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 ♦ Nature and Discovery ♦ Pv. Ioseph

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MessageSujet: ♦ Nature and Discovery ♦ Pv. Ioseph   Dim 29 Avr - 21:40

« Azael t'es vraiment un connard. Tu mériterais qu'on t'envoie en enfer... »

Lena s'insurge. Fulmine. Elle s'observe scrupuleusement dans le miroir et son reflet ne lui plaît pas. Elle traîne une écorchure au menton depuis sa dernière rencontre avec Azael Kingkane qui n'a fait que la sous-estimer et la descendre plus bas que terre. Évidemment, cette fois il l'a fait a sens propre comme au sens figuré si on prend en compte les éraflures qui ornent son délicat menton. Elle le regarde sous toute les coutures. Que ça nuise à ses futurs numéros de charme, elle s'en fout comme d'une guigne, le problème c'est ce que cette marque laisse sous-entendre. Faiblesse. Fragilité. Vulnérabilité. C'est comme si un panneau lumineux la pointait au-dessus de sa tête. Ici, une dégonflée, incapable de se défendre, chétive poupée de son avec qui la violence résout tout. Trop facile à manipuler. Un frisson la traverse le long de son échine. Une fureur sourde qui couve sous ses airs tranquilles. Face au miroir, elle soupire et commence à se pomponner, essayant de camoufler les écorchures sous un petite couche de poudre. On ne les voit presque plus. Elle se maquille. Masquara et rouge-à-lèvres « ruby » qui fait ressortir son teint d'albâtre.

Elle enfile ensuite une mini-jupe en jeans et un chemisier à carreaux qu'elle laisse ouvert de façon à en faire un décolleté plongeant. Les hommes s'y noient si facilement. Enfin, elle se coiffe rapidement et rassemble ses cheveux en une queue de cheval haute. Elle sent les pointes de sa chevelure de blé caresser la naissance de sa nuque. Un dernier coup d'oeil vers la glace un peu fissurée dans la salle de bain. Satisfaite, elle range sa chambre et se parfume avant de quitter son appartement miteux. Tout comme le bâtiment lui même. Peinture écaillée et défraîchie. Gouttière rouillée. Volets troués. Je vous présente les bas quartiers de Salvation. Là où la vie suit difficilement son cours et où les prostitués courent les rues. Il y en a de plus en plus. Elle les respecte. Au fond, elle ne vaut pas mieux. Elle donne son corps pour de la drogue et parfois, pour garder son emploi. Aidan, le patron du Let's Have Drink ne se gêne pas pour lui rappeler son statut en lui demandant quelques extras de temps en temps. Bien sûr, sa paye a tendance à augmenter bizarrement selon les périodes. En ce moment, il semble occupé. Tant mieux, bien qu'il soit beau comme un dieu, il la répugne un peu. Comme tous les hommes au fond. Ils ont beau l'attirer, la fasciner parfois, elle les hait autant qu'elle les aime. La seule fois où elle accepte sa fragilité c'est entre les bras d'un Adonis.

L'écho de ses talons se répercutent dans les couloirs. Son effluve enivrante se propage sur son passage. Une douce senteur de fruits des bois. Aujourd'hui, elle a un rendez-vous important. Quelque chose qui lui tient à cœur. Depuis peu, elle a intégré une association. Elle s'y rend afin de connaître le programme de la semaine qui commence tout juste. Coup de chance, elle travaille ce soir. Elle a la journée devant elle. Une voiture passe près de la blondine. Elle lève le pousse. Ni une ni deux, elle s'arrête. Les hommes sont des pantins avec qui il faut savoir tirer la bonne ficelle. Ses jambes interminables sont des atouts majeurs dans ce genre de situation. La jeune femme arrive à destination, au centre de Salvation. Un coin particulièrement touché par la panique déclenchée par la venue des créatures de l'Obscur. Des bâtiments en ruines. Des carcasses de maisons. Comme si tous les malheurs de Salvation s'étaient réunis en son cœur. Lena parcourt la ville croisant quelques habitants matinaux. L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Baillant légèrement, elle sort d'une ruelle pour atterrir sur une grande place, inondée du soleil et de sa chaleur.

