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 Parce qu'il est parfois bon de cottoyer l'Enfer, pour apprécier le Paradis • Duncan

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Soledad M. Menendez
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▌Force & Pouvoir : Capable d'insuffler la folie à ses victimes
▌Faiblesses : Sa dépendance à la drogue
▌Playlist : Amaranth de Nightwish • Angels de Within Temptation • Le tunnel d'or d'Aaron •
▌Citation : " Je ressens de violentes pulsions, j'ai l'impression de glisser vers le fond. Si j'ignore d'où vient ce fléau, j'adore l'avoir dans la peau. Envoutée par des idées folles, soudain mes envies s'envolent. Le désir devient ma prison à en perdre la raison."



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MessageSujet: Parce qu'il est parfois bon de cottoyer l'Enfer, pour apprécier le Paradis • Duncan   Dim 18 Mar - 10:42


Soledad & Duncan

Clignant des paupières, je lâchais un long soupire, étalée de tout mon long dans mon lit deux places. Il ne fallait pas que j'y pense, il fallait que je m'occupe l'esprit. Mais plus les minutes passaient, plus l'excitation montait en moi. Hier, j'avais appris qu'une de mes collègue de travail dealait. Aïe. Mon poux s’accéléra rien que d'y penser. Me levant avec rapidité, j'allais chercher mon portable et composais le numéro de Lena. Je savais que je me laissais aller vers le fond, que j'allais faire une bêtise. Mais j'en avais besoin. Le rendez-vous était fixé: 22h au stade. Bien, j'y serais. A présent que la pression était retombée, et que je savais que je n'aurai pas ma dose avant ce soir, l'excitation me quitta peu à peu et je me déplaçais lentement jusqu'à ma commode. Jetant un regard distrait à la fenêtre, je souris en apercevant les rayons matinaux du soleil. Bien, ça serait robe pour aujourd'hui. Je m'habillais calmement puis me dirigeais vers ma salle de bain, un petit coup de peigne et j'en ressorti aussitôt.

Repassant devant le meuble où j'avais posé mon portable, je fixais un moment l'appareil, le coeur serré. Je ne sais pas pourquoi, j'attendais un appel, et pas n'importe lequel. Haussant les épaules, et me sermonnais intérieurement, sachant très bien que Duncan n'appellerait pas. J'allais prendre mon petit déjeuner devant la télé et c'est inconsciemment que je passais ma main sur mon épaule blessée. Finalement, la robe n'était peut-être pas une bonne idée, puisqu'elle laissait entrevoir la morsure. Tant pis, je mettrais un châle. Depuis quelques temps, j'évitai de sortir de chez moi et ne quittais mon appartement que dans d’extrêmes nécessités, tout simplement parce que je n'avais pas que des amis dehors. Certains monstre de cette ville attendaient justement que je sorte, que je montre un signe de faiblesse ou de maladresse, et j'aurai des problèmes. Bien qu'armées par ma force mentale et mon 'pouvoir', je ne cherchai pas la torture inutile, alors évitai les problèmes en me cachant. Sauf que je ne pouvais cesser de travailler, de me nourrir, ce qui m'obligeait souvent à me mettre à la merci de Nathaniel ou d'Aidan par exemple. Un flot étrange de sentiments me traversa: je soupirai tout en souriant. Car même si leurs attaques m'affectaient physiquement, j'aimais me rappeler que j'en sortais souvent vainqueur, et j'en éprouvai une certaine satisfaction.

La journée passa lentement, enfermée entre quatre murs, puis vint l'heure tant attendue: la nuit tombait. Enfilant un châle et prenant mon sac à main avec l'argent nécessaire à acheter la drogue, je mis vite fais mes chaussures et sortis. Une fois dehors, je respirai profondément l'air pur de l'extérieur et en souris. Il faisait encore assez jour pour que je me déplace ainsi, mais j'avais prévu une lampe de poche au cas où. Me dirigeant vers le stade, je ne prêtai même plus d'attention particulière à mes ennemis, ce n'était tout simplement pas le moment, et si l'un d'eux osait s'en prendre à moi maintenant, il y aurait fort à parier qu'il prendrait cher. Une fois devant le stade, j'attendais, tendue, la venue de Lena. Elle arriva avec seulement 5minutes de retard, ce qui me rassura. On discuta un moment, telles deux amies tout à fait normales, avant de passer aux choses sérieuses: la minute d'après, j'avais ma dose. Je saluais Lena, nous nous reverrions bientôt au bar, et même s'il est vrai que son deal nous avait rapproché, j'avais conscience de l'apprécier en tant que collègue, et même amie. Je rangeais rapidement la marchandise dans mon sac alors que la jeune femme était partie depuis longtemps. J'entendis alors un cri, puis un autre. Je fronçai les sourcils, qui pouvaient bien traîner au stade à cette heure si tardive? Afin d'entrer dans le stade pour voir de quoi il s'agissait, j'escaladais un muré et me retrouvais enfin sur le gazon du stade. En robe, ce genre d’acrobaties n'étaient pas à recommander, il me semble d'ailleurs que j'avais abimé mon vêtement. Tant pis, les cris se faisaient de plus en plus fort puis tout à coup, se turent. Le souffle court, j'avançais en direction des sons. Il faisait nuit, et ce ne sont que deux ombres que je distinguais dans la pénombre, une attaquant l'autre. A la posture du plus grand, je compris sans mal qu'il s'agissait d'un vampire et de sa proie. Fronçant les sourcils, je cherchais ma lampe torche dans mon sac qui tomba à terre. Tant pis, on fera sans lumière.

-Salop! Lâche la!

Je m'attendais au pire, mais par dessus tout, j'espérais qu'il n'était pas trop tard pour l'Humaine dont les cris s'étaient tus.
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Duncan J. Thunder
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▌Métier : il n'en a plus vraiment besoin.
▌Force & Pouvoir : être débarrassé de son âme et de tous les ressentiments qu'elle créé.
▌Faiblesses : ces vieux souvenirs qui le hantent, cette voix paternelle qui l'envahit trop souvent.
▌Playlist : BEN HARPER ♦ AMEN, OMEN. THE HOLLIES ♦ I'M ALIVE. DEPECHE MODE ♦ PERSONAL JESUS. QUEEN ♦ BOHEMIAN RHAPSODY. AEROSMITH ♦ BACK IN THE SADDLE. PLACEBO ♦ BLUE POST. PLACEBO ♦ MEDS. ACDC ♦ SHOOK ME ALL NIGHT LONG. ANYA MARINA ♦ ALL THE SAME TO ME. HURTS ♦ DEVOTION.
▌Citation : Celui qui se transforme en bête se délivre de la douleur d’être un Homme.



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MessageSujet: Re: Parce qu'il est parfois bon de cottoyer l'Enfer, pour apprécier le Paradis • Duncan   Mar 20 Mar - 5:12

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SOLEDAD M. MENENDEZ & DUNCAN J. THUNDER
Silence opaque de la nuit, brisé par ces sursauts de vie. Souffles coupés, souffles saccadés, arrêts brutaux. Des pieds à la peau laiteuse sous la lumière de la lune, la rosée humide ayant recouvert l’herbe du stade commence à disparaître, écrasée sous le poids de la fugitive. Course infinie, frénésie suivant les battements de son cœur avec force, dans un instinct de survie quelconque. Fuir, échapper à la souffrance, échapper à cette faucheuse voilée de noir qui a revêtu ce soir, le masque charmant d’un homme aux yeux azurés. Stupide gibier qu’elle était, il n’avait été guère surpris par sa fuite, lui laissant gagner quelques mètres par simple amusement, sans même qu’elle ne soupçonne la perversité de la chose. La fatigue enlaçant peu à peu son pauvre corps, elle n’avait plus qu’à ralentir, se stopper, essayer de calmer le bruit de l’air s’extirpant de ses poumons, laisser son regard vaquer partout. Sauf là où il le fallait ; ces éternelles pénombres, foyers des maux les plus mesquins de cette ville, le bourreau de sa nuit, le juge de sa mort. Indécise créature, spectatrice des moindres sursauts instinctifs de sa proie, de cette vaine fuite qui la rapprochait inexorablement de la gueule du loup. Un met tout aussi appétissant que la saveur de son sang, empli d’excitations quelconques, acidifié par la peur, sucré par les prémices de luxure qu’il avait parsemés sur sa peau pour la faire frissonner. La fuite, l’illusion de pouvoir réchapper à une malédiction assassine, torture à même de rendre la mort douce et enviée. Aspiration qu’elle devait avoir envisagée à présent, perdue, désorientée, vidée d’une partie du sang alimentant ses chairs, victime de déjà, une fatigue harassante. Litanie qui résonnait au fond de ses tympans, tout autant que contre les tempes de sa victime, le sang battant dans tout son corps au rythme saccadé de son palpitant. La lutte était une réaction humaine d’une imbécillité incroyable. Ombres dessinées au coin de son regard, hantises venues d’un autre univers, le plus profond d’un Enfer poussiéreux, elle se sentait épiée, décortiquée, positionnée inlassablement sous le joug de son meurtrier à venir et pourtant, la lassitude ne l’envahissait pas. Il savait déjà, que ce ne serait qu’au dernier moment, en sentant l’étau glacial de l’existence se refermer sur elle, qu’elle lâcherait prise… autant une imbécillité qu’un amusement au goût suave, à vrai dire. Sourire vorace qui étira ses lèvres, prédateur masqué par la nuit, dont la vision n’en était en rien atteinte, elle s’étouffait dans la noirceur des ombres un peu plus loin, l’approche d’une issue se profilait probablement pour cette idiote, lueur d’espoir qu’il soufflerait en quelques secondes. La fin était proche, si bien qu’en une fraction de seconde, il fut l’assaillant dans son dos qui referma ses prises sur ses chairs, ses poignes violentes sur ses bras si fins, lui arrachant un cri d’effroi.

