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 /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)

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Duncan J. Thunder
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▌Métier : il n'en a plus vraiment besoin.
▌Force & Pouvoir : être débarrassé de son âme et de tous les ressentiments qu'elle créé.
▌Faiblesses : ces vieux souvenirs qui le hantent, cette voix paternelle qui l'envahit trop souvent.
▌Playlist : BEN HARPER ♦ AMEN, OMEN. THE HOLLIES ♦ I'M ALIVE. DEPECHE MODE ♦ PERSONAL JESUS. QUEEN ♦ BOHEMIAN RHAPSODY. AEROSMITH ♦ BACK IN THE SADDLE. PLACEBO ♦ BLUE POST. PLACEBO ♦ MEDS. ACDC ♦ SHOOK ME ALL NIGHT LONG. ANYA MARINA ♦ ALL THE SAME TO ME. HURTS ♦ DEVOTION.
▌Citation : Celui qui se transforme en bête se délivre de la douleur d’être un Homme.



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MessageSujet: /! ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Mer 25 Jan - 4:16

surrender, i enjoy your madness
LORELEI B. HALLBERG & DUNCAN J. THUNDER
« Aies confiance, ne fais pas de bruit... » Susurrées avec une délicatesse mielleuse, ces paroles transpiraient l’arnaque par tous les pores obséquieux de son ton. Vague caresse de ses lèvres contre son oreille, qui eurent l’anesthésie escomptée à ses faibles réticences. Ces mièvreries répercutées contre son tympan avaient le don de la défaire de toutes les entraves qui pourraient se poser entre eux. Entre lui et le réceptacle à ses pulsions sadiques. Celles qui s’exacerbaient à mesure que les jours passaient, celles qui étaient alimentées par le feu de sa folie qui dévorait son être chair par chair. Main suave qui glissa délicatement le long de la peau de sa poupée, venant choir au creux de sa paume après un long supplique imposé à la jeune femme. Longues secondes pendant lesquelles cette caresse n’avait été qu’une torture soigneusement travaillée, la faisant frémir d’une sensibilité éveillée par la folie amoureuse qui la possédait, elle. Dans une imitation malsaine du frisson de sa Chose, il laissa un nouveau souffle caresser sa peau, avant d’étendre la distance qui les séparait. Ses doigts ancrés entre les siens, il l’entraîna, sans ménagement d’apparat cette fois, vers le bâtiment lugubre qui se détachait discrètement du sombre voile de la nuit. Lieu idéal, moment idéal, festin qui ne serait que d’une tranquillité parfaite pour ce moment unique. Il fallait, de toute manière, qu’elle se sente unique d’une quelconque manière, fieffé mensonge qui passait de lui à elle, s’étendant dans l’inconscient et le conscient de cette humaine stupide. Vague odeur désagréable de lieu abandonné et pourri par les années qui vint les accueillir au premier pas parmi les murs lugubres de l’endroit, sensation désagréable qui viendrait à nouveau assiéger le mental trop sceptique de sa propriété. Il avait besoin d’elle, ce soir, d’une quelconque manière que ce soit, loin de le reconnaître. Une folle, assez folle pour se perdre avec plaisir dans ce qu’il lui offrait, masochiste de la vie qui en redemanderait sans en avoir conscience, qui lui permettrait enfin d’effacer la silhouette trop vivante de Lockwood à ses yeux. Hantise perpétuelle, qui ne s’évadait de son esprit que lorsqu’il se sentait puissant, dominant, meurtrier.

Partout où il allait, elle le suivait, trop confiante ou atteinte d’une maladie qui lui effaçait de la mémoire les sévices toujours plus cruels qu’il lui faisait subir. Délectable débâcle dans son esprit de laquelle il n’avait aucunement envie de se défaire, prêt à enterrer l’humaine niaise qui sommeillait en elle pour éveiller ses instincts les plus carnassiers, les plus délectables qui soient. Craquements sourds, qui leur servirent d’accueil nocturne à mesure que leurs pas s’enfonçaient dans la noirceur de l’entrepôt désert. Noirceur constance qui ne changeait en rien de l’ombre dans laquelle évoluait la jeune femme constamment. Cécité qui lui dévorait l’existence et la forçait, peut-être, à faire confiance au premier chevalier aux paroles pleines de joyaux. Mille et une promesses qu’il lui avait faites, auxquelles elle croyait probablement encore, dans un coin de son esprit jeune et candide, là où lui, il les avait perdues au milieu d’autres priorités. Il n’était pas homme de promesses, plus après que celles qu’il avait données à ses progénitures suprêmes lui soient détruites avec vilénie, elle s’en rendrait rapidement compte, à ses dépends, ou pour son plus grand soulagement. Petite profiteuse qu’elle était peut-être ? Non… Rien ne trompait dans les palpitations incandescentes de ses veines dans sa chair, dans son souffle chaud qui venait se briser contre la muraille de sa trachée. A chaque fois, chaque infime fois, dès que leurs corps se rencontraient dans un contact frivole, il la sentait aimer, déguster, en redemander un peu plus. Obstacles qui se présentaient sur leur route chaotique, le forçant à s’appliquer à lui faire éviter les pires pièges de l’endroit. Poutre fortuite qui se pointa au milieu du chemin, sur laquelle il la dirigea avec une innocence qui ne lui ressemblait guère, se présentant, lorsqu’elle trébucha, comme la seule force disponible alentours pour la rattraper. Hautes fortifications qui protégeaient sa fragilité constante accentuée par la noirceur de l’endroit, ainsi que par les arômes puissants et indélicats qui se dégageaient de tous les coins. Sa vue à lui, perçait le voile ténébreux de l’endroit, lui offrant la possibilité de tordre un peu plus les dangers de l’endroit. Elle ne pourrait pas sortir seule, et à mesure que leurs pas les faisaient progresser, elle devait s’en rendre compte, Thunder prenant un malin plaisir à allonger, allonger leur trajectoire au sein des grands bâtiments morts. Personne, aucun abruti contaminé plein de bonnes intentions pour l’empêcher d’accomplir les tristes desseins qu’il réservait à son aveugle poupée, rumeurs d’une nuit passée ensemble qui se réduiraient au silence entre ces murs. Cette intimité glaciale qui leur ressemblait tant, qui avait tout pour respirer le Duncan Thunder à plein nez, bien lointain du confort luxueux que sa bâtisse offrait généralement.

Minutes interminables qui furent l’objet de leur marche, jusqu’à ce qu’il s’arrête, entendant la respiration de la jeune femme venir s’échouer à proximité de lui. Elle était juste derrière et sa main encore dans la sienne, il sentait le sang palpiter dans son poignet. Vague caresse dans laquelle mourut le contact de leurs mains, éloignant le moindre repère qu’il s’était arrangé à laisser à la petite humaine désormais prise au piège de sa propre candeur. Etait-elle sotte ou éblouie par les sentiments qui bouillonnaient en elle pour se retrouver là avec tant de facilité ? Si pouvoir jouir de sa douleur n’avait pas été si délectable, il s’en serait probablement défait depuis longtemps, la réduisant à néant. Ou pas. L’asservir pour servir ses volontés était plus que plaisant, tout autant que celle de la sentir frissonner dans sa solitude illusoire. Le souffle du vampire s’était tu dans la pénombre, derniers signes de vie qui rompaient avec elle pour l’abandonner d’une quelconque manière. Pression d’une psychologie insidieuse qui faisait déjà accélérer les battements de son cœur, ne pas lui sauter sur la jugulaire se révélait être un véritable supplice. Il en avait tellement l’habitude. Tout autant que parfois il se surprenait à céder, tel un prédateur asservi et affaibli par sa proie si stupide. « Un peu de changement... j’ai pensé que ce serait… plaisant. » Loin de l’intimité des murs de son habitation, lieu qu’il se devait de fuir plus que de mesure ces derniers jours. Faiblesse qui franchit les barrières de son esprit, le faisant plier au doute quelques instants, avant qu’il ne repose les yeux sur celle qui lui faisait désormais face. Lentement, vautour qui cerne sa proie, il la contourna, pour revenir se mettre dans son dos. Vue plongeante sur ce si joli cou dénudé au milieu de cette nuit pourtant presque froide. Ou peut-être n’était-ce que cet endroit qui glaçait le reste alentours. Nouvelle caresse ; éternel jeu qui suspendait l’instant, faisait durer l’insoutenable suspens qui devait peser sur les épaules frêles de sa chose. D’un geste de la main, il dégagea la chevelure dorée de la belle, savourant la chaleur de sa peau le temps d’égarer ses doigts dans sa nuque. « J’avais envie d’être avec toi… seuls. » Quand bien même ils étaient seuls chez lui, la présence de Tara imbibait encore les murs de l’endroit en cette présentation spectrale qui défiait son regard. Ici, elle ne pourrait pas le trouver, personne pour le défier, juste… un cadeau de la vie qui lui servirait d’exutoire.
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Loreleï B. Hallberg
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Between the Pleasure and the Pain

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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Ven 27 Jan - 19:30

Un malaise profond s’était emparé de Loreleï depuis que Duncan l’avait été entrainé hors de sa maison. Bien sûr comme à chacune de ses visites la jeune femme savait qu’elle n’en ressortirait pas sans blessures, corporelles et mentales, mais cela ne la gênait pas. L’aveugle aimait subir les foudres de son maître. Sentir ses mains sur son corps dans une violente caresse la satisfaisait plus que de raison. D’ailleurs Lou avait perdu la sienne depuis bien longtemps pour embrasser sans honte le masochisme dont elle faisait preuve en présence de son vampire. Oui c’était elle qui était sa propriété mais l’inverse était aussi vrai. Thunder l’avait choisi, il la gardait en vie contre toutes attentes et lui ouvrait son âme, bien que ce fut de façon particulière. Le brun pouvait nier et l’on pouvait dire que la porteuse du virus était bien trop naïve pour parler d’amour dans cette situation mais elle en était persuadée, le vampire devait tenir à elle d’une façon ou d’une autre. Sinon, la brunette serait morte depuis longtemps. S’il était une drogue pour elle, l’enivrant pour la perdre dans un monde onirique. La rendant accro jusqu’au jour de l’overdose, Duncan ne pouvait pas non plus se passer de son esclave. Qui d’autre se laisserait ainsi faire, subissant les pires sévices possibles mais répondant présente à chaque nouvelle séance de torture. Deux esprits tordus se nourrissant de la souffrance ne pouvaient qu’éprouver une attirance l’un vers l’autre. Malsaine et perverse sans aucun doute mais si vitale que Lorel’ n’était pas la seule dont on pouvait rire. Et cette nuit n’était pas différente des autres. Ce n’était pas cela qui perturbait la pianiste.

