 6 Juil - 17:03


Ses provocations se glissèrent au milieu du tumulte d’un sang venant se fracasser contre mes tempes jusqu’à m’assourdir. Restes d’une lutte se passant pourtant à quelques pas me semblant des plus lointaines. Perdue dans les brumes voluptueuses de la douleur et de la fièvre. Un froid glaciale s’était glissé sous ma peau, serpentant de l’entaille provoqué par la balle jusqu’au bout de mes doigts se resserrant contre le sol humide. Hémorragie continuant de faire s’ébranler le mur de chiffre entourant mon cœur. Rempart battit dans les flammes des géhennes perdant de sa superbe dès qu’une goutte écarlate avait le malheur de venir s’écraser sur l’asphalte. Je suis resté un instant immobile, tremblant de rage et d’affliction à contempler la tâche sombre se formant à mes genoux. Cherchant un instant à L’empêcher de se lever, le simple geste me fit grimacer, m’obligeant à fermer les yeux un instant pour ne me laisser avoir par l’illusion d’une vision trouble. Barreaux de fer perdant de leur immobilisme pour se mouvoir devant mes yeux. L’empêcher de le provoquer. De pousser ses nerfs à la cassure. Qui ne devait être plus très loin. Au milieu du raffut de mon propre palpitant, des battements furieux du Sien, repartit de plus belle, venaient se glisser la menace sourde de ceux agitant sa poitrine. Calme effronté se disloquant sous l’agitation. La fureur et le plaisir silencieux d’en finir. Lui qui frôlait enfin les courbes enivrantes de sa vengeance. Lui qui venait de faire plier deux de ses ennemis. Ancienne alliée se relevant malgré tout, prête à défendre le fou l’ayant envoyé en Enfer tout en prenant le risque d’y retourner. Les mots vinrent se briser contre mes dents, serrées à tel point qu’elles refusèrent de céder sous la pression. Lui hurler d’arrêter, de ne pas jouer les provocantes pour une fois. Réaliser, maintenant, que la situation n’était plus à la plaisanterie. Je m’en voulais, se sentir les vers de la crainte grouiller sous ma peau. Mirage tyrannique apparaissant dans les miroirs à chaque fois que mon regard avait le malheur de les croiser. Même sans cela, je les sentais. Ce n’était qu’une pure illusion, je tentais de m’en convaincre et pourtant. L’atroce impression d’être dévoré de l’intérieur refusait de disparaître.

Mes doigts s’enroulèrent autour de mon épaule, la serrant avec force pour calmer la dangereuse débandade du compteur brûlant mon bras. Chiffres déments dont le rythme se calme légèrement. J’aurais pu regretter de tout Lui avoir donné sans réfléchir. Ou du moins plus que je n’avais pu le faire. Stupidité sans bornes pourtant dépourvue de regrets. De rancœur. Sursaut supplémentaire d’énergie Lui permettant de le faire chuter à nouveau. Je ne pus réprimer les frissons de plaisir qui vinrent se couler jusqu’à mes reins lorsque le cri de douleur frôla mes oreilles. Souffrance évidente poussant mon cœur à marteler plus fortement contre ma poitrine. A la rendre douloureuse tant il devenait incontrôlable. Flegme évident perdant de sa superbe, ravagé par la simple pensée de pouvoir l’achever. Une fois de plus. Le briser comme il venait de le faire. Lui faire payer sa folie. Sa suffisance. Lui faire regretter pendant un bref instant d’avoir la délicieuse idée de La mettre à genoux devant lui. Jalousie sans borne revenant sur le devant de la scène, poussant mes doigts à se replier les uns sur les autres, mon autre main me servant d’appui afin que je puisse me relever. Jambes titubantes l’espace d’un instant, m’obligeant à garder un certain immobilisme avant de faire volte-face et de contempler le joyeux massacre dont Elle était l’auteure. Je ne pus m’empêcher d’esquisser un sourire lorsque mon retard se posa sur ses doigts. Ou ce qu’il en restait.

« - Pour un peu on pourrait presque penser que tu as l’intention de commencer une collection » Moqueries teintées d’ironie lancées dans Sa direction. Je m’étais baissé à nouveau pour ramasser le Colt abandonné sur le sol. Arme détestable que je brûlais presque d’envie de jeter hors de la cage, pour qu’il aille se fracasser contre le mur. Jouet ridicule qu’il semblait adoré. Fou de la gâchette incapable de se retenir plus de dix minutes dès que la situation tournait à son désavantage. Je le fis tourner un instant entre mes doigts, me perdant dans la contemplation absurde des reflets miroitant contre le métal avant d’esquisser quelque pas dans leur direction. Furie le gratifiant d’un dernier coup avant de se relever, reculant de quelques pas avant de laisser tomber son arme de fortune sur le sol. Cliquetis métallique résonnant contre les murs insalubres de la pièce, se mêlant à ses râles de douleur et au rythme désordonné de sa respiration.

« - Tu aurais dû y rester plus longtemps. Tu aurais été plus résistant. Ta petite sorcière n’avait pas pensé à cela. Il faut dire, elle ne pensait pas à grand-chose la pauvre. » Libération éphémère lui offrant le temps de calmer les tremblements agitant sa misérable carcasse. Supplicié trouvant la force de ramper en ayant certainement le fol espoir de pouvoir atteindre son couteau perdu dans l’ombre. Lame tâchée de sang se rapprochant dangereusement de ses doigts hésitants. Quelques pas suffirent pour l’arrêter, mon pied venant écraser les serpents téméraires. Craquements infimes en comparaisons de ceux ayant résonné quelques instants plus tôt, suffisant cependant à arrêter sa tentative. Rébellion inutile qui ne ferait que rajouter quelques minutes supplémentaires à sa mise à mort. L’achever rapidement… Je l’avais fait la première fois, l’envie de faire durer le plaisir me dévorait les reins. Attirante, enivrante. Malgré le feu irradiant mon épaule, mes doigts se saisirent de sa chemise, ou de ce qu’il en restait pour l’obliger à se relever. Pupilles ténébreuses se fracassant contre les miennes. Acier perdant de sa force pour qu’il contemple des ténèbres supposées ressembler aux siennes. Les injures furent silencieuses. Murmurées par la haine de son regard.

« - Elle pensait à suffisamment de chose pour que tu t’intéresses à elle. En fin de compte, tu dois aimer me les voler » Murmures suintant le venin et la rancœur. Provocations silencieuses venues se briser contre mon oreille alors qu’il jetait un bref coup d’œil dans Sa direction. Les mots de trop. Une vague de colère se fracassa contre mes doigts, les poussant à resserrer un peu plus fortement leur prise, bientôt rejoint par leur jumeau lorsque son dos vint heurter le mur. Corde sensible tailladée par la perfidie d’un seul, un sourire agaçant venant se nicher sur ses lèvres écarlates. Effluves sanglantes me donnant la nausée autant qu’elles étaient attirantes. Gouttes détestable d’une hémoglobine qui l’était toute autant. Fascinant, annonçant à lui seul la fin d’une comédie n’ayant que trop durer. Sa main valide s’était enroulée autour de mon poignet, ses doigts le faisant ployer avec une telle force que j’en fus surpris. Faiblesse feinte cachant derrière elle les derniers assauts d’un forcené croyant encore avoir une chance. Un sourire glacial se dessina sur mes lèvres, figeant mes traits dans un océan de glace. Impassible. Tyrannique. Lâchant son col, ma main vint forcer celle qu’Elle avait meurtrie à venir se heurter au mur. Les frissons qui glissèrent le long de son échine, et le soupir qui vint mourir contre ma peau, titillaient les fils de ma déraison. Serpent assassins l’entrainant vers le sol, suffisant pour que les autres se saisissent de la lame abandonnées à terre. Je la sentis rugir sous sa peau. La flamme de l’angoisse, brûlant dans ses prunelles malgré toutes les lueurs de haine qui pouvaient s’y heurter. Acier entaillant légèrement sa peau, sillon écarlate se faisant plus profond à mesure qu’elle remontait le long de son torse. Entaille dangereuse achevant sa course à la naissance de sa gorge.

Je lâchais sa chemise, mes doigts enserrant son menton, l’emprisonnant dans un étau d’acier qu’il ne pourrait pas défaire. Silence pesant soudain brisé par un cri de douleur. Marque évidente d’affliction se terminant en un râle suffoquant, ses paupières se fermant sous les assauts du mal le parcourant. Les frissons s’étaient transformés en spasmes. Douloureux. Plaisants.

« - Moi qui pensait ne rien trouver ici. Je suis surpris… » Soufflais-je contre son oreille meurtrie, mes doigts resserrant leur prise autour de l’amas de chair ensanglanté. Serpents fourbes s’étant glissé entre sa peau, continuant leur morbide exploration jusqu’à son sombre cœur. Myocarde écroué battant contre mes doigts, vibrant avec plus hargne lorsque je resserrais mon étreinte. Palpitant de glace fondant sous la menace, libérant ses larmes de sang sans la moindre retenue par crainte de devoir à nouveau s’arrêter. Exploration douteuse s’achevant enfin, mes doigts le libérant de leur prison d’acier avant de venir frôler sa gorge.

« - Tu Le salueras de ma part. Il sera ravi de te revoir, j’en suis sûr. » Il tremblait. Je frissonnais. De délice. Vengeance rangée depuis longtemps dans un coin, attendant patiemment le jour où elle pourrait enfin sortir. Plaisir certain se muant en une délicieuse extase. Assassinat délectable dont la force dépassait tous les autres. La lame glissa contre sa peau, la frôlant à peine. Caresse aérienne se muant d’un seul coup en une étreinte meurtrière. Acier taché du sang de toutes ses victimes transperçant la peau avec facilité, traversant sa gorge pour venir se heurter contre le mur derrière sa nuque. Il avait agrippé mon épaule, l’arrachant un soupir de douleur teinté d’un plaisir honteux. Râle de souffrance achevant sa course contre le néant. Ses genoux heurtèrent le sol, me laissant le temps de retirer la lame d’un geste brusque, déchirant encore un peu plus sa gorge, ne laissant qu’un mince morceau de chair retenir son crâne au reste de sa carcasse.

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▌Citation : « Et plus on aime fort, plus la douleur à venir sera décuplée. Tu connaîtras le manque, puis les affres de la jalousie, de l'incompréhension, la sensation de rejet et d'injustice. Tu auras froid jusque dans tes os, et ton sang fera des glaçons que tu sentiras passer sous ta peau. La mécanique de ton coeur explosera. Je t'ai moi-même greffé cette horloge, je connais parfaitement les limites de son fonctionnement. » } Mathias Malzieu.



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MessageSujet: Re: /!\ Hit Me With Your Best Shot [PV]   Dim 8 Juil - 18:51

Il ne s’agissait même plus de colère, de rancune, d’instinct de survie. A ce stade, seul le sadisme tirait les ficelles. Son esprit détraqué lui dictait des actes d’une barbarie innommable, susurrant à son oreille un bien sombre requiem. Les notes de son sang grisaient délicieusement ses sens, la transcendant afin de faire taire ses douleurs. Les picotements suintant de ses plaies béantes s’étaient estompés devant la rage de vaincre. De lui faire mordre la poussière jusqu’à ce qu’il s’étrangle avec. Rabaissé au rang de vulgaire proie, comme tous les autres. Comme tous ceux qu’elle avait pu séduire, pour mieux les occire. Aliénés enivrés plus que de raison par des courbes sulfureuses, plongeant sans sourciller dans le piège. Il avait beau l’avoir apprivoisée, les créatures sauvages se rebellent au premier prétexte. Il suffit parfois d’une goutte d’hémoglobine. Ou qu’un immonde rat vous cloue au sol en ranimant tous les traumatismes que vous avez cherché à enfouir dans les décombres. Horreur suprême qui la hanterait toujours, même après avoir traversé l’Enfer. Cette sensation infâme de se sentir souillée, baignée dans la crasse. Ces larmes incontrôlables qui semblaient délaver le plancher, la vidant de ses maigres forces. Cette nuit-là, elle avait pris la fuite, alors qu’elle n’avait rien fait de mal. Alors qu’elle n’était pas coupable. Il avait fait de son frère un monstre, à force de lui offrir l’indifférence comme seule réponse à sa détresse. Elle prenait ainsi un plaisir évident à lui faire manger le gravier, le domestiquant sans une once de pitié. Un liquide en fusion semblait s’épancher dans ses veines, poison concentré gangrénant sa frêle carcasse. Interrompue dans son élan destructeur par Sa voix moqueuse, qui eut le don de la faire ricaner.

« - Effectivement, ça pourrait être intéressant. Mais vu l’odeur, ce serait une infection. »

Railleries lancées sur le même ton alors que son poing partait à nouveau s’écraser contre le crâne du malheureux pour l’empêcher de broncher. Hésitant à lui en remettre un autre dans la figure pour l’assommer avant que le décor ne se mette à danser devant ses yeux dans une valse hypnotique. Lancinant vertige qui la fit tituber légèrement, suffisamment pour qu’elle daigne reculer de quelques pas en passant la main sur son front endolori. Des décharges électriques engourdissaient dangereusement ses membres, la cisaillant de part en part. Ses muscles semblaient peser des tonnes, forgés dans la pierre. Mais ses jambes semblaient néanmoins prêtes à plier comme deux planches de bois mouillé. Sursaut d’énergie qui ne pouvait pas durer éternellement, retombant avec l’adrénaline alors que ses blessures la tiraillaient. Elle avait l’affreuse sensation d’être redevenue une simple mortelle, aguerrie au combat mais sujette aux faiblesses de sa race. Don d’autoguérison refusant de se remettre vraiment en marche, bloqué au point mort par les cercles de feu. L’arme tomba dans un bruit sourd, fine lame de métal s’abimant contre l’asphalte en manquant de se briser sous l'impact. Elle avait l’impression de tanguer, de patauger dans un océan de langueurs. Marécage sombre qui voulait sa peau. Son dos vint se heurter aux barreaux métalliques, réceptionnant ses vertèbres courbaturées. Observant passivement sa victime désespérée ramper sur le sol délabré dans l’espoir vain d’attraper la dague imbibée de sa propre essence.