En une scène digne des films les plus classiques du genre, elle était l’insecte misérable de cette chaîne alimentaire, en train de se débattre, chercher l’éclair de la vie là où tout l’avait abandonnée. Nouveau cri, perçant la nuit, arrachant ses cordes vocales dans un dernier espoir de secours. Personne ne viendrait pour elle. Il avait mis tant d’application à préparer l’atmosphère solitaire de cette chasse, ce n’était pas pour se faire surprendre par n’importe quel intrus. S’ensuivit l’inlassable ballet des supplications, gémissements et autres pleurs lamentables. Avant un dernier espoir de fuite, ne faisant que resserrer les serres implacables de celui qui avait enfin décidé de passer à autre chose. Dommage, elle avait mis tant d’application dans cette fuite vers nulle part. Doigt impérieux qui vint se plaquer sur les lèvres chaudes de l’humaine, la forçant au silence par un ordre vicieux. Ne plus faire de bruit, ne pas parler, ne plus gémir, ne plus s’abaisser à supplier à l’ultime moment de son existence. Cette dernière minute, trace sur cette planète, il fallait qu’elle sache la vivre avec un tant soit peu de dignité. Ordre dont la perversité sucrée, se transforma en caresse intime sur le blanc de sa joue, les courbes de sa mâchoire. Elan d’affection qui la fit frissonner, secouant son corps de spasmes contractant ses muscles ; expression d’une appréhension, teintée pourtant, il le savait, d’un dégoût certain. C’est par la véhémence qu’il répondit, envoyant cette vermine s’écraser contre le sol avec force, lui arrachant de nouveaux gémissements de douleurs et de peur. L’humaine lâche et dénuée d’intérêt reprenait le dessus. « Les humains aujourd’hui, vous n’êtes jamais divertissants très longtemps… » C’était désormais la faim qui le tiraillait, l’appel indécent du sang de cette catin qui filtrait dans ses veines. Litanie à laquelle il était bien incapable de résister, expression fugace traversant son visage en un sourire de bête affamée prête à s’offrir un festin de roi, après des jours et des jours de jeûne. La relevant par sa tignasse dorée, c’est sans difficulté qu’il abattit son corps de femme contre le sien, immobilisant ses poignets quand elle était encore assez folle pour lutter, la figeant finalement dans un instant de suspens en amenant sa gorge à se dégager complètement. Tentatrice et salvatrice, aguicheuse, quelque part, vallée de quelques merveilles pourpres, rivières sinueuses dont les tracés bleutés se détachaient de sa peau. C’est sans la moindre hésitation, que de ses crocs acérés par la faim, il se plongea dans sa quête, creusant les sillons de son envie dans la gorge de l’humaine, entraînant sans la moindre mesure, les coulées de sang à glisser dans son dos. Gémissements de douleurs, qui se muèrent petit à petit en soupirs, râles d’une humanité qui se fane en digne sacrifice, la lutte est à présent terminée. C’était pourtant sans compter sur l’intervention inopinée d’une voix venue vriller ses tympans avec force. Emprise invisible le forçant à lâcher prise sur la carotide de sa victime, annonces données à haute voix de l’entrée en jeu de ce cauchemar incessant qui lui collait à la peau. Une pollution inexplicable, un poison infestant son être, le forçant pourtant à apprécier cet esclavage certain dont il faisait preuve. Sa voix résonnait dans son esprit, alimentant sa rage, alimentant cet élan impérieux, celui de s’abaisser plus bas que terre pour ça. Elle. Ce secret éhonté déjà trop ébruité, faiblesse incontestable qui lui fait lâcher prise, ramenant l’humaine par terre, cherrée à ses pieds.

L’envie le forçat à faire volte face, dédaignant son gibier pour cette arrivée impromptue. Imprévue, certainement. Tel un serpent coulant dans son corps, une certaine honte s’empara de lui, sensation piquante, ulcérante, qu’il avait cru pouvoir oublier lorsque son répit avait été prononcé des mains de son Maître. Non. Il ne devait pas. Ne pas baisser le regard, ne pas chercher de potentielle fuite. Il n’avait rien du lâche mort deux cents ans plus tôt. Du misérable qui s’était abaissé à ramper sous les jupes d’une femme pendant tant de miteuses années. Ce sont les lamentations pitoyables de l’humaine qui le ramenèrent à la conscience, la simple présence salutaire et horrifiante de Soledad ayant semé trop de troubles chez lui. C’est le sang au coin de ses lèvres, qu’il essuya d’un revers de manche dédaigneux, qui lui permit de se grimer du sempiternel masque imprenable. Sourire sarcastique, rictus infâme venu effleuré ses lèvres, tandis que pourtant, son corps le trompait, ses jambes, restant incapables de faire le moindre mouvement. Là, posé entre elle et son gibier, il ne se donnait l’allure que de s’assurer la sauvegarde de sa nourriture. Une loi de la jungle implacable, dont l’ironie vint faire luire les iris azurés du vampire. « Qu’est ce que tu fais là ? » Question stupide, d’une pseudo attention, qui pourtant, avait été prononcée avec tout le détachement du monde, comme s’il ne sentait pas chaque parcelle de son corps être tiraillée par des sentiments si contradictoires. Il ne devait pas faillir. Pas encore une fois ; plus. Comme un secours aux charmes de cette Sirène, il posa son regard dédaigneux sur le met de choix à ses pieds, arquant un sourcil enjôleur et ironique, comme pour combler le silence, évincer toute conversation. « Tu es venue prendre sa place ? » Prédateur tout autant qu’amant aux envies impossibles à réprimer. Une provocation tout autant qu’une supplication vaguement masquée, ses mots parlaient tout autant que son corps hurlait ; déroutante sensation que ne de pas se comprendre, à croire qu’elle avait à présent jugé bon d’utiliser ses diaboliques pouvoirs sur lui. Il devenait fou, tout autant qu’il était possible de le devenir sous le joug de cette créature. Non. Cet instinct de survie. Cet être au-dessus du misérable humain qu’il était devenu, ce n’était certainement pas un rôle auquel il était prêt à renoncer. Comme pour se le prouver tout autant que le prouver à sa nouvelle compagnie, c’est vers sa proie qu’il jeta toute son attention. La saisissant avec force par le bras pour la forcer à se relever, malgré les maigres forces qui lui restaient à présent, celles-ci ayant été soigneusement drainées hors de son corps par le maître de ses tourments. Un bras autour de la taille maigre de son jouet, c’est une main implacable qui vint s’écraser sous son menton, autour de sa gorge pour la forcer à relever les yeux vers la nouvelle arrivante. Ultime provocation, comédie à laquelle il se prêtait volontiers, ses vieux instincts malsains ne le quittant finalement pas tant que ça sous la radiance pernicieuse de Soledad. « Elle veut prendre ta place… » Litanie susurrée au creux de l’oreille de son repas du soir, avec un amusement certain, ce jeu dans la voix qui avait fait de son ton, un ton rieur et moqueur. Charmeur, tout autant que le regard provocateur qui lorgna le long de la silhouette de cette si particulière porteuse de virus. Il n’y avait plus qu’elle de toute manière, sa viande encore chaude ne méritant guère plus la moindre attention depuis que l’Unique avait franchi les frontières des alentours. Celle-ci, oscillant de toute manière entre moments d’inconscience et semi conscience. La mort l’appelait, tout autant que Thunder s’appliquait à la garder en vie, rien que pour mener sa comédie à bout, se prouver qu’il pouvait encore le faire, être ce qu’il avait toujours été.

_________________
seven devils all around you
Holy water cannot help you now. A thousand armies couldn't keep me out. I don't want your money, I don't want your crowd. I have to burn your kingdom down. And no rivers and no lakes, can put the fire out. And now all your love will be exorcised. And we will find you saying it's to be harmonized. And it's an even sum. It's a battle cry. It's a symphony.

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Soledad M. Menendez
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MessageSujet: Re: Parce qu'il est parfois bon de cottoyer l'Enfer, pour apprécier le Paradis • Duncan   Mer 21 Mar - 17:16

Un vent frais vit voleter quelques mèches de mes cheveux tout autant que les volants de ma robe, mais ce que cette bourrasque fit surtout, c'est de m'indiquer une odeur qui ne m'était pas inconnue. Le parfum qui provenait de ces deux ombres et que le vent s'était fait un plaisir de me faire humer, mit le feu aux poudres. Je reconnu très facilement la fragrance de Duncan, ou autrement dit, un homme dont j'avais l'obsession et qui, je l'imaginais rien, faisait encore preuve de sadisme et de force contre une personne innocente. Il y avait des personnes à qui il ne fallait pas confier le pouvoir, Duncan en faisait partit. Il était fort, sadique, majestueux et séducteur, et de ces atouts il se montrait roi et faisait plier les autres plutôt que de, parfois, plier lui même. J'avais la méchante impression parfois d'encore mal le connaître. Je l'avais pourtant déjà vu faire le mal, dont la première fois sur moi. Mais à chaque autre occasion, je trouvais le moyen de me rassurer, de trouver dans ses prunelles une once de gentillesse et d'humanité. Ce pourquoi mon coeur se serra, et que tous mes sens autrefois en éveils semblaient léthargiques, je n'étais plus capable de rien. Je tentais cependant de garder une respiration calme, de peur que de ses sens développés il n'entendent le mal dans lequel il me mettait.

Lui aussi, me reconnut. Au son de ma voix, ou peut-être à ma détermination suicidaire. J'étais connue des vampires pour être la seule folle capable de mots violents contre un suceur de sang sur le point d'achever sa proie. Sebastian Bergson me recherche d'ailleurs dans le but de mettre fin aux jours torturés de celle qui avait permit à son déjeuner de fuir, un beau matin. Je ravalai un soupir qui brûlait mes lèvres: ne donner signe d'aucune faiblesse. Je savais exactement comment réagir, comment ne pas me montrer inférieur à lui. Il me demanda ce que je faisais là, mais je ne répondis pas. D'une part car je voulais faire preuve de dédain, d'une autre car je n'avais aucune idée qu'il sache pour la drogue que je cachais dans mon sac. Il se retourna ensuite vers sa proie, comme pour me montrer qu'il en avait après elle et que je n'y pourrais rien, que j'étais une petite chose face à lui et à ses désirs.

-Tu es venue prendre sa place ?

Je ne pu retenir un sourire. J'avais déjà pris sa place. A notre première rencontre, j'avais frôlé la mort sous ses coups. Et il y a peu, il avait gouté à mon sang. Qu'attendait-il de plus? D'un pas lent et décidé, j'avançais à mon rythme vers un spectacle qui me dégoutait, la tête haute et les épaule carrées, le regard incendiaires et les lèvres serrées. Sans un mot, j'allais vers eux alors que Duncan jouait avec sa poupée qui ne tenait déjà plus sur ses jambes, et je fis preuve de contrôle sur moi même pour ne pas montrer mon dégout. Je ne fixai que Duncan, lui prouvant ainsi que j'étais à sa hauteur, que son regard ne me faisait pas peur et que mon pas décidé n'était qu'un aspect de la colère qui bouillait en moi. Il me connaissait, il savait que je n'étais pas du genre à me laisser faire, que j’innoverai, que je me battrai contre quiconque, même contre lui, si la cause pour laquelle je me bat me semble bonne. J'avais aussi l'option de la folie. A présent que je contrôlais mieux ce 'don' je pouvais le déclencher par ma seule volonté. Mais c'était encore une chose dont je voulais préserver ce Vampire, car mon âme et mon corps ne me permettaient pas toujours de faire réellement souffrir ceux que j'aimais. C'était un bien comme un tord, mais j'assumerai. Toujours est-il que je n'envisageai pas la défaite, j'allais sauver cette Humaine et remettre Duncan à sa place, et si possible, m'assurer que l'on se reverrait bientôt, malgré cet affrontement inévitable. Toujours d'un pas décidé, j'approchai du but. Je n'avais pas cligné des cils, n'avais pas bougé d'un pouce, si ce n'est que j'avançais dangereusement vers mon amant et sa proie. Une fois face à Duncan, je le provoquais du regard. De toute manière, il avait dû s'attendre à ce genre de réaction de ma part, car question provocation, il savait y faire aussi et n'avait pas hésité à me le faire sentir dans sa voix et dans ses gestes, alors qu'il malmenait l'Humaine.