Non comme elle l’avait remarqué, le changement de lieu était ce qui lui provoquait cette peur infondée. S’inquiéter n’avait aucun sens dans sa situation, les coups allaient pleuvoir et elle prendrait un plaisir sombre à sentir leur morsure. La brunette ignorait où elle se trouvait mais les vibrations qui en ressortaient étaient des plus sordides. Une odeur de pourriture lui envahie les narines avant même de se retrouver au cœur du bâtiment. Cependant comme hypnotisée par les tendres paroles susurrées au creux de son oreille et guidée par une main semblable à celle du diable, Loreleï se laissa entrainer sans pour autant baisser toutes ses barrières. Mais alors cela n’avait plus rien à voir avec la peur qu’elle ressentait, mais elle savait qu’accentuer cette impression plaisait à son maître. La savoir faible et à sa merci donnait à Duncan cette impression de supériorité ultime, du moins cela la mettait en lumière car Lou n’aurait jamais eu la force de lui tenir tête et elle n’en avait de toute manière aucune envie. Elle était sa chose et se contentait de suivre le chemin qu’il traçait pour elle mais si cela l’enfonçait toujours un peu plus des les ténèbres. Mais l’allemande n’était pas une manipulatrice, loin de là, sa candeur était réelle, elle aimait à voir le bon en tout à chacun et son amour sincère pour le vampire l’aveuglait de façon figurée. Cependant elle aimait à repousser les limites de ce trait de caractère, avoir l’air toujours plus innocente et plus faible, pour ne pas perdre l’attention de Duncan. Chemin faisant à travers les méandres de ce lieu lugubre dans lequel son maître l’entrainait, l’odeur de la sciure et les bruits ou l’absence de ceux-ci, si ce n’était ceux de leur pas, le couple atypique s’enfonçait dans ce qui serait la scène de leur jeu. La main du vampire, seule lumière dans ces ténèbres entourant Lorel’. Elle se savait perdu sans lui, s’il la lâchait là maintenant, elle ne sortirait jamais de cet endroit. À cette pensée la belle resserra sa pression sur les doigts de son guide.

Le reste de leur traversée chaotique prouva que la demoiselle avait eu raison de se raccrocher à Thunder comme à la vie, car son pied trébucha sur un objet non identifié et il lui fut là pour la rattraper, l’empêcher de choir et de se blesser. Non rien ni personne n’avait le droit à ce plaisir en dehors de lui. Le vampire seul pouvait marquer son corps d’autant de stigmate que le cœur lui en disant, lui seul pouvait marquer sa chose. Intérieurement Lorel’ mit une emphase sur le possessif. La preuve d’un amour, aussi tordu soit-il à son égard. Jamais elle n’autoriserait quiconque à remettre les sentiments de Duncan à son égard en question. Bien que cela ne fut que pure folie. Divagation peut-être mais la pianiste avait bien besoin de penser ainsi si elle ne voulait pas être juste une folle, une folle d’amour lui plaisait bien plus. Mais soudain il ne fut plus à ses côtés et cette fois l’aveugle céda sincèrement à la panique non dans une expression orale mais son cœur battant la chamade, s’interrogeant si son maître aurait la cruauté de la torture simplement en l’abandonnant à son sort, dans ce lieu isolé et truffé de pièges naturels pour une personne démunie de ses yeux. Quelques mots supplémentaires presque murmurés mais avec une résonnance profonde dans le cœur de Lorel’.

« Comme il te plaira… »

Répondit simplement la musicienne ne sachant toujours pas à quoi s’attendre de la part du vampire. Elle tendit sensiblement la main vers l’avant à la recherche d’un contact qui lui arriva par le point opposé. Les doigts de son maître effleurèrent sa nuque, dégageant ses cheveux. Dans le même mouvement la porteuse du virus pencha la tête sur le côté pour offrir une vue plus importante sur son cou et le sang qu’il contenait. Un puis perdu au milieu de la forêt comme sa présence, son seul cœur battant au milieu de ce bâtiment isolé. Oui ils étaient seuls et désormais si le rythme cardiaque de la jeune femme montait en puissance c’était par excitation et non plus par peur. Si l’inconnu la faisait toujours frissonner, l’appréhension du plaisir qu’elle prendrait sous peu dispersait les doutes comme la lumière d’un phare qu’on aperçoit au loin sur l’océan. Tout ça n’était jamais qu’un jeu.

« Fais de moi ce que tu veux. »

Souffla-t-elle pour seule réponse à ce qui prenait pour elle l’apparence d’une déclaration. Presqu’une supplique de sa part. Le ton résolument soumis. Loreleï n’était pas devenue esclave par choix mais elle le restait par volonté. Elle se disait même qu’une fois que le virus aurait fini de lui ronger les sangs et devenue une créature aussi diabolique que son tortionnaire elle continuerait de lui vouer une allégeance éternelle. N’était-ce pas la définition de l’amour après tout. Se donner entièrement à l’autre, continuer de le chérir malgré ses défauts et l’aimer d’avantage à cause d’eux, lui donner pouvoir de vie ou de mort sur sa personne, lui donner la main et le suivre aveuglément dans les ténèbres. Lou répondait à tous les critères avec une perfection terrifiante. Cela lui importait peu, tout ce qui comptait à cet instant même était qu’elle se trouvait là avec lui et que cette nuit il ne porterait d’attention qu’à la chose qu’elle devenait entre ses mains. D’anticipation, la belle ferma les yeux se préparant à la douleur salvatrice qu’elle attendait depuis qu’il avait frappé à sa porte pour l’emporter dans ce labyrinthe, antre des futurs sévices. La jeune femme n’avait plus peur, les parfums de bois pourris ne dérangeaient plus son nez délicat, le monde extérieur n’existait plus. Seul comptait Duncan.

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Duncan J. Thunder
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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Mer 8 Fév - 3:24

surrender, i enjoy your madness
LORELEI B. HALLBERG & DUNCAN J. THUNDER
Endoctrinement progressif, poussif, qui s’était peu à peu infiltré dans son sang, coulé dans ses veines sous les battements de son cœur. Asservie sous ses caresses, elle se contentant d’esquisser quelques frissons, vagues frémissements de son corps, signes d’une existence indépendante qui, d’une certaine manière, continuait de lui échapper. Réactions incontrôlables desquelles il se délectait, profitant de cette découverte de sensations pour exacerber encore un peu la fidélité désormais sans borne de l’aveugle. Poupée maniable à sa guise, qui lui susurrait en réponses des supplications lugubres. Faire d’elle ce qu’il voulait, comme si elle était prête à se laisser faire s’il décidait de la saigner pour la regarder mourir des heures durant. Il en était capable, elle le savait, son corps le savait, réagissant fébrilement à chaque contact de son corps froid contre celui de cet être encore humain. Signaux incessants, que lui envoyait son épiderme sceptique, qu’elle n’écoutait pas, trop occupée à s’agenouiller pour son maître, celui qu’elle considérait comme tel en tout cas. Lèvres venant effleurer dans une énième manipulation la joue laiteuse de la blonde, un sourire s’esquissa sur le visage du bourreau, celui-ci se délectant âprement des mots qu’elle lui servait sur un plateau d’argent. Soldate, esclave d’une naïveté sans pareille, d’une servitude amusante et excitante à la fois. Retour de quelques palpitations de jouissance au creux de ses reins, sensation de contrôle presque étrangère au milieu de cette nouvelle ère à Salvation qui n’était remplie que de trop nombreux imprévus. C’était un accord formulé d’une voix suave qui lui donnait le droit de la réduire au statut d’objet, réceptacle de ses sévices impulsifs, de son imagination, qui pouvait s’avérer foisonnante lorsqu’il se perdait dans les méandres d’une folie qu’il cherchait à fuir. L’appel du sang pourpre de la blonde se faisait toujours plus lancinant à chaque seconde, perceptions vampiriques éveillées par la proximité presque réconfortante qu’il retrouvait auprès de cette humaine. Non. Non, non. Chuter était proscris, se perdre dans les méandres d’une quelconque faiblesse ne ferait qu’éveiller les noirs cauchemars qui apparaissaient devant ses pupilles impuissantes quand il s’égarait. Visage diabolique de cette sorcière défunte, miroir de la hantise de ces derniers mois d’existence, Lockwood revenait vriller ses pensées, le forçant à s’écarter brutalement. Un être comme lui, centenaire, puissant, inatteignable, ne pouvait rien trouver auprès de cette chose misérable et perdue dans le noir, si ce n’est un plaisir constant à éveiller la souffrance dans son corps frêle.