Il lui faisait presque de la peine en fin de compte, à lutter de la sorte pour éviter une déchéance déjà scellée. Il avait eu les yeux plus gros que le ventre, s’attaquant à deux ennemis simultanément pour en retirer davantage de gloire. L’épouse et son amant. La scène avait des airs de déjà-vu, tellement classique que c’en était affolant. Mais c’est lui qui avait cherché à lui faire endosser le rôle de la mégère, de la femme insensible qui se vautre sans scrupules dans les draps de l’éternel rival pour salir le mari. Cette trainée ingrate et écervelée, qui élabore des plans machiavéliques pour se débarrasser de l’époux gênant. Il n’avait eu de cesse que d’entretenir cette image dégradée d’elle, rejetant la faute de leur cuisant échec sur elle et ses inconstances. Mais elle ne l’avait pas quitté pour un autre homme. Elle n’avait pas succombé aux charmes du Diable pour briser la monotonie d’une existence parfaitement rangée. Leur semblant d’union avait été envoyé aux oubliettes depuis de nombreux mois lorsqu’elle avait enfin cédé à Ses avances. Et la rupture immédiate, lorsqu’Il avait osé l’anéantir. Tout ça pour se faire cracher dessus, et manquer de subir un lavage de cerveau histoire de rattraper son dressage raté. Elle ne bougea ainsi pas d’un cil, Lui permettant de déverser sa rancœur maladive sur leur tortionnaire en paix.

Répartie perfide qui la fit frissonner, attisant les braises de sa jalousie. Lave toxique réduisant ses entrailles en escarbilles pourpres, la haine enflammant chaque parcelle de son être à une vitesse fulgurante. Imaginer le libertin avec une autre lui arrivait constamment, à chaque absence. Elle n’avait même pas besoin d’inventer, il lui suffisait de se repasser les fois où elle avait pu Le surprendre en agréable compagnie. Le physique de Ses potiches variait néanmoins au gré des rencontres, n’arrangeant rien à ses pulsions criminelles. Un gouffre sans fond, une fosse qu’elle creusait jour après jour jusqu’à s’en écorcher littéralement les ongles. Que l’annonce vienne de Stefan ne faisait qu’empirer les choses, lacérant son ego après avoir écorché vif son palpitant. La déglutition fut difficile, écorchant sa trachée pour que la bile ne remonte pas jusqu’à son palais. L’espérance vivace que Son abject comportement change. Si seulement. Confiance futile et volatile tourbillonnant brièvement avant de l’abandonner, de fuir, de s’évaporer dans l’air putride. Préférant prendre la poudre d’escampette plutôt que d’accepter que son vulgaire myocarde se fasse la malle, et qu’Il le poursuive à coups de hache. Comme s’Il ne l’avait pas déjà fait. Courroux retourné contre Lui qui faillit la pousser à venir en aide à leur geôlier, tandis qu’Il s’apprêtait à le massacrer. Prêt à lui arracher la cage thoracique, les os et les tripes. Elle se sentait comme une dompteuse de tigre, qui vient d’envoyer un pauvre martyr se faire déchiqueter par la bête et qui referme la cage derrière lui. Grimaçant sans pour autant faire le moindre geste salvateur. Il l’avait cherché. Les traitant comme des animaux de bétail, juste bons à patienter dans la pourriture avant d’être saignés à l’abattoir. Les sous-estimant, comme s’ils n’étaient pas des adversaires de taille. Alors après tout, qu’il en crève. Qu’il s’étouffe avec sa condescendance, sa stupidité alarmante, son arrogance de pacotille.

« - La vérité te fait sortir de tes gonds, Dwight ? Elle serait capable de t’exterminer pour tes infidélités, alors tu ne crois pas naïvement qu’elle va te pardonner son assassinat un jour, si ? »
Venin éjecté alors qu’il sentait approcher la fin, le couteau argenté menaçant son torse. Elle avait froncé les sourcils, se demandant d’où il pouvait tenir ça. Sale fouine particulièrement bien renseignée sur son compte. Rajoutant dans un nouveau sursaut de cruauté : « - Tu termineras comme moi, tué par ton remplaçant pendant que cette opportuniste se délectera du spectacle. Elle voulait que ce soit moi, mais j’ai refusé. » Mensonge honteux destiné à semer la discorde entre eux même lorsqu’il ne serait plus là pour le faire. Dernière vengeance avant de quitter cette terre envahie par les damnés. Une bouffée de révolte lui fracassa les poumons, la laissant dans l’effarement le plus complet avant qu’elle ne s’insurge : « - Ben voyons. Mais ma parole, ta connerie n’a plus de limites ! Ce qu’il ne faut pas entendre… »

Furie esquissant un pas en avant, ses doigts brûlant de lui faire ravaler son odieux affront. Se résignant à Le laisser le neutraliser, tant Il se montrait habile. Gémissements et râles de souffrance résonnant entre les murs, impossibles à retenir devant l’horreur des sévices endurés. Jouissance macabre atteignant son paroxysme lorsque l’organe vital s’effrita sous Ses serpents acérés. Calvaire insoutenable couronné par la décapitation de l’insolent. Entre délice et supplice, elle ignorait sur quel pied danser. Ravie qu’il ait été réduit définitivement au silence. Attristée qu’un pan entier de sa vie s’effondre, encore et irrémédiablement. Une nausée acide remonta le long de sa gorge devant le cadavre désarticulé, agitant son estomac de spasmes compulsifs. Elle se décolla lentement du mur, avançant en ancrant à ses rétines son visage tordu par l’angoisse. Dévoré par l’affliction. Son teint diaphane, ses traits violacés, sa placidité mortelle… ses azurs vides, tellement vides, tellement fixes. Ses épaules raides, ses bras figés, détachés du reste de son corps. Elle n’aspirait qu’à réduire l’ensemble en fumée pour ne plus avoir à s’y confronter.

« - T’as l’intention de l’accrocher au dessus de ta cheminée ? Pourquoi pas en face de mes cendres ? C’est encore maigre pour une exposition de trophées de chasse, mais bon il faut un début à tout. »


Intonations aigres plus amères que prévu, trahissant l’ombre d’un chagrin qu’elle n’aurait pas du ressentir. Bercées toutefois par le soulagement qu’Il soit le survivant de cet ultime affrontement. Elle fit mourir la distance entre eux lorsqu’Il se releva, tendant son poignet infesté de chiffres vers Lui. Signe éloquent l’engageant à récupérer Son cadeau.

« - Tiens, je préfère rembourser mes dettes immédiatement. Laisse moi seulement une ou deux journées pour me refaire. »


Elle s’en voulait de se montrer si froide, de ne pas parvenir à réellement effacer le passé pour que cela mène à une réconciliation de fortune. Immobilité parfaite qui conduisit toutefois ses phalanges aventureuses à se glisser contre Sa joue meurtrie, serpentant avec une infinie tendresse le long de Son cou. Échouant sur la sphère emprisonnée dans Son épaule, rongeant avidement Sa chair. Inquiétudes silencieuses qu’elle n’arrivait pas à formuler, agitant pourtant démesurément le forcené tapi dans sa poitrine.

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MessageSujet: Re: /!\ Hit Me With Your Best Shot [PV]   Mar 10 Juil - 13:34


Le doute. Pendant un instant il vint se glisser contre ma peau. Ombre froide apaisant l’espace d’une fraction de seconde la folie tiraillant mes veines. Pulsions assassines perdant de leur superbe face à cette vague destructrice. Je n’entendais plus que ses mots. Au milieu du vacarme de son cœur en déroute, du mien frappant jusqu’à se briser tant l’adrénaline était puissante. Du Sien, si loin, perdu dans la brume d’une déraison sans nom. Comment avait-il su ? Qui avait pu le lui dire ? Personne. Personne ne savait. Pas même Lui. Personne hormis l’assassin et ses sombres regrets. Lui et les murmures venant déranger son sommeil, les ombres le poursuivant dans chaque reflet. Chaque battement de son cœur suintant la honte et le remord. Peine vivace continuant de me ronger même lorsque la mention du l’acte ne venait pas troubler le silence. Le doute. Il me fit desserrer mon étreinte, la lame tremblant entre mes doigts. Je le vis esquisser un sourire, fier de son coup. De l’effet que ses attaques avaient pu avoir sur moi. Un moment de faiblesse, une déstabilisation dérisoire. Insuffisante cependant pour m’apaiser. Pour défaire les liens de haine qui avaient pu se tisser autour de mon cœur pour l’emprisonner dans un cocon de noirceur, jumelle de mes prunelles. Semblant de vigueur à nouveau retrouvée, me permettant de le torturer comme j’avais eu l’intention de le faire. Doigts enserrant son cœur, prêts à l’arracher. Le voir battre encore entre mes doigts, le dévorer avant de l’achever comme un vulgaire insecte. Jeter à terre la masse informe et écarlate, pour l’écraser. N’en faire qu’un amas de cendre sanglante et le laisser la contempler. Que l’horreur déforme ses traits avant qu’il ne trépasse. L’envie était alléchante. Enivrante. A tel point que j’étais prêt à le faire. Faire durer le supplice. Le plaisir aussi. La suite de ses mots me glaça le sang. Frissons de glace venus se heurter contre mon échine, glissant jusqu’à mes reins pour les pulvériser. Des monceaux de glace vinrent se ficher dans ma chair. Mes prunelles se heurtèrent aux siennes, les toisant avec hargne dans l’espoir de le voir flancher. Sûr dans son mensonge il ne cilla pas. Supplicié accablant son bourreau de tous les mensonges qu’il pouvait avoir en sa possession dans l’espoir de le voir flancher. Il y parviendrait presque tant la véracité de ses dires semblait réelle. Trahison brûlant soudainement ma peau, tout comme la mienne avait pu dévorer la Sienne. Juste retour des choses plus douloureux que je ne l’eus cru. Ses paroles ne furent pas suffisantes pour dissiper les doutes. La crainte, présente malgré la colère sourde rugissant contre mes tempes.

Le nuage de jais obscurcissant l’horizon disparu. Poussé au loin par le vent de la vengeance. Souffle brûlant effaçant tous les doutes, toutes les questions silencieuses pendant un instant. Suffisant pour le réduire en cendres. Misérable qui chuta sans la moindre douceur, ses genoux se brisant contre le sol maculé de sa propre essence. Immobile, je l’ai toisé pendant un long moment, laissant le silence revenir se glisser entre les barreaux de la geôle. Je serais le poing, mes doigts maculés de sang se refermant sur eux-mêmes avec force. J’en grimaçais légèrement, fermant les yeux tout en serrant les dents pour ne pas gratifier sa misérable carcasse d’un coup de pied. De plusieurs même. Je venais de le détruire, d’en éprouver un intense plaisir et pourtant, je n’étais pas satisfait. Ma colère continuait de me hurler aux oreilles. Insatiable incapable de se contenter d’un massacre cruel et sadique. Je regrettais presque qu’il soit mort. De ne pas pouvoir trouver d’autres moyens de le faire souffrir, encore et encore jusqu’à ce qu’il supplie qu’on l’achève. Qu’il supplie au lieu de cracher son venin. De semer la discorde dans un cœur déjà bien dérangé. J’en avais oublié Sa présence, concentré dans la contemplation de mes propres méfaits. Prunelles retrouvant leur éclat bleuté s’ancrant aux siennes, dévorant son expression avec un plaisir malsain. De nouveaux frissons brisèrent mes reins, de délectation cette fois. Indécis partagé entre le plaisir et la frustration. Frustré par tant de choses qu’il m’était difficile d’apposer un nom sur ce qui me dérangeait vraiment. Paroles amères qui me firent esquisser un sourire glaciale, m’obligeant à quitter des yeux mon prétendu trophée pour les poser sur Elle, glissant de Ses prunelles à Son bras. Sourire s’effaçant alors pour figer mes traits, les débarrasser de la moindre expression. Chiffres ayant retrouvé un rythme normal, dépassant et de loin, ceux que je venais de récupérer en lui volant sa vie. L’envie de reprendre mon dû me traversa l’esprit. Tentante. Abjecte. Offert sans la moindre hésitation, il était hors de question que je les reprenne.

« - Tu ne me dois rien, si tu veux perdre ton temps, rembourses des dettes auprès de quelqu’un d’autre » Si elle s’était montrée froide, ma réponse n’avait rien à lui envié. Une soudaine lassitude venait de prendre possession de mes membres. Les figeant de la pierre tandis que mon esprit se perdait dans la douce torpeur de la fatigue. Lutte éreintante dont les effets se faisaient ressentir. Blessures multiples n’arrangeant rien à cet état de faiblesse affreusement insupportable. Ses doigts contre ma joue détruisirent légèrement la glace venue se glisser sur ma peau. Etau gelé emprisonnant ma raison et le forcené battant contre mes cotes. Impuissant face aux doutes, à la rancœur. Battant plus calmement que son jumeau, mais pour combien de temps encore ? Le calme avant une tempête qui menaçait de tout ébranler. J’aurais tant voulu pouvoir l’éviter, goûter à la douce saveur d’une réconciliation, même éphémère. Je poussais un léger soupir, mes doigts enlaçant doucement les Siens, faisant preuve d’une infime tendresse avant de les éloigner. Je détournais la tête, mon regard se posant à nouveau sur son cadavre avant d’esquisser un léger pas en arrière. Eloignement qui fut plus douloureux que ce que j’imaginais. Souffle glacé me poussant presque à vouloir retourner me perdre dans Ses bras, au moment même où Ses railleries revenaient se heurter contre mon crâne.