-Lâche là.

Fut la seule chose que je parvins à dire. La peur, mais aussi l’excitation me privait de mes cordes vocales. J'avais hâte de voir comment les événements allaient s'enchaîner, mais je craignais aussi qu'un de nous deux -ou même les deux- n'y perde des plumes. Prenant une bonne inspiration, je baissais enfin le regard vers la victime. Mon regard se noya dans le chagrin lorsque celui-ci croisa le sien. On pouvait y lire la peur, mais aussi la résolution. Elle ne voulait plus se battre, elle n'en avait plus la force. J'aurai voulu la prendre dans mes bras, l’emmener à l'hopital et prier pour son rétablissement, mais il était déjà trop tard. Ravalant mes larmes, je concentrais à nouveau toute mon attention sur Duncan qui arborait un sourire triomphant. Je n'aurai jamais dû regarder cette jeune femme, j'y avais perdu la force que j'avais si difficilement acquis sur le chemin menant aux protagonistes de cette scène tragique. Très bien, il fallait que je me reprenne. Au passage, j'aurai dû laisser mon sac là où été tombée ma lampe torche, histoire que la drogue ne fasse encore plus peser la balance de mon côté. Mais tant pis. Je pris une bonne inspiration et, d'un ton que je souhaité détaché, soupirais:

-Il n'y a plus qu'à l'achever, monstre.

Mes paroles me faisaient mal au coeur au point d'en avoir l'échine meurtrie de frissons et de contractures, mais il n'y avait que ça à faire. La pauvre jeune femme souffrait le martyr, et plutôt que de la laisser s’engouffrer vers la mort ainsi, j'avais été capable de prononcer les mots interdits. Il fallait l'aider à accéder au paradis, c'était le mieux à faire. Tout ma détermination retomba et seule ma respiration parfaitement contrôlée montrait ma force, car mon corps, mon âme, eux, étaient blessés.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il est parfois bon de cottoyer l'Enfer, pour apprécier le Paradis • Duncan   Jeu 22 Mar - 17:21

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SOLEDAD M. MENENDEZ & DUNCAN J. THUNDER
Apparition salvatrice, sortie de la noirceur ambiante, éclair d’inattendu, dans une soirée qu’il avait soigneusement planifiée de A à Z. Une malédiction, tout autant qu’une bénédiction de l’instant, suspendue dans ce silence tendu, ces mots qui ne se diraient jamais. Il se revoyait, humain pathétique, à frémir sous l’incertitude, partagé entre une simple rage primaire, et l’impression, vague impression, de pouvoir atteindre ce qu’il avait si longtemps cherché. Ces regards lorgnant sur ce qu’il enviait à d’autres, oscillant entre échec et réussite, victoire et retraite. Impossible. Il s’était libéré de tout ça en prenant cette nouvelle existence en main, se nourrissant du misérable gibier humain, détestant et raillant ce qu’ils étaient. De simples insectes, dans un cycle immense, créatures mortelles là où d’autres leur survivaient encore et encore. Leurs bourreaux, leurs prédateurs, ceux à qui ils servaient de nourriture, ne pouvant rien faire pour échapper à leur sort, si ce n’est courir vers l’oubli. Les profondeurs morbides de la nuit, les incessantes ténèbres des affres de la mort. Son pantin serré contre son corps, il pouvait sentir les faibles battements de son cœur, résonances intérieures qui appelaient la vie en son sein, à imprégner ses veines à nouveau, à rendre son cerveau une nouvelle fois capable de lutter. Trop tard, les quelques gouttes de sang qui pouvaient encore faire pomper son palpitant n’étaient guère rien d’autre que de minces espérances, faites pour rosir encore légèrement ses joues, tromper la mort en lui laissant une chaleur corporelle conséquente, en comparaison des cadavres qui pourrissaient six pieds sous terre. Quand bien même, elle ne devait même plus sentir ses doigts, si ce n’est ses bras eux-mêmes. Batailler pour la survie de cette humaine ne serait que batailler pour la cause d’un légume sans substance, une coquille vidée de sa substance, tout ce qu’elle pouvait avoir d’intéressant. L’humain, révélé au grand jour, un corps empli de liquide rougeâtre ; un esprit si friable, si malléable. C’était un certain miroir de tristesse qu’il exposait malencontreusement à la lie qui se tenait face à lui. Humaine ingrate envers l’existence, elle n’avait pas besoin de se cacher, la saveur de son sang, il le savait à présent, avait été polluée par bien trop de substances infâmes pour qu’elle ne trouve une quelconque salvation. L’imprudente, ses pas les rapprochaient inexorablement, là où il était incapable de feindre ; elle s’évertuait à s’approcher, encore et encore, jusqu’à venir darder les potentielles bonnes intentions du vampire d’un peu trop près. Lorsque son attention n’était pas à tourner en ridicule cette poupée blonde qu’il avait entre les doigts, le bourreau provocateur qu’il était, n’avait cessé de diriger ses prunelles droit sur celles de cette inspiration nouvelle, ce maléfice si particulier qu’il tenait à déjouer d’une quelconque manière. La tuer, serait probablement la meilleure réponse à cette faiblesse qui palpait dans tout son corps, sans même qu’il puisse comprendre pourquoi.

Un élément de surprise certain, car là où il se savait capable de mettre fin à la vie de n’importe quel minable dans ce monde, elle faisait exception. Pourquoi ? Pourquoi ?! Trop souvent, ces questionnements rageurs dévastaient ses pensées, alors que cette ineptie se présentait d’elle-même devant lui, cette impuissance ; comme un furieux besoin, un instinct de la garder près de lui. Il ne fut pas le moindre état de l’ordre prononcé à mi-voix par la jeune femme, folle qu’elle était si elle s’imaginait qu’il n’ait pas déjà eu mille occasion de décrypter tout ce qui était compréhensible chez elle. Cet enfer personnel, cycle infini de son existence ; cette… faiblesse qui noyait son corps sous un flot de contradictions, tout autant que lui, fait duquel il ne pouvait pas rire, vulgaire esclaves de ces instincts qu’il était, à chaque fois qu’elle était là. Près de lui, avec lui, dans cet unisson gracieux tout autant que détestable. Son sourire sarcastique s’accentuant sous les observations emplies de dégoût faites par Soledad, la sangsue se laissa aller à aventurer ses lèvres gourmandes à proximité de la plaie sanguinolente de cette chose. Lascif, hypnotique, l’appel restait le même, une certaine faim à nulle autre pareil, le besoin de prouver qu’il en était capable, s’accrocher à la gorge d’une victime et la déposséder de toute vie, qu’importait le monstre qui en ressortirait aux pensées de cette si particulière personne. Celle qui, dans une destinée incorrigible, se trouvait être l’humain toujours là, au mauvais moment, au mauvais endroit. Monstre ; comme un écho qui vint vriller ses tympans, c’est un regard partagé entre surprise et un air froissé qui vint à nouveau trouver les prunelles de Menendez. Les paroles d’une imprudente, d’une garce dont le seul Salut, résidait dans la possibilité de trouver un être plus sombre encore que sa pathétique personne. Pathétique et si particulière pourtant. Une sirène, occupée à cracher du venin. C’est avec la force du dédain, que Thunder envoya à présent l’humaine s’écraser contre le sol, sans s’attarder à savoir si celle-ci avait eu la force de se rattraper ou non, ce n’était ni ses os ni sa chair qui l’importaient, mais bien le sang qui continuait de battre dans son corps. Sa nourriture, sa subsistance, son instant, que cette accusatrice venait de briser ; en quelques éclats d’une amertume certaine. « Tu penses que je suis un monstre ? » La phrase fut, l’espace de quelques secondes, emplie d’une mince préoccupation, avant qu’un rire ironique perce entre ses lèvres, envahisse le silence. Tende un peu plus l’atmosphère dans laquelle elle devait commencer à étouffer. La fierté reprenait ses droits, amenant Thunder à passer dans le dos de sa dulcinée, tourner comme un vorace, un vautour en train de jeter son dévolu sur une chair fraîche aux attraits on ne peut plus délicieux. L’instinct humain aurait du l’amener à détourner le regard, amener ses pas plus loin, disparaître avant d’être elle-même victime de cette pseudo bravoure, et pourtant, elle était là, à présent prisonnière du même étau que sa congénère. Restait en suspens, pour l’un comme pour l’autre, la possibilité qu’elle vienne à mourir ce soir. Aussi violente puisse être cette envie, il en restait un misérable pantin, incapable d’agir. Masquant cette amère découverte qui le hantait depuis si longtemps, il revint face à elle, avant qu’elle n’ait pu formuler la moindre réponse, l’indécis devenant l’imprévu. « Si je suis un monstre… qu’est ce que tu es, toi ? » Ironie sadique dans la voix qui semait à présent, des parcelles de phrases tordues, insinuant les mêmes doutes éternels dans l’esprit de Soledad. Elle croyait peut-être encore avoir le moindre secret pour lui.

