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 You are my disease [ft Aube]

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Killian Wright
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▌Faiblesses : Aube son unique amour, beau et destructeur
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MessageSujet: You are my disease [ft Aube]   Lun 23 Avr - 15:33

 
You are my disease


Je sentais le liquide vermillon au goût ferrugineux couler dans ma gorge, la texture épaisse du nectar sur mes lèvres, dans ma bouche. Je me perdais dans cette sensation de plénitude que je ressentais à chaque fois que je faisais taire ma faim. Je sentais le corps de cette femme que je tenais entre mes bras se faire plus lourd parce qu'elle ne tenait plus sur ses jambes, totalement inconsciente à présent. Fin manipulateur je n'avais eu aucune difficulté à l'entraîner avec moi dans un endroit plus calme comme je lui avais présenté les choses, et elle s'offrit à moi sauf que l'idée que nous avions en tête n'était pas tout à fait la même. J'aurais pu en profiter, passer un moment en sa charmante compagnie, terminant l'acte par une morsure comme j'aime le faire mais aujourd'hui je n'étais pas d'humeur. Allez savoir pourquoi mais ce jour plus encore que la veille je pensais à elle, mon obsession.
Repus je laissais le corps inerte de la jeune femme glisser jusqu'au sol où elle s'étala lourdement, elle n'était pas morte et j'hésitais entre l'achever ou lui laisser la possibilité d'être sauvée. Je me sentais à la fois si bien mais aussi tellement mal, partagé entre deux états, entre deux natures. Le tueur bouillonnait de pouvoir finir son œuvre, ma faiblesse me criait de ne pas sombrer encore plus du côté monstrueux de mon être. Son image vint torturer mon esprit, Aube me hantait, j'étais une bête à abattre pour elle et en tuant cette femme je ne ferais que lui donner raison. Amenant le corps à proximité d'une habitation je brisais ensuite la vitre dans un grand fracas, la lumière s'alluma instantanément et je prenais la fuite pour ne pas me faire repérer. Une fois à bonne distance je stoppais ma course et en profitait pour nettoyer les traces de sang autour de ma bouche, je vérifiais que je n'avais pas tâché ma chemise et sortais un paquet de cigarette de ma poche, portant un bâton toxique à mes lèvres, c'est mauvais pour la santé il paraît mais je m'en fout puisque je suis déjà mort.

Tirant sur ma cigarette je laissais le goût du tabac venir couvrir celui du sang dans ma bouche, un geste on ne peut plus humain que de fumer, non ? Un moyen pour moi de mettre à distance cet acte que je venais de commettre. Pourquoi est-ce qu'il fallait que je pense autant à elle ? Pourquoi ? Depuis quelques jours j'avais eu l'illusion d'arriver à me détacher un peu de ma belle ennemie, je ne l'avais même pas suivie vacant à d'autres occupations comme troubler un peu la tranquillité de ce cher Jake ce qui finalement me ramenait à elle, indirectement. Mais tout le problème était là justement, depuis plusieurs jours je ne l'avais pas vu, je ne savais pas ce qu'elle avait fait ou même si elle allait bien et on en est tous conscient, chaque jour passé à Salvation peut être une épreuve de survie. Et pourtant je ne doutais pas de sa force, sauf que s'était plus fort que moi il fallait que je sache et que je m'assure que tout allait bien. J'y pensais encore et encore au point où je me brûlais les doigts parce que j'étais arrivé au bout de ma clope dont je jetais le mégot sur le sol. Comme un drogué qui n'aurait pas eu sa dose je me dirigeais tel un automate vers la zone où il me semblait le plus probable de trouver ce que je cherchais, à force de suivre Aube je connaissais quelques unes de ses habitudes bien que la routine n'était pas vraiment son truc.