« Parlons... » Contenance d’apparat qui reprenait naturellement ses droits, lustrant son regard d’une luisance mauvaise dans l’iris. Sourire de circonstance, qu’elle ne voyait même pas, mais qu’elle devinait sans doute dans le ton soudainement assuré de sa voix. Faiblesses qu’il avait exposées sensiblement aux sens à fleur de peau de la blonde, erreur qui aurait pu former une faille dans ce malsain qui les liait. Jeu de théâtre qui le grimait à nouveau, effaçant l’instant d’égarement qui aurait pu transparaître. Parler. Il savait exactement de quoi, régler des comptes qui irritaient sa bonne humeur, son plaisir constant à profiter de chaque moment passé avec elle. Le visage du blond, cet abruti de Goldwyn qui s’aventurait sur les chemins tortueux des intentions délicieuses que Duncan se réservait à l’adresse de son esclave. La seule et unique, celle qui, il en avait l’intuition, creuserait une distance conséquente entre elle et son cher imbécile d’ami s’il le fallait. L’amitié n’était qu’un met qu’elle trouverait bientôt secondaire à souhait, inutile dans une vie éternelle, partagée entre cauchemars infinis et liberté jouissive. Comme un fou un peu trop aventureux, il s’engageait au milieu de cet immeuble abandonné dans un sujet qui éveillait une colère sourde en lui. Minces palpitations qui filtraient difficilement au milieu de cette folie qui le traversait de manière constante. Trop tard, il était désormais devenu l’insatiable Thunder en quête de réponses, d’obéissance poussée à l’extrême, de maîtrise totale sur sa poupée. Il avait mis tant de… temps, tant d’ardeur à faire d’elle ce qu’elle était. Cet imprudent n’allait pas tout gâcher, avec sa méfiance maladive et sa curiosité agaçante. Son pouvoir qui formait une protection autour de lui qu’il ne soupçonnait même pas, forçant le vampire à retenir les pulsions assassines qu’il avait à son égard. Trouver un terrain d’entente temporaire, il savait bien que c’était le meilleur choix stratégique qu’il puisse faire… Qu’il avait fait. Faire taire cette idiote sur ce qui ne les regardait qu’eux, semblait être également d’une importance capitale. L’ayant laissée seule avec elle-même et les ténèbres qui l’entouraient, le vampire la contourna une nouvelle fois, prédateur à l’affût ayant enfilé le vêtement de l’homme furtif. Analyste de la moindre fausse note dans le comportement de l’aveugle. Cette fois-ci, il ne se ferait pas doubler par les jolis yeux d’une femme qu’il croyait être à sa merci.

« J’ai… rencontré un ami à toi. Je suppose. » Curieux, trop curieux. Les résidus de souvenirs de sa rencontre nocturne avec Goldwyn remontaient à sa mémoire. Méfiance qui était passée du blond au vampire, qui se retournait désormais contre l’angélique Lorelei. Si elle se jouait de lui, elle le payerait de sa vie, d’une quelconque manière que ce soit… isolée, ici, elle était sous son joug, cible totalement accessible à sa rage si elle venait à se déployer. « Il a parlé de… rumeurs. » Réflexions dans lesquelles il se perdait, creusant la distance entre la jeune femme et lui, comme pour lui faire croire que si elle venait de se trahir, elle avait encore une échappatoire possible. A peine. Elle aurait tout juste le temps de se retourner avant de ne plus être capable d’aller où que ce soit. Si tuer Lockwood avait sonné le glas de ce qui semblait être une malédiction dont il payait quotidiennement le prix, l’achever elle pour assouvir les desseins vengeurs qui l’envahiraient, ne lui soufflerait aucun remord. Seul le ton de sa voix, perçant et précis, indiquait encore de sa présence. « Je me suis toujours efforcé de faire preuve de discrétion, pour nous. Intimité… Juste toi et moi. » Sanctuaire secret qui ne lui appartenait qu’à lui uniquement, ce n’était pas lui qui les trahirait en premier. Si la fuite ne venait pas de lui alors forcément, sa méfiance légendaire, son instinct vieux et paranoïaque poussait l’indécision à la viser comme coupable de fuites verbales. Proximité nouvelle entre eux, alors qu’il sortait de la pénombre pour se retrouver à côté d’elle, contre son épaule droite, dans son dos, encore une fois, tueur aguerri qui lui faisait insidieusement comprendre qu’il savait être partout et nulle part à la fois. Inatteignable et maître de la situation. « Comment peut-il savoir pour nous ? » Expressions vagues, dites avec un certain sarcasme, qui laissaient pourtant entendre aux fantasmes de la demoiselle ce qu’elle voulait. Histoire romantique secrète, réunions fiévreuses, lien puissant par son aspect malsain. C’était tout et rien à la fois. Nouveau contact enfin établi, une vague caresse de ses doigts contre sa joue, qui se transforma rapidement en une prise sévère sur son visage pour la forcer à tourner la tête en sa direction. Elle ne voyait que le vide, il s’appliquait pourtant à lire la moindre parcelle de réaction qui filtrait sur son visage. Inconscience du corps, qui allait, qui sait, la trahir si elle cachait quoique ce soit. « Est-ce que c’est toi, qui lui parle de nous ? » Bavarde qu’il faudrait réduire au silence si c’était le cas, il ne pouvait décemment pas se permettre d’avoir un tel ennemi sur le dos.

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seven devils all around you
Holy water cannot help you now. A thousand armies couldn't keep me out. I don't want your money, I don't want your crowd. I have to burn your kingdom down. And no rivers and no lakes, can put the fire out. And now all your love will be exorcised. And we will find you saying it's to be harmonized. And it's an even sum. It's a battle cry. It's a symphony.

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Loreleï B. Hallberg
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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Lun 13 Fév - 13:44

La soumission dont faisait preuve Loreleï aurait probablement pu faire preuve d’un record ici à Salvation, mais elle ne le faisait pas pour cela et elle ne le faisait même plus parce que son maitre le lui demandait parce que qu’elle aimait cela. Sentir la figure de cette main de fer qui la caressait avec délicatesse pour mieux la frapper ensuite. La blonde aimait tout ça et en donnait donc toutes les autorisations à Duncan. Le suppliant presque de la traiter comme une poupée, sa poupée, son maitre à elle, rien qu’à elle. Lors de leurs rencontres, il n’y avait plus de notion de bon ou de mauvais traitement, ou de bien et de mal. Ils s’enfermaient dans une cage, le monde extérieur n’existait alors plus. Lorel’ vivait pour ses moments, étrangement les tortures qu’elle subissait la faisaient se sentir vivante, et aimer. Même si on la traitait de folle ou d’idiote pour oser prononcer ce moment, elle s’en moquait, car pour la pianiste c’était vrai, aussi malsain que soit cet amour, s’en était belle et bien en tout cas, elle voulait y croire et laissait donc les moqueries et cours de morale glisser sur elle comme l’eau sur les ailes d’un canard. Elle était aveugle mais pas seuls ses yeux ne voyait pas son cœur, lui, fonctionnait parfaitement.

Et alors que la musicienne autorisait ces illusions à envahir son être, les lèvres que Duncan dépose sur sa joue la confortèrent dans ses pensées. Tendre, ce geste signifiait tant pour la porteuse du virus et elle pensait qu’il ouvrirait les portes du jeu et qu’enfin le couple pourrait s’aimer mais elle était bien loin du compte. Mais l’ignorant encore, ce doux baiser alluma un feu au creux de ses reins et entre ses cuisses. Elle n’attendait plus que la morsure sauvage et vorace de l’affamé qui croque dans son sandwich. La blonde ne se nourrissait pas dans ce processus cependant elle ne connaissait rien de meilleur comme sensation que celle de son sang lui échappant, la vie la quittant doucement. Le frisson de plaisir et de peur qui se mêlaient à ce moment était des plus délectables et rien de comparable ne se trouvait sur la surface de cette terre. En cet instant l’anticipation du plaisir qui l’attendait était insoutenable, la proximité du vampire contre son corps, le froid du lieu, et l’absence de chaleur venant de Thunder ne faisait qu’augmenter celle qui emplissait entièrement Lorel’. La fièvre la prenait, ses jambes menaçaient de céder sous son poids et l’attente lancinante qui se faisait plus cruelle à chaque seconde qui passait. Aussi quand soudain le vampire se recula comme s’il venait de recevoir un choc électrique en touchant Lou, cette dernière sentit un profond désespoir l’envahir. La déception aussi. Comparable à celle des Joad, héros des Raisins de la colère. L’impression de tout perdre la rendait encore plus impuissante, et la surprise d’entendre Duncan exprimé une volonté de parler fut d’autant plus grande. Sa voix était froide, incisive mais pas de la même façon que lorsqu’il torturait son corps. Pourtant ce simple mot était un ordre. L’incompréhension s’afficha sur le visage de l’allemande.

Tel un lapin qui s’immobilise en pensant échapper au chasseur, Lou se figea. Elle ne pouvait pas voir le brun mais elle le devinait tournant autour d’elle comme autour d’une proie mais l’intention qu’il avait à son égard n’avait plus rien d’érotique. Le miel doucereux que Duncan arborait habituellement en sa compagnie avait quitté sa voix. Semant ainsi le doute chez la pianiste. Un ami. Mais qui ? Et quel était le problème avec cela. Lorel’ avait des amis oui, chacun d’eux un point de lumière dans l’obscurité qui faisait son monde, même si aucun n’était aussi brillant et lumineux que le vampire. Voulait-il une exclusivité telle qu’il couperait de force les liens que la blonde tissait avec d’autre. Dans le fond, ils lui manqueraient tous mais elle était prête à ce sacrifice, satisfaire son bourreau à tout prix, bénéficier de ses étranges preuves d’amour sous n’importe quelles conditions. Loreleï s’y plierait sans la moindre objection. Cependant elle n’avait jusque là jamais eu la sensation que sa vie en dehors de ces moments dérangeait son maître. Il rajouta quelques mots. Sa voix était toujours froide et distante. Rumeurs. Discrétion. Nous. Ces mots retenaient l’attention de la pianiste mais elle ne comprenait pas ce qu’ils voulaient dire. Et elle ignorait toujours qui était l’ami en question. Lou était perdu, et cette fois cela n’avait rien à voir avec sa position géographique.

Il fut dans son dos en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, brisant chaque petites bulles de protection que la porteuse aurait pu avoir. Mais les paroles que Duncan prononçait restaient si non des énigmes mais des mots dénués de sens commun. Lorel’ comprenait ce qu’il disait mais elle n’en comprenait pas la signification. Ses doigts contre sa joue, un poison vicieux traçant un chemin sur sa peau pour finir finalement la forcer à le regarder de ses yeux vides. Des larmes montèrent rapidement aux prunelles de la blonde qui ne ressentait plus rien d’autre qu’une peur viscérale. Elle se voyait mourir sous ces doigts, ses serres qui lui briseraient la mâchoire à la moindre occasion, au moindre faux pas. Mais que dire à ces mots étranges. Qui était ce lui qui déclenchait ainsi les foudres du vampire sur elle. Etait-ce une nouvelle torture mentale pour la faire souffrir. Le brun prenait-il plaisir en cet instant même. Ne supportant plus la pression sur son cou, Loreleï se retourna, posant ses mains sur le torse de Duncan, agrippant le tissu qui se trouvait en dessous. Poussant sur ses bras sans aucun autre effet que de se donner l’impression, l’illusion de pouvoir fuir.