C’était pourtant en là, avant tout, que résidaient les tourments d’une malédiction. C’est sans la moindre retenir, qu’il vint plaquer ses paumes contre les joues délicates de sa compagne, sans tenir compte des potentielles réactions virulentes qu’elle pourrait avoir. « L’humaine… qui apprécie tant le monstre… » Sa voix s’était muée en murmure, susurré entre ses dents serrées, ses lèvres qui persiflaient ces mots pour atteindre droit les pensées de sa chose. Un jeu qui l’exposait à ses faiblesses, l’appel de Soledad se transformant en litanie enchanteresse, ses lèvres l’appelant pour goûter à ces gourmandises si particulières. C’est pourtant juste une impression de caresse, de sa bouche contre la joue de l’humaine qu’il laissa, un mince souffle, qu’il avait cru avoir perdu depuis longtemps. Jamais. Plissant les yeux avec force, avant de clore les paupières pour remettre ses idées en place, pour de fugaces secondes, il la relâcha enfin, sans la moindre douceur, se détournant d’elle avec ce qui semblait être, une facilité déconcertante. Tout en lui bouillonnait, son corps agité d’une existence qu’il avait cru avoir perdue deux cents ans plus tôt, ses faiblesses revenant au grand galop, tout comme de fugaces esquisses du mielleux humain qu’il avait été. Celui qui avait été abusé, berné par une femme, celui qui avait pour éternelle vengeance de les torturer, les amener à ramper plus bas que terre. « Je me demandais… quand nous allions nous revoir. » Une pseudo révélation, qui lui avait peut-être échappée, signe qu’elle était, quelque part, une obsession lancinante à son esprit. Une image qui passait en boucle pour torturer son cerveau, sa fierté. Cette indépendance. Misérable chose au-dessus de laquelle il devrait être à présent, en tant qu’éternelle créature, dépourvue du moindre sentiment. Ces paroles aux allures presque doucereuses, il les lui fit vite oublier, en jetant à nouveau son dévolu sur sa nourriture, la relevant à nouveau, s’exposant, cette fois-ci, à quelques luttes de la part de l’humaine, ainsi que quelques gémissements, que ce soit de douleur ou de désespoir. Qu’importe, lui arrachant un hurlement de douleur, il en vint à lui briser les os du bras, avec toute la facilité du monde, le bruit sourd de son corps promis au supplice de ces derniers instants, laissant un souvenir impérissable dans l’air, quelques décibels morbides qui finirent par se perdre dans l’immensité, amenant la faiblesse humaine à genoux. Dans ce qui aurait pu être un élan de bonté, il s’accroupit, pour faire face à sa proie au sol, semblant dédaigner complètement Soledad, quelques secondes durant en tout cas, l’occasion de laisser ses doigts effleurer la peau délicate de la joue mouillée de larmes de cette pauvre chose. « Si tu ne m’avais pas interrompu, ça n’aurait pas été aussi long et insupportable pour elle… » Il avait parlé dans un demi murmure, ce qui semblait être une confession faite à sa victime, qui était en réalité, une accusation calculée pour accabler les potentielles traces de conscience de Soledad. C’est le craquement sourd de la nuque brisée de la blonde, qui vint mettre fin à leur partie à trois. Ils n’étaient désormais plus que deux, esseulés au milieu de cet endroit si vaste, ce terrain plat duquel elle ne pourrait plus fuir, victime du moindre de ses instincts à présent. C’était ça, aussi, de jouer les imprudentes. Dédaignant complètement le cadavre qu’il venait de semer, Thunder se releva de toute sa stature, pour revenir au niveau de cette apparition. Elle qui serait à présent le centre de ses attentions, qui l’était à vrai dire, souvent. « Tu ne devais pas être là… qu’est ce que tu faisais ici ? » La réponse palpitait dans ses veines, se lisait dans son regard, vrillait à travers tout son corps. Il le savait, et quand bien même, peu lui importait – ou pas. Entre envie réelle de savoir quelles circonstances avaient amenées leurs chemins à se croiser, envie pressante de la sentir frissonner rien que sous son regard. L’excitation, la peur, l’amertume envahissaient l’air. A présent positionné face à elle, ce n’est pourtant pas vers ses iris que son regard se dirigea, mais dans le creux de son cou, cette gorge enivrante, sur laquelle il devinait encore les restes de leur dernière rencontre.

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Holy water cannot help you now. A thousand armies couldn't keep me out. I don't want your money, I don't want your crowd. I have to burn your kingdom down. And no rivers and no lakes, can put the fire out. And now all your love will be exorcised. And we will find you saying it's to be harmonized. And it's an even sum. It's a battle cry. It's a symphony.

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Soledad M. Menendez
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MessageSujet: Re: Parce qu'il est parfois bon de cottoyer l'Enfer, pour apprécier le Paradis • Duncan   Lun 2 Avr - 18:46

Je le fixais froidement, bien que mon pouls ait accéléré et que mon regard, à présent mouillé, brouillait ma vision alors que je tentais de percer son âme à travers ses prunelles bleu océan. Il fallait que je lui tienne tête, que je ne tremble pas, surtout pas. Inspire. Expire. Inspire. Expire. Il se montrait là dans toute la splendeur d'une créature monstrueuse et sans coeur, mais je lui connaissais une autre facette, parfois plus douce, plus attentive. Duncan ne serait jamais généreux, jamais amoureux. Ou du moins, c'est ainsi que je voyais les choses. Mais bien plus que ce monstre, il pouvait être quelqu'un de différent, avec quelques sentiments Humains, des traces de son Humanité que je regrettais dans de pareils moments. Peut-être pourrais-je l'apaiser? Je n'avais pas de réelle emprise sur lui, car même lorsque je sentais une pointe de tendresse envers moi, il relevait la tête fière et dominant, afin de bien me faire comprendre que bien que je sois une Humaine à qui il avait laissé la vie, je risquais toujours d'y perdre autre chose dans nos combats singuliers. Mais peut-être que, ce soir, avec les bons mots, les bons gestes, retrouverais-je un Duncan plus Humain, et que je parviendrai à sauver cette Humaine. Futile espoir qui se dissipa au moment même où le Vampire attrapa à nouveau sa victime et la malmena. Il me demanda cependant, d'une voix que j'espérais peinée, si je le voyais réellement comme un monstre. Etait-ce le cas? Je n'en savais rien moi même. Je crois que d'une certaine manière, je l'aimais. Peut-on aimer une personne que l'on qualifierait de monstre? Je ne puis plus bouger, plus ouvrir la bouche, que le Vampire tournait déjà autour de moi. Un vent froid fit soulever ma robe et j'en grelottais sans m'en apercevoir. Le froid, ou l’appréhension? Allez savoir! En sa compagnie, mes sentiments étaient si partagés, mes réactions si contradictoires... Les siennes aussi, d'ailleurs. Car, alors qu'il me lança d'une voix sévère, si je n'étais pas un monstre moi aussi, il vint pourtant se poster face à moi et, prenant mon visage entre ses mains, me sembla tout à coup attendri, ou l'esprit préoccupé par ce qu'il pouvait ressentir à mon égare.
-L’humaine… qui apprécie tant le monstre…

Un instant, nos souffles se croisèrent. Un instant, je cru sentir ses lèvres contre les miennes, gouter au parfum exquis de son haleine et caressais du bout de ma langue la sienne. Mais ce ne fut qu'un instant, et finalement, il ne frôla que la peau douce et fine de mes joues. Je restais sur ma faim, le souffle coupé, les yeux fermés, tentant de retenir l'envie poignardante qui prenait possession de mon corps, celle de la dépendance à son souffle, à sa mâchoire carrée, à sa peau... Puis ses mains lâchèrent mes joues, si rapidement que ses ongles auraient pu trancher ma peau. Il ne tenait pas à me montrer de sympathie, il se montrait dominant, sans une once de sensibilité. Je fronçais les sourcils, prête à riposter lorsqu'il susurra dans un souffle presque doux. Il se demandait donc si l'on allait se revoir? Lui avais-je manqué? Je revis mon hésitation du matin, face à un téléphone vide d’intérêt de CETTE personne. Je retins un sourire. Il détourna alors le visage, comme s'il regrettait ses paroles, avant de jeter à nouveau son dévolu sur l'Humaine qui souffrait à ses pieds. Non! Il lui brisa le bras sans difficulté, et le son si strident de sa voix aurait pu presque percer mes tympans, tellement sa douleur devait être vive, insupportable. J'aurai alors tout donner pour troquer mon don contre un autre. Un qui me permettrait de la sauver, de lui éviter tant de douleur. Je restais glacée d'effroi, incapable de parler, de crier, de pleurer à l'unisson de la jeune femme blonde aux pieds de Duncan, incapable du moindre mouvement. Bon sang qu'il paraissait dépourvu de toute Humanité, de toute compassion... A cette instant, je me demandai même s'il lui restait une âme.

-Si tu ne m’avais pas interrompu, ça n’aurait pas été aussi long et insupportable pour elle…

J'étais prête à lui sauter dessus, mais le temps que mes jambes me portent jusqu'à eux, Duncan avait déjà mit fin à ses souffrances. Ne restait plus qu'un corps mort et meurtri aux pieds de son assassin. Il semblait prendre plaisir à entendre ses maigres os se briser, alors que je sentais la bile monter le long de ma trachée, prête à jaillir de ma bouche tel le sang qui s'échappait de celle de la victime. A présent, les larmes coulaient le long de mes joues et mes mains tremblaient. Je du me concentrer pour retrouver un semblant de self contrôle, mais le spectacle offert à ma vue Humaine restait encré dans ma mémoire et m'empêchait de respirer normalement. Le Vampire se leva et me demanda une nouvelle fois ce que je faisais là, mais je n'avais plus l'esprit à réfléchir, ni même à lui répondre. Mon regard fixait sans relâche la morte à quelques pas de mon corps figé. Je n'osais regarder Duncan, pas vraiment par peur, mais surtout par dédain. J'avais perdu toute trace de sentiment à son égare, aussi étrange soit-il je n'en étais même pas surprise; il me semblait même que ça avait toujours été comme ça entre nous. Je l'aimais autant que je pouvais le détester. Et à cette heure, je le méprisais.


-Je n'ai aucun compte à te rendre, Duncan. furent les seuls mots qui échappèrent de ma gorge nouée.

Lentement, je me déplaçais vers le cadavre vide de substance et froid, cherchant déjà un moyen de la déplacer. Je ne pouvais pas la laisser là, je ne pouvais pas tourner le dos à sa mort. Je ne pouvais plus l’emmener à l’hôpital, ni même à la morgue. Il faudrait cacher le corps. Cette pensée si triste me fit fermer les yeux dont les paupières, si lourdes sous le poids de l'impuissance et de la culpabilité, ne tenaient plus. Que devais-je faire? J'hésitais entre l'envie profonde de le rendre plus fou qu'il n'était possible de l'être, ou... de lui demander de l'aide? Nan, mauvaise idée. La folie m'apparaissait à présent comme le salut de la jeune Humaine.

Furibonde, je me retournais, le regard noir et les poings serrés. Me concentrant sur la personne qu'était Duncan, je lui insufflais l'illusion d'une peur insoutenable provenant de ce corps dont il avait aspiré la vie. La colère me rendait si forte que je savais que même l'esprit morbide et complexe du Vampire n'y tiendrait pas. De ma folie, j'espérai qu'il quitte l'endroit, à présent trop apeuré par la morte. Mon don n'était pas vraiment définissable, mais il était immense suivant mon humeur. J'aurai aimé lui insuffler la peur de ma personne, qu'il baisse les yeux en me regardant ou qu'il tremble à mon approche, mais je craignais inconsciemment qu'il ne garde cette image de moi et qu'il ne revienne jamais à la normale, ce qui me priverait alors à jamais de lui. Au moment même où il poserait maintenant les yeux sur ce corps décharné, son corps ne saurait retenir tremblements, souffle coupé et autres indices de peur incontrôlable. Regarde le corps Duncan, regarde le corps!

-Aide moi à la porter, ordonnais-je d'un ton autoritaire.

Sauf qu'il ne pourrait pas la toucher, il pourrait à peine la regarder. Un sourire sadique étira mes lèvres et je m'avançais sensuellement jusqu'à la victime de ma folie. Je savais que face à lui je n'aurai aucune chance, étant donné qu'il n'y aurait que de la morte dont il aurait peur. Mais rien que de lire la peur dans le regard de Duncan serait pour moi une réelle satisfaction. Oui, moi aussi, je savais être sadique.