Parfois je m'effrayais moi-même à agir ainsi mais dès qu'il s'agissait d'elle j'étais incapable de me raisonner. Ma recherche ne fût pas facile loin de là, mais enfin je finis par trouver sa trace. S'était très compliquer de rester discret et de ne pas me faire remarquer alors qu'elle est un adversaire redoutable mais jusqu'à présent je m'en sortais pas trop mal. Peut-être trop préoccupé et moins rigoureux ce soir, j'eus l'impression que j'avais foiré quelque chose et je fini par me faire semer. M'avait-elle repéré ? Je fus prit d'un doute et s'était très désagréable surtout que dans ce coin là de la ville elle était largement avantagé, il fallait que je m'en aille...
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Aube V. Moonhill
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▌Faiblesses : La solitude, la maladie et la drogue.
▌Playlist : Heaven can't wait~Charlotte Gainsbourg//Back to black~Amy Winehouse//Exil~La rue Ketanou//La mauvaise réputation~Georges Brassens//Ben~Mickael Jackson//Summertime~Janis Joplin//Revolution~Beatles//Video Games~Lana Del Rey//Lily~Pierre Perret//Rue de Panam~Les Ogres de Barback//Madworld~Gary Jules//Il y a~Vanessa Paradis//Cinq ou six anées~Jeanne Cheral
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MessageSujet: Re: You are my disease [ft Aube]   Sam 28 Avr - 19:46

    Le malaise et l'agonie, la frustration d'un échec et la désillusion. La bataille s'annonçait perdue d'avance, trois monstres assoiffés de vengeance, l'un plus revanchard que les autres, une femme si l'on pouvait la qualifier ainsi, une de celle qui se donnait corps et âme, le cas échéant, âme obscure déterminée à rendre justice sur l'acte impardonnable que Aube venait de commettre. Une tuerie délicate mais si facile qu'elle se doutait du piège qui l'attendait si jamais elle prenait l'ascendant sur cette chasse si banale au fond. Une sangsue masculine vint à mordre la poussière de par son pieu dévastateur, et ce fût à ce moment qu'elle se douta de sa figure d'appât. Il n'était pas censé perdre pied, il devait attirer la traqueuse dans ses filets, cordes remplacées par ses alliés dont sa compagne, éternelle amoureuse qui se montrait dorénavant survoltée, adrénaline causée par la perte chère d'un amour oublié dans les méandres du néant pour toujours. Une lutte acharnée durant une longue période de coups et blessures que seule Moonhill parvenait à supporter. Heureusement que celle ci se trouvait seule dans la ruelles malfamée bientôt inondée de sang. La seule échappatoire restait la fuite. Une course effrénée guidé par le bruit de ses talons boitillant sur le sol de pierre.
    Elle réussit finalement à s'en sortir, sans trop de peine, elle se posa en tailleur, déchira quelques morceaux de tissus de ses habits trempés par l'humidité régnante aux couleurs de son liquide de vie. Couvrant ses entailles, elle serrait le dents sous l'impact de ses nœuds fais à la force de ses mains, son souffle se calma, elle ferma ses paupières quelques instants avant de reprendre le chemin. Elle luttait contre le sommeil et cette colère qui s'amplifiait à chaque pas tortionnaires...

    C'est alors qu'elle prit la direction de l'entre de l'obsession. Une connaissance de cause, une assonance de ses échecs du passé et à la fois une libération présente obligée, prisonnière de ce mal physique qui la rongeait de plus en plus chaque jours. Ligotée de la maladie, une bête captive qui griffait le mur comme pour trouver la sortie, perdant l'ongle se confondant à la brique; la substance qui la rendrait invulnérable ou simplement l'apaisement d'une fin de vie qui lui collait à la peau. En véritable martyre inconsciente, elle trouva l'homme adéquate qui lui fournissait ce moment de répit tant désiré. Un troc, une pilule contre un moment de débauche qu'elle esquivait tout autant à chaque entrée dans la maison de la drogue comme on l’appelait chez les junkies de Salvation. Certains dealers n'attendaient que la cliente qui pouvait leur dévoiler l'intimité de l'entre jambe, elle donnait volontiers la raclée qu'ils méritaient après pareille demande. D'autres profitaient juste de leur addiction afin de ruiner les pauvres gens accroupis qui se livraient à l'exercice de la prière, appuyant sur le bouton de la pitié; malheureusement cette solution ne fonctionnait guère et par endroit traînait la cadavre d'un innocent ruiné par cette soif d'illusion. Pour l'heure la demi démone troquait sa drogue contre la protection d'une personne courant un grave danger auprès des esclaves de Satan. Il fallait dire qu'en ces temps modernes, il n'était pas si difficile de trouver pareille requête. Quand on l'obligeait à dégrader son intégrité, elle se faisait un malin plaisir à écraser l'adversaire afin de se servir comme bon lui semblait dans les poches de l'inconscient concerné. Ce soir, elle n'eut pas de mal à trouver son Graal et repris la route afin de regagner le plus rapidement sa maison spartiate.