« Bonjour Lena ! Voici le programme de la semaine et vos.. Missions. Certaines familles ne peuvent pas garder leurs animaux plus d'une semaine.. D'autres les battent. Pauvre bêtes. C'est navrant. »

Lena jette un coup d’œil à son programme. Aujourd'hui, on lui accorde un peu de liberté. Pas de toutous en détresse ou de minous en stress. Elle passe par la porte à droite du bureau de l'accueil pour se retrouver dans un couloir qui la mène à une pièce immense. Des barreaux qui gardent prisonniers des animaux craintifs et apeurés. Souvent pour la plupart, abandonnés. Ils sont quand même mieux ici que dans la rue où la fourrière peut les embarquer et les faire piquer à tout moment. Blondie va devant la cage habituelle. Un petit chien-loup d'environ 3 mois qui pleurniche, le museau entre deux barreaux. Comme toujours, Lena baisse les armes devant cette petite créature adorable. Attendrie, attentive, elle s'accroupit et le caresse sur le dessus de la tête. Son index suit son l'arête blanche de son nez. Il s'agite, joueur. Il oublie, le temps d'une heure, la mélancolie quotidienne. L'enfermement. Elle est décidée à le prendre. Elle saura prendre soin de lui, elle le sait. Elle en a besoin aussi. Terriblement besoin. La solitude pèse parfois.

Blondie quitte la pièce et retourne au bureau prévenir Emily qui est à l'accueil, qu'elle reviendra chercher le chien-loup après avoir acheter tout ce qu'il lui faut. Pétillante, la demoiselle s'empresse de « réserver » le chiot. Elle réfléchit déjà au nom qu'elle va lui donner. Songeuse, elle sort du bureau et se retrouve à nouveau sur la place public. Elle se dirige ensuite vers le Royal Botanic Garden. Un peu de couleurs dans sa vie monotone. Les parfums floraux l'assaillent immédiatement et les cris des oiseaux caressent ses oreilles. Comme toujours, elle se sent immédiatement apaisée dans cet élément naturel. Émerveillée, ce qu'elle refuse à l'Homme elle le donne à la nature. On ne la verra jamais plus ouverte et heureuse qu'au sein de la nature. Une utopie temporaire, éphémère qu'elle s'accorde une fois par mois. Un rêve, une illusion au sein du chaos et du néant quotidien.

Lena entreprend de s'asseoir sur un banc un instant. Des oiseaux exotiques se pavanent et défilent devant ses yeux azur. Ils sont tous aussi beaux les uns que les autres. Ses paupières, lourdes, se ferment d'elles-mêmes. La jeune femme profite du moment elle respire et écoute tout simplement. Sans la pollution de Salvation, sans ses habitants cachant bien des choses derrière leurs airs méfiants, sans la drogue. Elle ne sniffe pas de coke aujourd'hui. Non, aujourd'hui elle s'imprègne de la senteur des fleurs.
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Ioseph O. Harbul
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MessageSujet: Re: ♦ Nature and Discovery ♦ Pv. Ioseph   Mar 1 Mai - 23:29

Que faire de son temps quand on n'est nullement atteint par les 35 heures ?
Était-il aussi contraint d'organiser sa vie en un emploi du temps machinal ? Devait-il réellement se forcer à occuper ses journées à faire semblant d'être normal ?

Pourquoi le terme normal existe finalement ?
Il se posait ces questions depuis une décennie et avait plus ou moins trouvé ses réponses. Son Art en était une. Sous ses airs élégants d'homme d'affaire se cachait Harbul, l'anonyme, l'artiste. Une part de lui qui n'était pas vraiment fausse, même dans sa première vie, tout ce qu'il a toujours voulu était s'exprimer et cette "profession" n'est qu'une résultante logique. Victime de son succès, il ne se forçait jamais à peindre, mais s'imposait une exposition toutes les 6 semaines et donc de réaliser une quinzaine d’œuvres dans le temps imparti pour demeurait reconnu. Principalement, Ioseph préférait peindre le matin, mais c'est un terme à prendre avec des pincettes; il commençait en général bien après minuit et jusqu'à l'aube et le matin en général, se sentant plus productif et "ouvert" durant ce moment qu'il juge toujours aussi fragile. Pour les mêmes raisons il ne se sentait ainsi pas capable de peindre en journée, fait aussi expliqué par le "vrai" anonymat qu'il essayait de perpétuer. Vous ne le verrez jamais dehors avec une peinture à la main ou proche d'une galerie en plein jour. Non, la journée lui servait avant tout à découvrir son environnement ou à se reposer durant sa vie démoniaque. Les affaires plus sérieuses étant plus aisément praticables une fois le crépuscule avachi. Sous ses airs élégants d'homme d'affaires se cachait également Oskàrek.

