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 Parce que la vie est injuste, lorsqu'on l'affronte de face • Nath'

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Soledad M. Menendez
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▌Playlist : Amaranth de Nightwish • Angels de Within Temptation • Le tunnel d'or d'Aaron •
▌Citation : " Je ressens de violentes pulsions, j'ai l'impression de glisser vers le fond. Si j'ignore d'où vient ce fléau, j'adore l'avoir dans la peau. Envoutée par des idées folles, soudain mes envies s'envolent. Le désir devient ma prison à en perdre la raison."



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MessageSujet: Parce que la vie est injuste, lorsqu'on l'affronte de face • Nath'   Dim 8 Avr - 13:14

Parce que la vie est injuste, lorsqu'on l'affronte de face




Nathanaël & Soledad

L'air était pesante mais je n'en souffrais pas, vêtue seulement d'une robe bleuté et légère, virevoltant sous les effets du vent chaud. Je souris en croisant un des client régulier du bar où je travaillais, il n'était pas bien méchant, pas très intelligent en fait, mais qui restait sympathique. Il m'amenait une fleur parfois au boulot, histoire d’égayer un peu ma journée. Et ce matin, il déambulait dans les rues de Salvation à la recherche d'une occupation quelconque, et c'est ainsi qu'il me suivit un moment dans ma marche, entretenant avec moi une conversation plate mais qui le distrayait tout de même. Cet homme n'avait que peu de mots à son vocabulaire, et j'avais toujours du mal à parler longuement avec lui, si bien que j'inventai un prétexte pour qu'il comprenne que j'avais à faire. En réalité, je n'avais pas vraiment d'obligation aujourd'hui, car pour une fois j'avais pris ma matinée. Habituellement, je travaillais tôt et rentrais avant le couché du soleil pour ne pas traîner dans les rues trop tard, de peur de faire une mauvaise rencontre. En effet, c'était comme si ma relation avec Duncan me rendait martyre de tous les supplices. Et le seul moyen que j'avais de m'en protéger était de me barricader chez moi avant que la nuit ne tombe, bien que cette situation de replie ne m'assurait pas vraiment la paix, les Vampires étaient fourbes, les Démons aussi, tous pouvaient très bien me trouver sans mal et m'arracher à mon sommeil, ou à la tranquillité de mon appartement. Mais depuis que j'avais pris ce mode de vie, aucune torture en vue, aucune lame n'avait entaillé ma peau, aucune blessure morale. Je vivais presque... en paix.

Ainsi, le sourire aux lèvres, je m'étais aventurée à l'improviste dans Salvation, ne connaissant pas les chemins que j'empruntais, ni le noms des rues qui défilaient devant moi. Voila longtemps que je ne m'étais pas aventurée si loin de chez moi, et ça m'avait manqué. Inspirant une bonne bouffée d'air, je pris soin de fermé les yeux à un carrefour, rendant alors mon choix totalement aléatoire, et entrais dans une rue. Ouvrant à nouveau les yeux, je fis la moue en découvrant où le hasard m'avait mené. Tout semblait sale, poisseux, et je me demandai bien qui pouvait vivre là. Surement pas des gens que je devrai rencontrer.... Et puis, le soleil ne passait pas derrière ces bâtiments vieux comme le monde. Me retournant, j'étais prête à faire demi tout lorsque tout à coup, la vue et la parole me manquèrent. Quelqu'un avait placé une main devant mes yeux, l'autre devant ma bouche. Ne pas céder à la panique. Ne pas céder à la panique. Ne pas céder à la panique. Après tout, n'avais-je pas l'habitude de ce genre de situation, depuis que mon chemin se trouvait entremêlé à celui de Duncan? Cependant, dans un excès de lucidité, je me souvins que je n'étais pas immortelle et que l'on était bel et bien entrain de m'enlever. Me débattant, je pu un instant retrouver la vue, et c'est là que je reconnaissais mon agresseur, Nathanaël. Merde. Son sourire sadique fut la seule chose qui me fut offert de voir, avant que je ne perde connaissance, étouffée par la poigne du Vampire.

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Nathanaël W. Hilfiger
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▌Force & Pouvoir : Vampire à la parfaite maîtrise de ses capacités, il fait également preuve d'une cruauté rare et d'une imagination sans borne qui font ses plus grandes forces.
▌Faiblesses : Une passion pour l'art et un malaise au coeur des foules.
▌Playlist : 30STM - Hurricane | Within Temptation - Fire and Ice | Apocalyptica - Epilogue (relief) | Epica - Burn to a Cinder | Nightwish - Whoever Bring The Night | Muse - Space Dementia | Evanescence - Missing | After Forever - Who I Am



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MessageSujet: Re: Parce que la vie est injuste, lorsqu'on l'affronte de face • Nath'   Ven 13 Avr - 22:57

    Elle batifolait comme une enfant dans un pré, inconsciente du monde qui l’entourait. Sa robe tourbillonnait autour d’elle, dévoilant ses genoux nus, et ses cheveux faisaient une auréole autour de sa tête. Le spectacle était incongru, comme sorti tout droit d’une image du passé. Une enfant insouciante dans un monde d’apocalypse. Cela ne se pouvait, évidemment. Mais pendant quelques instants, Nathanaël pouvait la voir clairement. Le peintre remplaçait le vampire, et il entrevoyait la scène bucolique qu’il pouvait en sortir, à la place des lieux sordides qui les entouraient. Une sacrée ironie. Elle marchait devant lui avec un détachement incroyable, elle semblait presque heureuse. Totalement ignorante de sa présence à lui, à quelques mètres à peine derrière elle. Une ombre parmi les ombres. Si elle avait su … Sans doute ses pas auraient-ils été moins légers. Sans doute aurait-elle fait le choix d’autres rues plutôt que celle-ci, où la lumière du soleil ne perçait même pas. Mais autant la laisser profiter de ses instants de paix, car ils ne dureraient pas. Peu importait ce qui lui passait par la tête en cet instant, toutes les pensées heureuses qui étaient à la source de sa bonne humeur ne seraient pas de trop pour la réconforter quand il serait sorti de l’ombre. A cette idée, un léger sourire vint flotter sur les lèvres du vampire. Un sourire qui fit place à une concentration soudainement aiguisée quand Soledad tourna la tête, comme si elle venait juste de se rendre compte du lieu, du contexte. Pas franchement le décor idéal pour une petite ballade de santé, hein ? Mais il ne lui laissa pas le temps d’y réfléchir plus longtemps. Elle avait remis les pieds sur terre, et il ne voulait pas qu’elle lui échappe soudain, maintenant qu’elle semblait consciente de ce qui l’entourait.