    Les maux de têtes refaisaient surfaces, ils s'agitaient et se jouaient d'elle. Feuille morte entraînée au rythme du vent elle s'accouda sur le lavabo publique qui formait l'angle de la ruelle désormais pratiquement déserte. Elle tâtonna l'évier, trouva enfin la poignée et un minuscule ruisseau d'eau en sorti. Elle engloutit son médicament hallucinatoire mais terriblement apaisant. Soulagée sous l'effet psychosomatique de ce geste répétitif signe d'un espoir de bien être, elle s'en alla, tête haute, toujours aussi souffrante de ses jambes nues. Elle pouvait se fondre facilement chez les sans domiciles qui bordaient les trottoirs mais un frisson parcouru son dos et son observation fût interrompue.
    Une impression, un instinct intact malgré l'emprise du petit ovale blanc et poudreux, elle tourna sa tête rapidement et fût sonnée instantanément. Kilian, son amour perdu qu'elle pouvait repérer malgré le noir intense des nuits lui appartenait encore. Elle le sentait, le ressentait même à l'intérieur d'elle même, le vampire au charme déboussolant, elle essayait de lui vouer une haine insatiable mais n'y parvenait toujours pas après ces longues années sans lui. Remémoration des ses ébats, des ses douleurs, de ses pertes, elle savait malgré l'aveuglant brouillard qu'il traînait dans le coin, elle tourna dans la ruelle, s'approchant de lui, s'éloignant, sans le voir de ses yeux mais avec son cœur. C'est alors qu'elle aperçut sa nuque, il faisait demi tour, refoulant ses envies qu'elles connaissaient parfaitement. Aube prit alors l'initiative de le suivre, espionne d'un moment, elle ne comprenait pas vraiment ce qu'elle faisait, entourée du voile de l'illusion que lui prodiguait sa récente descente dans les abîmes d'une histoire de médicament. Tremblante et indiscrète, elle accéléra en sa direction jusqu'à trébucher sur le par terre. Elle tendit la main mais se résigna sous le poids d'une vérité qui restait intact. Une rencontre? Pour quel résultat? Le tuer ou se soumettre au souvenir d'un amour mort depuis longtemps? Elle préféra laisser couler les larmes, son visage s'écrasa sur les pavés puis elle laissa l'onirisme l'emporter dans le froid d'un abandon.

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Quand le bonheur enlace l'invisible et que tu t'aperçois
que l'ombre envahit la lumière, tu te réveilles et tu ressasses...
Pourquoi?
Le sort s'acharne et tu trépasses
jusqu'à ce qu'il ne reste que de toi,
la vie comme la mort qui passe...

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Killian Wright
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MessageSujet: Re: You are my disease [ft Aube]   Dim 6 Mai - 0:09

Si proche et pourtant si loin... Elle était là je le savais plus encore je le sentais comme si une petite partie de moi, infectée par son être se manifestait douloureusement en sa présence. J'observais toujours distant, discret mais ce soir j'avais été plus négligeant et je m'étais retrouvé à perdre sa trace passant peut-être du statut d'observateur à celui de proie. J'ignorais pourquoi mais je savais que ce quartier pourtant peu attrayant avait les faveurs de ma belle obsession, cet antre étrange dont j'avais entendu qu'il était un temple de la drogue était une adresse habituelle pour Aube et je me questionnais sur cet intérêt.
Je savais qu'il valait mieux pour moi que je m'en aille, l'instinct de prédateur laissant sa place à celui de la survie. Le moment aurait été mal choisi pour me faire tomber dessus par cette tueuse de vampire vraiment douée, talentueuse et surtout très déterminée. La ténacité avait toujours été un de ses traits de caractère aussi loin que je m'en souvienne. Tenais-je cette information de cette vie ou bien de ma précédente existence ? A vrai dire je n'en savais rien, tout était si flou, un épais brouillard qui acceptait parfois de se dissiper pour me laisser entre voir des bribes de réponses qui finalement ne faisaient que me donner encore un peu plus mal à la tête.