-Qu'y a t-il mon cher? La vue des mort ne te plait plus? Tu ne souris pas? Tu ne souhaites pas la marteler, rendre son corps encore plus misérable que dans l'état dans lequel tu l'as mis?
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Duncan J. Thunder
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MessageSujet: Re: Parce qu'il est parfois bon de cottoyer l'Enfer, pour apprécier le Paradis • Duncan   Mer 11 Avr - 22:06

near hell you enjoy heaven
SOLEDAD M. MENENDEZ & DUNCAN J. THUNDER
C’était à présent la froide sensation, puanteur suintante de Mort qui traversait le stade. Il était familier de ces arômes âpres, cette amertume teintant la gorge de l’incapable héros, et déjà, de la pourriture qui envahissait le corps sans vie d’un cadavre encore charnus. La triste réalité s’abattant sur les épaules frêles de la perfide droguée qui lui faisait impétueusement face, arracha un rictus narquois à la vermine. Cruel, implacable, il ne ressentait nul besoin d’à présent s’enquérir de quoique ce soit vis-à-vis du cadavre qu’il laissait derrière lui. Le chaos, les ténèbres avaient déjà tout dévoré à Salvation, et ce corps vide de sang n’était pas le premier qu’ils trouveraient abandonné… pas le premier qu’il laissait dans son sillage, sans se retourner. Allant de l’avant, vers une nouvelle proie à consumer, consommer. Ces mots tournaient incessamment dans sa tête, faible ; le piètre chasseur qu’il était, tombé sous les charmes d’un gibier. Une vulgaire humaine dont seule la carotide devrait attirer son attention, vriller sa volonté, le faire ployer à sa merci. C’était le prédateur, qui reprenait ses droits, lui hurlait en pleine face que cette sorcellerie qu’elle exerçait à ses pensées, n’avaient d’effet uniquement lorsqu’il était apte à la laisser prendre part sur celui qu’il était réellement. Comme une façon de se prouver à lui-même, aux railleries qui se répétaient en boucle à son esprit, qu’il n’était en rien, l’esclave aveugle d’une simple mortelle. De sa nourriture. Qu’elle le déteste, qu’elle le méprise, si tant est qu’elle soit capable de se rendre compte qu’elle n’était pas apte à le changer. Que si ses pulsions animales n’avaient pas cours face à elle, il restait l’impétueux maître de ses humeurs, seul cavalier de sa condition. Solitaire. Indépendant, détaché de ces emprises meurtrières qui ne l’avaient trop souvent attaché à un esclavagisme duquel il n’avait reçu qu’ingratitude. Les femmes, le feu passionnel qu’elles éveillaient chez lui, et cette insupportable façon qu’elles avaient finalement, de se jouer de lui. L’impétuosité de l’humaine le fit ricaner, faible masque derrière lequel elle camouflait l’incompréhension, la surprise et le dégoût qui rythmaient les pulsations de son cœur. Si tant est qu’il ait pu en être le détenteur pour quelques instants, il venait d’y briser quelque chose, n’y ressentant le moindre état d’âme, que pour de futiles secondes, qui s’évadèrent rapidement, alors qu’elle lui faisait imprudemment dos pour se pencher, dans un geste inutile, vers le corps abandonné qu’il avait laissé derrière lui. Depuis des siècles déjà, il était incapable de comprendre les ressentiments humains… cette capacité mièvre qu’ils avaient à se préoccuper de trop de choses. Cet instinct, qui venait de la guider aux pieds d’une morte comme pour s’enquérir de son état. De quoi ? Après tout, la seule chose dont elle pouvait encore se satisfaire, c’était que la pauvre humaine avait rempli son rôle, et était morte plutôt rapidement, en considération avec ce que d’autres suceurs de sang pouvaient faire vivre à leurs victimes.

« Ne me dis pas que tu croyais pouvoir la sauver. » Sarcasme imbu qui teintait à nouveau sa voix, signe que les potentiels regrets que les yeux emplis de larmes de Soledad avaient pu faire naître, s’étaient évanouis aussi vite qu’ils étaient apparus. Ce n’était pas lui, tout simplement pas lui de culpabiliser pour ces instincts violents qui faisaient à présent partie de lui. Et c’était avec une aisance qui la déconcerterait sûrement, qu’on pouvait lire qu’elle était bien incapable de se sauver elle-même ; se laissant plonger dans le néant à chaque pulsation de son cœur. Humaine, peut-être que c’était ainsi qu’elle s’estimait encore, incapable de croire qu’elle était devenue un déchet tout autant qu’il en était devenu un à l’époque lointaine de sa pathétique humanité. Raillé, traîné dans la honte, trahi par celle pour qui il aurait retourné le monde entier… elle aussi, n’était plus que l’ombre d’elle-même. Et chacune de leurs rencontres, chaque instant qu’elle passait à sombrer de plus en plus dans les affres d’une passion animale avec lui, ne faisaient que prouver ces idées si sombres qu’il s’était faites sur elle. Et c’était probablement ce qui les liait, la pourriture de leurs vies respectives, la mort progressive de leurs âmes, qui faisaient d’eux, des êtres qui se retrouvaient à se connaître plus qu’ils ne le souhaiteraient. Et à présent, il semblait être la cible unique de sa haine, le résultat simple de tout ce qui l’avait désarçonnée dans son comportement, l’incompréhension qui se muait en une colère sourde qu’elle ne pouvait probablement pas contrôler. Tout autant qu’elle ne savait pas mener sa vie, elle ne savait sûrement pas quoi faire avec tous les ressentiments humains qui la tyrannisaient bien plus qu’il ne pourrait jamais le faire. Visage fermé, traits d’un tracé placide, il fixa son regard droit dans celui de la jeune femme, y lisant sa rage sans ciller, craindre quoique ce soit venant d’elle. Elle avait, à vrai dire, assisté au spectacle de ses chasses quotidiennes, ce qui faisait l’être qu’il était à part entière, les instincts primaires qui faisaient vivre son corps, battre les jouissances au fond de son ventre. Un instant en suspens, dont les secondes avaient défilées comme des minutes et, tandis qu’elle détournait les yeux de lui, d’une véhémence dédaigneuse, il laissa son regard flotter dans le vide. Désireux de pouvoir à nouveau s’y plonger, comme si c’était au fond des prunelles de la jeune femme qu’il pouvait faire taire le monstre qu’il était. Autant qu’il n’en avait pas envie, il restait incapable d’y résister, lorsque par mégarde, leurs yeux se rencontraient les uns, les autres. Et c’est la voix ordonnatrice de la jeune femme qui le ramena dans le réel, ses azurs la scrutant un instant, avant de poser sur le cadavre à peine visible dans la pénombre qui gagnait l’endroit. Un sursaut incontrôlable, secoua légèrement sa haute silhouette, engendrant dans une logique implacable, une succession de ressentiments. Des désagréments qui ne l’avaient plus secoué depuis des lustres, si ce n’est… si ce n’est…

Revenait au grand galop cette rage incontrôlable, les souvenirs des affres tourmentés qui l’avaient fait agir, des actes impossibles à réfréner, l’espoir, maquillé en expression narquoise sur ses lèvres fines. Et puis, ce corps sans vie. Ténébreuse image qu’il avait cru avoir pu enterrer dans le fin fond de ses souvenirs, derrière l’arrogante sensation d’avoir pu enterrer la diva de ses tourments. Ce corps sans vie, dont l’emprise restait diabolique sur sa personne, accaparant son regard, amenant sa vue à souffrir rien qu’à cette vue. Il revoyait le sang, le sang. Sa vie s’évanouir entre ses doigts, cette rage le guider, soudainement l’abandonner, le laisser chancelant sous la découverte de ce que sa colère l’avait amené à faire. L’image impérieuse de cette chair fraîche à ses pieds, avait subitement des airs de déjà vu, des airs de séquences de ses cauchemars les plus enfouis, de ses actes les plus sombres. Ceux pour lesquels il se vénérait, ceux pour lesquels il se détestait. Ce chemin pavé, qui le menait tantôt vers la folie, tantôt vers la gloire. La jouissance d’avoir été celui qui a tourné la page, réduit l’autre en miettes, chairs fraîches à la disposition d’asticots nécrophages. « Qu’est c’que tu as fait ? » Ces paroles avaient franchi ses lèvres dans un souffle, suspendu dans le vide, loin des oreilles rendues insensibles de Soledad. Ce n’est qu’en entendant à nouveau sa voix désormais narquoise résonner sur le voile de ses tympans que la rage laissa place aux torpeurs de son être. Jamais il ne s’abaisserait à nouveau à ramper sur ses craintes, sur des remords qui n’avaient plus lieu. Elle était près, trop près, l’impétueuse folle qu’elle était si elle croyait avoir la moindre chance d’échapper à son courroux meurtrier. Lockwood. L’unique maîtresse de ses tourments n’en avait pas réchappé, et c’était de la folie, de la part d’un gibier, de croire qu’il pourrait avoir quelque clémence que ce soit. D’une poigne de fer, il attrapa sa gorge entre ses doigts, avec l’envie de la broyer, faire exploser chacune des veines, chacune des chairs qui faisaient battre le sang dans son corps pathétique. Et sans doute qu’elle le comprit, lorsque leurs regards s’entrechoquèrent avec force, les azurs de Thunder ayant laissé place aux électriques manifestations de rage qui traversaient son regard. « QU’EST C’QUE T’AS FAIT ?! » Sa colère, cette peur incontrôlable, lui amenèrent une force emplie de rancoeurs, celle-là même, se retournant finalement contre elle, alors qu’il la projetait avec force au sol. Saisissant, alors qu’elle était à peine au sol, sa tignasse brune pour la forcer à le regarder. « Arrête ça ! Arrête ou j’te jure que… » Sa voix se suspendit, coupée dans des promesses qui, subitement, il se sentait incapable de relever. La relâchant dans un nouvel élan haineux, il s’écarta, se mettant à faire les cent pas, comme une bête attaquée. Comme un monstre prit à son propre jeu, plongé dans ses propres cauchemars. Inlassablement, son regard ne pouvait pourtant se défaire de ces instants risqués, où il venait regarder le cadavre qu’il avait laissé derrière lui. Cheveux bruns, non cheveux blonds. L’image de Lockwood le hantait à nouveau, alors qu’il s’esseulait généralement lorsque ses vieux démons se mettaient à le dévorer de l’intérieur. Cette folie. Folie qu’elle ne soupçonnait pas, qui le rendait incontrôlable. « Arrête ça, arrête ça… » Une kyrielle qui s’échappait de ses lèvres sans qu’il ne la comprenne, sans qu’il ne puisse la retenir, un nœud, torturant l’intérieur de son corps, forçant ses doigts à venir se serrer dans ses cheveux, les mettre en bataille avant de retomber le long de son corps. Sa silhouette ployer, sa raison s’effondrer. Les tourments d’un monstre, elle en découvrait à présent la dévastatrice envergure, l’importance, après tant d’années, d’être dénué d’âme.