    En quelques bonds silencieux il fut sur elle, et plaqua ses mains sur son visage, l’empêchant de voir et de respirer. Le peintre avait laissé place au chasseur, et c’est un sourire carnassier qui s’afficha cette fois sur ses lèvres. L’excitation de la chasse, la jouissance d’avoir trouvé la plus belle proie de la ville … Non qu’elle ait une quelconque attraction sur lui, loin de là. Elle le répugnait. Elle était jolie, sans doute, mais elle était souillée. Et c’était ça qui la désignait comme la meilleure proie de la ville. Salie par les mains – et sans doute plus – de Thunder, mais relâchée vivante, et en pas si mauvais état que ça. Il l’avait laissée en vie, il lui avait laissé suffisamment de liberté pour que lui, Nathanaël, puisse mettre ses mains sur elle à son tour. Trop gentil. Elle allait regretter de ne pas avoir succombé au premier vampire, parce que le second n’aurait pas la même indulgence. Il accentua la pression de sa main sur la bouche de la jeune fille, jusqu’à ce que l’air vienne à manquer et qu’elle tombe dans ses bras comme une poupée de chiffon. Facile.

    Quand elle rouvrit les yeux, il l’avait transportée quelques rues plus loin dans une cave désaffectée qu’il utilisait de temps à autres, quand il ne voulait pas salir ses propres pièces par les jeux sadiques qu’il affectait tant. Et il commençait d’ailleurs à apprécier assez cet endroit … Pas une seule fenêtre, il pouvait y rester toute la journée. Et de charmants pitons au mur pour attacher des chaînes, ou des cordes … Il préférait d’ailleurs le charme des cordes à la froideur des chaînes. Les cordes laissaient de bien plus jolies traces sur la peau fragile des humains, et c’était ce qu’il avait choisi aujourd’hui pour Soledad. Des cordes bien serrées pour ses petits poignets, rattachées aux pitons sur les murs. Il recula de quelques pas pour avoir une vue globale, toujours sans se départir de son sourire, profitant avec une satisfaction évidente de la réaction qu’elle aurait au réveil. Et puis, cela lui donna une nouvelle occasion pour l’observer, elle …

    « Allez, on se réveille. Je ne suis pas là pour te regarder faire de jolis rêves. » lui lança-t-il en s’avançant soudain, prenant son visage entre ses longs doigts. Il lui tourna la tête presque délicatement, comme il l’aurait fait d’un modèle qu’il allait peindre. Il la détaillait avec la même intensité que si elle avait été un modèle. A la différence que celle-ci, jamais elle n’apparaîtrait sur ses tableaux … Pas vivante en tout cas. « C’est presque décevant. Tu es … d’une banalité affligeante. » Ses doigts parcoururent ses joues, descendirent le long de son cou, pianotèrent quelques secondes sur sa jugulaire, comme s’il hésitait encore quant à la démarche à suivre. Il n’hésita pas longtemps. Il empoigna soudain sa chevelure, lui tirant brutalement la tête en arrière, dévoilant la chair blanche de son cou. Déjà marquée par Thunder, une preuve de plus qu’elle était passée par le pire en y réchappant. Il faudrait le payer cher pour qu’il la morde, lui aussi. Mais il la relâcha, se recula. Et tira de sa poche un crayon de bois, celui qui ne le quittait jamais. Avec un sourire, il le présenta à Soledad. « Je brûle de découvrir ce que tu as de si spécial. On commence ? »

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    Back to back, we're too proud to face the facts, though we sleep in the same bed there's no coming through. Face to face I can see you through a maze of the words we spoke in vain. You know this will go out of hand if we don't understand, this confusion of tongue feels so wrong, we're lost in Babylon.

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Soledad M. Menendez
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MessageSujet: Re: Parce que la vie est injuste, lorsqu'on l'affronte de face • Nath'   Mer 25 Avr - 16:47

Il y avait quelque chose qui ne me convenait pas. Dans mon inconscient, le ciel était bleu, le soleil brillait, et je souriais, passant une main dans les cheveux doux de mon amant aux yeux océans. Tout allait pour le mieux, donc. Sauf que j'avais froid, et que mes poignets me faisaient souffrir d'une manière que je ne m'expliquais pas. J'ouvris donc un oeil, puis l'autre, et l'obscurité de l'endroit où je me trouvais me ramena de suite à la réalité. Je ne me trouvais pas en compagnie de Duncan, non, mais d'un autre homme, tout aussi sadique et Vampire que lui, mais qui n'avait pas tout à fait les mêmes desseins à mon égare... Il me fallu un moment pour émerger, et se fut des doigts froids caressant ma peau qui eurent raison de mon état. J'eu un sursaut lorsqu'il ouvrit la bouche pour la première fois. Ses doigts passèrent sur ma jugulaire alors que je laissais mes yeux vagabonder à la recherche de réponses. Dans mes souvenirs, je marchai tranquillement sous le soleil de l'après midi... Mon regard s'attacha de nouveau à celui de Nathanaël lorsqu'il reprit la parole:

- C’est presque décevant. Tu es … d’une banalité affligeante.