Prenant un chemin qui m'éloignerait de cette zone, je sentis sa présence plus encore que jusqu'à présent. Derrière moi à quelques mètres j'en étais certain, pourquoi je ne savais pas mais dans cette ruelle sombre Aube et moi étions réunis. Mon ouïe capta un bruit sourd et je m'arrêtais net, immobile et me dressant de toute ma hauteur j'attendais un nouvel indice sonore ou celui plus fin d'une sensation. Rien... Le silence froid et douloureux, peut-être avais-je divagué ? Ou peut-être allais-je définitivement disparaître de la surface de cette planète ? J'attendais un coup mais rien ne vint, lentement je me retournais prêt à faire face à mon ennemie ou à l'affronter. Je restais persuadé que cette rencontre ne pouvait être que violent comme toutes celles qui nous avions eu depuis que j'étais un monstre à ses yeux.
Mon regard se posa sur un corps allongé sur le sol plus loin, gisant sur le bitume comme un chiffon qu'on aurait posé là. S'était Aube je le savais, je le voyais et ma raison hurlait de partir mais je ne voulais surtout pas être raisonnable simplement entendre le son de sa voix même si s'était pour entendre des paroles violents, qu'importe s'était mon seul désir du moment. Lentement mais la démarche assurée j'approchais et m'arrêtais à une distance raisonnable, je la surplombais de toute ma hauteur. Silencieux j'observais ce corps blessé, les plaies sur ses jambes et il était certain que je ne voyais sûrement pas tout, si vulnérable à cet instant et je me demandais comment elle avait fait pour tenir encore dans cet état.
« J'avais gardé une image de toi plus vaillante... » déclarais-je le ton neutre, brisant le silence de la ruelle, à peine retrouvée que je la provoquais déjà, s'était risqué j'en étais bien conscient. Les mains dans les poches je me mis à marcher autour d'elle comme un prédateur autour de sa proie alors qu'il s'agissait plutôt dans mon cas d'une observation plus détaillée, je ne comptais pas la tuer et pourtant je n'aurais sûrement pas eu grand chose à faire tellement cette opportunité était belle, sauf que je ne pouvais m'y résoudre puisque je ne vivais que pour elle. Je m'arrêtais de marcher et m'accroupissais à hauteur de son visage, d'une main ferme je m'en saisissais pour qu'elle me regarde « Tu sais que je n'aime pas spécialement la facilité. » un fin sourire étira mes lèvres « Relève toi. ». Je prenais cette nouvelle rencontre comme un nouvel affrontement et pourtant je n'avais absolument pas envie de me battre ce soir, j'avais réussi à étouffer ma part de violence pour le moment probablement satisfait de pouvoir approcher Aube malgré les enjeux et le danger que cela représentait.
A première vu on aurait pu croire que je baissais la garde mais il n'en était rien je restais vigilant, je lâchais ma prise et me relevais lentement en reculant sans la lâcher des yeux, je reprenais simplement ma place à une distance raisonnable. « Le hasard fait bien les choses non ? » je savais plus que personne qu'il n'était absolument pas question de hasard mais ça me plaisait de le laisser penser je ne voulais pas me vendre et qu'elle sache que je la suivais.

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Aube V. Moonhill
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MessageSujet: Re: You are my disease [ft Aube]   Sam 23 Juin - 23:20

    La belle ne ressentait plus rien, le seul néant du noir envoûtant comme le charme dévastateur d'une séduction libératrice du monde. Une immersion dans l'inconnu, la ronde d'une perte de conscience. La feu de la vie s'éteignait sous le poids du désespoir. Un fil de nylon coupé sous la cisaille, une braise ravivée par la brise, signe d'un espoir, fouetté par le choc de l'eau, élément dévastateur en cette soirée emplie de contrariétés variées et insoutenables. Le rêve l'emportait, songes exotiques et mensongers.