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MessageSujet: Re: Parce qu'il est parfois bon de cottoyer l'Enfer, pour apprécier le Paradis • Duncan   Dim 22 Avr - 20:38

-Ne me dis pas que tu croyais pouvoir la sauver.

Et bien, si. J'y avais réellement cru, et je ne sais encore pourquoi. Je l'avais vu boire son sang, je l'avais vu lui briser les os, mais j'y avais encore cru. Il restait quelque chose en moi qui faisait que je ne pouvais laisser quelqu'un dans le besoin, pire encore, dans l'abandon, dans l'oubli. Je pensais alors à chercher un quelconque papier sur elle, à trouver son identité, prévenir ses proches, qu'ils l'enterrent, qu'ils honorent son âme, ce qu'elle avait fait de son vivant, ce qu'elle avait été. Peut-être même avait-elle des enfants. A cette pensée, une larme que j'avais durement gardé au coin de l'oeil finit par couler. La traître. Mais tant pis, je ne pouvais refouler mes sentiments, et de toute manière Duncan les connaissait. Il voyait bien mon malaise, mon désespoir de ne pouvoir intervenir. Et il s'en moquait. Il se rayait de moi. Bien, si c'est ce que tu veux, moi aussi, je veux rire.

Alors, me retournant dans un geste rapide, je lui fis face, maniant mon don de manière à le rendre victime de mes folies. Il allait avoir peur, très peur. Les changements opéreraient vite en lui, d'abord il ne comprendrait pas, ensuite il me suppliera. Ou me tuera, au choix. J'étais prête à lui faire regretter sa nature, son essence, sa raison. Avait-il au moins une raison? Si tel était le cas, alors je la blesserai. Alors que je l'ordonnai de m'aider à transporter le corps, sachant très bien ce que ça engendrerait comme réaction chez lui. Et cette réaction ne se fit pas attendre. Son soubresaut fut léger, mais perceptible. J'en souris. Contre toute attente oui, j'en souris. Je n'aurai peut-être pas du insister, mais les mots sortirent d'eux mêmes, si bien que je revenais à l'attaque avec des mots sanglants, ce qui fit réagir Duncan de plus belle. Alors, il m'empoigna la gorge avec force, et je ne pu éviter son regard meurtrier, durci par la rage. J'en eu le souffle coupé, et très vite, je fini au sol sans pouvoir suivre les événements avec les faibles moyens que je possédais: ceux d'une Humaine. Je pu alors tousser un peu et libérer mes poumons, mais Duncan était déjà derrière moi, agrippant mes cheveux avec force et hargne, mais je n'en senti aucune douleur, l'esprit meurtri et blessé par son regard toujours plus intense.

-Arrête ça ! Arrête ou j’te jure que…

Il semblait plus souffrir de ses vieux démons que j'avais ravivé que de la vision seule de le cadavre blond. Peut-être prenait-il conscience qu'il avait déjà été spectateur de cette scène des tas de fois, sans y avoir apporté d'importance tellement la situation lui était devenue habituelle, naturelle. Ou peut-être était-ce autre chose. Toujours est-il qu'il me lâcha dans un geste de dédain, comme il l'avait fait un peu plus tôt avec sa victime. Je ne bougeai d'abord pas, figée, le regard rivé vers le sol où l'herbe verte se tintait d'un reflet noir à mesure que la nuit tombait. Dans le conflit j'avais perdu mon sac, ainsi que mon châle. Je craignais à présent le froid plus que jamais, mais je ne saurai dire si c'était réellement la température mordante ou le regard froid de Duncan qui me donna des frissons. Je fini par tourner la tête vers le Vampire, lorsqu'il me supplia de l'aider, d'une voix qu'il était rare d'entendre sortir de sa bouche. Il semblait si atteint... La vision de son mal être me fit me relever sans mal, et je m'approchai vers lui avec conviction. Dans mon chemin, je mis fin à son supplice. Je m'appliquai à ne pas croiser son regard, passant à sa gauche, j'attrapai distraitement mes affaires qui étaient tombées au sol et, à quelques centimètre de lui, lui soufflai:

-Très bien, débrouille toi.

J'avais le coeur lourd de finalement abandonner cette jeune femme, mais je n'avais plus la force de supporter la présence de Duncan. Il me faisait peur. Mais pas seulement. Il était pour moi le fruit interdit. Je ne pouvais le regarder sans ressentir des sentiments contraires. Je ne pouvais le toucher sans éprouver un mal pourtant si jouissif. Et le voir ainsi, ce soir, m'avais encore plus troublé que d'habitude. Pourquoi ne m'avait-il pas tué? Ca aurait été si facile, pour nous deux. Je n'aurai plus eu à souffrir ce qu'il engendrait chez moi. Il n'aurait plus eu à souffrir ma présence, ma détermination, et mon dédain. Alors, devais-je partir l'âme comblée d'espoir, ou blessée de sa condition meurtrière? Avec lui, je ne savais jamais quoi penser. Le souffle court, je me rendais vers l'entrée du stade d'un pas las et peu assuré, l'esprit ailleurs, les mains tremblantes. J'étais épuisée. Epuisée par ces sentiments passionnés autant que par nos conflits répétés.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il est parfois bon de cottoyer l'Enfer, pour apprécier le Paradis • Duncan   Sam 5 Mai - 0:34

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Ses genoux avaient manqué de l’abandonner, laissant son corps fléchir, choir sous la force de la réalité fusant désormais sous ses yeux. Dans ce paysage vide de vie, sous ce voile nocturne qui commençait à se teinter de noirs profonds, il se retrouvait subitement confronté aux méandres de sa conscience. Aux bribes de son passé, trop long jadis qui filaient dans son esprit à la vitesse de l’électricité entre ses synapses. S’il avait eu encore la moindre goutte de sang pour faire palpiter de vie son corps, il aurait sans doute senti celui-ci battre avec rage contre ses tempes, réduire à néant ses convictions, l’enchaîner à sa condition. Ce fléau prit fin à l’instant où l’humaine esquissa un mouvement, s’approchant de lui. Fuyant, comme un animal apeuré par les réflexes amenés par un dompteur au fouet avisé, il ne la regarda même pas. Pour de fugaces secondes, empruntes de cette ancienne humanité enfouie, il crut pouvoir trouver un secours à ses tourments dans une quelque compassion de la part de Soledad. Une récompense, pour les éternelles clémences dont il avait su faire preuve avec elle. Elle ne pouvait pas comprendre, ô combien elle était encore sensiblement humaine, sensiblement habitée d’une âme pour faire vivre ses chairs. Qu’importait. Debout, toujours figé sur ses jambes, fiché dans cette position dominante là où, d’une main meurtrière, il avait abattu sa tortionnaire au sol, il sentit ses muscles brusquement se crisper. Ses mâchoires s’entrechoquer avec force, les jointures de ses mains blanchirent sous le coup de la rage. La voix véhémente du gibier vint marquer le coup fatal à sa bonne volonté, faisant voler en éclat les restes de ressentiments qu’elle avait ramené en son sein. C’est empli de fierté, galvanisé par son ego fiché en plein vol par une flèche empoisonnée envoyée en traître, qu’il n’accorda aucune attention à l’humaine qui disparaissait dans la pénombre à présent. Qu’elle se croie intouchable, hors d’atteinte, si tant est que cela puisse lui permettre d’agir encore un tant soit peu. Une mégarde dont elle aurait tôt fait d’apprendre les sinistres leçons, sitôt que leurs chemins viendraient à se croiser à nouveau. Qu’avait-elle pu avoir en tête ? La conviction de le changer un tant soit peu ? L’idée qu’il puisse abandonner ses instincts meurtriers pour tomber dans ses bras ? L’ignorance, la candeur de l’humanité, la bêtise du gibier ; toutes ces pensées lui arrachèrent un ricanement sourd. Coincé entre ses lèvres, celui-ci finit par mourir au creux de sa gorge, tandis qu’il baissait à nouveau les yeux vers le corps dont il s’était soigneusement appliqué à aspirer la vie. Plus rien ne venait à présent. Tout s’était évaporé, du moins, à son regard. Car encore, à son esprit, demeuraient les images sempiternelles de son ultime massacre. De sa bêtise à lui, de croire qu’il pouvait vivre avec le poids de s’être défait d’elle. De leur torture éternelle, de leur combat immuable. Son orgueil blessé le forçat à supprimer Lockwood de ses pensées, comme pour se défaire d’une de ses peines les plus lourdes et c’est ainsi qu’il fit brusquement volte face. Elle était encore là. Il le savait. Il le sentait. Sa présence imbibait encore les lieux, tout autant que la déchirure qui battait dans son cœur, tout autant que la lourdeur de l’âme qu’elle se forçait encore à porter.

En une fraction de seconde, il l’avait trouvée ; vivante, au milieu de ce paysage ombré de désespoir. Et en une fraction de seconde, il se retrouvait derrière elle, sans que le moindre bruissement suspect n’ait pu retenir en quoique ce soit son attention. Elle savait, probablement, pour l’avoir côtoyé bien trop souvent, qu’il pouvait se montrer incroyablement discret, tout autant que dévorant à ses pensées. Probablement qu’elle était trop perdue dans ses pensées pour garder ses instincts focalisés sur une potentielle menace qu’il aurait pu représenter. « Tu pars déjà ? » Les supplications, teintes emplies de misère qu’elle avait pu entendre quelques minutes plus tôt étaient à présent évanouies. Oubliées, là où la rancœur du vampire, elle, ne trouverait de contentement qu’à l’instant où leurs rôles s’en trouveraient inversés : elle, en pécheresse priant pour son salut, lui, en tortionnaire si avisé qui savait parfaitement où trouver, puiser, attiser sa folie. Elle n’eut pas la moindre occasion de protester, d’esquisser un mouvement, qu’il saisit violemment son bras pour venir l’entraîner avec force, abattant son dos contre la froideur des gradins qu’elle avait approchés dans sa fuite. Là, à quelques mètres de son échappatoire. Sa poigne agrippée aux mains de l’humaine, il ne lui laissa pas quelque chance de faire ne serait-ce qu’un geste, réduisant l’écart entre eux, au supplice de quelques centimètres à peine. De ces distances tentatrices, ces appels litaniques qui le mettaient trop souvent en déroute. Pourtant, pour ces premiers instants encore, il n’y avait que luisant dans ses yeux, sa rage et cette irrépressible envie de marquer à jamais l’affront de Soledad comme le pas de trop franchi aux travers du fin voile de sa bonne volonté. « Tu n’étais pas venue faire ton héroïne ? Sauver une vie au péril de la tienne, après tout ? » Ses mots transpiraient d’une certaine nervosité, une crispation qui se traduisait dans les spasmes qui faisaient fléchir sa mâchoire à chaque parole qui s’en extirpait ; soigneusement articulée. Quand bien même elle ait pu tenter le moindre geste pour se défaire de sa poigne, il resserra celle-ci, tout en rapprochant son regard de celui de Soledad, faisant disparaître toute chance de fuite à la confrontation de front. « Ne crois pas pouvoir m’atteindre ou me stopper avec tes petits tours de magie… Et ne t’avise plus jamais, d’utiliser tes misérables pouvoirs sur moi. » Peut-être était-ce une supplication discrète, égrenée sous le ton d’une menace ; un appel jeté à qui pourrait bien l’entendre pour échapper, fuir le plus loin possible le feu qui le dévorait à chaque fois qu’il se laissait dominer par cette rage, par cette culpabilité qui dormaient en lui depuis des époques trop lointaines. Ressasser, fléchir, faiblir. Plus jamais. Inconsciemment, agité à nouveau par ce fléau dévastateur, il resserra à nouveau sa prise sur la cible de ses mauvaises humeurs, l’envie de pouvoir lui faire connaître ses douleurs à lui rien qu’à travers ses mains dévastatrices faisant ployer son corps humain, se faisant de plus en plus lancinante. Mais aussi brusquement qu’il avait laissé sa rage se déverser sur elle, s’emparer de son corps frêle à nouveau pour le placer sous son joug, il relâcha ses douloureuses étreintes, laissant un souffle discret traverser ses lèvres.