J'ouvris la bouche, mais ne dis rien. Je commençai à comprendre la situation. J'étais dans la merde. Ce n'était pas la première fois que je me retrouvai dans ce genre de situation, mais allez savoir pourquoi, j'étais encore vivante. De ce que j'en comprenais, Nathanaël ne me tuerait pas. Non, j'avais plutôt l'impression qu'il attendait autre chose de moi. J'avais déjà réfléchi à la possibilité qu'il me transforme, mais je n'en voyais aucune raison apparente. Une fois Vampire, il devrait me supporter encore plus longtemps, et je serais moins vulnérable. Alors pourquoi? Ou peut-être me trompais-je? Mais la réaction de Nathanaël lorsqu'il agrippa mes cheveux avant de finalement me relâcher. Et bien, qu'attendait-il?

-Je brûle de découvrir ce que tu as de si spécial. On commence ?

Je souris. Je ne pouvais me défaire de l'envie de le titiller. De toute manière il avait l'avantage, autant que je m'amuse un peu. Et puis, mon mauvais caractère le dissuaderai peut-être de me kidnapper à nouveau, sait-on jamais. Tournant la tête, je scrutai la pièce.

-C'est gentil Nath' de m’emmener chez toi, fallait pas tu sais, un café m'aurait suffi. Mais ça me touche, vraiment. Dis, tu la payes combien ta femme de ménage?

Il fallait avouer que le décor lui convenait parfaitement. Aucune fenêtres -normal-, des pitons, des chaines, des cordes, des grincements... J'en aurai presque eu peur si je ne prenais pas les menaces de Nathanaël comme un défit. Je n'allai pas me laisser faire, surement pas. Il souhaitait voir ce que j'ai de spécial, volontiers.

-Tu as raison. Je vais te montrer.

De suite, afin de ne pas lui laisser le temps de réagir, je lui fis visualiser que les deux cordes qui nouaient mes poignets étaient des serpents. Des serpents prêts à lui sauter au cou. Le fait qu'il soit un Vampire ne le rendait pas victime des serpents, ni de leur venin, ni de leurs morsures. Mais j'espérais que l'effet de surprise serait réussi. J'aimai insuffler la folie aux gens. Suivant la situation et mon humeur, j'avais plus d'imagination. J'aurai pu faire croire à Nathanaël que le sol allait s'ouvrir devant ses pieds, que le plafond allait lui tomber sur la tête, mais je n'étais pas assez concentrée pour ça, et je ne souhaitais pas faire fuir Nathanaël tout de suite, on avait des choses à se dire, lui et moi. Dans un sens, s'il en voulait à Duncan, il m'en voulait à moi aussi. Et si je représentai Duncan pour lui, alors oui en effet, la partie ne faisait que commencer, et je comptais bien rendre le jeu égale, de manière à ce que je fasse honneur à la vengeance que l'un et l'autre se portaient. La folie sera donc des nôtres, aujourd'hui.
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Nathanaël W. Hilfiger
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MessageSujet: Re: Parce que la vie est injuste, lorsqu'on l'affronte de face • Nath'   Lun 30 Avr - 15:19

    Sur tous les points, elle était décevante. D’un point de vue physique tout d’abord, car rien en elle n’attirait plus son regard, maintenant qu’elle n’était plus un tableau potentiel. Peut-être que d’autres la trouveraient jolies, voire même très séduisante, mais ce n’était pas le cas du vampire. Mais ça, c’était sans doute du à Thunder, encore une fois. La seule et unique qu’il désirait encore malgré la marque évidente de son rival, c’était Tara. Mais elle était bien plus unique que cette humaine qui reprenait conscience sur sa chaise, devant lui … Si encore Soledad avait été une proie plus intéressante ! Mais même quand elle avait ouvert les yeux, ce n’était pas la terreur habituelle qu’il avait lu dans ses yeux, seulement une surprise bien moins plaisante. Nathanaël tirait satisfaction des sentiments qu’il inspirait à ceux qu’il capturait, et elle ne parvenait même pas à le contenter de ce côté-là. Son seul intérêt, finalement, était d’être encore en vie … Sur ce point, elle était la seule qu’il tienne d’ailleurs à ne pas tuer après l’avoir séquestrée. Morte, elle perdait toute valeur. Et pourtant, il l’avait déjà souhaitée morte plusieurs fois lors de leurs dernières rencontres … Comme elle ne tarda pas à le prouver, elle était d’une loquacité à toute épreuve. Même enfermée dans une cave avec un vampire qui ne souhaitait visiblement pas entamer une partie de cartes avec elle, elle trouvait encore le moyen de jacasser. C’était un trait de caractère que Nathanaël supportait rarement chez ses victimes, et elles s’en rendaient très vite compte. Mais Soledad avait beau le savoir, cela ne freinait pas sa cervelle de moineau …

    « Tu n’as pas perdu ta langue depuis la dernière fois, à ce que je vois. » Remarqua-t-il d’un ton narquois. « Mais tiens-la tranquille où je risquerais fort de m’en débarrasser. » Dit-il en lui montrant un coin de la pièce : il avait allumé un brasero spécialement pour elle, et y avait plongé un tison en fonte qui commençait déjà rougir. Il avait beau ne pas aimer la viande cuite, il adorait le son que le métal brûlant provoquant au contact de la peau des humains. Et il n’hésiterait pas à lui arracher la langue si elle continuait à en jouer avec tant de plaisir.