    Une lueur trop éblouissante pour ses yeux, un soleil qui se faisait rare et l'air du vent en médicament. Assise en tailleur sur les grains de sables fins qui parsemaient sa peau au rythme des pas des vacanciers jouant, joyeux et fiers de leurs tenues d'été. Un souvenir d'enfant amené par sa réalité alternative soulageant son esprit. Le tout accompagné par son tendre amant encore humain. Une bosse sur le ventre et un coup de pied. Ils riaient, s'embrassaient, se dévisageaient pendant des heures sans dire un mot. Ils fusionnait avec le paysage enchanteur qui n’existait malheureusement plus depuis bien longtemps à Salvation. Une harmonie qu'ils méritaient aussi bien l'un que l'autre jusqu'à ce qu'un épais brouillard au bruit criard vint à envahir les images de cartes postales. Trop enjôleur, l'onirisme rajoutait le coup fatal du poignard déjà planté dans son mal de vivre. Une nuée d'oiseaux, corbeaux aux plumes noirs, représentait la détresse de l'humanisme.
    Un fantasme anéanti, juste une envie passagère du subconscient qui se jouait de sa personne. Elle restait là étendue sur le sol, ravagée par le malheur, accompagnée du vampire amoureux de sa peine. Les ecchymoses visibles sur son si doux visage traduisaient le triste moment présent. Elle finit par ouvrir les paupières, respirant son parfum si dangereusement excitant. Une promesse faite à soi même de se libérer de cet amour impossible et oublié par une pulsion qu'elle connaissait bien. Une envie de plus qui l’entraînait sur la voie de la récession indésirable qu'elle n'arrivait pas à surmonter en cette nuit tortionnaire.

    La blondinette se releva, tant bien que mal, quelques larmes séchaient sur ses joues accueillantes, ses doigts frôlaient les biceps de son sauveur, la chasseuse les parcourait de bas en haut afin de redescendre sur ses avants bras en le caressant passionnément. Danse du désir, tango raffiné qui la rendait vulnérable. Sensualité exacerbée, elle perdit son regard dans le sien, saisit sa main et vint la déposer sur son ventre encore endolori. Elle approcha son visage du sien tout en s'appuyant sur son corps de velours. Vidée de ses forces vitales, elle profitait du soutient qu'il lui prodiguait. Le seul et unique moment de tendresse qu'elle partageait à ses côté depuis qu'il avait rejoint l'autre rive.
    La mission de la traqueuse ne comptait plus, seul le moment présent attendrissait ses jugements si affûtés d'ordinaire. Elle déposa la marque de ses lèvres sur les sienne, toujours aussi sage et tendre. Une parenthèse de bonheur avant d'en venir à l'épreuve de vérité que Aube ne pouvait plus garder pour secret. Un poids trop lourd à porter, un boulet qu'elle voulait plus que tout partager avec celui qui la comprenait presque parfaitement.
    Elle glissa délicatement la main masculine sous ses habits, son nombril au milieu de sa paume, Moonhill lui fît sentir sa blessure à peine refermée et se décida enfin à lui avouer cette terrible misère qui agissait en permanence sur ses réactions face à son idylle désormais perdu. Une nouvelle qui allait sûrement changer leur relation, une fois encore, sur le chemin de l'apocalypse. Une page tournée dans ce livre au romantisme dégoulinant d'horreur et de malédiction.


    Ecoute moi Killian, j'ai quelque chose à te dévoiler, et ce depuis longtemps. Je me suis montrée égoïste et lâche avec toi. Tu n'es plus l'homme que j'ai connu c'est une certitude... mais il est temps pour moi de te révéler ce que je ressens et ce que j'ai le devoir de t'avouer depuis que nous n'appartenons plus au même monde. Je te le dois, pour ce temps révolu qui marqua notre vie à tous les deux.

    Une intégrité qui ne lui ressemblait pas le moins du monde. Etait-ce la pilule qui balbutiait ces quelques mots à sa place ou l'envie irrépressible de se détacher enfin du passé si difficile qu'elle endurait et qui entretenait sa solitude d'avantage chaque jours? Aube était lancée et le moment fatidique se mit en place.

    Ce que tu sens sous ta main, c'est le résultat d'une détresse que j'ai due gérer seule par ma faute. Le jour où tu as disparu, j'ai découvert que notre amour... portait enfin... Lorsque tu tournas ta veste pour l'ennemi, j'ai du dire adieux à notre... Oui, nous avions... Oui, nous avions conçu un enfant que j'ai perdu suite à un combat qui acheva la jeune femme que j'ai été. C'est à partir de cet instant que je me suis enfuie, seule... Puis tu connais la suite...