Les flammes de sa rage se faisaient toujours aussi instables, dévastatrices tantôt, disparues l’instant d’après. « Je devrais te tuer… » Si jusque là ses mots s’étaient faits affreusement tranchants, audibles aux oreilles de la belle, ceux-ci n’avaient été qu’un souffle, susurré alors que leurs regards s’étaient à nouveau rencontrés. Vrillés l’un dans l’autre, appelés comme trop souvent. A nouveau, il s’en retrouvait totalement désarçonné, sa poigne ne se faisant à présent qu’accessoire. Et, ponctuant ce flottement soudain chez lui, il relâcha son étreinte, abandonnant les poignets de l’humaine pour venir passer une main dans son cou. D’abord reconnaître du bout des doigts sa gorge, avant de s’aventurer à caresser sa joue, avec une presque tendresse qui ne lui ressemblait guère. Plus depuis des époques lointaines dont il était le seul détenteur des misérables secrets, en tout cas. Ses yeux se perdirent à tracer les voluptueuses courbes de ses lèvres pour quelques fugaces secondes d’un nouvel égarement. Puis, il retrouva son regard à nouveau, s’y échouant avec force comme s’il s’ancrait enfin à la réalité. Ou à une réalité qui n’était que la leur, celle qui le rendait si… perdu. « J’aurais du te tuer… » Résonnait à présent, une vague de remords d’un vampire qui avait perdu son instinct sanguinaire en goûtant aux plaisirs du sang de sa belle. D’une humaine parmi tant d’autres, aux affres pourtant si différents. Il aurait du la vider de son sang, ne pas faire de quartier, trouver une quelconque jouissance à sentir la vie quitter son corps, à sentir la douleur la traverser et… Le désordre dans son esprit fit rage à nouveau. « Ne fais plus jamais ça. » Il s’était presque laissé s’affaler sur elle, ses jambes ne pouvant plus le soutenir le temps qu’il vienne murmurer ces mots, ces suppliques, au creux de son cou, là, tout près de son oreille. Il la relâcha enfin, après ce qui lui sembla être l’éternité de son existence ; lui laissant désormais tout le loisir de prendre la fuite. Courir, être lâche comme elle pouvait l’être. Prendre son rôle de gibier un tant soit peu à cœur. Qu’importe, il sembla subitement empli de dédain envers elle, l’amertume ayant laissé place à un orgueil certain. Il lui fit dos, comme s’il se détournait de l’appel douloureux du met le plus exquis de sa collection. Elle allait probablement fuir à toutes jambes, mettre le plus de distance possible entre eux. A cette simple pensée, il dut se forcer avec plus d’ardeur à ne pas esquisser un nouveau mouvement pour s’assurer qu’elle ne le fasse pas. Ou qu’elle le fasse, au contraire. « Pars. » Ordre impérieux, extirpé de sa bouche sans qu’il ne le veuille vraiment ; ou peut-être était-ce dans un instinct quelconque, de la voir fuir et de croire qu’elle le faisait parce qu’il venait de le lui ordonner. Une envie de se donner l’impression de pouvoir clarifier les eaux troubles dans lesquelles il s’aventurait à chaque fois qu’il se laissait aller à souffrir de chaque instant passer avec sa présence autour de lui.

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MessageSujet: Re: Parce qu'il est parfois bon de cottoyer l'Enfer, pour apprécier le Paradis • Duncan   Sam 5 Mai - 16:37

Il n'y avait pas de mots pour qualifier ce qui serrait mon cœur à cet instant. Ce genre de situation où colère et passion se mêlaient étaient habituelles avec Duncan, mais c'était la première fois que je m'en prenais à lui avec mon don. Peut-être n'aurais-je pas du? Peut-être même n'aurais-je pas du intervenir? Ce n'était malheureusement pas possible. Bon nombre de mes ennemis souhaitent ma mort pour avoir permis à leur repas de prendre la fuite ou de s'en sortir en vie. Que se soit Duncan ou un autre, je ne pouvais rester insensible au sort d'un Humain. Mon regard se perdait dans le noir, je ne discernais plus que des ombres, et des larmes, brouillant ma vue, rendaient celles-ci encore plus floue de manière à ce que finalement, je ne puisse plus rien voir. Je tentai de contrôler un minimum mon souffle saccadé par de récents sanglots que je contenais difficilement. Le regard effrayé de Duncan me donnait la nausée, je ne l'avais jamais vu aussi mal, aussi fragile et pourtant si en colère. Je ne savais pas ce que j'avais réveillé en lui, et je ne savais pas s'il me le pardonnerait. Restait en plus de ça, le sentiment d'avoir échoué face au corps sans vie de la jeune femme à présent à terre. Je n'avais plus d'une idée en tête, rentrer chez moi et vider ma dose de cocaïne dans mon sang. Si absorbée dans mes pensées, la voix de Duncan, si tranchante dans le silence pesant de la nuit, me fit sursauter. En une fraction de seconde, je me retrouvai face à un vampire des plus hostile, et incapable du moindre mouvement, coincée entre les gradins et le corps aussi froid que ceux-ci de Duncan. Je ne discernai même pas mes poignées à présent sous on emprise, et c'est à peine si je le voyais lui.

Un rayon de lune perça à travers les nuages, et je me retrouvais à présent face à une réalité que j'aurai préféré ne pas voir. Son regard plus vif que jamais, trahissait sa colère et son impatience d'en finir. Les lèvres tremblantes, je ne baissai pourtant pas les yeux lorsqu'il resserra son emprise en se rapprochant dangereusement de moi.

-Ne crois pas pouvoir m’atteindre ou me stopper avec tes petits tours de magie… Et ne t’avise plus jamais, d’utiliser tes misérables pouvoirs sur moi.

Je senti comme une pression monter une lui. Ce que j'avais ravivé en lui le dévorait de l'intérieur et le rendait plus furieux encore, et je le ressentais par ses muscles de plus en plus raidis, à la poigne qu'il exerçait sur moi de manière à ce que l'on entende presque mes os casser, et par sa mâchoire si serrée qu'il devait lui même en souffrir. Il combattait intérieurement quelque chose que je ne pouvais comprendre, mais à laquelle j'aurai pu être plus attentive si mes veines n'explosaient pas sous sa force inhumaine. Je ne retenais même plus mon souffle saccadé, unique preuve de la vive douleur que m'insufflait le vampire. Puis, tout à coup, un soupire échappa de ses lèvres au même moment que la prise de Duncan se desserra. Je vis presque son dos se vouter sous une fatigue si étrange venant d'un vampire, mais que j'aurai si volontier estompée si j'en avais eu les moyens. Des mots se détachèrent dans l'obscurité de la nuit, mais je n'avais plus à le prendre comme une menace. Je ressenti sa peine si vivement que j'aurai voulu le prendre dans mes bras, le protéger, tel un enfant dans le creux de mon étreinte. Ce que je fis, finalement, après ses derniers murmures. Mes bras entourant son cou, une main dans ses cheveux, l'autre plissant son vêtement dans son dos, mon souffle percutant sa peau froide, je ne parvenais plus à garder cette distance qu'il avait instauré entre nous par la crainte.

-Je ne le ferai plus Duncan... Je ne le ferai plus.

Puis, il se détacha avec dédain de mon étreinte, me tournant le dos, à présent droit et fort, comme ayant retrouvé toute sa superbe. Un mot. Pars. Je restai un instant interdite, figée, ne retrouvant mes esprits qu'après une minute qui me sembla une éternité, comme à lui je le pense. Mon regard se perdit quelques instants vers le corps de l'Humaine, et son corps brisé me donna la force de réagir à nouveau. J'approchai distinctement de lui, jusqu'à ce que je puisse toucher son dos de la paume d'une de mes main. Je grimaçai en la bougeant, sentant à nouveau la douleur que j'avais ressenti sous la poigne du vampire. Je caressais cependant son dos un instant, avant de me détourner de lui, attrapant mon sac et mon châle.

-Tu devrais partir aussi... Les secours ne vont pas tarder. Tu devrais même venir avec moi.