« Je ne comprends pas ce que tu dis… »

La musicienne pouvait entendre clignoter de nombreux messages d’alerte dans son cerveau. Elle savait que cela ne suffirait pas à convaincre son maître. Bien qu’il s’agisse de la vérité. Parler d’eux, de leurs séances, jamais elle ne s’y serait osée. Cependant il ne fallait pas être un génie pour comprendre ce qu’il se passait entre eux du moins en surface. Les allées de Lorel’ chez Duncan, les venues de ce dernier jusqu’à sa maison. Les bleus et autres cicatrices que portait ensuite son corps se comportait comme autant de messages muets sans qu’elle ait besoin de parler. Et même s’il arrivait que lors de discussion le sujet arrive sur Duncan et son comportement, la blonde le défendait, ne le blâmait jamais et invitait ses amis à comprendre sa position à elle, que tant qu’elle ne se plaignait pas alors ils n’avaient pas à craindre pour elle. Mais jamais cela n’allait à des détails ou de réelles informations. Aussi qui avait pu parler ? Qui savait quoi ? Toutes ses réflexions menaçaient de faire exploser la tête de la demoiselle qui nageait dans un désert total.

« Je … je ne sais rien…je te le jure. Je te le jure… »

Un désespoir pur et simple empreignait le discourt de la belle ? Sa dernière phrase un simple murmure alors que les larmes passaient le mur de ses paupières pour mourir sur ses joues et les doigts du vampire. Dans le même temps le corps de la jeune femme plia sous le poids de sa peur. Elle ne tenait plus debout que parce que Duncan la maintenait de force. Provoquant une douleur dans l’ensemble de son être. Lou n’avait rien d’autre pour se défendre que d’exprimer son innocence et montrer sa reddition totale avec le plus infime espoir que cela suffirait à son tortionnaire pour épargner sa vie encore quelques instants.

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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Sam 18 Fév - 3:21

surrender, i enjoy your madness
LORELEI B. HALLBERG & DUNCAN J. THUNDER
Sueurs froides, dont l’indélicatesse écumait l’endroit, simple réponse corporelle d’une proie sans défense face au piège qui se refermait sur elle. Le cœur de Lorelei venait s’écraser avec force contre son poitrail, dans un boucan toujours plus puissant, alimenté par le sang épais qui coulait dans ses veines. Signes de vie, alertes du corps qui se manifestaient avec trop de puissance, irritant les tympans du vampire dans un flot d’informations aigues. Lui qui se faisait si discret, silencieux, hermétique dans cet enfer où ils étaient cloîtrés, il se retrouvait victime des émois de la jeune femme : ses instincts prêts à réagir à tout moment. S’il venait à poser une main suave sur elle, il pourrait la sentir sursauter, tenter de se contenir, et ne pouvoir finalement irriguer plus longtemps le soulagement qui l’envahirait. Il n’en fit rien, impétueux prédateur qui se plaisait à réduire l’objet de sa colère à un néant gémissant, à un corps qui trahissait ce qui crevait les yeux. La haine qui tiraillait tous les muscles de la sangsue diabolique aurait pu l’amener à la réduire en un tas de chairs sanguinolentes, la saigner pour la faire taire, amener ces secrets calomnieux à disparaître avec l’objet de ces péchés. Elle ne savait rien. Esclave bâillonnée au secret, esclave dont la servitude n’était plus à prouver, l’aveugle ne parlait pas, gardienne éternelle de leurs ébats complexes et belliqueux, tout autant qu’elle en était le centre. Une attention toute particulière à laquelle elle ne pouvait plus se soustraire désormais, jouet plein de grâce qui – bien qu’il l’ait cru l’espace de quelques secondes – n’avait aucune envie de se soulever en mille rébellions. Paranoïa certaine, fruit du long processus qui l’avait lié à Lockwood, terrassant avec rage les potentielles confiances qu’il pourrait placer à l’avenir dans Ses choses. Jamais. Jamais plus il ne se laisserait berner par les courbes alléchantes d’une de ses poupées, charmé comme il l’avait été, même si pour cela, il devait se débarrasser de sa plus délectable attraction. Sa poigne resserrée, gouvernance de sa rage, un long instant durant il laissa son regard venir affrioler les détails de son visage, son regard vide, qui laissait fuir quelques larmes à présent. La terreur, culture longue et lancinante qui avait été fructueuse, à la sentir frissonner de la sorte entre ses doigts. Sourire esquissé, tandis qu’entre ses dents, venait glisser sa langue, expression d’une certaine jouissance qu’il prenait à la voir se réduire ainsi à de tels dessous, pour lui.

Altier sans pareil, il lâcha sa prise, comme il aurait laissé tomber un quatre heures vidé de sa substance, la regardant choir à ses pieds, le contentement vibrant entre ses reins. Une nouvelle fois encore, il la contourna, menaçant rapace venant se poster dans son dos. Il s’y accroupit, attrapant ses poignets pour les lier d’une main, agrippant le corps frêle de sa propriété entre ses bras. Tout aussi salvateurs que meurtriers, couperet dont elle était incapable de prévoir l’effet tant qu’il ne prenait pas la parole. Menace insidieuse qui la faisait encore légèrement trembler, l’image de la Mort se présentant en quelques prémices à l’esprit de la jeune femme. Sursit de quelques secondes, qui vint agoniser dans un nouveau contact. Sa main, passant une nouvelle fois dans les cheveux dorés de l’humaine, geste doux qui s’empoisonna rapidement, alors que ses doigts agrippaient cette tignasse, la forçant à relever la tête avec une force telle qu’il aurait pu lui briser la nuque, s’il l’avait voulu. Lui faire comprendre qu’elle était captive entre ses doigts, objet de ses envies, réceptacle de ses volontés les plus rustres et instables, que sa vie, c’était lui qui en était le détenteur et nul autre. Message convaincant, qui teinta sans doute ce moment d’une noirceur certaine, amertume à laquelle elle trouverait une balance prochainement. Situation honteuse et périlleuse, qui avait pourtant, son lot de privilèges, ces dits privilèges desquels elle avait toujours jouit. « Tu ne sais rien… Si ce n’est toi, c’est donc ton frère. » Vague soupir forcé, désarroi audible qui s’échouait tout contre le lobe de l’oreille de sa chose. Il se perdait dans des réflexions complexes, calculs mathématiques, hypothèses foireuses pour expliquer l’origine d’une telle menace sur sa personne. Goldwyn sur ses talons, il préférait s’en passer, quitte à devoir se débarrasser de toutes les vermines à la langue bien pendue. « Je pense qu’ils ne peuvent pas comprendre… Tous. Ils vont finir par être trop curieux. » Parlait-il pour lui seul, pour elle aussi ? Sentant les poignets de la jeune femme se raidir sous sa prise puissante qui avait presque coupé le passage du sang, il la relâcha, se relevant, il ignora de longues secondes durant l’aveugle encore à ses pieds. Rencontre distractive qui prenait une allure de calculs en tout genre pour évaluer la potentielle menace que le porteur de virus pourrait représenter. S’il devait saigner cet abruti à blanc, il le ferait, sans sourciller et Lorelei finirait par l’oublier tôt ou tard. Il ne deviendrait plus que l’image de l’obstacle qui les avait retenus trop longtemps, celui trop jaloux et possessif pour accepter que le cœur de Lorelei appartienne à un autre. Vérité embellie, en quelque sorte, fin qui pourrait lui convenir ainsi, quand bien même, elle était destinée à devenir une créature de la nuit, un être suprême digne de ses enseignements, et non pas une loque sans saveur. Polluée par l’omniprésence désagréable d’un blondinet trop envahissant.

« Lève-toi. » Ordre qu’il ne lui laissa pas le temps de concrétiser, la tirant par le vêtement pour l’amener à se remettre sur ses jambes. Ces suppliques avaient été assez interminables ainsi, il n’en avait désormais cure. Les règlements de compte, il les gardait pour lui-même et le méfiant porteur de virus s’il le fallait, et à présent qu’il avait résolu Lorelei à l’état d’une servante à même d’accomplir ses bons vouloir avec docilité dans l’espoir qu’il oublie les défaveurs qui avaient rendu cette soirée amère, il comptait bien en profiter. De la main suave d’un noble aux attentions obséquieuses, il vint enlever la veste fine de sa compagne de la nuit, la laissant désormais effeuillée d’un de ses vêtements, laissant celui-ci tomber au sol sans le moindre regard. Us et coutumes qu’il avait appris avec soin dans sa jeune enfance, sursauts de noblesse du Duncan qui avait existé il y a de cela des milles. Politesses qui n’avaient plus rien de politesses, si ce n’est l’apparence plastique et fausse. Nouveau sourire, arquant ses lèvres alors qu’il attrapait la main de la jeune femme pour l’entraîner plus loin. Profondément dans les ténèbres du bâtiment, là où rien, ni personne ne pourrait venir fourrer son nez, ou quelque autre attention que ce soit. Mutisme épais, qui emmurait l’aveugle dans une solitude sans pareille, là où encore une fois, seule la main Salvatrice de son bourreau était un repère à la réalité. « Je crois que nous avons trop parlé de ces parasites. Trouvons une distraction plus digne de tout ce chemin parcouru… » Mots qui avaient retrouvé un arôme de miel, dont le souffle glacial s’écrasait en une impression doucereuse sur la peau perlée de la jeune femme. Leur moment, leurs occupations. Leurs privilèges sur lesquels personne ne devait empiéter, aussi dénués d’attachement soient-ils, ces instants restaient passion extrême et feu ardent au milieu d’un monde qui se mourait. Poigne de fer, qui emprisonna la main de la belle dans la sienne, l’entraînant dans un mouvement brusque à faire volte face, pour se retrouver brutalement bloquée contre un des murs du bâtiment. Le bruit du corps de sa poupée contre la pierre brisa le silence pour de courtes secondes, le temps qu’il la rejoigne, l’emprisonnant dans le faible espace qu’il lui restait. Elle revêtait à présent l’habit si habituel de l’objet qu’il aimait faire sien, loin, bien loin de la pathétique avocate qu’elle avait pu être pour défendre sa vie. Comme dans un jeu, l’asservissant encore un peu, il profita de sa carrure pour bloquer le bas du dos de Lorelei contre le mur, mince espace qui ne pouvait plus que contenir son corps, l’empêchant de fuir, bien qu’il sache pertinemment qu’elle n’en ferait rien. Proximité qui amenèrent leurs lèvres à se rencontrer, se croiser, celles du vampire en profitant pour séduire l’appétit de celles de la jeune femme. Impression de caresse, aussi agressive aux résistances de la jeune femme que délectable au feu qui irradiait de cette proximité. Faiblesse certaine qu’il avait créé, qu’il aimait étendre encore et encore. Contact qui resta frivole, l’envie de la sangsue se portant sur une autre zone accessible du corps de sa proie, ses lèvres venant s’abattre avec force au creux de son cou, emprisonnant sa peau du feu de sa langue venue redécouvrir le sel amené par le mélange de peur et d’excitation qui régnait en le sein de la blonde. Déjà il se faisait vorace à redécouvrir la saveur de ce corps, sans même y avoir encore planté ses crocs, chacun de ses baisers contre sa peau n’étant que la douce aurore de leur rituel.