    Il fit tourner son crayon entre ses doigts avec une satisfaction évidente, mais elle le devança à nouveau, usant de la seule arme qu’elle avait à sa disposition. Mais il ne se doutait pas vraiment qu’elle en gardait une autre cachée dans sa manche … Soudain, les cordes n’étaient plus d’innocents liens mais deux serpents qui sifflaient furieusement en sa direction, leurs longs crochets luisants de venin. Nathanaël ouvrit des yeux stupéfaits et se figea, mais il ne recula pas d’un pouce. Il était lui-même un serpent, sang-froid et crocs acérés, il ne craignait pas ces bestioles, mais il ne comprenait pas … Et puis, le sourire de Soledad vint le renseigner sur l’origine du mystère. Quoi qu’elle ait fait, elle en était la responsable. Arrachant d’une main ses liens reptiliens qu’il jeta dans les braises, il l’attrapa par le col et la releva sans peine, avant de lui asséner un coup de poing magistral. Elle tomba sur le sol, mais il ne lui laissa pas le temps de reprendre ses esprit : il l’attrapa à nouveau par les cheveux, et la releva de force. Il était furieux de s’être fait avoir par des pouvoirs aussi minables, même le temps d’un instant. Cela ne pouvait être qu’une illusion, mais ça avait semblé tellement réel qu’il s’y était laissé prendre. Et pourtant … Pourtant il ressentait une vague excitation à l’idée qu’elle ne soit pas sans ressources contre lui. Il ne détestait rien de moins qu’une victime qui se laissait faire sans opposer un minimum de résistance, et il pressentait que le jeu pourrait s’avérer plus intéressant que prévu.

    « C’est tout ? Ce serait peut-être suffisant pour effrayer un enfant, mais tu oublies à qui tu parles, gamine. » Lui souffla-t-il au visage. « Laisse-moi te rafraîchir la mémoire. »

    Le crayon disparut à nouveau dans sa veste – il avait de bien meilleures idées en tête à présent. D’une autre de ses poches, il sortit un couteau qu’il déplia avec un sourire carnassier. Il avança la lame vers le visage de la jeune fille, et l’appuya délicatement sur sa tempe, jusqu’à ce que des gouttes de sang se mettent à perler. Il décrivit alors une courbe en descendant plus bas, très lentement, son couteau s’enfonçant dans sa chair sans rencontrer de résistance. L’odeur du sang emplit les narines du vampire, qui inspira profondément ce parfum si délectable. Le secret était dans la vitesse, il ne devait pas se presser, mais faire durer la manœuvre jusqu’à ce que la douleur devienne insupportable pour elle, et que le véritable plaisir commence pour lui. Combien de temps allait-elle le laisser faire avant de frapper un nouveau coup ? Si elle avait utilisé toutes ses ressources, c’était bien dommage … Mais il ne retirerait pas sa lame avant d’avoir une autre de ses prouesses. Et il était prêt à arracher la peau de ce si délicat visage, si cela devait la faire réagir.

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MessageSujet: Re: Parce que la vie est injuste, lorsqu'on l'affronte de face • Nath'   Sam 5 Mai - 15:51

Il était assez facile d'énerver ou de désespérer le Vampire. Tout en ma personne le repoussait, tout le rebuter. Et mon caractère n'aidait pas à ce qu'il m'apprécie plus, mais là était tout le jeu. Rien que quelques mots et Nathanaël ripostait déjà, m'indiquant du doigts des outils de tortures que je n'avais pas encore testé. Je ne laissais mon regard s'arrêter sur le brasero avant de le plonger à nouveau dans celui de mon ravisseur. Je ne devais pas lui montrer ma peur, aucune émotion ne devait parvenir de mes traits, ni des battements de mon coeur. Je savais qu'il appréciait rependre la terreur et que se serait le rendre vainqueur que de lui montrer que son petit jeu m'affectait. Je m'en étais déjà sorti, et je m'en sortirai à nouveau. Je ne pouvais pas en être certaine, mais le sadisme de Nathanaël m'assurait une chose: il souhaitait que Duncan me voit après notre séance de torture, pour le simple plaisir de lui montrer qu'ils étaient toujours en guerre, et qu'il n'avait pas peur de lui. Et rien que pour cette satisfaction, il ne pouvait me tuer. M'infliger les pires horreurs oui, mais pas me tuer, ça serait moins drôle, pour lui.

Après la petite démonstration de mon don, le visage de Nathanaël se décomposa. Pas de peur non, plutôt de surprise. Après tout, comment de vulgaires serpents pouvaient-ils lui faire peur? Mais je n'avais pas eu la force nécessaire de faire plus, il me fallait plus de concentration pour rendre mes illusions, ma folie plus importante. Et dans ce genre de situation, il est difficile de se concentrer convenablement. Il arracha mes liens et sans que je n'ai le temps de réagir, mes pieds ne touchèrent plus terre avant que le poing de Nathanaël ne s'écrase sur ma joue. J'en eu le souffle coupé, mais à peine mes genoux eurent toucher le sol qu'il me tira par les cheveux de manière à ce que je me relève. Je grimaçai mais aucun son de douleur ne traversa mes lèvres que je gardai closes.

-C’est tout ? Ce serait peut-être suffisant pour effrayer un enfant, mais tu oublies à qui tu parles, gamine. Laisse-moi te rafraîchir la mémoire.

Son regard était effrayant, mais je m'obligeai à le soutenir. J'entendis le grincement d'un couteau que l'on dépliait, et je me demandai déjà où la lame allait percer ma peau. Celle-ci se déplaça jusqu'à ma tempe et la transperça. Je n'avais encore jamais été blessée à la tempe, et la douleur que ça m’infligea la lame me fit retenir mon souffle. C'est con, comme parfois les plus petites failles font le plus de mal. Et Nathanaël savait très bien ce qu'il faisait. Lorsqu'il descendit la lame plus bas, j'en eu presque un soupir de soulagement. Le long de ma joue, la douleur était déjà moins forte. Parfois, je me faisais peur à penser comme ça, à comparer qu'elle torture était plus douloureuse qu'une autre. Il faut dire que Nathanaël avait prit la fâcheuse habitude de me rendre quelques visites. Je ne savais plus vraiment quoi faire, je ne pouvais le repousser, sa force vampirique lui donnait tous les droits sur moi. Je ne pouvais utiliser mon don, car je n'étais pas assez concentrée pour ça. La lame continua de descendre jusqu'à mon cou, et je me demandai où sa torture devenait intéressante pour lui. Mon regard rencontra le sien quelques instants et je compris. Il cherchait justement à ce que je réagisse. Par esprit de contradiction, j'aurai volontiers pris la décision de ne justement pas faire ce qu'il attendait, de me laisser blesser par son couteau sans aucune résistance. Sauf que je n'y arriverai pas.