« - Ce serait égoïste de le garder, je te le cède sans hésitation. Je ne serais pas capable de contempler sa face miteuse à longueur de journée » Lançais-je dans un souffle. Amère. Empli d’un venin qui lui était tout destiné, mon regard continuant d’incendier sa carcasse de tout le poids de la rancœur. Premier trophée laissé dans l’ombre, sujet de discorde abandonné dans un coin de la pièce tant la lassitude m’empêchait de m’abaisser à de telles joutes. Luttes inutiles, justes bonnes à nous épuiser plus que nous l’étions déjà. A creuser notre propre tombe, suffisamment profonde pourtant pour y être enterré sans le moindre mal. Restes fumant d’un ‘Nous’ se dispersant au gré du vent. Accompagnant mes mots d’un nouveau pas m’éloignant encore un peu plus, ma main ensanglantée vint se poser contre le mur lorsque je m’y laissais glisser. Le contact froid du mur contre mon dos me fit frissonner, calmant le feu dévorant ma peau. Délassant des muscles prêts à se briser tant ils étaient crispés. Emprisonnés dans un étau de douleur lancinante qui ne demandait qu’à disparaître. Happée par un don démoniaque attendant de pouvoir à nouveau se remettre à fonctionner normalement.

« - Qui plus est, je n’ai plus de place pour mes trophées. En deux siècles, les étagères ont été rapidement remplies. J’ai déjà eu du mal à trouver un endroit où ranger tes cendres, alors lui… Ce serait trop compliqué » Ironiques. Assassins. Jetés dans sa direction avec un regard pétillant d’une malice perfide. Provocation dépassant mes propres pensées. Les mots s’étaient rués sur ma langue avant que je ne réagisse. Levant un sourcil en voyant Son expression, un léger sourire se dessinant contre mes lèvres, là où je n’aurais aimé voir qu’un calme placide. Tiraillé entre deux entités, l’envie de retrouver la quiétude, les pièces d’un mécanisme rodé depuis longtemps. Réglé pour se briser et se reconstruire dans l’instant. Et celle de titiller plus avant Ses nerfs. De prolonger la lutte. Continuer d’alimenter les braises continuant de rougir contre mes reins. Enflammer la carcasse pour qu’elle se brise contre la Sienne. A nouveau. Dans une violente étreinte. Passionnée. Destruction. Oublier le pardon et les parjures. Juste nous, et rien de plus. De belles utopies que cela. Ces simples pensées me poussèrent à me renfrogner. A délaisser les flammes de Ses prunelles pour reporter mon attention sur les écritures balisant le sol.

A la lassitude s’ajouta alors le poids d’une étrange fatigue. La douleur se fit plus forte lorsque les lettres s’embrasèrent dans un fracas assourdissant. Le sol se fendilla en plusieurs endroits, déchirant de part en part les écritures. Flammes incandescentes irradiant la pièce de leur teinte écarlate avant de disparaître dans un soupir dérangeant. Réduites en fumée grisante qui resta un moment en suspens au-dessus du sol. Brouillard apportant avec lui l’annonce d’une guérison imminente. En tuant l’imbécile ayant eu la bonne idée de tracer ce maudit cercle, le piège avait fini par mourir lui aussi. Libération qui me fit pousser un léger soupir, ma nuque venant se reposer contre le mur. Paupières closes savourant les ténèbres. Phalanges assassines venant se glisser contre mon épaule pour la serrer avec force, geste libérant un violent éclair de douleur m’obligeant à rouvrir les yeux. Explorateurs avides qui frôlèrent avec inquiétudes les cicatrices nichées contre mon torse. Frôlements à peine perceptibles néanmoins suffisant pour tacher mes doigts d’écarlates. Je frissonnais, relevant les yeux vers Elle pour la détailler sans trop de pudeur. Compagne d’infortune dans état similaire au mien, peut-être même pire. Jalousie exécrable ayant réussi à La faire plonger elle aussi.

« - Je suis vraiment navré » Pour lui. Pour l’avoir brisé sans la moindre once de remords. Pour avoir fait de Sa vie un enfer. Une succession d’horreur qu’Elle ne méritait pas. Pour L’avoir trahi comme l’aurait fait un étranger. Pour tout en fin de compte. Repentir empli de sincérité paraissant pourtant déplacer après ce que je venais de faire. Jurant avec l’écarlate rongeant ma peau. Folie d’un démon cédant sa place aux remords sans crier garde. Moi qui pensais en être débarrassé de cet exécrable sensation…

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MessageSujet: Re: /!\ Hit Me With Your Best Shot [PV]   Ven 13 Juil - 14:40

Son sens de la répartie était devenu ridicule tant l’affront l’avait prise de court. Inapte à réellement se défendre devant la stupeur qui terrassait ses poumons, et la perplexité l’amenant à se demander si elle n’entendait pas des voix. Alignement d’imbécilités sans nom puisant leur source dans une sombre réalité pour donner de la véracité à ses mensonges. Venant d’un autre, elle aurait compris. Elle n’aurait pas été étonnée le moins du monde par la bassesse de la frappe. Mais de la part de son ex-mari… Outrage ultime portant le coup de grâce au semblant d’estime qu’elle pouvait encore lui porter. Il n’avait plus rien de l’homme qu’elle avait épousé. Une coquille vide, grignotée de l’intérieur par son impérieux désir de vengeance. Prêt à renier tous ses principes, à user et abuser de manœuvres aussi perfides que perverses pour les faire chuter. Lui, pour s’être approprié ce qui était supposé lui appartenir, pour avoir voulu la libérer des attaches entravant son désir malsain. Elle, pour avoir fini par se laisser faire, lui préférant un étranger au lieu de rester parfaitement loyale. Finalement déjà mort avant même qu’Il ne lui tranche la gorge. Il avait raison, elle ne savait que détruire. Transformant des êtres normaux, équilibrés, en des monstres avides de carnage. Entrainant tout son entourage sur une pente glissante, avant de les regarder passivement se noyer dans les marécages putrides. Diffamation honteuse qui lui rappelait la Sienne. Son acharnement à Le trainer dans la boue, à faire peser sur Son échine des accusations toutes plus abominables les unes que les autres. Si effroyables qu’elles avaient bien failli briser la dévotion qu’elle Lui portait, et allègrement piétiné son simulacre de confiance en Lui. Le stratagème était identique en tous points, à croire qu’il s’était auparavant amusé à souffler l’idée à sa cadette en attendant de la mettre en œuvre à son tour. Sauf que les rôles s’étaient échangés, la faisant passer du statut de victime à celui de coupable.

Elle aurait pourtant du être satisfaite. C’était ce qu’elle avait voulu après tout. Lui étaler la liste inventée de tous ses parjures, avec un aplomb suffisant pour Le faire chanceler. Pour qu’Il ne puisse plus distinguer le canular de la vérité. Implanter le doute dans Son esprit détraqué, et laisser cet insecte pugnace faire le travail à sa place. Dévorer Ses bribes de raison, fourmiller dans les méandres de Sa cervelle jusqu’à Le rendre fou. Plus qu’Il ne l’était déjà. Glisser du poison dans Ses veines, en attendant sagement l’explosion. Punition tentante, enivrante. Délicieuse, captivante. Mais pas comme ça. Pas si elle n’était plus celle qui tenait les rennes ; décidant où, quand et comment. Pas si elle se retrouvait elle-même désarçonnée par l’effet de surprise et qu’elle ne dictait plus les règles. Tricheuse prise au piège, persuadée d’avoir toutes les cartes en main pour gagner avant de réaliser que son adversaire avait dissimulé les plus cruciales dans sa manche. Ignorant comme il avait pu s’adonner à ce détestable renversement de situation, être si renseignée sur une chose supposée être secrète. Elle avait été loin d’étaler les détails de sa piteuse mort, gardant pour elle ce dénouement grotesque. Tous ces combats héroïques, ces luttes déchainées… pour finalement trépasser en se cognant le crâne contre une table en verre. Les hyènes auraient de quoi ricaner pendant des semaines et des semaines, se tordant de rire à chaque affrontement. Sa réputation serait ruinée. Et en dépit de leurs griefs, elle avait du mal à croire qu’Il était parti fanfaronner aux quatre coins de la ville. L’imaginer la faisait frissonner d’horreur, tant cela prouverait à quel point elle avait pu se tromper sur Lui et se leurrer complètement sur ce qui les reliait.

Interrogations silencieuses se ruant contre ses lèvres scellées, déformées lorsqu’elles laissèrent enfin des sons s’en échapper. Au lieu des questions espérées, destinées à se rassurer, ce fut l’acide qui se déversa sur Lui. Le timbre tranchant comme une lame de rasoir, ses paroles dépassaient ses pensées. L’accablant férocement alors qu’au fond, elle brûlait seulement de retrouver la chaleur de Ses bras. S’y égarer pour faire fondre l’armure de glace déchirant sa peau diaphane, le temps de panser ses affreuses blessures et de calmer l’angoisse martelant sa poitrine. Au lieu de ça, elle se replia derrière son cynisme. Irritée qu’Il jubile ouvertement en admirant le misérable cadavre à Ses pieds, fier comme ce n’était pas permis. Tiraillant ses nerfs avec une facilité redoutable. Il avait toujours eu le don de la faire osciller d’un état à un autre, du plaisir à la fureur en passant par l’infamie. Equilibriste sur une corde raide frôlant le précipice en évoluant dangereusement entre deux extrémités, manquant de trébucher au moindre mouvement d’humeur. Sifflement mécanique imbibé d’une froideur semblable à la sienne qui la fit se renfrogner davantage. Il avait raison, elle ne lui devait en principe rien. Si ce n’est un atroce séjour dans les flammes, histoire de redorer son pâle bronzage. Alors pourquoi avait-elle l’impression du contraire ? Mal à l’aise qu’Il lui ait concédé autant d’années, pour ne pas dire des siècles, tant elle avait l’habitude que les cadeaux soient empoisonnés. Que tout soit calculé, et que rien ne soit laissé au hasard. Et quand bien même le don ait été totalement désintéressé, elle n’avait pas l’impression de le mériter. Ni le gain de temps, ni Son âme. Le dernier rescapé des Blackheart ne retournerait pas auprès de Satan, elle en était persuadée. Affranchi de son maitre en ayant retrouvé ce qui semblait si infime, si dérisoire et inutile, et qui néanmoins était une assurance pour l’éternité. Même sur un malentendu, il Lui serait désormais impossible d’y aspirer.

« - Vraiment ? L’altruisme n’est pas dans ta nature à ce que je sache, rien n’est gratuit. »

Répliques emplies de méfiance précédant Ses doigts repoussant les siens. Rechignant à accepter ses caresses alors qu’Il agrandissait l’espace entre eux. Moins d’un mètre, mais déjà un gouffre béant qu’elle se refusait à franchir aveuglément. Aussi puérils que deux charognards prêts à se disputer pour une bête, se tournant autour sans se décider à faire une trêve pour leur survie. Créatures faméliques se bornant à se dévorer mutuellement, au lieu d’unir leurs maigres forces pour trouver ailleurs leur salut. Prête à chanceler, elle s’appuya fébrilement contre l’un des barreaux de métal. S’y accrochant comme à une bouée de sauvetage pour donner l’illusion qu’elle ne menaçait pas de s’effondrer. Elle sentait des parasites se nourrir de ses tripes, asséchant lentement sa vie artificielle. Cruellement, méthodiquement. Sa langue se glissa contre ses dents meurtries, claquant dans un bruit caractéristique contre son palais lorsque Ses railleries sinuèrent jusqu’à ses tympans. La rancœur, l’agacement. L’envie impérieuse de Lui refaire le portrait pour qu’Il ravale Son insolence, comme si Son visage n’était pas suffisamment égratigné.

« - Sachant que tu as toujours eu à peu près autant de considération pour moi que pour un animal de compagnie, je devrais être flattée que tu leur ai fait de la place alors. »

Elle Le toisa un moment. Cherchant à Lui insuffler son mépris afin d’illustrer l’amertume de ses propos avant de renoncer. Prunelles azurées happées par les inscriptions de feu tâchant le sol, évitant soigneusement ses émeraudes inquisitrices. Elle finit par en faire de même, s’accrochant avec plus de vigueur aux rebords de sa cage alors que les écritures écarlates s’évaporaient. Lézardant sur le bitume avant de redevenir poussière. Muette face à un tel spectacle, traversée de frissons intempestifs et irrépressibles. Ses remords la tirèrent brusquement de sa contemplation, ses pupilles éreintées se heurtant aux Siennes pour n’y trouver que des éclats de verre. Ceux-là même qui semblaient érafler Sa trachée, détruisant l’ironie fielleuse qui aurait pu s’y loger. Lueur de douleur s’insinuant jusque dans son palpitant, où régnait une confusion sans nom. Cherchant un sens à ce qui n’en avait au fond jamais vraiment eu.

« - N’attends pas de moi que je te plaigne. » Lapidaire, elle s’était rembrunie aussitôt. Probablement la peur de se montrer faible, de Lui ouvrir son cœur pour qu’Il le massacre à nouveau. Avant de réaliser que son masque d’indifférence ne la protégerait pas, qu’il ne ferait qu’aggraver ses tourments. Lasse que son organe vital dépérisse sans son jumeau, rendu aussi fade et terne que le néant dans lequel Il l’avait précipitée. Epuisée de faire semblant, elle s’approcha soudainement. Esquissant plusieurs pas fébriles avant d’échouer contre Sa carcasse affaiblie. Une de ses mains resta accrochée à l’une des tiges de fer, tandis que l’autre se faufilait doucement contre Son nuque. Sa joue tailladée écorchant la sienne alors que son souffle fatigué calcinait Son cou. Elle renforça sa prise, s’agrippant autant qu’elle le pouvait tant elle redoutait de subir un autre rejet. Tendresse assassine.« - J’en ai assez… » Murmures quasiment inaudibles, énoncés sans une once de dédain ou de sarcasme. Querelles permanentes aussi délicieuses qu’insupportables qui perdaient de leur attrait dans de telles circonstances, après les supplices endurés. Pas après avoir failli remonter sur l’échafaud. Ses phalanges attrapèrent Son poignet, devenant violentes pour L’empêcher de se dégager. Ecoulant Son compteur en broyant presque Ses articulations, jusqu’à ce qu’il ne reste que quelques vulgaires secondes à Sa disposition. Avant de remettre en marche la machine dans le sens inverse, scrutant les chiffres jusqu’à ce qu’Il dispose d’un solide capital. Nécessairement plus qu’avant le transfert, et légèrement plus qu’elle aussi. Elle ne décramponna pas pour autant les serpents, les obligeant à effleurer ses propres courbes. Délimitant les contours des hideuses cicatrices lacérant son échine et son abdomen, démesurément visibles en raison de la tentative d’exorcisme. Les griffes du Diable et de ses sbires.