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Loreleï B. Hallberg
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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Lun 27 Fév - 23:32

Loreleï commençait à avoir mal aux dents et même des difficultés pour respirer tant la pression de la main que Duncan exerçait sur ses mâchoires était puissante. La douleur s’était répandue dans le corps de la jeune femme qui en pleurait mais pas seulement. Les larmes qui s’étendaient sur ses jours résultaient aussi de sa peur de voir son maître mettre fin à sa vie pour une désobéissance qu’elle ignorait avoir commise. L’eau salée coulait aussi de tristesse, savoir qu’elle avait pu faire quelque chose qui avait pu déplaire, sans même s’en rendre compte, penser à la déception provoqué chez le vampire en conséquence. Un savoir insoutenable pour la blonde qui ne jurait que par lui. Finalement au bout d’un moment qui dura une éternité pour la poupée de chair qu’était Lorel’ le brun lâcha prise et la jeune femme s’écroula au sol, s’écorchant la main sur le béton râpeux ou peut-être un caillou, elle l’ignorait. Plongée dans une nuit éternelle, la demoiselle se retrouvait de nouveau isolée dans ce lieu perdu où elle pourrait mourir sans que personne ne s’en rende compte. Cependant il ne fallu pas longtemps pour que Thunder soit de nouveau dans son dos, toujours menaçant, ses mains, menottes aux poignets de la musicienne, une prison bloquant son corps. Comme si cela était nécessaire pour l’empêcher de fuir. Tous deux le savaient mais Lou savait aussi que son bourreau ne ratait jamais une occasion pour assurer son ascendant sur elle. Et alors même que son futur était incertain, l’allemande aimait cette contrainte, ce joug infinie qu’il avait sur elle, elle lui mangeait dans la main. Derrière cette barrière de force, la pianiste y voyait une étreinte, son corps contre le sien, son odeur, le souffle de sa respiration, tout ce qu’il lui envoyait sans le savoir suffisait à son plaisir, qu’importe la sentence qu’il déciderait de lui faire subir s’il ne croyait point en ses mots d’innocence.

Elle tremblait oui, une excitation sournoise, attendant finalement les coups qui lui allumaient ce feu dans ses reins. Ses doigts dans sa chevelure, la poigne pour redresser sa tête, Lorel’ se laissait faire, aussi molle que du beurre, comme l’aliment, elle était en train de fondre. Se souvenant d’une scène similaire mais impliquant un lit et une position un peu plus horizontale. Des mots soufflés à son oreille qui n’avaient pas plus de sens que tout ce que Duncan avait pu dire auparavant mais qui visiblement lui ôtait la faute à elle. Bien qu’elle n’ait pas de frère et ne comprenait donc pas de qui parlait le vampire ou s’il faisait référence à une œuvre, une situation. Il parla ensuite de l’incompréhension des autres quant à leur relation et elle ne pouvait qu’être d’accord mais elle se tut encore, une approbation muette de sa constatation qui était la source de la colère du brun. Oui les gens parlaient et cela ne lui plaisait donc pas. La porteuse du virus saurait s’en souvenir pour ne plus jamais se retrouver dans cette situation. Brutalement son tortionnaire relâcha toutes les prises qu’il avait sur le corps de la demoiselle qui resta un moment prostrée. Elle ne bougeait plus, ne parlait plus, ne pensait plus. Le sang redescendait lentement dans ses mains lui provoquant le phénomène dit des fourmis, on ne peut plus désagréable. Armée d’une patience infaillible Lou attendait. Un nouveau geste, une parole de la part de son maître. Ce mauvais quart d’heure signifiait-il une pluie de torture violente sans cette part illusoire de tendresse ou bien Duncan ferait-il preuve de cet amour que Lorel’ voulait voir à son égard et chercherait à se faire pardonner des mauvais traitements qu’il venait de lui infliger sur de sombre suspicion. Son cœur restait meurtri de ce manque de confiance envers elle, comment pouvait-il douter de son attachement, des sentiments qu’elle éprouvait à son égard.

L’ordre vint plus rapidement que ce que l’allemande pensait, elle se recroquevilla un peu dans le but de se redresser, ses mains toujours douloureuses à cause du manque de sang et des égratignures qui décoraient de façon morbide ses paumes. Cependant la belle n’avait pas esquissé l’ombre d’un mouvement que la poigne de fer de son compagnon nocturne la soulevait presque de terre. Ses jambes flageolantes la portaient à peine et le froid qui lui lécha la peau quand Duncan eu finir de lui retirer sa veste n’arrangea rien à son équilibre précaire, rejoignant le plan bancal de sa santé mentale. Simplement vêtue d’un jean slim et d’un débardeur de la même couleur, Lou sentit le casque des ténèbres lui tomba dessus d’un seul coup. La musicienne eu un mouvement, celui de croiser les bras sur sa poitrine pour retenir sa propre chaleur mais encore une fois Thunder ne lui laissa pas le temps de s’exécuter. Loreleï n’aurait pas parlé de tendresse mais en tout cas il lui prit délicatement la main pour continuer leur chemin, s’enfonçant toujours plus profondément dans les entrailles de la ruine qu’ils visitaient. La blonde serra les dents pour retenir une exclamation de douleur. De sa main libre, la jeune femme effaça les traces de l’eau salée qui avait coulée sur ses joues. Les secondes s’égrainaient dans le sablier du temps, et le couple s’aventurait toujours plus dans les ténèbres, l’appréhension grandissait dans le cœur de Lorel’ qui ne savait plus à quoi s’attendre. Caresses au gout de miel ou mots venimeux. Un mélange des deux qui n’étonnant pas l’esclave finalement habituée à être traitée de la même façon qu’une marionnette que l’on fait danser à sa guise. Lou, elle se retrouva en un simplement mouvement plaquée contre un mur, sans possibilité de s’échapper alors qu’encore une fois elle n’en avait de toute façon ni les capacités, ni la volonté.

Duncan qui avait annoncé n’avoir déjà que trop parlé se colla rapidement contre son corps. Ecrasant ses reins contre le mur de briques, ses seins contre son torse. Très vite, il captura ses lèvres en plus de son corps. Ce simple contact fut suffisant pour que la cyprine se manifeste dans les sous-vêtements de la demoiselle, aider en fin de compte par tout ce qu’il s’était passé jusque là. Baisés papillons, la gourmandise de la bouche du vampire s’éveillant seulement. Il descendit sur sa nuque, supplice infinie pour Lorel’ qui adorait plus que tout au monde cette sensation qui fini d’embraser ses sens. L’impression de perdre connaissance, la porteuse du virus se noya un moment dans ce bonheur éphémère. Attendrait-elle qui Duncan mène la partie de bout en bout ou pousserait-elle le vice. Oui chercher la torture, lui plaisait nettement plus. Il n’y avait rien de comparable à subir les foudres du vampire, et la blonde avait eu assez de temps pour découvrir comment exacerber son gout pour la domination alors qu’elle savait on ne peut mieux jouer à l’esclave. Cependant sa naïveté s’envolait pour faire place à une femme amoureuse, possessive et sachant parfaitement plaire à son homme. Une part de la jeune femme cherchait aussi à lui faire payer les coups infligés sans raison, alors que c’était sa confiance à lui, sa confiance en eux qui avait vacillée. Ses doigts s’engouffrèrent dans la chevelure d’ébène pour s’y agripper violement, tirant vainement dessus pour écarter les lèvres de sa peau brûlante alors même que chaque moment passés loin de son maître la faisait mourir à petit feu. Son autre main monta au visage du brun pour le griffer, enfonçant ses ongles dans sa peau pour le repousser. Avec sa faible force la pianiste n’arriverait à rien mais elle cherchait principalement à prouver sa volonté de rébellion. D’un courage venu de nulle part, Lou s’exprima.

« Non ! Je … je veux … des excuses… »

Affront suprême pour une révolution vaine et sans espoir et si au fond la porteuse du virus aurait aimé entendre l’homme qui détenait son cœur reconnaître qu’il avait eu tord de douter d’elle, d’eux. Elle savait aussi qu’il aimerait lui faire payer ce geste et ces mots. Ce qui Lorel’ voulait au plus profond de son âme. Masochisme assumé. Pousser son maître à faire montre de sa supériorité serait pour la belle dix fois plus aphrodisiaque qu’un mot dans le cou. Mais bien moins qu’un mot d’amour évidemment, seulement de ce côté, Lou n’avait aucun espoir, aucun. Deuxième salve de griffure au visage. La musicienne énervait la bête, cherchant cette douce violence qu’elle aimait tant, seul moment où elle se sentait pleinement vivante, digne d’attention. Elle ne serait jamais plus que l’amante docile, l’amusement de Thunder mais au moins là il s’occupait d’elle, peu lui importait que cela soit de façon ignoble. Ne lui avait-il pas apprit à apprécier la cruauté à sa juste valeur, et bien elle se montrerait élève exemplaire de ce professeur particulier. Perdant tout sentiment de peur, ce furent le désir et l’excitation qui prirent rapidement le pas sur le reste. Attendant avec une flamme ardente de recevoir une punition digne de ce nom après cet acte de désobéissance, l’allemande esquissa une troisième attaque, poussant la provocation encore un degré plus loin, totalement enivrée par cette sensation de fausse puissance.