    Elle détourna son regard, les larmes envahissaient ses prunelles tandis que la honte qu'elle portait la rongeait comme jamais en cet instant. Elle n'osait pas le regarder, elle ne connaissait pas la réaction qu'il pouvait avoir suite à cette annonce indélicate. La belle lâcha son amant, détachement symbolique involontaire, elle prit la fuite, courant sur quelques mètres afin de ne pas avoir à subir les conséquences de l'affront qu'elle venait de commettre puis elle se déposa les armes, vidée, l'observant enfin, analysant la silhouette de l'homme trompé au cœur de ses sentiments. Un bouleversement dans sa vie, une bombe lâchée sans le moindre tact, sans le moindre remord, une de celle qui pouvait se retourner contre sa personne...

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MessageSujet: Re: You are my disease [ft Aube]   Dim 24 Juin - 18:54

Les marques laissées par les combats, abîmant les traits si beaux de son visage me laissaient un goût amer. Je n'aimais pas la voir ainsi et bien que je ne fus pas à l'origine des coups responsables de ses blessures, je me sentais coupable. Une culpabilité qui trouvait son origine dans ce désir que j'avais de la protéger, sentiment bien contradictoire avec ma nature de tueur qui aurait voulu qu'au contraire je veuille la tuer. Mais je l'aimais trop, bien trop... Comme une maladie ça me rongeait. Il fallait que je me tienne à distance, ce qui était une véritable lutte. J'étais assez froid, presque provoquant et m'étais adressé à elle comme à une ennemie ce qu'elle était. Mais son regard était bien différent de nos entrevues précédentes, j'y voyais une certaine détresse mélangé à autre chose que j'étais incapable de nommé. Du désir ? Peut-être...
Aube se relevait difficilement et je ne pus m'empêcher de m'avancer pour l'aider, première preuve de faiblesse de ma part. Le simple fait qu'elle s'accroche à mes bras qu'elle les caresses provoquait mon émoi en me renvoyant directement vers un temps qui était révolu à présent. Doux souvenirs que ceux passés avec elle, notre amour, ses baisers, ses caresses, sa peau contre la mienne toutes ces choses que je n'avais de cesse d'espérer retrouver. Cet instant était presque intemporel, perdu entre deux phases de vie bien trop réelles dans la violence de Salvation. Là dans cette ruelle les barrières tombaient si vites que s'en était déroutant. Je laissais de côté ma froideur, le simple regard que Aube posait sur moi suffisait à me faire rendre les armes et elle était bien la seule à pouvoir se vanter de cela. Comment était-ce possible ? J'étais encore dans une de mes hallucinations ? Les questions se bousculaient mais je ne voulais pas avoir les réponses, je voulais seulement profiter de ce moment aussi irréel soit-il. La sensation de sa main sur la mienne, le fait qu'elle la pose sur son ventre dans un geste que je ne comprenais pas ça avait l'air pourtant bien vrai. Elle s'approcha encore d'avantage et je ne bougeais pas, la laissant se poser contre moi. Je la soutenais, m'imprégnant alors de sa présence. Presque comme une délivrance je me sentais soudain apaisé et bien, peut-être que ce n'était qu'un acte de faiblesse de la part de la chasseuse mais je prenais ce qu'il y avait à prendre.
J'avais tant espéré un tel moment depuis que j'étais devenu un monstre, depuis que son image me hantait, depuis que je n'avais de cesse de reconquérir cette place pour vivre un amour que je savais impossible. Je ne voulais pas me bercer d'illusions, tout ça n'allait pas durer et s'était une raison de plus d'en profiter. Je m'abandonnais à cette sensation de la sentir contre moi, ramenant à ma mémoire une tendresse enfouie derrière la rage du vampire que j'étais devenu. Je n'aurais jamais cru même quelques instants plus tôt que les choses se passeraient ainsi.