« - Je t’en veux toujours pour ça, et ce n’est pas l’envie de te tailler en pièces qui manque. Mais que tu puisses partir avant moi me répugne. »

Et c’était là un doux euphémisme. Ses doigts relâchèrent leur pression tyrannique, retournant se perdre près de Sa jugulaire. La parsemant de suaves baisers, papillons aux ailes brûlées venant s’y consumer. Incapable de se défaire de leur proximité singulière, s’en priver relevait de la pure torture.

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CALL ME A SINNER, CALL ME A SAINT I finally put it all together, But nothing really lasts forever. I had to make a choice that was not mine, I had to say goodbye for the last time. I kept my whole life in suitcase, Never really stayed in one place. Maybe that's the way it should be, You know I've led my life like a gypsy.

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MessageSujet: Re: /!\ Hit Me With Your Best Shot [PV]   Dim 15 Juil - 20:07


Un souffle glacé glissa sur ma peau, accompagnant Ses mots. Mordant. Assassin, il me fit frissonner, mes traits se figeant dans un acier fatigué tandis que mon regard se dérobait sous l’instance du Sien. La moquerie avait franchi mes lèvres sans le moindre mal. Celle qui venait de délaisser les Siennes lui répondait, et pourtant je ne pus conserver le semblant d’ironie continuant de ronger ma langue. Paroles assassines annonçant la suite d’une joute éreinte, qui n’avait que trop durer. Du moins le pensais-je. J’aurais pu mettre un terme à ce jeu dangereux, ne pas m’éloigner et laisser la tentation prendre le dessus sur la folie. Sadisme de deux égoïstes préférant se déchirer même lorsque la situation était plus propice aux réconciliations. Illusoires, éphémères, ou prêtes à se prolonger peu importait. Surtout après ce qui venait de se passer. Ce fut plus fort que moi, une fois de plus mon regard dériva vers sa carcasse. Admirant les nuances d’écarlate se répandant sur le sol avec une facilité déconcertante. Fou savourant encore secrètement sa victoire. En dévorant la moindre part sans se cacher, refusant même de faire disparaître les étalages de sa folie par crainte de se réveiller. De comprendre alors que tout ceci n’avait été qu’un sombre cauchemar prenant sur la fin des allures de fantasme douteux. La réponse tarda à venir. Les mots s’emmêlèrent entre les ronces de mes délires, perdus dans les brumes d’un esprit accablé par la fatigue et la douleur. Mes doigts délaissèrent mon épaule, serpents tremblants sous le joug d’une pesante lassitude, emplis de fourmillements devenant presque aussi désagréables que ceux serpentant le long de mon bras et de mon flanc. Disparaître. Quitter ces lieux pour m’enfermer dans une prison et ne plus en sortir pendant des jours. L’envie me parut délectable. Attirante tant la perspective de quitter ce lieu était plaisante. Ne plus entendre les plaintes et les gémissements maussades des benêts cloitrés à jamais derrière des barreaux semblables aux nôtres. Le laisser pourrir, se faire ronger à petit feu par les rats et ne plus jamais en entendre parler. Revenir peut être, juste pour s’assurer qu’il ne s’était pas relevé. Mes doutes s’envolèrent en même temps que les écritures écarlates. Effacées lorsque le dernier soupir de vitalité quittait sa misérable carcasse par la plaie béante lui barrant la gorge. Myocarde malmenés par mes propres soins inaptes à se remettre à nouveau en route. Seconde chance qui ne céderait certainement pas sa place à une troisième, pas après sa trahison et tout ce qu’il avait pu faire contre Lui. Je ne pus m’empêcher d’esquisser un léger sourire. Froid et teinter d’un plaisir glaciale. Ennemi abhorré à présent réduit en cendre, hors de toute une existence entaché par sa bêtise et son ombre.

Elle avait raison pourtant. Rien n’était gratuit. A bien y réfléchir Ses doutes étaient justifiés. Faux en l’instant présent mais justifiés dans une autre situation. La situation me déplut fortement. Fierté maladive et ridicule m’empêchant de démentir. De la contredire avec toute l’énergie dont il fallait faire preuve dans ce genre de situation. Lui faire comprendre que ce qu’Elle pouvait prendre pour des mensonges, des preuves factices d’un attachement qui l’était tout autant n’avait que de faux que le nom. Qu’un tel attachement me dépassait tant il était fort. Inébranlable, même après les trahisons et autres coups bas, de Sa part comme de la mienne. Traitrise de l’un poussant l’autre à sa perte. Repoussant un plus les limites à chaque fois jusqu’à ce qu’elles soient finalement franchies. Et après. De nouvelles venaient se glisser derrière les autres, s’étendant à perte de vue pour offrir un champ de destruction encore plus important que le précédent. Une éternité à se détruire pour mieux se revenir. La perspective était déroutante. Fatigante tant les luttes deviendraient violentes au fil des ans. Ereintantes et cependant inévitables. Vitales. J’en avais besoin, de Son mépris et de Son ironie. De ces preuves étincelantes d’un attachement partagé malgré tous les efforts dont Elle pouvait faire preuve pour le masquer. Surtout maintenant.

« - Tu en serais bien incapable » Lâchais-je en laissant mon regard se reporter sur Elle. Levant la tête pour mieux ronger l’émeraude incendiaires de Ses pupilles. Les laisser me brûler de toute leur supériorité. Le venin était là pourtant, dissimuler derrière des mots cachant déjà un reproche. Blâme injuste laissant croire que j’avais oublié ce qu’elle avait pu faire pour moi. L’accablant des maux marquant ma peau. De plaies invisibles continuant de me ronger au même titre que celles abîmant Sa peau. Le rapprochement fut soudain. Arrachant à mon cœur un sursaut qui le fit trébucher, batteur éreinté trouvant un peu de force pour accélérer sa morne cadence. Juste pour se faire entendre avant de buter encore une fois pour retrouver une lenteur dérangeante, malgré son envie de frapper comme un forcené contre des côtes meurtries et risquant de tomber en poussière si les attaques devenaient trop importantes. Sa prise contre ma nuque me fit frissonner, plaisir évident glissant dans mes veines qui me poussa à fermer les yeux. A m’abandonner contre Sa joue. Les murmures brisèrent le masque de froideur venu s’apposer sur mes traits. Les libérant de leur étau d’acier pour qu’ils retrouvent un semblant de chaleur. Je levais la main, hésitant un instant avant de venir la poser dans le creux de Ses reins. Etreinte que je n’aurais pas pu briser. Pas cette fois. La repousser une fois avait déjà été pénible, je refusais de gaspiller mes forces dans une lutte qui ne servait à rien. Si ce n’est à me briser un peu plus. A creuser un fossé suffisamment profond pour que la chute soit mortelle. La force de sa prise me fit froncer les sourcils, m’arrachant un soupir de douleur venu se perdre contre Sa peau. Ce fut un réflexe, un pur automatisme. Un geste de recul imperceptible visant à libérer mon bras de son étreinte. Un sursaut de crainte avant de la laisser faire sans chercher à lui résister. Poupée docile se laissant tordre dans tous les sens pour ne pas froisser les envies de sa maîtresse. Prunelles d’acier recouvrant la vue pour se glisser sur les chiffres défilant à une vitesse folles. Palpitant battant à tout rompre, contraint de quitter son sommeil de plomb pour accompagner la perte de minutes pourtant précieuses. Je ne pus m’empêcher de retenir mon souffle lorsque de maigres secondes tailladèrent mon bras. Crainte venant se glisser au milieu de mon esprit, trop faible pour être capable d’ébranler une confiance ayant retrouvé une part de sa splendeur d’antan.

Phalanges crispées contre Sa peau se desserrant légèrement lorsque le décompte partit en sens inverse. Années données sans concession revenant à leur propriétaire pour son plus grand déplaisir. Œillade sombre se glissant sur Son propre bras, me poussant à vouloir retirer le mien pour qu’Elle cesse cette folie totalement inutile. Equité du partage qui semblait ne pas lui avoir effleuré l’esprit, gratifiant l’un d’une existence largement plus longue que l’autre. Réflexions douteuses se poussant contre mes lèvres, réduites en cendres lorsque mes doigts frôlèrent Sa peau. Derrière la stupeur que suscita ce geste, se glissa, infâme, la honte. A nouveau, elle revenait. Les remords, affreux et douloureux se muèrent en éclats de verre. Transperçant ma peau sans le moindre mal à mesure qu’Elle forçait mes phalanges à effleurer les stigmates de Sa damnation. Je me mordis la lèvre, la laissant revenir se glisser contre ma gorge sans pour autant être capable de faire disparaître le mal-être venu se glisser dans ma carcasse. Le venin se ruait dans mes veines, les rendant aussi rêches que du papier de verre, se frottant les unes aux autres pour qu’il n’en reste que des miettes écarlates. Derrière la tyrannie de Sa première phrase s’était glissée l’ombre du pardon. J’aurais pu ignorer la première et me repaître de la seconde avec un plaisir évident. J’en étais incapable.

« - Et ça durera toute une éternité. » Murmures impassibles se glissant contre Sa peau, au même titre que mes doigts, serpentant le long de Son échine. Caresses aériennes se perdant sous les boucles sombres, pour finalement s’échouer contre Sa nuque. Cette rancœur-là était bien plus tenace que toutes les autres. Violente, implacable. Laissant croire à son porteur qu’il en était débarrassé une fois la vengeance accomplie. Revenant l’envahir au moment où il s’y attendait le moins. La main d’une peine étouffante vint s’enrouler autour de ma gorge, rancœur centenaire toujours vivace malgré les années.

« - A moins que tu ne laisses mon remplaçant le faire à ta place. Si c’est le cas, j’espère qu’il saura se montrer original » Moqueries à peine audibles, brûlant ma gorge tant elle fut difficile à prononcer. L’étreinte se fit plus forte, plus étouffante. Malgré la douleur et la faiblesse, l’étau se resserra autour de Sa silhouette. Fragile. Menaçant de la briser au moindre geste annonçant la reprise des hostilités. Pas cette fois. Plus maintenant. Elle avait déposé les armes avec Ses murmures, délaissant les envies de querelles dans un coin de Son esprit. Mes pulsions assassines avaient été réduites en fumée. Volutes écarlates sommeillant dans un coin de mon être pour reprendre de leur force une fois les murs de cette prison laissés derrière. Phalanges docilement posées sur Sa nuque se faisant plus pressante, l’obligeant à me faire face. Poigne de fer dissimulant les ombres d’une tendresse encore timide. Hésitante malgré le semblant de contrôle que je pouvais avoir sur Elle. Mes lèvres frôlèrent les Siennes, juste pour en retrouvant la saveur. Me tenter, sans pour autant satisfaire une curiosité devenant de plus en plus vive. Manège s’éternisant jusqu’à rendre fou le rythme d’une respiration se mêlant dangereusement à la Sienne.

« - Un animal de compagnie… C’est vraiment ce que tu penses ? » Soupirs mourant contre Ses lèvres, avant que je n’en embrasse leur commissure. Blessé par Son jugement et l’estime qu’Elle semblant continuer à me porter, Ses mots se brisaient contre mes tempes sans pour autant être capable de calmer les flammèches menaçant d’incendier mes reins. Brûlure délicieuse, effacée sous les décombres. Hésitante, comme tout le reste. Craignant d’aller trop loin. De franchir une limite encore trop fragile malgré l’envie qui se faisait souveraine.

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Isobel S. Turner
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▌Citation : « Et plus on aime fort, plus la douleur à venir sera décuplée. Tu connaîtras le manque, puis les affres de la jalousie, de l'incompréhension, la sensation de rejet et d'injustice. Tu auras froid jusque dans tes os, et ton sang fera des glaçons que tu sentiras passer sous ta peau. La mécanique de ton coeur explosera. Je t'ai moi-même greffé cette horloge, je connais parfaitement les limites de son fonctionnement. » } Mathias Malzieu.



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MessageSujet: Re: /!\ Hit Me With Your Best Shot [PV]   Mar 17 Juil - 23:39

Le geste n’était pas anodin. Elle voulait qu’Il s’empreigne de ses stigmates, en retienne par cœur les moindres contours. Qu’Il rôtisse dans les enfers de la culpabilité, brûle une nouvelle fois en visualisant les détails de son affreux périple. La haine était plus qu’une seconde enveloppe, elle se ruait partout dans ses veines. Incendiant jusqu’à la plus infime parcelle de sa frêle carcasse, pourrissant au creux de ses entrailles. Il suffisait d’une explosion de colère pour que la plante vénéneuse répande son poison toxique, l’insuffle à son tortionnaire. Et ça enflait, là sous ses poumons. Boule monstrueuse d’animosité dont il aurait fallu crever l’abcès. Se développant en poussant ses autres organes pour faire de la place. Crevant le malheureux palpitant tapi dans l’ombre, comme un condamné à mort attend que l’heure du trépas vienne. Elle avait atrophié ses sentiments humains, les tordant comme on joue avec des brins d’herbe pour qu’ils soient rendus inutilisables. Se concentrant uniquement sur son courroux, sur la détresse lancinante d’avoir été trahie. Comme une vulgaire marionnette, utilisée pour assouvir des pulsions primaires avant de l’envoyer se fracasser la nuque contre du verre pour la faire taire. Pas de temps pour calmer une hystérique de la pire espèce. Elle s’en souvenait encore, des mots qui avaient pu précéder la chute. Les Siens. Ceux où Il la comparait à Son ancienne épouse, piétinée et reniée. Celle qu’Il avait bercé de fausses promesses avant de la dresser à encaisser les coups et les injures. C’était ce qu’elle craignait de devenir pour Lui. Une créature autrefois séduisante, qu’on a salie et ternie jusqu’à s’en lasser. Jusqu’à la trouver insipide et sans saveur. Juste bonne à ramper.