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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Sam 3 Mar - 5:07

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« Non ! Je… je veux… des excuses… » La luxure avait peu à peu vicié la chair du vampire, dévorant son envie avec ardeur, poussant ses gestes à se faire plus incisif. Ses poignes puissantes s’étaient appliquées à repousser avec force chacune des attaques que la jeune femme avait pu lancer sur son visage, quelques griffures éphémères qui s’évanouirent dans le sillon de rage qui l’étripa lorsqu’elle formula ces simples paroles. Des mots murmurés, suppliés, qui cachaient – qui sait – une toute autre demande. Un double sens que Thunder n’était pas à bien d’entendre, les mots de son esclave faisant violence au fond de son esprit. S’excuser… Il n’en avait pas même le sentiment, qu’est ce qu’elle pourrait ressentir à ce qu’il lui susurre des mots vides ? Les trahisons que son éternelle existence avait posées sur sa route lui éclataient à nouveau au visage. Le regard inquisiteur et diabolique de son éternelle hantise revenant au grand galop. Elle venait à nouveau de tendre la corde raide, qui sait, persuadée d’attirer l’attention de son bourreau comme elle l’aimait, inconsciente qu’elle était. Misérable humaine qui n’avait aucunement conscience des tourments qui l’attendaient dans les desseins que le Diable esquissait pour elle, qui n’avait aucune idée de ceux qui perdaient Duncan dans une folie sans nom. Le bourreau et la poupée docile avaient disparu, ne restaient qu’un être sanguinaire et une proie dont l’irrespect vrillait encore ses tympans. Vieilles bravades qui éveillaient le bacchanal de son passé, l’amenant à sentir à nouveau la rage palper dans ses veines, son cœur manquer un battement. C’était l’instinct de survie. L’instinct de survie qui avait engendré cette rage au sein du vampire, qui éloignait les fantômes de son passé en le poussant à devenir le piètre esclave de la rage qui assombrissait ses yeux. D’une poigne de fer, il s’empara de la gorge de son objet, la plaquant violemment contre le mur froid, serrant, serrant avec encore plus de force sa trachée dans l’espoir de la sentir mourir à petit feu, lui faire ravaler les inepties qu’elle avait osé formuler à haute voix. Quand bien même elle pouvait espérer un jour avoir un esclave à ses pieds, elle n’avait aucune humilité à attendre de sa part. Jamais. Jamais plus. Là où l’amertume sommeillait, la bête ne souhaitait y retourner, et c’était cette force à évincer ces minables côtés de son existence qui le faisait agir maintenant. Sa poigne se resserrant assez pour qu’il sente les artères de la jeune femme battre contre ses doigts, le bourreau la fixa intensément en train d’agoniser, observant le moment fatidique où elle menacerait de basculer. L’instant où il faudrait que sa poigne se fasse moins incisive. Cessant de s’appliquer à l’étrangler, sa poigne la tira avec sévérité, la forçant à rejoindre le sol dans un fracas inhabituel pour un endroit aussi vite, tandis que le corps rendu docile de l’esclave s’écrasait contre les restants d’un ancien bureau de bois, désormais réduits à quelques déchets par la force de l’impact.

D’un mouvement, il fit volte face, la provocation de l’humaine tournant en boucle dans sa tête, énième brimade parmi toutes celles qu’il n’avait que trop souvent reçues. Celles de Lockwood venaient paralyser son cerveau, papillonner dans ses synapses. Elle était morte ! Morte, morte ! Et cette abrutie réduite à ramper par terre n’avait fait que taquiner l’assassin qui dormait encore, se détestait tout autant qu’il s’idolâtrait. Il s’était débarrassé de son pire cauchemar, et de l’objet de toutes ses passions les plus ancrées. « Des excuses ?! Tu veux des excuses ? » Ton affreusement maîtrisé, d’une froideur qui suintait désormais dans tous les murs de l’endroit, et à peine eut-elle esquissé un mouvement pour donner un signe de vie, qu’il lui accorda une nouvelle salve d’attentions, dans un coup du pied placé entre les côtes de l’humaine, la remettant à sa place, au milieu des résidus de bois qui jonchaient le sol de l’endroit. Il fallait qu’il se reprenne, il le savait, sans quoi, cette haine la réduirait à une mort certaine et bien que ce soit le cadet de ses soucis, il n’avait aucunement l’intention de perdre un si précieux joyeux dans sa collection d’asservis en tout genre. Lorelei était… particulièrement en bien des points, avec une certaine docilité qui avait toujours su apaiser les derniers suppliques de son existence humaine qui pouvaient ressurgir dans son présent. Rejoignant les débris de bois, il s’accroupit pour rejoindre son jouet, empoignant avec force sa tignasse blonde pour la forcer à se relever. « Je n’ai pas tué ce… misérable vermisseau… malgré toutes ces accusations qu’il a osé me faire… Alors personne ici ne mérite d’excuses ! » Vaine tentative de reprendre le contrôle, paroles soufflées entre ses mâchoires crispées par la rage qu’il contenait, celle là même qui avait à nouveau envoyé Lorelei s’écraser avec force contre un mur, la sonnant légèrement probablement. L’espace d’un répit pour la jeune femme, il s’écarta d’elle, se laissant aller à faire les cent pas dans l’entrepôt abandonné, recueil de cette folie égrenée depuis tellement d’années, éveillée par quelques petits mots susurrés à son oreille par sa si fidèle servante. « Toutes les mêmes… toutes ces minables humaines. Des traîtresses… menteuses. Vous en avez jamais assez ! » Lui revenaient à l’esprit les images diaboliques de Tara dans les bras d’autres, ouvrant ses cuisses à tous les passages clandestins, catin qu’elle était. Qu’elle avait toujours été. Emprise dialogique qu’elle avait encore sur lui, sur son esprit qui se perdait dans des tourments que la docilité de Lorelei auraient du endormir, apaiser. Dépendance viscérale qu’il ne comptait pas s’avouer, dépendre d’une humaine en de telles circonstances ne semblait pas lui sied. C’est ainsi qu’il se forçat à rester sur place, cessant tout mouvement, silencieux pour de longues secondes. Le temps de se grimer de l’habituel Duncan, celui-là même qui avait si souvent fait face aux charmes pervers des affres de l’existence. Celui qui contrôlait tout, taisait ses ressentiments pour l’acidité des remarques amers, esclavagismes sadiques. Il revint vers Lorelei, reprenant une position initiale en s’accroupissant dans son dos, elle, toujours réduite au sol, paralysée par ces sentiments qui ne l’atteignaient, lui, plus depuis des lustres. Ceux qui teintaient parfois la saveur du sang de ses victimes, suintant à travers leur pore sur leur peau laiteuse.

Saisissant le bras de la blonde, il l’amena à se redresser, à genou son dos contre son torse, un soupir forcé par une soudaine prise de conscience venant rompre le silence qui s’était initié depuis de longues secondes déjà. Cette haine le bouffait jusque dans des situations où il avait toujours été le maître de cérémonie incontesté, noble par sa maîtrise, bien qu’implacable comme souvent. Sa main repassa sur le front de Lorelei, essuyant le sang qui s’échappait d’une plaie ouverte au coin de son front, avant de glisser dans ses cheveux pour les dégager de la voie vers son oreille. Il ne laissa d’abord que sa présence venir vriller les tympans de la jeune femme, calmer le rythme cardiaque effréné dans lequel il l’avait sentie partir. « Je sais que tu as aimé ça… » Murmures au creux de son oreille, formulés avec un sourire en coin de ses lèvres, celles-ci venant charmer la peau de son cou. Sinueuse, aventureuse, sa main libre vint caresser le creux de son cou, avant de s’engager dans des méandres perdus dans l’obscurité ambiante. Son corps tout entier, secoué de quelques frissons qui ne faisaient que rapprocher leurs passions réciproques. Morbides, tout autant l’une que l’autre. D’une délicatesse assassine, ses caresses vinrent stagner au creux de son bas ventre, charmant un instant le tissu de son habit avant d’entrer en contact avec la chaleur de sa peau, son corps tout entier se faisant secouer de supplications paradoxales. Son emportement avait su éveiller une certaine peur chez l’humaine, qui exacerbait à présent son désir et sa passion, tous ses sens étant mis en éveil par la douleur qui traversait son corps. Dans leur élan, ses caresses se firent plus entreprenantes, s’emportant dans cette fougue qu’était sienne, remontant le long du buste du corps humain pour venir apprécier les formes généreuses de la poitrine de son esclave, emportant dans son sillage le vêtement qu’elle portait, laissant le reste de sa peau sensible au froid environnant. La serrant contre lui dans l’objectif de sentir le moindre de ses émois éveillé par l’excitation qui la prenait, il revint abattre ses lèvres contre le cou de Lorelei, y déposant des baisers de plus en plus gourmands, entreprenant sur sa peau tout autant que l’était sa main sur ses chairs. Résultantes passionnelles de cette colère qui s’était emparée de lui, faisant passer par ses mains lubriques à présent, l’envie qui lui dévorait les chairs, jusque dans celles de l’objet de ses désirs, celle qui avait toujours été aussi docile et impuissante pour lui résister.

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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Dim 11 Mar - 18:57

Citation :

    Mes amis. L’heure est grave. Je m’ennuie fermement. Habituellement, quand je me sens si oppressé, je passe des heures devant les Frères Scott. Seulement je me suis avalé toutes les saisons ! Bien sûr que non. Inventif, je n’ai pas besoin de ces fictions mielleuses inventées par le gibier pour me distraire. Je suis bien au dessus de cela. Aujourd’hui, avec cette porteuse du virus particulièrement fourbe, nous allons vous présenter un jeu promettant d’être très intéressant. Il s’agit d’une loterie des pathologies.