Mon impulsivité me poussait à réagir. Il avait de la chance que je ne me sois pas droguée aujourd'hui. Car droguée, qu'il soit Vampire, Démon ou même le Diable, je devenais incontrôlable. Ce qui était un atout, comme une faiblesse. Car tout sentiment s’amplifiait lorsque j'étais droguée, et dans ces moments là, il m'était presque arrivé de tuer des innocents... Clignant des paupières, je chassais ces souvenirs de mon esprit et me concentrer à nouveau sur Nathanaël, souriant, sachant très bien qu'il obtiendrait ce qu'il cherchait. Inspire. Expire. Je savais ce qui ferait réellement peur à Nathanaël, je savais exactement ce que je devais faire mais malheureusement, ça demanderait beaucoup plus d'énergie que ce que j'étais capable d'offrir sur l'instant. Peu importait, je devais essayer. Prenant une bonne inspiration, je souris, avant de lui souffler d'un ton malicieux:

-Il fait sombre ici, tu ne trouves pas?

Et c'est là que tout se jouait. Je du retenir ma respiration, de peur que celle-ci ne froisse ma concentration tellement je devais rester attentive à mon don et à ce qu'il déclencherait. Je me mordis la lèvre inférieure, rassemblant ce qui serait utile d'énergie pour parvenir à mes fins. Je fis visualiser à Nathanaël un soleil brulant, éclatant et dont les rayons n'avaient jamais étés aussi forts, aussi puissants avant. Un soleil si proche de lui, de nous, qu'il aurait pu moi aussi me brûler la peau. Son statut de vampire le rendait si sensible à cet élément primaire qu'il devenait sa faille, et donc ma force. J'aurai eu de la drogue dans le sang, ou j'aurai tout simplement été dans une meilleure condition physique, j'aurai même réussi à lui faire ressentir sa chaire se décomposer, se réduire en cendre. Mais pas aujourd'hui. Tout consistait donc à l'effet de surprise, à la peur. J'espérai qu'il ait un geste de recul, qu'il me lâche, que j'ai la possibilité de m'enfuir. Mon regard vagabonda quelques instants dans la pièce, et je fini par trouver la seule issue possible. La porte n'était pas si loin, si je courrai vite, très vite. Et que Nathanaël restait sous l'emprise de la peur le temps que je puisse la franchir. Le soleil régnant maintenant en maître dans la pièce, comment allait réagir le vampire, face à son plus vieil ennemi ?
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MessageSujet: Re: Parce que la vie est injuste, lorsqu'on l'affronte de face • Nath'   Lun 14 Mai - 21:02

    Il existait tant de façons de torturer un être humain, allant des méthodes les plus brutales à celles les plus raffinées. Selon le but recherché, Nathanaël aimait varier les plaisirs, et il était passé maître dans cet art depuis bien des années. Qu’il cherche à soutirer des informations à ses cibles, ou simplement tester leur résistance physique, il réussissait la plupart du temps à trouver le rythme adapté à chaque constitution, à chaque caractère. Il lui avait fallut du temps pour arriver là, et bien des cadavres s’étaient amoncelés avant qu’il ne puisse faire durer ses tortures plus de quelques heures. Ses toutes premières victimes avaient succombées sous le coup d’une violence brute, quand il ne maîtrisait pas encore ses pulsions sanguinaires, ou qu’il arrachait un organe vital sans même s’en rendre compte. Mais le plus difficile avait été de réussir à contrôler l’appel du sang. Il ne pouvait généralement pas s’empêcher de faire couler le précieux liquide – les tortures « propres » ne l’intéressaient que très peu – et dès que le sang entrait dans son champ de vision, il avait du déployer des trésors de contrôle pour ne pas drainer ses victimes jusqu’à la dernière goutte. Il était loin de ça, à présent. Il se contrôlait parfaitement. Néanmoins, la première goutte versée provoquait toujours une certaine émotion en lui, une crispation au creux de son estomac qu’il avait appris à savourer comme un adolescent amoureux savoure l’effet que provoque la vue de sa dulcinée après une absence. Qu’il s’agisse de Soledad aujourd’hui n’enlevait rien à cette sensation particulière, cela présageait au contraire un moment particulièrement agréable avec elle. Mais à la fin, il ne goûterait pas à ce sang qui coulait le long de son visage, et c’était la seule différence.

    Pendant un moment, il se demanda si elle allait réagir, ou si elle était déjà trop sonnée pour faire quoi que ce soit. Son seuil de douleur était loin d’être atteint, il le savait pour l’avoir déjà testé par le passé, mais il ne lui avait pas laissé le temps de reprendre ses esprits après l’avoir frappée … Et peut-être qu’elle n’avait finalement qu’un pouvoir bien mineur, qui s’était évaporé après cette pitoyable première utilisation. Cela serait une déception, et il ne fallait pas qu’elle s’attende à ce qu’il soit clément après cette démonstration. Elle l’avait agacé, elle l’avait surpris. Si elle n’essayait pas de sauver sa vie rapidement, il ne ferait pas beaucoup d’efforts pour l’épargner, plus à ce stade. Sa lame descendit plus bas sur son visage, sans qu’il n’y ait aucune réaction … Mais le regard de la jeune femme se fit soudain plus déterminé, et il sut précisément à quel moment elle était passée de l’abandon à l’envie de se battre. Elle prouva son intuition en réussissant à sourire, et même à parler. Et ses paroles furent clairement celles d’une menace, même s’il ne la comprit pas sur le coup. Il n’eut pas le temps de se poser beaucoup de questions, ni même de réfléchir à cette remarque pour le moins étrange, car le visage de la jeune fille s’était légèrement plissé sous le coup de la concentration, et les doigts de Nathanaël se resserrèrent imperceptiblement sur le manche du couteau. Mais même en s’attendant à ce qu’elle use de son pouvoir, absolument rien n’aurait pu le préparer à ce qui allait venir. Les serpents, à côté, c’était de la rigolade.