Mais toutes les blessures finissaient par se refermer. Des plaies à soigner, qui finissaient par se recoudre docilement. Jusqu’à la prochaine hémorragie. Des lésions oubliées à l’usure, de terribles souvenirs rangés au fond de leur boite. Avant d’être enterrés. Il restait néanmoins les cicatrices, témoignant de l’affront encaissé. Ces sombres marques qui parvenaient à enlaidir ses courbes enjôleuses. Ce corps esseulé qui avait trop souvent pataugé dans la crasse, dans l’hémoglobine. Elle sentait la honte fourmiller sous Ses doigts, taillader sa propre peau à de multiples endroits. Peinant à respirer sans que le forcené dans Sa poitrine ne manque plusieurs battements, avant d’accélérer subitement le rythme en constatant son retard, et de s’essouffler à nouveau. Elle le savait, parce qu’elle Le connaissait mieux que personne, et surtout parce que le fardeau, le supplice, était partagé. Alors elle abandonna la lutte, les mots se glissant jusqu’à Son organe auditif avec douceur. Une pointe de reproche persistait, et un besoin de vengeance maladif sommeillait derrière ses paroles rares. Mais le pardon s’était lui aussi faufilé dans la brèche, pour le moment frêle et chétif. Attendant l’instant propice pour croitre pleinement. Ses bras se muèrent en chiffon, agrippant légèrement les Siens alors qu’Il parcourait ses reins, son dos, ses boucles brunes. Manège lascif suffisant pour que la bête tapie au creux de ses entrailles ronronne et ferme les yeux sur ses envies criminelles. Muscles en furie commandées par une cervelle détraquée. Alanguis par Son étreinte salvatrice. Intermède fugace qu’elle se surprenait à savourer, aidée par l’épuisement gagnant cruellement ses membres. Elle aurait presque pu croire qu’ils étaient revenus en arrière. Qu’ils ne se trouvaient pas dans ce cachot putride, infesté par les rats et les vestiges décrépis de leur bourreau de fortune. Qu’elle venait de rentrer dans leur appartement, et qu’Il s’était précipité pour l’enlacer. Qu’Il s’en contenterait, en ignorant royalement le parfum âpre tapissant ses vêtements. L’essence amère de la sangsue. Ne répondant pas à ses futiles provocations, préférant la faire taire avec ses baisers plutôt qu’avec ses poings. Et elle continuerait à ne connaitre de l’Enfer que celui qu’elle avait entrevu sur terre. Elle aurait voulu réussir à y croire. A défaut, elle était prête à faire semblant. Rêvant que Ses frôlements effacent enfin l’infamie, pour restaurer le simulacre de confiance d’antan.

« - Et ça durera toute une éternité. » La tirade la fit tressauter malgré elle, ravageant ses rétines d’une lueur d’angoisse. L’éternité… rien qu’y songer était effrayant, effroyable. Des siècles et des siècles où les traumatismes s’amoncelleraient sur sa route comme des déchets radioactifs. L’affliction aurait le temps d’atteindre des sommets inégalés, les traitrises s’écrouleraient sous le poids de plus récentes. A l’infini. Aucune libération, aucune échappatoire. Des perspectives d’avenir consumées par les flammes du désespoir. Même avec Lui, même avec Elle, cela lui semblait insupportable. Elle en venait quasiment à envier le cadavre puant, qui après sa mort ne serait pas déchiqueté par des crocs métalliques et lacéré jusqu’à se vider de ses tripes. Pour tous les meurtres commis, elle avait pris perpétuité. Jamais de délivrance. Elle aurait du être ravie de l’aplomb dont Il avait usé, y décelant là une sorte de déclaration cachée. Le serment que leur attachement, aussi niais cela soit-il, resterait immuable. Impossible à détruire, quoi qu’il puisse advenir. Mais le gout qui lui restait en travers de la gorge était trop saumâtre pour qu’elle s’en réjouisse. Car ce qu’il venait d’énoncer était à double tranchant.

« - Je te trouve bien présomptueux. Encore un contrat dont j’ai mal lu les petites lignes ? Décidément… » Susurra t’elle d’un ton amusé, un sourire mutin s’imprimant à ses traits pour qu’Il ne prenne pas au sérieux son sarcasme. Sens de l’humour aux abonnés absents retrouvant un peu de sa splendeur. La poussant à vouloir titiller gentiment Ses nerfs. Pacte indécent qu’elle avait failli ne pas signer. Choisissant la résistance pour perdurer dans Son esprit rongé par le vice. Céder aux charmes du diable n’était pas anodin, et elle en payait les conséquences durement. Douleur et plaisir s’alternaient en continu. Finissant par se mêler si étroitement qu’il devenait impensable de les dissocier. Les trêves n’étaient que le prélude du massacre suivant. Un moyen de faire retrouver ses forces à leur dévotion, de la nourrir de chimères avant de les réduire en poussière. Un mécanisme parfaitement rodé, aussi sadique qu’abject. Jouissif tout en puisant ses racines dans la déchéance.

« - C’est noté, je tenterai d’éviter les armoires à glace avec deux neurones qui se battent en duel. Quel genre de mort te tenterait ? Tant qu’on y est… »

Railleries forgées dans le même moule que les Siennes, alors que ses hanches se rapprochaient de Son bassin avec plus d’ardeur. Plus de ferveur. Ce n’était clairement pas ce qu’Il souhaitait entendre, mais elle ne se sentait pas d’humeur à démentir abruptement l’insinuation. Il ne le méritait pas. Pas alors qu’Il se vautrait entre les cuisses de la première catin venue. Même s’il était évident qu’Il resterait irremplaçable. Elle ne fit cependant absolument rien pour se dégager de Son étau étouffant, s’y enfouissant au contraire délibérément. Présence rassurante calmant les indicibles spasmes ravageant sournoisement ses articulations. Elle ignorait comment elle pouvait avoir tant besoin de ce contact tendre quand elle n’aurait du lui concéder qu’indifférence et répulsion. Mais c’était ainsi, ça la dépassait, et il aurait été ridicule de freiner subitement des quatre fers après une telle capitulation. Elle devinait Sa maladresse, l’hésitation touchante greffée à Ses mouvements. Redoutant surement que la lionne se réveille et sorte les griffes. Qu’elle Le rejette comme elle s’y était employée tant de fois, en Lui projetant sa hargne à la figure. Qu’elle se raidisse comme une statue de pierre, et devienne aussi frigide que de la glace. Elle appréciait qu’Il ne la considère pas comme ‘acquise’, qu’Il prenne des gants pour ne pas la froisser. Que d’une certaine manière, Il ait peur de la perdre et s’obstine à l’apprivoiser. Son souffle se mêla au Sien avec délectation, cherchant Ses lèvres sans pour autant franchir la distance nécessaire pour s’y heurter. Manège sensuel gagnant en intensité, la rendant fiévreuse. Grisée par cette proximité singulière. Ses phalanges se coulèrent sur Sa joue écorchée, serpents fébriles en épousant la texture diaphane. Émeraudes adoucies s’amarrant aux azurs à l’acier fondu alors qu’elle répondait à Ses murmures. C’était une de ces piques lancées juste pour blesser l’autre, une de ces horreurs visant à tester Ses réactions. Fondées sur un semblant de vérité, mais cousues sur un tissu de mensonge.

« - Là tout de suite, non. Mais il m’arrive de le penser. Il faut avouer que tu m’oblige régulièrement à aboyer. »

Comme pour appuyer ses propos, ses dents se déportèrent sur le lobe de son oreille. Le mordillant avec espièglerie alors que ses ongles se plantaient dans Sa lippe inférieure jusqu’à recueillir quelques gouttes de Son précieux cruor. Elle faillit rajouter que quand on regardait Hannibal, on constatait qu’il n’était pas un si mauvais maitre, mais ravala ses diatribes ambigües. Même au second degré, elle refusait de Lui conférer un statut qui ne serait pas d’égal à égale.

« - Et toi, tu me crois vraiment si lâche ? Si perfide ? Je t’ai vu trembler quand l’autre ordure a craché sa bile… »

Soupirs venus mourir contre Sa chair alors que sa bouche capturait la Sienne. Électrifiée. Peu importait Sa réponse, même odieuse elle ne parviendrait plus à étreindre les braises. Le goût ferreux de Son cruor inondait son palais, effluve capiteux l’enivrant avec démesure. Sauvagerie teintée d’une tendresse dévorante, décuplant la passion. Désir impérieux la poussant à approfondir l’échange, sa main emprisonnant Sa jugulaire puis Sa nuque. Les serpents libres se promenèrent sur Son torse, s’attardant entre les lambeaux de Sa chemise trempée d’écarlate. Reptiles audacieux dépourvus de réserve, délaissant les ignobles tourments qui l’arrêtaient d’ordinaire. Le lieu ne se prêtait pourtant pas à des rapprochements. Loin de là. Pas avec la vermine en train de se décomposer à quelques mètres, les odeurs âcres s’élevant dans l’air corrodé et les gémissements de souffrance des détenus au dessus. Mais elle était à mille lieux de s’en préoccuper, enfermée dans une bulle les tenant à l’abri du reste. Emportée contre des récifs sur lesquelles elle allait volontiers se percuter. Isolés de ce monde putride qui les entravait où qu’ils aillent. Où qu’ils soient. Soumis à la violence martelant leurs palpitants, les menant à la destruction. Avides de tueries et de carnage.

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CALL ME A SINNER, CALL ME A SAINT I finally put it all together, But nothing really lasts forever. I had to make a choice that was not mine, I had to say goodbye for the last time. I kept my whole life in suitcase, Never really stayed in one place. Maybe that's the way it should be, You know I've led my life like a gypsy.

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MessageSujet: Re: /!\ Hit Me With Your Best Shot [PV]   Ven 20 Juil - 13:39


L’angoisse. La crainte. Rongeant Ses prunelles comme la vermine. Elle devait le faire pour chacun de nous. La perspective d’une existence s’étendant jusqu’aux confins du temps n’avait rien de plaisant. Les premiers instants du moins. Engrenages continuant leur course sans se soucier de la maladie, de la fatigue. Riant au nez de la mort elle-même, déjà défiée avec une effronterie qui ne la rendrait que plus atroce encore. Je sentais encore sous mes doigts les contours de Ses stigmates. Je n’avais fait que les frôler, et pourtant ils continuaient de me hanter. Traces sanglantes d’un carnage interrompu, remis à plus tard pour reprendre de plus belle. Chimères ténébreuses se faisant un plaisir de déchirer, d’entailler des chairs meurtries cicatrisant rapidement. Un sordide manège, offrant le lendemain un parchemin vierge aux monstres des géhennes pour qu’ils puissent à nouveau y planter leurs crocs. Des frissons se glissèrent le long de mon échine, comme si un doigt glacé était venu frôler mes vertèbres. Une à une, serpentant jusqu’à mes reins avant de disparaître dans un souffle. Un soupir tout aussi froid que le reste, cette simple pensée arrivant à chaque fois à me glacer le sang. En parfait égoïste, je la renvoyais buter contre un coin de mon esprit, repoussant à plus tard l’inéluctable sentence. Elle tomberait un jour, peut-être plus rapidement que ce que nous pensions, vu les chiffres qui ne cessaient de s’affoler. Sa moquerie me fit sortir de mes sombres raisonnements, m’arrachant l’ombre d’un sourire teinté d’un amusement certain. Echo de celui brûlant Ses traits. Phalanges déraisonnables délaissant Sa nuque pour se poser contre Sa joue. En goûter la texture satinée avec un plaisir effronté avant, l’effleurer avant de retourner se dissimuler sous la chaleur de Sa chevelure. Là, juste sur la trace barrant sa peau. Dernier vestige d’une tyrannie depuis longtemps oublier. Comme si elle n’avait jamais existé. Surpuissance de certains à présent réduite à néant. Un rien subsistant encore dans le cœur de certains. Un rien ayant déjà dépéri dans celui des plus faibles. Et toi, dans quel rang te ranges-tu ? Toi qui te retrouves encore plus enchaînés à ses chevilles que tous les autres ? Choix hasardeux que je préférais ne pas faire. Errant comme une ombre au milieu des décombres d’une race cherchant à tout prix à revenir sur le devant d’une scène malsaine.

« - J’aurais dû te laisser plus de temps pour le lire entièrement. Mauvais joueur jusqu’au bout. » Soufflais-je après un certain temps. Mutinerie à peine dissimulé, ravageant mes prunelles l’espace d’une seconde. Allusion évidente à Ses multiples rejets. Créature assassine tordant dangereusement mes nerfs jusqu’à les faire fondre. Les briser pour que s’effrite un sang-froid aux portes du brasier. Acier emprisonnant les restes d’un cœur silencieux depuis des années perdant de sa superbe, laissant alors le sang affluer pour pulvériser ce qu’il restait du barrage. Regain soudain de vitalité offrant au dit organe tout le loisir de battre comme un forcené. Juste pour se faire entendre. J’aurais fini par me lasser. Avec une autre ce serait arrivé. Lavant l’affront dans les bras d’une autre, imaginant pendant quelques temps la saveur de Ses draps dans ceux d’une inconnue. Avant de passer à autre chose. Je l’aurais fait si Elle n’en avait pas valu la peine. Délicieux bourreaux cent fois détesté. Cent fois aimer, et bien plus. La ferveur de Ses hanches contre les miennes me fit frémir. Un soupir brûlant s’échouant alors sur le pourtour délicat de Son épaule, mes doigts se refermant plus fortement contre Sa nuque. Etreinte de fer chauffé à blanc, devenant dangereusement brulant. Rapprochement tant de fois imaginé, qu’il en devenait presque irréel. La crainte de La voir se dérober sous mes doigts continuait de me hanter. Confèrent à l’instant un goût amer qu’il m’était difficile de voir disparaître. La raillerie me fit sourire. Me laissant un instant interdit, silencieux. Je me surpris néanmoins à froncer les sourcils, l’ombre d’un éventuel remplaçant venant se glisser dans la pièce. La rendant plus sombre qu’elle ne pouvait déjà l’être. Malgré moi, mon regard glissa sur lui. Effleurant les lignes anguleuses de sa dépouille, ses entrailles piteusement répandues sur le sol au même titre que sa pauvre tête raccrochée au reste par quelques misérables tendons prêts à se briser.