D'autant plus son âme revenue, Ioseph était à la merci d'un étrange exultation de ces émotions, l’émerveillant malgré lui de ces tout petits riens que plus personne ne remarque. Suivant la situation, ses sensations étaient semblable à des feux d'artifices, pétaradant au gré de tous les éléments à la portée du nephilim. Grondant sans semences, s'insinuant violemment dans son système nerveux, lui provoquant des sentiments d'une même intensité tantôt insupportable, tantôt jouissive. Il était une terre bombardé de tout ces détails ignorés. Tout ces petits riens pourtant en pleine lumière du jour.

La clarté de l’éclairage était un leur, une fine couche de nuage occupait la fonction de filtre mais ne filtrait plus grand chose. La souillure, la sévérité, l'iritation, les rayons du soleil, tout passait. Le fond de l'air était humide & amer, mais pas foncièrement froid. Mais tout demeurait terne.. Le béton récent, le béton abimé, le béton détruit.. Tout. Les mines des rares passants également. Elles se pétrifient presque sur son passage, ils avaient juste peur de l'endroit où ils vivaient. Ou peut-être était-ce du regard froid et désintéressé qui s'émane parfois de l'ancien démon. Néanmoins tout le monde sait que le centre de Salvation n'est pas vraiment un "bon" endroit. La vermine se cachait bel et bien dans les décombres de l'Apocalypse, elle y était surement plus à sa place que dans les parties rénovées de la ville. Ce théâtre de gravas poussiéreux gros comme des voitures était à l'image de ceux qui l'avaient causés, un enfer.. mais à ciel ouvert. Le Nephilim lui, aimait presque déambuler dans cette ambiance, il se sentait prisonnier comme beaucoup, mais était surement le seul à ressentir une malsaine nostalgie là-dedans. Il n'avait pas vu le monde évoluer. Après quelques siècles en Enfer, les sociétés n'étaient plus les mêmes. L'Europe n'était plus sous la tutelle latine, la Renaissance était remplacé par l'art contemporain et fait important les personnes de couleurs n'étaient enfin plus des esclaves. Mais la race humaine s'était aussi gavée, engrossée par l'avidité du diable, et celui-ci allait se nourrir de leurs péchés pour les maudire. À présent, ce no-man's-land était une ruine antique de l'ère du progrès, tout comme les vestiges de Babylone. La tour de Babel s'est ici effondrée.

Le cou dans une écharpe beige, la tête dans ses pensées et les yeux dans le délavé, le tout emmitouflé dans un manteau distingué & foncé, il erre dans une certaine direction et se fait une affirmation à lui-même; si sa passion était d'un rouge sang vif si épais, elle n'est désormais que cendrée & nébuleuse. Grise.

Le Nephilim se perds un peu dans ses pensées et ne perçoit que peu les rues qui défilent. Juste suffisamment pour savoir où il était. Oui, il marchait. Cette activité avait finalement attirer son attention. Pourquoi le voyage ne vaudrait-il pas plus que la destination après tout. Chaque cheminement fourmillait finalement de détails précis, anecdotiques qui avaient des conséquences indirectes sur l'individu. Mais son problème n'était pas là, lui avait plutôt l'impression d'être attiré par eux, les ressentant, comme des lampadaires rassurants le long d'une sombre allée. Comme les lianes qu'on attrape à travers la jungle. Il crapahutait, dansant de liane en liane, et regrette presque de ne pas avoir pu goûter au plaisir d'utiliser ses jambes plus tôt..