Sentir ses lèvres contre les miennes me fit l'effet d'une explosion, chaque sensation était décuplée si intense et si précieuse que j'aurais voulu pouvoir stopper le temps simplement quelques secondes supplémentaires. Aube guida ma main sous le tissu sale de son haut, sa peau et la mienne se connaissaient si bien. Mes mains avaient souvent parcouru son corps, j'avais appris par cœur sa silhouette. Je sentais alors les contours d'une cicatrice, une marque bien perceptible d'une blessure qui avait dû être très importante. Je fronçais légèrement les sourcils, ne comprenant pas ce qu'elle cherchait à faire. Je l'écoutais alors attentivement, mon regard ancré dans le sien qui tentait de la sondé et de comprendre avant même qu'elle ne dise quoi que se soit. Ces mots ne me rassuraient pas et chacun d'eux semblait être un pas loin de moi, un étrange pré-sentiment s'invita en moi. Mais j'étais bien loin de m'attendre à ce qu'elle m'annonça ensuite. Quand j'avais disparu elle attendait un enfant de moi, fruit de notre amour preuve de cette histoire que nous avions vécu. Sauf qu'elle l'avait perdu, tout comme moi j'avais tout perdu en devenant un monstre malgré moi. S'était donc cela la véritable raison de sa fuite...
Je voyais les larmes dans ses yeux qui brillaient d'une tristesse qui agissait comme un poignard sur moi. S'était donc ça cette vérité qu'elle me devait ? Aube s'éloigna de moi, défaisant cette étreinte qui n'était qu'un rappel rapide et douloureux de ce que j'avais perdu. Sonné par cette révélation je n'eus même pas le réflexe de la retenir alors que c'est ce que j'aurais voulu. Au lieu de ça je la regardais fuir, figé par ce qui était comparable à la foudre. Je venais d'être frapper par un éclair qui me laissait dans un état que moi même je ne pouvais décrire. Le regard vide, mes poings se serrèrent fort, si fort que mes jointures devinrent plus blanches encore que mon teint. Colère ? Haine ? Sentiment de trahison ? Tristesse ? Difficile de dire exactement se qui primait sur le reste.

Retrouvant un peu mes esprits je la regardais au loin et la voir ainsi s'éloigner de moi comme une lâche m'agaçait profondément. S'était bien facile de poser une bombe comme celle-ci et de regarder les dégâts de loin.

« C'est ça fuis ! Encore et encore ! »

Mon ton était empli de colère et pour cause j'étais profondément déçu. Un instant j'avais retrouvé ce que je voulais tant bien que je n'avais pas voulu y croire et maintenant j'étais convaincu que j'avais eu raison.

« Donc c'est comme ça que tu compte tourner définitivement la page ? »

Je l'interrogeais de loin et je trouvais ça tellement ridicule que ça ne faisait que renforcer d'avantage mon énervement. Elle n'allait pas s'en tirer comme ça ! Je fis d'abord un pas en arrière levant les bras en signe d'impuissance.

« Ceux de mon espèce ne mérite que la souffrance après tout ! »

Je fermais un instant les yeux et soupirais, comment j'avais pu passer d'un presque bonheur à ça ? Maudite existence ! S'en était assez, s'était bien trop pour moi.
Soudainement et sans que rien ne puisse le laisser présager je la rattrapais et saisissais son bras sans aucune douceur, la forçant à se coller contre le mur froid d'une bâtisse mal en point pour l'empêcher au maximum de s'enfuir encore. Je n'en pouvais plus d'être poursuivit par son image, de me sentir jugée à chacun de mes actes alors qu'en fin de compte elle se foutait pas mal de tout ça. Je posais ma main sur sa joue et plantais mon regard dans le sien.

« Tu te souviens n'est-ce pas à quel point je t'ai aimé ? » J'eus un rire nerveux « Maintenant c'est pire encore... » je levais les yeux en cherchant comment être le plus clair possible « Tu m'as abandonné, tu m'as menti... Ça mériterait que je te déteste. Mais le problème c'est que je ne peux pas Aube. ».

Posant mes mains contre le mur de chaque côté de son visage je l'emprisonnais symboliquement et je ne la laisserais pas partir sans réponse.

« Tu crois que des aveux sont suffisants ? Tu pensais quoi, hein ? T'avais quoi en tête ? Qu'est-ce que tu veux à la fin ? ».

Comme un aimant, elle m'attire tout entier et je ne pouvais résister à l'envie de coller mon corps contre le sien.

« Réponds moi... » murmurais-je alors que mes lèvres touchaient presque les siennes.
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You are my disease [ft Aube]

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