« - Evite aussi les aveugles qui doivent s’y reprendre à deux fois avant d’atteindre leur cible. Une mort rapide, et sans bavures. Les lentes agonies et les ratés, je connais déjà » Persiflages teintés d’un brin de moquerie, assombrit par le froid venu se glisser sur mes traits. Fugace, mais perceptible. Assassinat de bas étage continuant de me hanter, révulsant ma peau et le reste de ma carcasse lorsqu’il m’arrivait d’en rêver. Les couleurs étaient parties depuis le temps, seul perdurait l’écarlate du sang et la blancheur livide de la neige. La morsure du froid et de l’acier restaient intacts. Les sourires s’effaçaient, retrouvant parfois leur éclat et leur netteté pour ensuite céder place à des silhouettes noires. J’en frissonnais, me rapprochant de la chaleur de Sa peau. D’instinct. Effaçant d’un revers de main l’angoisse venue se heurter contre ma chair, mes doigts délaissèrent Sa nuque. Explorant à nouveau le satin de Sa peau, s’attardant sur chaque marque qui pouvait se dresser en travers de leur route. Les mots se brisèrent contre mes dents, scellées par le vice. Réduite en éclats comme tout le reste par le souffle brûlant calcinant mes reins. Morsure infime, des notes métalliques me firent frémir. Trembler d’impatience malgré une infime gaucherie. Malgré le doute, toujours présent. Ecrasant mes doigts de tout son poids jusqu’à les rendre tremblants. Respiration brisée devenant saccadée lorsque la distance ne fut plus qu’un misérable tas de cendres. Violence de l’échange qui manqua me faire esquisser un sourire. La réponse se forgea dans le même moule que l’attaque. Sulfureuse, brûlante. Mes lèvre s’abimèrent contre les Siennes, jusqu’à capturer Sa lèvre inférieur entre mes dents. Pour m’échapper, laisser l’air envahir à nouveau mes poumons et m’échouer contre Sa gorge à découvert. Phalanges curieuses La libérant de Son haut, pour parfaire leur exploration. S’échouant contre la cambrure de Ses reins, frôlant les stigmates, à peine avant de se faire plus pressants. Baisers brûlants continuant de ravager Son cou pendant que mon autre main effleurer avec délice la courbe de Son sein se frayant un chemin jusqu’à la cicatrice y dormant.

« - Il m’arrive de douter parfois. D’impatience, et de frustration surtout… » Soupirs mourant de la même manière que les Siens, contre Sa peau. Perfidie de l’un et de l’autre qui n’avait plus besoin d’être mentionnée. Ni d’être ignorée. Les tâches écarlates de la trahison dévorant la noirceur d’une toile saturée jusque dans les moindres recoins. Tachant Sa peau là où mes doigts ne trouvaient que des restes blanchâtres. Dérangeant, troublant comme si les plaies étaient toujours ouverte malgré un mécanisme de guérison ayant repris ses droits, et commencer à effacer une partie des sévices infligé par un bourreau de pacotille. La chemise acheva sa piètre existence sur le sol putride, mes hanches se heurtant à nouveau contre les Siennes, électrisé par le contact de Sa peau contre la mienne. Bouche alanguie par une passion à présent souveraine retrouvant le satin de la Sienne. S’y heurter non sans douceur, l’hésitation cédant sa place à une douce brusquerie. Frustration agaçante rongeant ma chair et incendiant mes reins. Forçant le forcené niché entre mes côtes à frapper avec encore plus de force, jusqu’à ce que les battements se répercutent contre Sa propre poitrine. Effacer les parjures, pendant quelques instants. Ma main s’échoua contre Sa cuisse, caresse enflammée, pressante menant les serpents d’albâtre jusqu’à son bas-ventre pour jouer avec les boutons de son jean. Oublier le lieu, les barreaux de fer et les soupirs de douleur se transformaient en râles étouffés d’un plaisir brûlant. S’en échapper pour changer de décor. L’idée me traversa l’esprit. Raisonnement fugace aussitôt réduit en miettes. Soufflé par les notes aussi dérangeantes qu’enivrantes de mon sang. Métal rougeâtre dont les crocs restait visible sur ma peau. Le sien, et le mien. Affreux mélange, corrosif, me poussant néanmoins à ne pas vouloir user plus que de raison de mes dons. Faiblesse encore présente, quelque part dans les recoins sombres de ma carcasse.

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▌Faiblesses : Elle, Lui et tous ces souvenirs qui me meurtrissent.
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▌Citation : « Et plus on aime fort, plus la douleur à venir sera décuplée. Tu connaîtras le manque, puis les affres de la jalousie, de l'incompréhension, la sensation de rejet et d'injustice. Tu auras froid jusque dans tes os, et ton sang fera des glaçons que tu sentiras passer sous ta peau. La mécanique de ton coeur explosera. Je t'ai moi-même greffé cette horloge, je connais parfaitement les limites de son fonctionnement. » } Mathias Malzieu.



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MessageSujet: Re: /!\ Hit Me With Your Best Shot [PV]   Dim 22 Juil - 14:19

Dans la traque, le meilleur moment est certainement celui où le gibier tombe dans vos filets. Celui où il vous appartient. Celui où vous remportez la victoire tant espérée, où tous vos efforts finissent par être récompensés. Cet instant fugace où vous en devenez le maitre. Un trophée de plus sur Son tableau de chasse. Un énième caprice à cajoler avant de se lasser. Elle avait eu un mal fou à abdiquer, puis ensuite à reconnaitre sa défaite. Fierté maladive renforcée à mesure qu’Il s’acharnait, tant Son aplomb avait le don d’égratigner ses nerfs à vif. Libertin notoire habitué à ce que même les plus coriaces finissent par céder. Se contentant de potiches facilement échaudées, en corsant de temps à autre ces règles malsaines pour faire dérailler cette mécanique parfaitement huilée. La première impression avait été désastreuse. Il empestait la luxure, suintait la perfidie. Une proie idéale pour elle aussi. Déjà séduit, elle n’aurait eu qu’à jouer les mantes religieuses pour L’empêcher à jamais de sévir. Simple et efficace. Un numéro habituel, maintes fois répété. Félon suffisamment irrésistible pour qu’elle ne puisse s’y résigner.

« - Ton impatience t’en aurait empêché. Si je t’avais laissé attendre davantage avant de le signer, tu l’aurais réduit en cendres. »


Elle était là la triste, la cruelle vérité. Celle qu’elle admettait difficilement encore aujourd’hui. Elle avait eu peur qu’Il capitule, l’abandonnant aux affres de sa terrible solitude. Elle avait retardé l’échéance, le moment que son corps invoquait avec brutalité jusqu’à ne plus réellement avoir le choix. Si attachée à Sa présence que Le perdre lui avait semblé intolérable. Joutes physiques et verbales trop délicieuses pour s’en priver. Elle se renfrogna en entendant Sa réplique, se raidissant malgré elle.

« - Une mort rapide et sans bavures… C’est vrai que j’oubliais que tu appréciais ce qui est expéditif. T’es même un expert dans ton genre. L’agonie laisse au moins l’espoir d’un renversement de situation. »
Sifflements amers se percutant contre Son oreille, tranchants et incisifs. Avant qu’elle ne souffle, glaciale : « - Ta méthode ne laisse aucune chance. » L’espièglerie, de passage, venait de céder sa place à la rancœur. Arme métallique toujours à portée, entaillant sévèrement sa chair lorsqu’elle se sentait sur le point de vaciller dans l’oubli. Elle n’était pas sûre qu’elle puisse disparaitre un jour, tant elle transperçait son palpitant. Malheureux organe fatigué d’être mutilé, de dépérir aveuglément à Ses pieds. Elle resterait là, tapie sur la poussière de ses entrailles, tournoyant comme de la boue à l’intérieur de sa frêle carcasse. L’ombre du chagrin s’enroula autour de sa gorge, nouant péniblement sa trachée. Hésitant l’espace d’un millième de seconde à Le repousser. Le laisser sur Sa faim, et claquer la porte de cette cage dorée avec dédain. Lui rappeler qu’elle continuait de lui en vouloir affreusement pour Sa trahison, et qu’il faudrait ramper pour qu’elle daigne revenir entre Ses draps. Tiraillée entre sa fureur persistante et le besoin vital de Le retrouver. Assembler les morceaux ébréchés pour qu’ils forment à nouveau un ensemble cohérent. Même si la confiance avait été pulvérisée, que plus rien ne serait comme avant. Corriger les fausses notes pour retrouver au moins leur complicité charnelle, langoureux prélude d’une passion meurtrière. Ennemi juré qu’elle se surprenait à aimer encore éperdument. Assez pour Lui permettre de gouter au satin de sa peau, d’en éprouver la douceur pour mieux la malmener. Créature indécente préférant noyer son courroux dans une attirance indicible. Ignorer la douleur pour ne retenir que le plaisir. Elle n’était plus qu’un concentré explosif de provocation. Alternant lascivement les caresses aphrodisiaques et les mordillements onctueux. Un gémissement de frustration s’échappa de ses lèvres brûlantes de désir lorsqu’Il les délaissa, les écorchant avant de venir incendier délicieusement sa gorge offerte. Elle ne protesta pas lorsqu’Il lui retira son haut, savourant le contact brut de Ses phalanges naviguant avec effronterie le long de ses courbes. Poussant le vice jusqu’à effleurer avec ferveur ses odieux stigmates, lui arrachant d’irrépressibles frissons au fil de Sa lente exploration. Sa bouche revint se positionner près de Son oreille, y répandant sa respiration haletante avant que ses cordes vocales ne parviennent à extirper enfin des sons audibles.

« - Tu ne devrais pas. J’aime le travail bien fait et on n’est jamais mieux servie que par soi-même. »


Elle n’était pas ce genre de veuve noire. Celle qui fait tuer son mari par son amant histoire de ne pas éclabousser ses mains de sang. Avant de mettre le grappin sur un nouveau prétendant pour se débarrasser de l’assassin envahissant. Cette harpie vénale et manipulatrice qui croit détenir du pouvoir, alors qu’elle est finalement incapable de se débrouiller par elle-même. Il n’y aurait pas d’intermédiaire entre eux, pas d’aide extérieure. Un ultime affrontement aux portes des Enfers, à la lisière de ses pires cauchemars. Mais elle doutait d’en arriver à ces extrêmes. A moins qu’Il ne s’attaque férocement à Elle, elle réalisait qu’elle était prête à tout encaisser. A supporter Ses ignobles parjures, lacérée par le fouet de l’humiliation. Parce qu’Il la rendait faible, démesurément fragile. On croit souvent détenir une certaine force de caractère en résistant sans broncher aux offenses. Mais non. Quelqu’un de réellement invincible ne supporterait jamais de subir ce genre de traitement. D’être torturée au sens figuré comme au sens propre de la sorte. Quelqu’un de réellement courageux l’aurait expédié dans les géhennes pour tous Ses crimes depuis bien longtemps. Le constat, étouffant et accablant, la fit trembler alors que Ses lippes tentatrices se heurtaient avec une suave violence contre les siennes. Les capturant dans un étau tyrannique tandis que les serpents se réfugiaient sournoisement contre la chaleur de sa cuisse. Des flammes ravageant son épiderme, attisant chaque atome comme des braises. Escarbilles qu’elle avait l’impression de piétiner, à la place du bitume répugnant et putride. Lui laissant retirer son jean sans rechigner, se délestant de ses derniers morceaux de tissu avant que ses guiboles nues ne se collent davantage aux Siennes. Hanches pernicieuses se plaquant de tout leur poids contre Son bassin enjôleur, accentuant la pression à son paroxysme. Toujours plus proche. Avant de se reculer avec un brin de sadisme, un sourire taquin éclairant l’albâtre de son visage. Les cristaux verts ancrés aux azurs foudroyants.