    La pièce jusque alors plongée dans une semi-pénombre se retrouva brutalement illuminée de mille feux, dans une lumière éblouissante que Nathanaël n’avait pas revue depuis des siècles. Ce seul fait aurait suffit à faire reculer n’importe quel vampire : habitués à la nuit et nyctalopes, ils n’avaient pas besoin de beaucoup de lumière pour vivre tout à fait correctement. Nathanaël ne faisait pas exception à la règle, et il se satisfaisait souvent d’un simple feu de cheminée pour éclairer ses pièces. Se retrouver dans une telle clarté avait de quoi surprendre. Mais ce n’était pas une lumière artificielle, c’était bien pire que ça. C’était la seule chose que Nathanaël évitait sciemment, sa seule règle de conduite en deux siècles d’existence alors qu’il s’était maintes fois conduit de façon légèrement suicidaire. Il s’était souvent mis en travers du chemin des chasseurs, il s’était laissé mourir de faim, il avait côtoyé des hommes d’église, par pure curiosité morbide. Mais le soleil … Les seules fois où il avait eu affaire aux rayons de l’astre chatoyant, c’était justement à cause de quelques chasseurs plus malins que les autres. Et cette expérience là, il n’était pas prêt de la retenter. Il ne se rendit même pas compte que sa peau ne se mettait pas à brûler, et qu’aucune douleur ne venait envahir ses membres. Sa première pensée fut celle d’une terreur absolue, comme il n’en avait plus ressentie depuis la mort de Tara. Dans un réflexe protecteur, il lâcha Soledad et le couteau qu’il tenait pour couvrir son visage de ses bras, reculant de façon chaotique dans le vain espoir de trouver un refuge à ce soleil qui inondait la petite cave. Sa panique n’avait duré que quelques secondes, mais elle lui parut des heures. Il se rendit pourtant rapidement compte de l’évidence. Il ne brûlait pas. Il ne ressentait même pas de chaleur, nulle part. Ses yeux étaient certes éblouis, mais il n’était pas aveugle. Et ce soleil qui continuait de luire, implacable au-dessus de sa tête, comme s’ils s’étaient trouvés au beau milieu d’une prairie … Avec un grognement furieux, Nathanaël comprit qu’il s’était une nouvelle fois fait avoir. De façon magistrale. Il cligna des yeux, tentant de s’habituer à cette lumière pour apercevoir Soledad. Elle n’était plus dans la pièce, c’était une évidence. En une enjambée, il traversa la cave et franchit la porte grande ouverte qui donnait sur des escaliers montant vers la rue. Il avait pourtant fermé la porte, mais elle ne possédait pas de serrure, uniquement une barre de fer qu’il fallait soulever et repousser pour pouvoir ouvrir. Et Soledad avait profité de sa franche terreur pour s’évader … Mais il y avait une autre porte en haut des escaliers. Fermée à double tour celle-là, et la clé était dans la poche du vampire.

    « Tu vas quelque part ? » Demanda-t-il d’un ton glacial en la rejoignant en haut des escaliers. Sans ménagement, il la saisit par le bras et la traîna à nouveau en bas, où il la poussa dans un coin de la pièce. Les yeux plissés, il fit un signe vers le plafond. « Fais-moi disparaître ça. » Ordonna-t-il sèchement. Bien que ce soleil ne soit pas une menace, il n’était pas à l’aise sous sa lumière. Sans plus se soucier de Soledad, il allait remettre en place la barre sur la porte, puis se dirigea vers le brasero. L’extrémité du tison était d’un rouge soutenu, une vision qui réconforta étrangement Nathanaël. Quand il se retourna vers la jeune fille, il lui présenta le fer rouge avec un rictus mauvais. Il n’avait plus envie de jouer, cette histoire de soleil l’avait mis hors de lui. Il s’était laissé humilier comme un nouveau-né. « Tu t’es bien amusée j’espère ? C’est mon tour, à présent … On va voir si tu aimes tant la chaleur. » Sans plus attendre, il appliqua le fer rouge sur la cuisse de Soledad.

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MessageSujet: Re: Parce que la vie est injuste, lorsqu'on l'affronte de face • Nath'   Mar 22 Mai - 18:29

Le regard rivé vers la porte, je ne du pas attendre bien longtemps avant que le vampire n'ait un geste de recul, avant de me lâcher. Courant vers la sortie, je crois ne jamais avoir couru aussi vite. Tout défilait autour de moi alors que je me dirigeai vers mon échappatoire. La première porte s'ouvrit dans un fracas, et je failli perdre mon équilibre dans les escaliers qui suivirent, ne m'y étant pas préparé étant donné que je ne connaissais pas les lieux. Une fois en bas des marches, une double porte me faisait face. Fermée. Elle était fermée. Fermée. Fermée. Fermée. Fermée. Tout à coup, tout devint sombre autour de moi, et mes poumons qui hurlaient pour cette course improvisée firent enfin sentir leur douleur, tout mon organisme semblait s'être tu pendant ma fuite, puis, étant vaincu, montrait maintenant des signes de faiblesse. Mes jambes tremblantes ne m'auraient pas tenu debout si Nathanaël n'était pas arrivé à ce moment là. J'avais perdu. Il me fallut un temps avant de ressentir la douleur causée par la poigne du vampire sur mon bras, et ce n'est qu'une fois dans la pièce que je fus certaine d'y avoir bientôt un bleu.

-Fais-moi disparaître ça.