Ioseph se dirigeait vers le Jardin Botanique, lieu propice à l'évasion passagère et l'extraction tranquille de sa névrose. Les couleurs de la nature étant plus attirantes en ce lieu entretenu à contrario de l'environnement sauvage & torturé du reste de l'Australie et du monde, l'ancien démon s'y arrêtait souvent pour flâner à son convenance. Il y pénétra sans perdre de temps, presque comme un toxicomane impatient de voir son dealer, puis une autre atmosphère prit aussitôt le pas. Ces couleurs et ces sons l'apaisèrent d'une traite, comme légèrement défoncé par la diabolique plante. Empoisonné par le fruit défendu. Il aperçut une chevelure aux reflets dorés derrière des branchage mais ni prêta pas plus d'attention. Sa réaction semblait plus avisé à chaque fois. Ioseph fit alors le vide, faisant se dérober chaque pensée pour ne laisser que son âme entrer, vibrer et errer dans ce précieux monde. Comme un aveugle dans son univers d'échos, il pouvait percevoir chaque frissons, chaque sensations que lui procurait la mélodie des chétifs êtres ailés et la douce effluve des fleurs. Il s'amusait à se prendre à frôler les feuilles de jade juste pour leur sensation sur la peau de ses avants-bras. Ses yeux grands ouvert de plaisir, contemplant l’exaltante, exaltant tout autant son admiration. Son regard se déporta vers le haut, ses globes oculaires reflétant la lumière de ce ciel couleur os. Il ne pouvait rien rater, l'air déplacé par les mouvements d'ailes, les piaillements harmonieux des oiseaux, tout sauf une petite chose. Il ne réalisait pas que ses lèvres arboraient un léger et rare sourire.



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MessageSujet: Re: ♦ Nature and Discovery ♦ Pv. Ioseph   Lun 4 Juin - 13:42

Les cui-cui des piafs emplissent le lieu d'une cacophonie agréable aussi bien que la flore embaume l'atmosphère d'un arc-en-ciel de senteurs. Adieu le bruit des pas précipités de la masse anonyme sur les dalles des rues. Adieu l'odeur de l'essence et le crachotement des pots d'échappement des bagnoles vieilles de dix ans. Adieu les cris des mômes qui se courent après et zizaguent entre les lampadaires. Adieu les hurlements des voisins qui entament leur dispute matinale. Adieu l'Homme et sa pollution gerbante. Lena est loin de tout ça en cet instant. Comme coupée du monde, elle aime toujours autant se réfugier ici, et ne s'en lasse jamais. Tranquillité assurée. Peu de gens viennent encore admirer la faune qui s'étend devant son regard azur. Ils sont trop pressés de nos jours. Boulot, maison, bouffe, dodo. Pour les moins chanceux il y a les gosses, charge supplémentaire. Ca braille, ca gesticule, ca réclame son lait, ca remplit sa couche. Ca ne sert à rien. Blondie est toujours dans l'optique d'avoir quelqu'un auprès d'elle, à condition qu'il lui soit utile. On n'a jamais rien sans rien. Lena aime disposer les pions à sa façon, comme dans une partie d'échec. Parfois, elle trouve joueur à sa taille voire plus fort. Plus violent aussi. Mais tellement prévisible. Des minables pantins. Il suffit de tirer sur tel fil, et ils s'emportent. Lena ne connaît que trop bien la nature humaine. Et bien souvent, elle la méprise.

Mais l'Homme n'est plus le plus grand prédateur aujourd'hui. Salvation en est la preuve. Cette ville grouille et regorge de créatures du Mal. Des bestioles aux dents acérées qui évoluent tous les jours parmi les chétifs êtres que sont les humains. Fragiles et tourmentés. Lamentables. Des monstres qui pourraient vous casser en deux comme on brise une brindille. Un blasphème à la nature. Lena elle-même n'est pas un être naturel depuis qu'elle porte ce virus. Ne soyez jamais sa cible, elle ne vous loupera pas. C'est un pouvoir que lui a conféré sa malédiction. N'importe quelle arme entre ses mains devient un danger de mort. Elle pourrait chasser ces monstres avec une telle capacité. Mais à quoi bon ? Ce serait comme se battre contre des Dieux. Ils sont peut-être partout. Il y a sans doute plus de ces monstres que d'hommes à Salvation. Votre voisin en fait peut-être partie. Et qui sait si les vampires ne sont pas les seules vermines qui peuplent ce bas monde. Rien n'est impossible.