« - Je suis navrée mais je ne suis pas plus capable que toi de contempler sa face miteuse, surtout pas dans un moment pareil. Même à l’état de carpette, même de dos, ça me révulse. »


Si la pudeur d’antan avait été calcinée dans l’antre de Lucifer, qu’Il vienne mourir contre ses reins sous les yeux vitreux de son ancien époux lui collait cependant des sueurs froides. Retrouvant un semblant de souplesse en s’aventurant près de la dépouille. Une grimace de dégout déforma ses traits en appréciant l’ampleur des dégâts. Un amas écarlate de boyaux et de viscères, méconnaissable et nauséabond. Elle dut s’y reprendre à deux reprises pour faire apparaitre une sphère enflammée entre ses doigts fébriles. Carbonisant le piteux cadavre jusqu’à l’incinérer totalement. Elle plissa les narines, esquissant quelques pas en arrière pour s’en éloigner. Reniant la pointe d’affliction qui lacéra son palpitant en ne distinguant plus que des vestiges noirâtres d’un des rares hommes qu’elle avait pu respecter au cours de sa misérable existence. Pas assez d’énergie pour disparaitre de cet abject repère dans l’immédiat, pas avec toutes les blessures en phase de cicatrisation. Estampilles maculées d’hémoglobine. Elle revint ainsi s’échouer contre Son torse, trouvant un réconfort infini dans Son étreinte de fer. Même s’ils se trouvaient dans un cachot sordide. Susceptibles d’être interrompus à tout instant par les surveillants du sombre pénitencier. Lèvres assoiffées se scellant à leurs partenaires privilégiées, en L’entrainant sensuellement vers les ténèbres du fond de la geôle. Phalanges sans gêne s’attardant sur Sa ceinture, achevant de Le déshabiller tandis qu’elle prenait appui sur une table en béton. Ses jambes écrouèrent Sa taille, Le poussant à venir s’abimer contre elle. Elle abandonna les compagnes de jeu, ses dents se repliant sur la peau souple de Son cou. Effleurant avec délicatesse la marque diaphane qu’elle Lui avait autrefois infligée avant de la mordre avec une sauvagerie à peine contenue. Juste là, dans le creux que formait l’intersection entre Sa jugulaire et Son épaule. Ses ongles s’incrustèrent dans Son échine, Le dissuadant de s’esquiver pendant qu’elle s’enivrait de Son cruor capiteux. Embrassant la signature pourpre, glissant voluptueusement jusqu’à Sa pommette saillante. Tendresse cannibale.

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CALL ME A SINNER, CALL ME A SAINT I finally put it all together, But nothing really lasts forever. I had to make a choice that was not mine, I had to say goodbye for the last time. I kept my whole life in suitcase, Never really stayed in one place. Maybe that's the way it should be, You know I've led my life like a gypsy.

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MessageSujet: Re: /!\ Hit Me With Your Best Shot [PV]   Lun 23 Juil - 14:36


Vrai. Ses paroles. Douloureuses aussi. Je l’avais retenu pourtant, mon impatience. Un moment, trop longtemps peut être. Suffisamment en tout cas pour finir par craindre de la voir céder tant ce genre de comportement ne m’était pas familier. La perspective d’échec cuisant fut néanmoins suffisante pour que le morceau de papier invisible ne vole pas en cendres. Attente sordide ayant fini par payer. Plus que ce que je n’aurais pu imaginer. M’enchainant à Elle sans même y réfléchir, à côté de Sa signature était venu se poser la mienne. Lettres de sang enchaînant à jamais les restants d’une misérable carcasse à la Sienne. Mortelle ou non peu importe, le résultat restera le même. Dès le début, je l’avais compris. Qu’Elle serait ma perte. J’ai causé la Sienne, Elle sera sans le moindre doute la maîtresse de la mienne. L’évidence me fit frémir, des aiguilles de glace pénétrant ma chair pourtant brûlante. Suffisamment pour que mes doigts se crispent contre Sa peau. A peine. Fugace. Un petit rire vint mourir contre Ses lèvres, une réponse à Sa réplique. Silencieuse, dépourvue de mot tant ils refusaient de quitter le seuil de mes lèvres. Figés sur ma langue, réduit en cendres par sa ferveur. Morts avant même d’avoir pu existé. Elle n’avait pas besoin de réponse. Ce qu’elle venait de dire, Elle le savait, était la pure vérité. Aussi affreuse soit-elle, elle avait raison. Mes travers dominant mon existence à cette époque, j’aurais fini par l’abandonner. La considérer comme une simple putain se croyant plus importante que les autres. Je m’en serais affreusement voulu si les choses avaient tournées ainsi. Renfermant mon cœur à double tour et en jeter la clé dans les eaux troubles bordant le malheureux caillou nous servons de maison. Le laisser battre sans plus jamais l’entendre. Sourd à ses jérémiades, laisser les parjures prendre le dessus et exister seulement pour la folie, le vice et la mort. Le mélange étant tentant pourtant. A bien y regarder, il était toujours présent. Plus faiblard qu’il y a deux ans, mais toujours là. Lui au moins ne lui aura jamais fait tout ce que j’ai pu Lui faire. Ce bon imbécile, paré d’une noirceur factice suffisamment tenace pour ne pas s’effriter au moindre coup. Quitter un Enfer pour un autre, qu’avait-Elle gagné dans ce jeu si ce n’est une immortalité chère payée ? Quand on joue à ce genre de jeu, on gagne ou on meurt. Les deux sont possibles cependant.

L’amertume me figea un instant. Déployant ses sombres ailes pour me faire flancher malgré le désir étouffant calcinant mes reins. Brasier ardent perdant de sa superbe face à la rancœur évidente venue se glisser dans Ses mots. Je me mordis la lèvre, fort, jusqu’à manquer de la perforer tant mon erreur me fit honte. Le sang montant jusqu’à mes tempes, les incendiant avant de retourner se heurter contre mon échine. Détournant brièvement le regard, je tentais de me faire un chemin au milieu des brumes tenaces de mon esprit. Rattraper ma bévue avant de La voir s’éloigner comme je le craignais depuis le début. Une partie de moi hurlait que c’était une erreur, d’avoir voulu me rapprocher d’Elle à ce point. Pas tout de suite, je le savais. Et pourtant.

« - Pas toujours » Murmurais-je sans oser prendre le risque de soutenir Ses prunelles incendiaires, contemplant d’un regard soudain éteint le sol misérable de la geôle. Acier parsemé d’éclats grisâtre de la rancœur, d’une soudaine amertume datant d’il y a des années.

« -On ne m’en a laissé aucune, un mauvais exemple » Réponse unbrin moins glaciale de la Sienne, essayant de l’être sans vraiment y parvenir ma voix se brisant sous les assauts de tous ces sentiments totalement contradictoires venant se fracasser contre ma gorge et ma poitrine, hurlant de douleur. Caresses lascives achevant de me torturer, tuant l’instant de faiblesse avant qu’il ne s’éternise et ne fasse tout vaciller. Absence de résistance poussant les barrières à s’écrouler. Sourire esquisser entre deux baisers, mordant Sa lèvre avant de s’en détacher.

« - Tu me vois rassuré dans ce cas »
Légère moquerie, néanmoins emplie de vérité. Au fond il ne faisait que mentir, je le savais. Proférant des mots inutiles, entachant à peine une certitude ancrée en moi depuis le début. Qu’elle charge un autre de m’éliminer m’aurait fortement surpris. Pas son genre de se faire voler Sa vengeance. Proximité étouffante qui s’acheva dans un soupir de frustration de ma part, mourant contre le vide lorsqu’Elle s’éloigna. Mes doigts se refermèrent contre le sol humide, s’y crispant jusqu’à blanchir. Respiration haletante refusant de se calmer tandis que je prenais appui sur ma main pour me relever tant bien que mal. Mon attention se reporta une fois de plus sur lui, L’observant s’en approcher sans sourciller malgré les légers frissons serpentant le long de ma peau. Attente interminable s’achevant lorsque les cendres s’effondrèrent sur le sol. Compagne d’infortune revenant se heurter contre ma carcasse, renvoyant s’exploser contre mes côtes le misérable y logeant. Ravivant le brasier pour qu’il consume tout sur son passage. Oubliant jusqu’à la présence d’autres âmes en ces murs, la perspective du danger pouvant en résulter ne faisant que rendre la chose encore plus enivrante. Poupée de chiffon se laissant faire, je ne pus retenir un soupir brûlant de plaisir lorsque Ses jambes se nouèrent autour de ma taille. Etau de fer remplaçant celui de mes bras la libérant de leur étreinte, une de mes main revenant s’échouer sur Sa cuisse pendant que l’autre s’appuyer contre le béton glacé, sous le feu de ma paume, de la table. Plaisir auquel se succéda une nouvelle frustration, lèvres esseulées par leurs camarades s’entre-ouvrant alors pour qu’un soupir douloureux en sorte. Crevant le silence, s’échouant contre le silence avant que je ne ferme les yeux avec force. Mes doigts agrippèrent Sa peau satinée, si fort que des traces écarlates vinrent zébrer sa cuisse, des perles rubis y roulant pour s’écraser contre la table. L’effleurement m’avait fait trembler, le soupir se muant en un râle de mécontentement douloureux teinté d’un plaisir pervers lorsqu’Elle déchira la peau et rouvrit la blessure. Une morsure, une griffure furent suffisante pour faire perdre pied au restant de ma raison. Agrippant Sa nuque, mes hanches se soudèrent aux Siennes, mon bassin entraînant le Sien au rythme de mes reins. Battements de cœur gagnant en force au même titre que mon souffle, se perdant dans Ses boucles brunes avant que je ne la force à abandonner la morsure pour capturer à nouveau Ses lèvres.

Instants de pur plaisir s’achevant dans un violent frisson. Un dernier assaut crispant le moindre de mes muscles, m’enchaînant un peu plus à Elle. Sueurs confondues n’en formant plus qu’une, au même titre que nos deux chairs unies l’une à l’autre. Brûlantes, glacées. Mon front se posa contre Son épaule, mes doigts libérant Sa cuisse pour l’effleurer avec tendresse. Ceux écrouant Sa nuque la délaissèrent pour l’enlacer avec douceur. Violence de l’étreinte, animale, cédant sa place au calme. Malgré l’arsenic rongeant mes veines, plaisir poison grisant mes sens, ma gorge se serra. Sèche, irritée par des milliers d’aiguilles acérées. J’en ignorais la cause, mettant ce mal être sur la venue d’une imminente séparation. La reprise des hostilités après une trêve si ardemment désirée. Le silence me parut dérangeant, lourd. A tel point que je me blottis un peu plus contre Elle, si tant est que cela fut possible. Je crus pendant un instant que les plaintes au-dessus de nos têtes s’étaient tues, qu’ils avaient fait silence pour mieux épier. Folie d’un être dérangé, me fit néanmoins esquisser un sombre sourire avant que mes lèvres n’apposent un léger baiser contre Sa gorge.

« - J’espère seulement que ceux qui s’occupent des lieux n’ont pas jugé bon de surveiller l’endroit… » Murmures mutins brisant le silence pesant. Moquerie faisant échos à celle ayant précédée l’arrivée du bourreau. Soupirs à peine audibles ayant eu du mal à franchir mes lèvres, les déchirant tant ma langue était sèche. Du parchemin tombant en morceau après avoir frôler de trop près les flammes d’un brasier à présent consumé.

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MessageSujet: Re: /!\ Hit Me With Your Best Shot [PV]   Mar 24 Juil - 14:34

Les piques assassines avaient semblé atteindre leur cible, L’amenant à éviter les éclats de verre logés dans ses rétines. Ayant certainement déjà compris qu’Il s’était heurté brutalement à un point sensible, fissurant sa carapace avec hargne. Sa fierté. Son cœur, aussi. Tous les deux grièvement blessés, baignant dans leur propre venin. Rien d’autre qu’une putain… Des mots lancés plus tôt alors qu’elle venait d’être rouée de coups, rentrés dans une oreille avant de ressortir par l’autre. Tout juste si elle avait pu les entendre. Et pourtant. Une partie de son cerveau détraqué les avait capturés, pour les tourner et retourner dans tous les sens lorsque le reste de ses méninges suivrait. Comme toutes les attaques perfides de son ancien époux, l’injure restait à la surface. Troublant difficilement la surface de l’eau, présumant une abjecte réalité sans réellement la refléter. Extériorisant cette crainte plus ou moins enfouie en elle. Celle de ne finalement pas avoir compté, de s’être leurrée. L’effroyable impression de n’avoir été qu’une de ces écervelées de passage. Une de celles qu’on utilise pour assouvir ses convoitises perverses avant de s’en débarrasser lorsqu’elle devient trop gênante et bavarde. Cette idée n’avait eu de cesse que de s’infiltrer partout en elle, gangrénant tout sur son affreux sillage. Et elle continuait, inlassablement, en dépit des preuves contraires qu’Il pouvait étaler devant elle. Paranoïaque. Ses remords n’étaient pas suffisants, ils ne faisaient qu’effleurer le sable sous lequel s’était enfoui son pardon. Aspirant à ce qu'Il ait mal à en crever, à en pleurer, et qu'Il s'excuse à genoux. Tout son être appelait le Sien autant qu'il désirait Le rejeter. Mais pas ce soir. Car si être si près, si proche de Lui, la lacérait, c’était néanmoins cette douleur infâme qui la rendait si vivante. Masochiste dépendante de cette souffrance inouïe. L’extirpant des géhennes dans lesquelles une part d’elle continuait de se calciner pour panser dans une proximité salvatrice ses plaies.

Bientôt plus rien d’autre ne sembla exister à par eux. A part cette étreinte, ces caresses. Rien d’autre qu’eux. Effaçant temporairement les parjures, les traitrises. La dépouille calcinée qui la hanterait probablement des jours entiers, ce semblant d’ennemi qui allait à sa façon terriblement lui manquer. Tout disparut, les autres sons devenant infimes face aux battements affolés des deux forcenés nichés dans leurs cages thoraciques. Les exhalaisons âcres s’évaporaient, inodores devant l’aura enivrante de leurs parfums mêlés. Elle Le retenait à sa merci, les jambes solidement enroulées autour de Son bassin enjôleur. Serrant comme si elle redoutait elle aussi qu’Il s’évanouisse dans la brume. Rien qu’une chimère, une torture mentale avant de replonger en Enfer. Engourdie par un plaisir montant crescendo. Serpents redécouvrant Sa peau suave, les nouvelles lignes blanchâtres, les cicatrices inédites. Aveugle lisant du braille, apprenant de la sorte les combats menés en son absence. Vampire privée de ses crocs ne pouvant pas s’empêcher de revenir tourmenter la lésion barrant Sa gorge. Canines limées suffisamment tranchantes pour délabrer sans encombre Sa chair affable, au même titre que ses griffes se plantèrent dans Ses omoplates avec sauvagerie. Animale, insatiable. Frissonnant lorsque Ses ongles entaillèrent sévèrement sa cuisse. Attisant les braises tapies à l’intérieur de ses entrailles, les pulsions lubriques prenant l’ascendant avec frénésie. Elle ne put retenir un gémissement de plaisir lorsque Ses hanches la firent s’empaler contre Ses reins avec une violence à peine contenue. Râles étouffés mourant contre la morsure avant de se brûler à Sa langue. Affamée, assoiffée. Enchevêtrement de rage, de démence et de jouissance. Chaque seconde semblait démultipliée, alors qu’ils se disloquaient au rythme de ces flots déchainés.