Le souffle court, je n’eus aucun mal à obéir: je n'avais plus la force de tenir pareille illusion. Il se dirigea ensuite vers la porte, comme si de rien n'était, comme s'il savait que dos tourné ou non, je n'avais plus la force de fuir. Il referma celle-ci. Lorsqu'il s'avança vers le brasero, je savais déjà à quoi m'attendre. Épuisée par ma course, mais surtout par mon espoir de fuite réduit à néant, je n'avais plus la force de réagir. J'avais mis toute ma force mentale dans mon illusion, et celle physique dans la course, et je n'avais aucune idée d'où se trouvait la clé ouvrant la porte d'en haut. Cette pièce n'offrait aucun moyen de secours. Le sourire du vampire lorsqu'il s'approcha de moi confirmait toutes les douleurs que je m’imaginais. Une fois à ma hauteur, je retins mon souffle, attendant la sentence. Lorsque le fer rouge entra en contact avec ma peau, je ne pu retenir un cri. N'étant en rien maintenue par Nathanaël, je m'empressai de le contourner. Un liquide rouge coulait d'une plaie noire, brûlée. Je retins mes larmes. Cette agression eut pour effet de me réveiller de mon état léthargique, et c'est sans réfléchir je lui souris:

-Je suis assez flattée je dois dire. Si tu as pris la peine de fermer cette foutue porte, c'est que tu savais très bien que j'arriverai à te contrer!

Aïe. Là, j'avais intérêt à avoir l'idée du siècle. Je tentai d'empêcher le sang de couler de ma cuisse, tout en cherchant un moyen de me sortir de là. Reculant de quelques pas, je savais que la force physique ne me sauverait pas, que dans tous les cas il était plus fort et plus rapide que moi. Il fallait autre chose. Me servir de mon don était ma seule issue. Mais en serais-je capable? Le tout était de faire vite, et de faire mal. De plus, il fallait que je trouve la clé. Il devait l'avoir sur lui, c'était la meilleure cachette possible, un endroit sûr que je ne pourrai jamais atteindre. Merde. La panique me gagna, et c'est comme ça que j'eus l'idée de ma prochaine folie. Sur le coup, je regrettai vraiment de ne pas être sous l'emprise de la drogue. L'alzheimer, c'est moche. Voyons voir ce que ça donne sur un vampire. Nathanaël Hilfiger, tu vas tout oublier. La concentration fut telle, que je sentis un liquide chaud quitter une de mes narine. Puis l'autre. J'étais épuisée, et ce genre de contrôle mental était encore plus dur à endurer que les illusions. Mais c'était nécessaire, je tenais là ma seule chance de m'en sortir. Je me déplaçais lentement vers Nathanaël, cherchant son regard, car c'est par ses yeux que je saurais QUAND le vampire se serait oublié pour un inconnu. Lorsqu'il cligna des yeux quelques fois, je su que j'avais réussi. Sans relâcher la pression, je faufilai rapidement mes doigts jusque dans sa poche de veste, là où était aussi rangé son crayon. Le temps que Nathanaël -ou du moins ce qu'il en restait- ne comprenne ce qui lui arrivait, j'eus le temps d'en extirper la clé. Lorsqu'il dirigea son regard habituellement noir vers moi, et que j'y voyais l'inquiétude, l'incertitude, j'avoue avoir eu une boule au ventre. Le voir ainsi était si... unique! J'aurai aimé profiter de son état de floue, comme aveugle, mais je devais avant tout m'enfuir. Et puis, son état me mettait mal à l'aise, étant toujours confrontée à un vampire sanguinaire et sûr de lui, j'avais du mal à retrouver cette personne qui était pourtant bien celle qui était en face de moi. Entre autre, il valait mieux ficher le camp au plus vite, plutôt que de m'apitoyer sur son sort.

-Courez! Un tueur est à nos trousses!

Il fallait que Nathanaël y croit, afin que la panique ne le prenne lui aussi. Je feignais la terreur et sans plus attendre, courrai vers la porte, portai la barre en métal -bon sang que c'est lourd- et la laissais tomber à terre non loin, avant de monter à nouveau les marches. Plus que quelques mètres. Il était difficile de ne pas se réjouir d'y être enfin parvenue, mais je n'avais pas le droit de me déconcentrer, si je souhaitai garder Nathanaël amnésique encore quelques minutes. Les doigts tremblants, je d'eu m'y reprendre à deux fois avant de réussir à insérer la clé dans la serrure. Je tourne. Un fin filet de lumière s'infiltre dans le couloir. Je me sentis revivre à cet instant, et relâchai toute la pression de ma folie. Nathanaël pouvait à présent être lui même, une fois à la lumière je ne risquai plus rien. Ouvrant la double porte en grand, je fis quelques pas vers l'extérieur. Je souris. Le soleil me paraissait plus chaud, plus beau, plus lumineux que jamais. J'étais dehors. Je tentai de stopper le sang qui coulait de mon nez remarquant que celui-ci avait déjà tâché toute ma robe, mais j'avais du déployer tant de force que le liquide ne s'arrêtait pas pour autant.Mon regard se reporta quelques instants vers la cave où il m'avait enfermé, et lorsque j'y vis l'ombre du vampire s'y dessiner, c'est sans attendre qu'il ne puisse me rattraper que je me mis à courir. Sauvée.

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MessageSujet: Re: Parce que la vie est injuste, lorsqu'on l'affronte de face • Nath'   Dim 3 Juin - 23:08

    Le soleil disparu, et il sut que Soledad était vidée de ses forces. Le regard qu’elle jeta au tison fut enfin celui qu’il attendait d’une humaine dans sa position, et il l’apposa contre sa peau tendre avec une satisfaction tout évidente. Son cri fut une musique ravissante, et il savoura pleinement l’odeur de chair brûlée qui se répandit dans la pièce. Non, il n’appréciait pas la viande cuite et encore moins l’odeur qu’elle dégageait, mais uniquement l’idée de la douleur qu’il lui infligeait. Les brûlures faisaient partie des pires souffrances qu’il connaisse, et il était bien placé pour le savoir. La chaleur s’incrustait sous la peau, insidieuse, et pouvait y rester pendant de très longues heures, faisant souffrir ses victimes même une fois que la source de chaleur s’était retirée. Simple, efficace. Si ça marchait sur les vampires, c’était encore meilleur sur les humains. Soledad recula pour se soustraire au contact du tison rougeoyant, et Nathanaël esquissa un sourire. Jouer au chat et à la souris le tentait assez, finalement. Si elle voulait essayer de l’éviter, il pourrait s’amuser d’autant plus … Mais elle prit soudain la parole, et il eut un rire narquois. Avait-elle perdu la tête ? Elle ne se rendait pas compte de la situation critique où elle s’était plongée, visiblement.