J'avais déjà en tête d'appeler les secours dès l'instant où je franchirai le seuil de mon appartement, n'ayant pas mon portable sur moi. Toujours dans son dos, je glissai une main délicate dans le creux de la sienne, ne sachant comment réagirai l'un des protagoniste de cette scène si singulière. Le supplice résonnait dans ma voix, comme le désir de le garder auprès de moi et de m'assurer qu'il ne serait pas là quand les autorités interviendraient.
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Duncan J. Thunder
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▌Faiblesses : ces vieux souvenirs qui le hantent, cette voix paternelle qui l'envahit trop souvent.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il est parfois bon de cottoyer l'Enfer, pour apprécier le Paradis • Duncan   Mar 15 Mai - 15:40

near hell you enjoy heaven
SOLEDAD M. MENENDEZ & DUNCAN J. THUNDER
L’animal blessé avait faibli, laissant ses genoux l’abandonner pour une fraction de seconde. Voûté, son corps avait fini par rencontrer les bras, chauffés par une étreinte doucereuse, de l’humaine, maîtresse de tous ses tourments. Tout autant qu’il pouvait maudire son être tout entier de n’avoir su lui ôter la vie à l’instant où il l’avait vue, à chaque seconde passée avec elle, les souvenirs incessants de chacun de leurs instants revenaient sans cesse à ses pensées. Toute seconde passée avec elle, fraction d’instant, suspendue dans un vide inédit, alimenté par ces plaisirs presque malsains qu’il n’avait cru pouvoir laisser qu’au rang de secrets, de manifestations d’un temps qui n’était plus. A quand bien même Soledad n’était en rien comparable à la diabolique détentrice de son cœur en ce passé si lointain, à chaque fois qu’elle repartait elle aussi, le fuyait, le dédaignait, elle le quittait en emportant une part de lui. De son inhumanité, probablement. Ou quelques bribes restantes de celui qu’il avait pu être, il y a de ça si longtemps. Avec le temps, enterrée au fin fonds des Enfers, probablement que son âme était aujourd’hui disparue, réduite en miettes par les supplices du Tartare, par d’autres affres plus déplaisants encore que ceux qu’il avait pu traverser dans l’éternelle vie qu’il avait entamée sur Terre. Faite de trahisons, de moqueries, de dédains divers et variés. De, certes, quelques plaisirs qui pourtant, n’arrivaient en rien à compenser la noirceur qu’était devenue sa simple présence. La chaleur de l’étreinte de l’humaine sembla se répandre en lui pour de longues secondes, des instants qui s’étendirent encore, devinrent à ses yeux, des minutes, des années, un temps incalculable qui le ramenait presque à sa candeur humaine. A celui qu’il avait été. Et qu’il n’était plus. Celui duquel elle pourrait se jouer si aisément, comme Lockwood l’avait fait. C’est soudainement rageur à cette pensée, au retour sempiternel de ces souvenirs, qu’il s’écarta brusquement d’elle, le dédain le possédant à nouveau avec force. Solitaire qu’il était devenu, insatiable comme par instinct de survie, il ne fallait pas qu’il ploie à nouveau. Quand bien même elle pourrait le contenter un tant soit peu, emplir son corps d’une quelconque lueur rien que par sa proximité avec lui, elle ne devait pas le savoir. Il devait, lui aussi d’ailleurs, ignorer ces signaux lancinants, enterrer ce pathétique être qu’il n’était plus. Continuer cette existence de loup, de coureur, de bête esseulée. Ne plus dépendre de la quelque intention d’une femme, d’une traîtresse qui se jouerait de lui d’une manière la plus perverse qui soit. Sa mâchoire se crispa douloureusement, alors qu’il ressentit à nouveau toute la froideur de la nuit l’englober, son corps se faire posséder à nouveau par le vide alentours. De cette existence à laquelle il avait été voué, damné des siècles auparavant. Il avait appris à s’en contenter, à en jouer. Et il n’y avait qu’en présence de cette humaine que sa libération lui semblait être un fardeau. Pars. Ce fut une ultime supplication, restituée sous un ordre, un appel à la liberté. D’un retour à l’animal fier qu’il avait toujours été dans son immortalité. Qu’elle disparaisse et emporte avec elle tous ces ressentiments qu’il détestait tant. Et son regard, vaquant sur lui, brûlant tout autant que glacial. Il n’avait pas besoin de ça. Il n’avait pas besoin d’elle.

Son souffle saccadé, sa peau laiteuse et chaleureuse, lui manquaient pourtant déjà. Le réduisant au supplice à nouveau, sa fierté résistant à l’appel perpétuel de se retourner, de la regarder. La retenir, revenir sur ce mot impartial qui avait été prononcé par une quelconque mégarde de son orgueil. Ce qu’il ne fit pas, alors qu’il l’entendait s’agiter dans son dos. Quelques instants plus tôt, là, tout contre elle, il avait senti la peur faire battre à tout rompre son corps, brusquer sa respiration au fond de sa poitrine, faire battre le sang à toute vitesse dans son corps. Semblable à tout humain, elle était finalement dotée des mêmes réflexes, des mêmes instincts. Ceux qu’il ne possédait plus, ceux dont son air pathétique l’avait destituée, à sentir la main qu’elle venait de placer dans son dos, la faisant glisser jusqu’au creux de sa paume. Etre implacable, fiché sur ses deux jambes, il n’esquissa pas la moindre réaction à cette approche nouvelle, ni même à l’entente des attentions dont Soledad pouvait encore regorger. Sans savoir pourquoi, il s’appliquait à en être parfaitement indifférent, ses azurs scrutant le néant à la recherche d’un quelconque secours, autre que celui de celle qui ne devrait pas ressentir toute cette pathétique pitié pour lui. Quand bien même il pouvait en être un tant soit peu digne, il n’en avait aucune envie ; appliqué comme il était, à vouloir se montrer droit et imposant à elle. A n’importe qui. Les supplications de l’humaine résonnèrent au fond de ses tympans, se répercutant à son esprit, comme une poésie tentatrice qui l’attirait inlassablement à elle. Sorcière qu’elle était, douée de ces charmes à nulle autre pareille. Incompréhensibles, indescriptibles. Mais c’est quelque peu énigmatique, pris au dépourvu qu’il baissa les yeux vers son regard, trouvant ses prunelles pour les soutenir. Chercher ses intentions, où elle pouvait bien en venir ou, pour le côté le plus paranoïaque de son cerveau trop souvent trompé, quelles mauvaises intentions cette attention pouvait cacher. Pourquoi, alors qu’elle avait été jusqu’à le haïr de tout son être quelques instants plus tôt, elle s’affairait à présent à faire montre de quelques touches de compassion à son égard ? Peut-être chercha-t-il la réponse dans son regard, pendant d’interminables secondes, avant d’abandonner toute possibilité de la sonder. Elle était une énigme. Tout autant que Tara l’avait été si souvent. Une faiblesse c’était, que celle de vouloir chercher ce qui ne pouvait être décrypté. « Je sais ce que j’ai à faire. » Il aurait pu y avoir de l’arrogance dans sa voix, si tant est que ces mots n’aient pas été prononcés à mi-voix, alors qu’il détachait son regard d’elle. A la recherche d’une confidence masquée, afin de faire comprendre à l’humaine que s’enquérir autant de la suite des événements pour lui, n’avait aucune importance. En deux cents ans, il avait appris à survivre avec son statut si particulier ; seul. Se tournant à nouveau vers elle, l’attention dont il fit subitement preuve le poussa à jeter un rapide regard à leurs mains encore entrelacées, s’assurant que les doigts de Soledad n’allaient pas souffrir bien longtemps de l’accès de rage qui l’avait pris subitement. Une attention de laquelle il ne fit pas grand montre, comme si baisser sa garde ne faisait plus partie de ses envies à l’instant présent. Comme si exposer de potentielles faiblesses tenaces face à elle, lui laissait tout le loisir d’explorer des failles qui n’appartenaient qu’à lui. Il relâcha finalement la main de celle-ci, empoignant, emprunt d’une douceur malgré tout, les épaules de la jeune femme. « Pars maintenant. » Le temps de prononcer ces mots, il était redevenu l’être implacable de quelques instants plus tôt, la relâchant sans le moindre grief, sans lui faire le moindre mal. Comme trop souvent. Dans une ultime tentative folle et fugace de suspendre cet instant dans le néant de leurs partages, il releva ses yeux vers les siens, soutenant ses prunelles encore pour des secondes trop courtes, avant de l’abandonner à nouveau. Reposer ses yeux sur l’horizon, presque calme, le détachement l’envahissant peu à peu, comme un instinct de survie pour compenser toute l’incertitude née des maux de cette soirée.

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Holy water cannot help you now. A thousand armies couldn't keep me out. I don't want your money, I don't want your crowd. I have to burn your kingdom down. And no rivers and no lakes, can put the fire out. And now all your love will be exorcised. And we will find you saying it's to be harmonized. And it's an even sum. It's a battle cry. It's a symphony.

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MessageSujet: Re: Parce qu'il est parfois bon de cottoyer l'Enfer, pour apprécier le Paradis • Duncan   Mar 15 Mai - 20:23

Mes poignets, après avoir été rougis, se perlaient à présent de petites tâches bleus. Je fis la moue mais sans plus, à force, je ne craignais plus ce genre de marques. Mon corps avait certes des cicatrices, mais aucune ne venait de Duncan. Elles venaient toutes plus ou moins de Nathanaël, mais ça, je m'en gardai bien de lui en parler, même s'il devait s'en douter. Après avoir effleuré son dos de ma paume de main, j'avais glissé celle ci dans le creux de celle du Vampire. J'aurai donné beaucoup pour qu'il me suive cette fois. J'espérai secrètement qu'un jour, je pourrai contenir toute cette souffrance, toutes ces pulsions qui le hantent, que je pourrai l'aider à se détacher de sa condition de vampire. Cette espérance s'accrut lorsqu'il plongea son regard dans le mien. Dans les moments là, je sentais que je pouvais tout pour lui, et qu'il m'accorderait que je l'aide. Peut-être même n'attendait-il que ça? Mais je me trompais. Et à chaque fois que mon conscient reconnectait avec la réalité, SA réalité, il en prenait un coup. Je battis des paupières lorsqu'il souffla qu'il savait ce qu'il avait à faire, et que par traduction: il n'avait pas besoin de moi. Il garda cependant sa main au creux de la mienne quelques instants, comme pour me bercer d'une douce illusion, avant de la relâcher, le regard à présent dans le vide.

Je retins un soupire. Il ne viendrait pas. Mes soupçons se confirmèrent lorsqu'il plaça ses mains sur mes épaules, non par geste affectueux mais pour mieux capter mon attention, et qu'il me demanda à nouveau de partir. Le mal qui me prit alors à l'estomac fut tel qu'il surpassait largement celui qui venait de mes poignets. Je ne pus cependant renoncer à ses prunelles si facilement, et lui non plus. Quelques secondent passèrent sans que ce lien indéfinissable ne se dissout, et que je retins mon souffle.

Bien. Reprenant mes esprits je ramassai mon sac et fis quelques pas vers l'entrée -ou la sortie suivant l'endroit où l'on se trouve- avant de finalement m'arrêter. Lui adressant un dernier regard auquel il ne fut pas réceptif, je fini par lâcher un long soupire et avançai de nouveau vers la sortie du stade. L'état dans lequel m'avait plongé cette soirée était bien pire que ce que j'avais imaginé, et je craignais que ma dose de drogue ne parte en une seule fois. Fermant les yeux, je chassais l'image qui me vint d'une jeune femme en overdose et dont la folie qu'elle provoquait pouvaient se montrer terribles, voir mortelles. Cette jeune femme, elle me paraissait si familière, lorsque je me droguai... Je ne voulais pas renouer, mais cette vieille obsession reprenait de plus en plus le dessus.

Sans un mot donc, je quittai le stade, laissant derrière moi deux corps morts, dont un que j'aimai éperdument.
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Duncan J. Thunder
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MessageSujet: Re: Parce qu'il est parfois bon de cottoyer l'Enfer, pour apprécier le Paradis • Duncan   Mar 15 Mai - 20:40

TOPIC TERMINÉ
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MessageSujet: Re: Parce qu'il est parfois bon de cottoyer l'Enfer, pour apprécier le Paradis • Duncan   

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Parce qu'il est parfois bon de cottoyer l'Enfer, pour apprécier le Paradis • Duncan

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