Elle a vu sa famille et ses amis se faire contaminer par ce virus. Certains y ont succombé. Trop faibles face à cette merde qui se propage dans vos veines, dans chaque port de votre peau. Poison incurable. Vous êtes foutus. Vous avez une épée de Damoclès au-dessus de vos têtes. Le virus peut se réveiller à n'importe quel moment et vous tuer. Ou pire, vous faire muter en un de ces monstres. En cet instant, elle se demande ce que sa famille adoptive a bien pu devenir depuis son départ. Sont-ils tous morts ? Et l'Oncle Dany, est-il en prison à l'heure qu'il est ? Des questions qui resteront sans réponse tant qu'elle ne pourra pas se sortir de ce guêpier. On ne peut pas quitter Salvation. Une fois arrivé, vous pouvez dire adieu au reste du monde. Il y a toujours des créatures qui rôdent pour vous empêcher de vous faire la malle. Allez savoir pourquoi.. Pour leur servir d'amuse-gueule peut-être. Ce n'est pas demain la veille que Lena pourra retourner voir Daniel pour lui mettre une balle dans le crâne et repeindre le mur de sa cervelle. Puisque c'est tout ce qu'il mérite. Pour avoir poser ses mains sur son corps d'enfant. Tantôt pour la cogner, tantôt pour la violer. Il a préféré baisé une gamine que sa femme, il n'y a pas de pitié à avoir envers des ordures de son espèce. Une race à part qu'il faudrait exterminer. Même les sang-sues auront le droit à plus de considération. Et maintenant Azael qui s'y est mis, en mille fois pire. Instinctivement, elle porte sa main à son menton, espérant que la poudre ne lui a pas fait faux bond. Elle n'a pas envie de la pitié des badauds, à coup sûr ils vont en déduire que c'est une femme battue. Pauvre chose qui se fait battre par un mari alcoolique, tombée enceinte trop jeune, ménagère de base et soumise. Tss. Cause toujours.

Blondie émerge de la brume de ses songes quand sa vision périphérique est troublée par des mouvements. Tiens, un autre féru de verdure. Un écolo peut-être qui en a marre de ramasser les papiers qui tapissent le sol et qui vient se ressourcer ici. Lena aime et respecte la nature, mais pas au point d'aller réprimander un importun qui jette ses papiers de bonbons par terre. Elle ne va pas non plus garder ses mégots dans ses poches sous prétexte qu'il n'y a pas de poubelles à proximité. Enfin bref. Salvation est à l'opposé de son village natal. Tout y était si propre et bien entretenu. Des pelouses parfaitement tondues, des petites maisons bordant les trottoirs immaculés de toutes ordures. On croirait presque aux bons vieux ghetto états-uniens, avec les enfants chahuteurs, la campagne, et les voisins chaleureux en plus. Elle n'était pas vraiment à plaindre avant la mort tragique de ses parents. Mais c'est du passé. Un homme s'approche et n'a pas franchement l'allure ni l'aura d'un écolo comme elle le pensait. Il lui paraît bien sombre dans cet endroit coloré. Du banc où elle est assise, elle peut le voir flaner parmi les plantes. L'inconnu semble s'imprégner de l'atmosphère comme elle quelques minutes auparavant. Il doit bien faire une demi-tête de plus qu'elle. Intriguée, elle l'observe sans broncher. Un charme froid se dégage de lui. Une sorte de mélancolie captivante. Stoppé dans son avancée, elle le voit lever son visage, un léger sourire peint sur ses lèvres. Blondie finit par se lever et approcher en silence. Une citation lui vient à l'esprit.

« La nature est éternellement jeune, belle et généreuse. Elle possède le secret du bonheur, et nul n'a su le lui ravir. »

Lena le dévisage. La politesse et la bienséance ne font pas partie de son vocabulaire. Peu importe, elle ajoute l'auteur de cette expression qu'elle a un jour surligné dans un texte qu'elle étudiait au lycée.

« George Sand. »
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