    « Même avec la plus insignifiante des larves, je ne laisse jamais une porte ouverte, c’est un principe. Si tu veux croire en ta propre force, c’est ton droit, mais ne te fais pas trop d’idées. Jusque là, tu as lamentablement échoué. »

    Il avança vers elle, faisant lentement tourner le tison entre ses doigts. Soledad était épuisée, et il ne s’attendait pas vraiment à ce qu’elle trouve un nouveau truc pour essayer de s’échapper. Mais même si elle avait des ressources cachées, elle ne pourrait pas franchir la dernière porte. A moins qu’elle n’ose se rapprocher pour fouiller ses poches, ce qui relevait du suicide même pour un esprit dérangé comme le sien … Il leva le tison pour le poser sur la joue de la jeune femme, mais ses mouvements se ralentirent, et son bras retomba le long de son flanc. Il ne parvenait plus à réfléchir correctement, ses pensées s’effaçaient dans un brouillard épais qui prenait peu à peu toute la place dans son esprit. Il secoua la tête, sourcils froncés, tachant de remettre de l’ordre dans ses idées, mais il cligna soudain les yeux, perdu. Qu’était-il en train de faire la seconde plus tôt ? Il allait … Il y avait quelque chose qu’il devait absolument … Quoi ? Il regarda sa main qui tenait une pique de métal dont le bout était d’un rouge soutenu, et il le jeta dans un coin de la pièce, perplexe. C’était un coup à se brûler, ça ! Quand il releva la tête, il tomba nez à nez avec un visage tuméfié, des yeux agrandis par la peur. Et du sang. Cette odeur de sang qui emplissait ses narines et faisait naître en lui un curieux sentiment … La peur ? Le miroir de cette peur qu’il lisait dans les yeux de cette jeune femme, en face de lui … ? Qui était-elle ? Pourquoi était-elle blessée ? Elle s’avança vers lui et il resta figé, incapable de faire le moindre mouvement tandis qu’elle posait ses mains sur lui, ou dans sa veste, mais qu’en savait-il ? Il ne comprenait absolument rien de ce qui se passait ici. Tant de questions, et aucune réponse ! Elle était blessée, il y avait du sang sur son visage, et il sentait une inquiétude étrange lui serrer le ventre, comme s’il pressentait un danger. Mais il ne se souvenait même pas comment il était arrivé ici, ni même où il se trouvait ! Il jeta un regard éperdu autour de lui, notant l’aspect plutôt glauque de cette pièce sans ouvertures. Peut-être que la jeune fille savait, mais il avait l’impression que son centre de la parole s’était perdu dans le brouillard qui figeait ses pensées, et il ne parvint pas à formuler de question à voix haute. Laquelle poser en premier, de toute façon ? Il avait besoin d’elle, c’était la seule chose dont il était à peu près sûr. Et sans doute avait-elle besoin de lui, vu son état … Elle saignait, et à chaque fois que ses yeux se posaient sur son sang, il avait l’impression d’être hypnotisé par ce liquide. Sans doute parce que cela signifiait un danger imminent …

    Soudain, elle poussa un cri de panique, lui donnant enfin un renseignement utile. Un tueur ? Il écarquilla les yeux, sans doute en imitant la peur qui creusait les traits de la jeune femme, et cette nouvelle donnée lui donna enfin la force de bouger. Il fallait sortir d’ici ! Il la suivit dans les escaliers sans réfléchir une seule seconde, avec la seule volonté de mettre le plus de distance possible entre le tueur et eux. Qu’ils aient été jusque là dans une pièce avec une seule issue, et donc aucune possibilité d’avoir qui que ce soit à ses trousses, ne l’effleura pas un instant. Ils arrivaient en haut des marches, il voyait la lumière du soleil ! Ils étaient presque sauvés ! Ils … Ils ? Non, il. Il n’y avait pas de ils, il n’y avait rien que lui, et Soledad. Soledad dans la lumière, à quelques pas devant lui, et lui … Arrêté juste à temps dans l’ombre, avant de franchir le dernier pas qui l’aurait exposé à la lumière cette fois tout à fait réelle du soleil. Figé sur le pas de la porte, en haut des escaliers, il regarda sa proie s’échapper en courant, et il serra les poings à s’en faire blanchir les jointures. Elle l’avait eu en beauté, cette fois. Il n’avait rien vu venir, il n’avait rien senti, mais elle avait réussi à lui tordre l’esprit au point qu’il ne se rappelle même pas de sa propre identité … C’était effrayant. Et terriblement enrageant. La colère qui le submergea fut telle qu’il faillit presque se jeter à sa poursuite, malgré le soleil qui brillait encore dans le ciel. Mais une dernière étincelle de raison le garda en sécurité, dans l’ombre. Il fallait qu’il se raisonne. Elle s’était joué de lui et l’avait humilié, c’était une chose qu’il n’oublierait pas de si tôt. Mais l’essentiel avait fonctionné. Il avait réussi à la marquer physiquement, et il espérait bien que le message remonte jusqu’au destinataire. Si Thunder la voyait ainsi, après tout, c’était le principal. Qu’il s’inquiète un peu pour sa poupée humaine, et qu’il sache que la prochaine fois … Elle n’en ressortirait pas vivante.


Sujet Terminé


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Parce que la vie est injuste, lorsqu'on l'affronte de face • Nath'

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