    Schizophrénie, Paranoïa, Pyromanie, Kleptomanie…
    Des troubles mettant en avant des comportements, des traits et des attitudes présents chez la majorité des êtres humains. Des caractéristiques normales, à première vue. Pathologiques lorsqu’elles sont de très forte intensité, de très forte fréquence, perturbant la vie de chaque individu, générant une souffrance dont je me nourrirai hahahaha.
    Braves gens, venez piocher votre petit papier. Qu’y a-t-il d’inscrit ?


      Lorelei : Hyperactive: Tu ne peux plus t’empêcher de remuer les mains, les pieds, de te tortiller dans tous les sens. Tu as un sentiment d’impatience motrice, c'est-à-dire que tu es absorbé par le désir de courir et de grimper partout. Il est particulièrement difficile, pour ton interlocuteur, de contenir ton attention. Tu parles beaucoup trop et l’interrompt sans cesse, répondant à chaque question avant qu’il ne finisse de la poser, ne pouvant pas être dans l’attente.


      Sur ce, je vais m’affaler sur mon canapé et contempler le spectacle. Plus prometteur qu’un film à l’eau de rose, j’en étais sûr !

        Sur ce, amusez-vous bien mes chers petits,

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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Dim 11 Mar - 22:05

La réaction de Duncan ne se fit pas attendre et à peine Loreleï avait-elle entamé son troisième mouvement pour atteindre le visage de son maitre qu’une main se refermait sans aucune délicatesse autour de sa blanche gorge. Comprimant les chairs, empêchant l’air de faire son chemin jusqu’à ses poumons. Et pourtant la sensation de plaisir qui envahie la jeune femme était en totale contradiction avec la peur ou simplement l’asphyxie qui aurait dû prendre le pas. Mais pour la blonde c’était jouissif, et surtout le but même de sa manœuvre. Les conséquences, oui voilà ce qu’elle voulait. La morsure de la douleur. Les marques des coups, bleus ou autres stigmates, preuve de son étreinte passionnelle avec Thunder. Preuve de son amour pervers dont Lorel’ s’abreuvait sans plus aucune modération. Modelée pour aimer et en redemander. D’un certain point de vue, la musicienne était un chef-d’œuvre, exacerbant le moindre de ses traits de caractère pour assouvir les pulsions narcissiques de son maître. Devançant ses envies avant qu’il ne les exprime. Elle affichait ainsi tout l’amour candide qu’elle lui portait sachant pertinemment que le sentiment n’était pas mutuel mais se berçant d’une réalité illusoire, qui l’aidait aussi à supporter l’atroce vérité.

L’oxygène commençait maintenant sérieusement à lui manquer et ses bras furent victimes de spasmes musculaires montrant que si son tortionnaire ne relâchait pas bientôt la pression, Lou succomberait, morte. Elle ferma les yeux pour se laisser aller à cette sensation d’extase proche de la jouissance sexuelle, chaque nerf à vif, chaque cellule de son corps réceptive à cette épreuve lui provoquant un plaisir inexplicable. Pourtant la porteuse du virus sentit que les doigts enserrant son cou s’écartèrent sensiblement pour qu’avec puissance, son maitre l’envoie rejoindre le sol. Son corps butta contre des morceaux de bois que Lorel’ ne parvint pas à identifier, trop occupée à reprendre sa respiration alors que l’air reprenait possession de ses poumons à une vitesse fulgurance. Les liquides corporels de la jouissance coulaient toujours entre ses cuisses, le moindre de ses sens désormais à la merci des tortures qui l’attendaient et donc chacune lui procurerait plus de bien être que la plus délicate ou sensuelle des caresses.

La voix de Duncan résonna dans l’entrepôt, du moins c’était ce que l’allemande imaginait comme endroit. Vide où le moindre bruit lui vrillait les tympans. Il lui confirma qu’elle avait visé juste en demandant que son bourreau s’excuse. La jeune femme esquissa l’ombre d’un sourire de satisfaction en espérant que le vampire ne verrait rien à cette petite victoire. Elle regretta simplement qu’il ne sache pourquoi exactement la belle aurait aimé entendre un pardon, mais sachant que son maître ne pouvait même pas commencer à imaginer les tourments qui l’habitaient à chaque instant où il ne se trouvait pas à ses côtés, Lou ne lui en tint pas rigueur. Elle voulut se relever et ramena ses coudes sous son corps mais ce mouvement fut accueilli par un coup qui de par sa position lui coupa encore une fois la respiration. Visiblement le brun était très en colère, ce qui promettait une longue soirée mais les choses ne seraient pas si faciles pour lui. La pianiste n’en avait pas l’air mais elle aussi connaissait le jeu et arrivait toujours à mener son tortionnaire où elle le voulait, comme il le lui avait appris. N’avait-elle pas obtenue une strangulation avec un simple mot. De ses doigts s’infiltrant dans sa chevelure sans aucune délicatesse, Lorel’ s’imagina est geste de tendresse. Finalement vivre et évoluer dans les ténèbres avait certains avantages. Le monde extérieur pouvait être ce qu’elle voulait. Ici la demoiselle était une poupée de chiffon ce faisant malmener par un homme qui n’aurait pas pu moins se préoccuper de son bien-être. Dans son monde ils étaient un couple atypique aux jeux dangereux.

Une nouvelle fois Duncan parla de ce ‘il’, de cette personne qui s’inquiétait de ce qu’il se passait entre le vampire et la blonde. Mais sans jamais révéler son identité. Loreleï serra et desserra ces points d’impatience d’en savoir plus et de vouloir passer à autre chose. Elle n’avait pas besoin d’entendre qu’un de ses amis avait risqué sa vie pour vouloir protéger la sienne. Par la faute de qui Thunder s’était montré mécontent de sa création et qu’il lui avait fait croire qu’il ne l’aimait plus. Et par-dessus tout parce qu’il ne comprenait toujours pas pourquoi Lou avait demandé des excuses. Trop absorbé par d’autres pensées. Cherchant à atteindre le poignet qui la tenait à moitié redressée, la porteuse du virus partie à la rencontre du mur le plus proche. Son épaule craqua sous l’impact et son front percuta le béton. Une goute de sang perla de l’égratignure et coula le long de sa tempe. La musicienne reprit doucement ses esprits, elle tentait de se concentrer pour savoir où se trouvait le brun. Qu’allait-il lui faire ensuite, cette histoire d’un corbeau délateur allait-elle ruiner leur nuit. Elle espérait bien que non et que très vite elle pourrait sentir les lèvres de son bourreau brûler sur son épiderme. Cette simple pensée eu le don de lui provoquer une piloérection, d’anticipation. Cependant les mots que prononça le vampire dans ses réflexions personnelles rencontrèrent le mur de la colère de Loreleï qui avait une sainte horreur d’être comparée aux autres. Non il ne fallait qu’elle dans la vie de Duncan, son vampire, son maitre, sa chose. Une bravade silencieuse qu’elle se promit de lui faire payer un jour, si lui n’était pas aveugle il aurait pourtant été plus qu’agréable que Lorel’ soit la seule qu’il voit. Encore un rêve qui le resterait à jamais.

Bientôt il fut de nouveau à ses côtés, arrivant encore une fois par derrière, comme s’il n’arrivait pas à lui faire face. La demoiselle eue du mal à rester immobile, à feindre une peur qu’elle ressentait certes mais pas pour les bonnes raisons. Sans compter sur son étrange besoin de bouger, de se manifester. Attirer l’attention de Duncan, remplir son univers avec ses mains, ses mots, son odeur, être son monde comme il était le sien. Sans le vouloir il essuya le sang qui coulait toujours de la plaie qui était en fin de compte plus profonde que ce que pensait la pianiste, son souffle près de son oreille et son cœur battant la chamade étaient les seuls bruits de l’endroit. Il lui murmura des mots qui trouvèrent un écho dans l’esprit torturé de la jeune femme. Tremblante d’excitation, elle le laissa explorer sa peau de sa main gourmande qui ne perdit pas de temps pour se faufiler sous son vêtement offrant sa poitrine à toutes les caresses. La bouche de Duncan retrouva son cou laissant à chaque assaut une preuve de son passage. En temps normal, l’allemande aurait pu rester des heures à subir ces tendres tortures mais ce soir n’était pas comme les autres. Elle voulait s’affirmer pas comme une esclave, une humaine parmi toutes celles qui foulaient le sol de Salvation, mais comme l’unique. Un rire pervers et malsain passait la barrière de ses lèvres alors qu’une main toute aussi aventureuse que celle du vampire passait entre leur deux corps pour trouver l’entrejambe du brun et le saisir avec fermeté et une délicatesse subtile.

« Haha haha…Bien sûr que j’aime, je suis comme tu m’as fait faite… »

Son autre main de faufila dans les cheveux de Thunder les agrippant sans ménagement mais cette fois sans volonté de l’éloigner d’elle, bien au contraire. Offrant sa chair à plus d’emprise sur sa gorge elle pencha la tête sur le côté alors que de ses doigts délicat elle flattait la virilité du brun à travers ce pantalon dont le tissu devenait agaçant. Une agitation certaine s’était emparer de la jeune femme et cela s’en ressentait dans ses gestes saccadés qui ne perdait rien de leur sensualité. Pourtant à un moment, cherchant encore la punition qui suivrait sans aucun doute, elle serra plus que de raison et aussi bien que les vêtements de Duncan le lui permettaient les testicules de ce dernier. Elle ne souhaitait pas spécialement à lui faire mal mais seulement à lui faire comprendre que ses prochaines paroles méritaient toutes son attention et qu’elle se moquait bien des représailles, mais cela ce n’était pas nouveau.

« Mais ne dis plus jamais que je suis comme les autres. »

Ni une supplique ni un ordre, juste une affirmation de sa position. Lorel’ était consciente du fait que malgré la jalousie qui la rongeait et ses songes de femme amoureuse elle ne serait jamais maitresse du cœur du vampire mais elle refusait de le partager, de partager sa place unique. Sa seule poupée, sa seule chose, la plus obéissante, la plus malléable, la plus douce ou même sensible. La blonde refusait d’être ranger avec les autres humaines ou créatures peuplant cette Terre. Sa différence physique ou son caractère ne trouvait pas d’égal et n’en aurait jamais. Aussi même si cela lui vaudrait d’autres coups, que par ailleurs elle attendait avec une impatience dérangeante pour les mœurs, elle ne pouvait laisser Duncan l’insulter en la noyant dans la masse. Ceci dit, elle relâcha la pression et reprit ses assauts romantique comme si de rien n’était, refermant de son côté la parenthèse.