Jusqu’à ce que l’extase tétanise enfin ses muscles, l’emportant dans une délicieuse spirale avant qu’elle ne retombe. Epuisée. Apaisée. Un ultime spasme précédant de nouveaux tremblements, la chaleur de leurs enveloppes en fusion se dissipant pour la confronter à l’austérité des lieux. Elle ne desserra pas immédiatement ses guiboles chancelantes autour de Sa taille, profitant encore un peu de cet instant grisant. Elle Le laissa se blottir davantage contre elle, l’une de ses mains glissant derrière Son cou pendant que celle restée libre se faufilait à l’abri de Sa chevelure. Attachés, enchainés l’un à l’autre avec pour unique bruit celui de leurs respirations suffocantes. La douleur la transperça tout comme Lui, gagnant insidieusement du terrain à mesure que leurs souffles devenaient moins saccadés. A l’image de la fameuse descente des drogués. L’indicible euphorie entachée par la sombre détresse. Le cauchemar chassait soudainement le rêve, l’ivresse. Chimères voluptueuses anéanties par les ombres menaçantes repliées dans les ténèbres. Le repentir s’amarrait à sa frêle carcasse, rendant la sueur sale et leur fougue barbare. Les ignobles souvenirs s’amarraient à ses prunelles vitreuses. Une cage semblable, mais un bourreau différent. Scélérat ayant parfois tenté d’en arriver à ce résultat scabreux, se heurtant inlassablement à une intraitable résistance. Tentatives avortées qui n’empêchaient toutefois pas l’humiliation de venir la souiller. Il avait été comme lui, un de ces tyrans s’octroyant le droit d’avoir à leur service des esclaves. Des moins farouches qu’elle avaient peut être cédé à Ses avances, dans ces cachots putrides. Le simple fait d’y penser la révulsa, l’albâtre de ses traits déformé par une grimace. Et elle Le détestait pour cette empreinte intemporelle qu’Il gravait là, dans ses tripes. Ces innombrables comparaisons possibles qui gâchaient la saveur de cet abandon, teintant d’amertume leur impérieuse passion. On ne guérit pas toujours des déchirures qui se creusent au fond des ventres, qui mutilent horriblement les palpitants. Ces brèches invisibles emplies de l’écho des ignobles cris et du silence carnassier. Sa raillerie n’érafla quasiment pas ses tympans, obnubilés par des préoccupations plus outrageantes que la vision de gardiens en train de se rincer l’œil.

« - Au moins ça les aura surement divertis, entre deux rondes autour des cellules crasseuses. Les pauvres doivent souvent s’ennuyer si tu veux mon avis. »


Moqueries extirpées à coups de raclement de gorge, ornées d’un amusement purement factice. Elle se sentait nauséeuse, dévastée par la rancœur qui rongeait ses veines avec l’ardeur du pire des acides. Elle aurait voulu la vomir, l’arracher, s’en débarrasser une fois pour toutes. Lassée de ne trouver son salut que dans la tendresse refoulée et les reproches vénéneux, et que le Sien ne se caractérise que par le vice et les infidélités à répétition. Mais trop éreintée pour déclencher sur le champ la guerre, la diablesse se rapprocha au contraire davantage de Son organe auditif. Le mordillant légèrement avant que les murmures ne s’y répandent. Si faibles qu'Il demeurait le seul à pouvoir les entendre, épiés ou non.

« - Mais dans le doute, je vais devoir y retourner plus tard pour les tuer. »


Amertume palpable inapte à être ensevelie complètement par son humeur taquine. Ses lippes esseulées se posèrent les Siennes furtivement, en goutant la texture ferreuse et salée avec ravissement. Elle Le libéra délicatement de son étreinte de fer, ses phalanges trouvant appui sur le béton en attendant qu’Il s’éloigne. Cristaux verts poignardant l’acier de Ses pupilles, lames aiguisées illustrant ses interrogations muettes. Ses craintes silencieuses. En dépit du malaise qui s’emparait d’elle, elle redoutait par-dessus tout la reprise des armes. L’infâme solitude, un véritable calvaire juste après avoir été si étroitement liés. Trêve trop fugace, consommée de surcroit dans un endroit sordide, pour être réellement appréciée. Elle ne put empêcher ses doigts de se couler sur Sa joue, caresse frivole colorée d’une douceur certaine. Un simulacre de sourire se peignant sur ses lèvres tandis qu’elle effleurait les contours de Sa balafre. Marque dessinée sur Sa pommette depuis ce qui lui semblait être une éternité, n’ayant jamais connu Son visage autrement qu’avec cette estampille immortelle.

« - Tu ne m’as jamais raconté. Comment tu t’es fait ça. »


Elle n’avait jamais demandé non plus. Pénible constat. Morte parce qu’elle avait tout donné à un inconnu. Ce n’était pas l’impression qu’elle avait, loin de là, mais dans les faits c’était toutefois bel et bien le cas. « Nous étions deux étrangers qui se connaissaient très bien. »

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CALL ME A SINNER, CALL ME A SAINT I finally put it all together, But nothing really lasts forever. I had to make a choice that was not mine, I had to say goodbye for the last time. I kept my whole life in suitcase, Never really stayed in one place. Maybe that's the way it should be, You know I've led my life like a gypsy.

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MessageSujet: Re: /!\ Hit Me With Your Best Shot [PV]   Mer 25 Juil - 15:22


Le calme et les frissons qui l’accompagnaient. Les mains glacées de la torpeur et d’angoisse revenant des ténèbres pour mieux caresser ma peau. Voilée, humide, glacée à présent. Réchauffée en certain endroit par le doux contact de la Sienne, mais pas suffisamment pour faire taire les infimes frissons la parcourant. Consumée par les soupirs de plaisir ma gorge s’assécha encore un peu plus, un main de velours invisible venant la compressée jusqu’à ce qu’elle se déchire. Phalanges d’une douleur sans nom serrant jusqu’à ce que l’air vienne à me manquer, me pousse à inspirer plus profondément quitte à m’en broyer les poumons. La main de la peine, à nouveau présente. Ramenée sur le devant de la scène alors que Ses mots continuaient de se heurter contre mon crâne, là au milieu du fracas des battements de mon cœur retrouvant son calme. Là sous les murmures espérant que le pardon venait d’être scellé. Au même titre que nos deux carcasses. Frêles utopies qui ne faisaient que rendre la chose encore plus douloureuse. Malgré moi, mes doigts se glissèrent le long de Son dos, revenant se heurter à la chaleur de Sa nuque pour se réfugier dans les boucles satinées. Caresse aériennes de l’autre parcourant la peau de Ses jambes, de Son ventre. En savourant le contact sous ces phalanges glacées. Besoin viscéral de m’en imprégné jusqu’à en devenir fou. Jusqu’à en avoir mal pour ne pas oublier. Pour que la trêve continue de dévorer ma peau avant qu’une autre ne vienne la remplacer. Que Son odeur se mêle à la mienne, et ne s’en éloigne jamais. Qu’Elle ne soit pas remplacée par une autre, pestilentielle. Dérangeante. Je ne voulais qu’Elle. Et maintenant que c’était fait ? Les travers reprendraient le dessus. Au fond je le savais. Une carte de plus s’apposant sur celles formant déjà le château de mon mal être. Ignoré pendant de fugaces minutes, ravagées par le désir. Impérial. Envolé à présent. Insatiable qui aurait bien voulu recommencé, jusqu’à s’en retrouver brisé pour ne pas La voir s’en aller. Repousser l’instant de la séparation jusqu’à son extrême quitte à relancer les hostilités. Ce serait tellement plus simple de se laisser dévorer par les ténèbres. Quitter le champ de bataille avant que tous les soldats ne succombent. Ne garder que de la rancœur et de la colère de cette rencontre. Rien de plus. Si ce n’est l’infâme plaisir d’avoir détruit pour de bon son meilleur ennemi.

Je m’attendais presque à ce qu’Elle ne jette de l’huile sur les braises. Croyant discerner sous Ses caresse l’ombre d’un malaise similaire au mien. Paroles qui me firent esquisser l’ombre d’un sourire. Aussitôt venu se glisser sur mes lèvres pour mieux y mourir. Ravivant les légers frissons parcourant ma peau. Réminiscence d’un passé encore suffisamment présent pour rajouter une couche de déshonneur sur toutes celles maculant déjà les cendres de mes entrailles. Tyrannie factice, ridicule à mes yeux qui avait tout de même réussit à me griser plus qu’elle ne l’aurait dû. Une infime part de moi ne regrettait rien, fierté malsaine circulant dans mes veines pour me faire oublier qu’Elle avait été l’un d’eux. Esclave dont mes doigts avaient maintes fois frôler la cicatrise dévorant sa nuque. J’en étais l’instigateur, de la plupart de ces marques dormant sur Sa peau. Mauvais joueur préférant La malmener plutôt que de devoir courber l’échine. Prêt à le faire néanmoins si cela devait effacer, même légèrement, les restes de Son homicide. Baisser la garde, pour la première fois, rendossé le rôle de l’humain offrant facilement ses larmes et ses excuses. L’idée me déplaisait fortement. Tant elle me paraissait inutile, avilissante. Tant ce gamin m’était devenu étranger depuis le temps.

« - Je leur fait confiance pour trouver quelques moyens pour se divertir » Murmure amer teinté d’une certaine froideur. Glace reprenant peu à peu ses droits, enveloppant mes doigts pour les contraindre à délaisser Sa peau lorsqu’elle défit son étreinte. Liberté offerte sans hésitation qui me déplut. Attendre un instant avant de reculer, de s’éloigner pour quitter les lieux. J’allais esquisser un pas en arrière lorsque Ses phalanges se risquèrent contre ma joue. La curiosité de Ses mots me laissa interdit. Prunelles d’acier scrutant les éclats émeraude des Siennes, se heurtant contre une expression qui lui était étrangère. Sourire à peine esquisser réchauffant la neige, poussant mes doigts à venir se poser contre Sa main, à se nouer aux Siens sans pour autant les éloigner de la cicatrice qu’ils continuaient de frôler. Secondes silencieuses me laissant le temps de détourner un maigre instant les yeux, m’abandonner dans la contemplation du vide pour remettre de l’ordre dans les tiroirs d’une mémoire défaillante.

« - Une mauvaise chute dans des escaliers, il me semble. Une bagarre d’orphelins un peu plus agressive que les autres. » Je me rappelais la douleur, les larmes et la colère. La fierté aussi. Celle s’extirpant de la plaie ouverte, donnant l’impression d’être plus fort à un gamin jusqu’à lors considéré comme un souffre-douleur et rien de plus. Je finis par m’éloigner, malgré l’angoisse. Perfide dévorant mes veines pour qu’elles s’étiolent comme du papier brûlé. Ramassant mes affaires, gratifiant le tas de cendres devant moi d’un regard des plus sombres. La haine revenant se heurter contre mon cœur, le faisant battre plus fort pendant quelques secondes. Prunelles orageuses se reportant alors sur les chiffres dansant sur mon bras. Eternité défilant encore, lentement. Imperturbable jusqu’à ce qu’elle atteigne la fin de son compteur. Que tous les grains se soient déversés dans le fond du sablier. Et quand ça arrivera ? Simple question demeurant sans réponse. Une trace sombre, floue au milieu d’un champ ruiné. Nuage de doute et empli d’une certaine appréhension. Préférant multiplier les homicides, plutôt que de voir les zéros s’aligner en une ligne funeste. J’entendis le bruit de Ses pas derrière moi, faisant volte-face pour revenir près d’Elle.

« - Ils seront ravis de la visite » Amusement certain teintant ces paroles alors que les ténèbres venaient nous engloutir. Faiblesse jetée aux oubliettes, suffisamment longtemps pour que je prenne le risque d’user de mes dons. De nous sortir de cette maudite prison, en jurant de ne plus y revenir. A moins que cela ne soit pour y jouer les tyrans. Et rien de plus. Recrachés au dehors, loin des murs de la prison et de ses murmures. Devant une porte qui nous était familière. J’ignorais où Elle résidait, si cette maison en ruines étant encore un point d’attache pour elle. Mystère planant au-dessus de sa nouvelle existence qui le resterait je pense. Préférant ne pas jouer la carte de la curiosité. Curiosité demandée au bout de plus de deux ans, futile et pourtant importante. Le silence qui régnait alentour me fit frissonner, lugubre. Mais au milieu de ce désert de maisons délabrées, j’espérais qu’Elle serait en sécurité. Du moins jusqu’à ce que Ses forces lui reviennent. Un dernier frôlement, mes lèvres effleurant les Siennes avant de disparaître dans un souffle. Ombre délaissant sa plus douce compagne pour rejoindre les ténèbres de sa propre demeure, accueilli par les aboiements méfiants du garde de la maison. L’amertume était toujours là. Brûlante, étouffante. Impossible à éradiquer tant la séparation était plus douloureuse que d’ordinaire. Certitude que la prochaine rencontre n’aurait rien en commun avec la finalité de celle qui venait de s’achever. Fol espoir de penser le contraire, pour continuer à se persuader que quelques traces écarlates venaient d’être effacées. Les plus importantes demeurant toujours malgré tout.

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This is the final deceiver, this is the devil in me, expecting deeds in the making will show no final relief. Ever would we dance with the reaper. When meeting your disasterare only for a desperate fool. Will we be forever free as we unchain our souls from life forever. Another's desperation flying through the emptiness as my degradation throws me out of line.
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