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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Dim 18 Mar - 3:46

surrender, i enjoy your madness
LORELEI B. HALLBERG & DUNCAN J. THUNDER
Aventure au goût de miel, dont les arômes charriaient sa gorge, ses instincts vampiriques avec force. Si familière, si surprenante à la fois. Paradoxale et pourtant fidèle à elle-même. Lorelei. L’exutoire idéal, réceptacle de ses douleurs enfouies tout autant que de ses plus intimes peines. Nul besoin de mots, elle était, qui sait, la seule à pouvoir décrypter l’infime frontière entre douleur et salvation. Des tourments qui l’agitaient pour l’éternité, créature diabolique qu’il était devenu, maître de sa vie, dérouté par les souvenirs brumeux des misérables sentiments que l’humain avait pu ressentir. Résidus d’une existence qui le hantait, tiraillait, torturait continuellement à longueur de journée, sous chaque seconde de chaque interminable minute. Un feu ardent plaqué contre sa peau, sous ses chairs, qu’il voulait ô combien pouvoir faire ressentir à une seule personne. Elle. Sirène d’un autre genre, dont l’appel incessant le suppliait de la réduire aux hurlements d’une jouissance particulière. Avides de la chaleur du corps fin de la belle, ses mains se perdaient dans ces plaisirs inédits desquels il devenait chaque fois plus dépendant. Un certain besoin de semer le chaos dans un esprit, réduire en pièces informes d’un puzzle complexe la personnalité d’un gibier. La vider de sa substance initiale pour la remplir d’une toute autre. A des fins inconnues, celles de la faire devenir sanguinaire comme il l’était, celles la posséder pour l’éternité. A travers la fragrance de l’humanité, ou à travers les suaves saveurs de l’éternité. La rage meurtrière éveillée en son sein s’était à présent apaisée, soulagée par les sursauts, suppliques du corps féminin. Charnel qui éveillait sa gourmandise, sa faim, ces pulsions de luxure qui inversaient complètement les tendances mises en place dans ces dernières secondes. Celles pendant lesquelles il s’était senti perdre pieds, contrôle, devenir esclave des effrois de sa ténébreuse existence. Trop de siècles, une vie qui en avait transcendé bien d’autres, trop ; peut-être. L’humain était décharné, au profit d’une bête instable tout autant qu’insatiable. Tel une lapine piégée entre les serres du rapace venu la ramasser, il sentait son corps s’agiter dans sa poitrine, faire affluer son sang à sa carotide, ses veines faire palpiter sa peau. Fins sursauts auxquels peu apportaient attention, signaux de vie qui attiraient indéniablement les azurs de Thunder à caresser le laiteux épiderme de l’humaine. Si ses lèvres avaient déjà goûté avec le même appétit que toujours, le goût salé des émanations de son esclave, mélanges subtils de plaisirs divers, et craintes difficilement feintes, une toute autre envie l’assiégeait à présent. Forçant sa patience à durer, l’amenant à se faire bataille sans même qu’il ne s’en rende compte. Jamais sans doute, il n’aurait été capable de savoir s’il était prêt à se maîtriser pour la garder en vie, une fois, lorsqu’il avait planté ses crocs dans la chair rougeâtre de sa si douce poupée. Dans cette infime intimité les séparant, c’était pourtant sa main, toujours siégée à divers endroits de son corps, qui se faisait la plus aventureuse. En quête de ces si familières courbes, prêtes à éveiller les désirs les plus primaires de son humaine. La sensation de la dentelle de son sous vêtement, plaqué contre sa poitrine, n’était pas étrangère, dessous auxquels il n’avait jamais attaché tant d’importance, grimage d’apparat qui ne faisait que masquer l’impulsion du naturel, du corps dénudé. Devenue une experte de ses doigts, trouver le cœur de ses désirs fous n’avait pas été une tâche trop compliquée pour elle et c’est un sursaut certain d’une fébrile appréciation qui s’empara de lui, ralentissant sensiblement ses caresses suaves sur cette peau blanche. Encore et encore, profiter de cette douceur contre ses doigts rendus rugueux par le temps, ces années imposées à son corps tandis qu’elle restait encore, la sensible esclave du temps. Prémices de jouissance qui se transformèrent rapidement en sièges de règlements de comptes, à mesure que les caresses délicates de Lorelei se faisaient plus incisives. Mordantes, prenantes sur ses chairs les plus intimes. Joyaux dont elle avait si souvent profité, trop souvent pour profiter de ses armes sensuelles pour le charmer et le faire déchanter.

Dans un râle rauque, venu se perdre au creux de la gorge fine de son esclave, il se contenta d’une réponse silencieuse, répit de courte durée tandis que ses élans fiers de vengeance certaine, ne se taisaient jamais. Qu’importaient les circonstances. L’instant à briser. Tout n’était qu’éphémère dans l’éternité de son existence, il n’avait été que trop souvent confronté à ce fait pour l’ignorer, même maintenant. Quand bien même, la seule chose qui lui collait à la peau, restait l’irrespect puant que certains ingrats avaient pour lui. Sa main froide venant saisir la maîtresse de ses tourments intimes, il suivit les derniers mouvements sinueux qu’elle eut le droit de faire contre son désir. Derniers cadeaux permis, frontières à nouveau posées à sa liberté pour surveiller la moindre prise de pouvoir qu’elle pourrait à nouveau tenter. Ordonnatrice implacable, la main froide de Thunder obligea celle de Lorelei à quitter son œuvre bienfaitrice, la plaquant avec sévérité contre le sol glacial que l’entrepôt vide leur offrait. « Ne pense jamais que je suis comme les autres… » Forme de prière susurrée dans leur intimité, dans le vent alentours, livrée au silence de l’endroit. Une certaine rage tordait ses mâchoires à cette remarque, tout autant qu’un certain plaisir à la simple idée de l’avoir sentie prendre prise sur un infime instant de la situation. Pas avec lui. S’il était le modeleur de son avenir, le moindre signal d’une potentielle trahison la mènerait à sa potence personnelle. Il le savait, et il espérait quelque part, qu’elle n’oublie pas cette condition. En avertissement silencieux, les doigts puissants du vampire vinrent renforcer leur prise sur les doigts si experts de sa poupée. Ces œuvres d’art toutes particulières qui faisaient vivre cette musique enchanteresse qu’elle domptait avec aisance. Pianiste qu’elle était, handicapée aux doigts réduits en charpies elle pouvait devenir à tout instant. Les premières manifestations de rébellion ne retinrent en rien l’étau de sa main de se refermer encore plus sur ses os. Misérables exposés à sa force. Il les sentait s’assouplir, devenir esclaves malléables de son énervement passager, prêts à craquer à la moindre charge plus importante. L’esseuler loin de cette musique si vitale pour elle, reviendrait à une punition assez juste pour l’affront qu’elle avait commis… mais il n’en fit rien, dans une compassion quelconque, envie de se contenter d’avertir. Relâchant brutalement la main blanchâtre de Lorelei, il souffla au creux de son cou, calme après la tempête. Ou avant ? Car le répit ne fut que de courte durée, avant que Thunder ne la retourne de sa force, avec une facilité déconcertante pour que son dos se retrouve à s’étaler avec fracas contre le sol. Fauve aux gestes pleins d’agilité, il vint empiéter sans la moindre retenue dans l’espace intime de son gibier, une main plaquée à côté de son visage, l’autre, trouvant sa place sur sa taille pour la retenir. Lent, patient, prêt à saisir l’instant, il laissa son corps venir se lover contre celui de son esclave. Dans de multiples tortures calculées avec précision, il darda le corps de la belle avec le sien. D’impressions de contact, en quelques caresses plus insistantes, jusqu’à ses lèvres froides venues tenter celles, rosies, de Lorelei. Un souffle pour les séparer, une caresse infime, l’impression d’un baiser à venir. « Nous sommes différents des autres… » L’explication de leur incompréhension, la raison de cette folie dévorante qui le prenait. Cette emprise qu’elle s’était trouvée avoir sur lui, maîtresse quelque part, tout autant que simple esclave. Un cauchemar de complexité. Une main doucereuse de la sangsue vint flatter la joue de sa chose, caresse du bout des doigts, alors que les azurs de Thunder se plongeaient dans ce regard sans lueur qu’il connaissait par cœur. Comme dans l’espoir d’y lire une réponse infime, muette. « Je fais battre ton cœur, si vite… » Paroles lâchées dans un ricanement presque dédaigneux, le Thunder maître de tout ayant repris sa place, bloquant toute rébellion potentielle. Son visage trouva sa place au creux de son cou, son odorat humant le parfum de son sang sous sa peau, exacerbant ces instincts bestiaux. Un chant, une sérénade à laquelle il ne pouvait pas résister. La veine étant son unique maîtresse, cette dominatrice qui faisait taire tout chez lui, si ce n’est l’envie. De plus, toujours plus, la posséder avec ardeur tout autant que la déposséder de tout ce qu’elle pouvait avoir à elle. Et c’est sans le moindre ménagement qu’il céda dans les bras de Lorelei, un souffle la caressant encore, infime retenue, avant que les crocs assassins de son bourreau vinrent déchirer sa peau et les muscles de son cou, à la recherche de cette subsistance délicate et pourpre.

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Loreleï B. Hallberg
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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Mar 20 Mar - 21:57

Si Loreleï avait cru une seconde que Duncan laisserait cet affront passé, elle se serait gravement trompée mais connaissant son maître elle n’attendait que cela, qu’il réagisse et la punisse comme il savait si bien le faire. Se rendait-il compte à quel point, il ne faisait qu’assouvir ses désirs en agissant de la sorte, l’aveugle en doutait sincèrement mais ne fit rien pour arrêter ses caresses contre la virilité du vampire quand celui-ci joignit son mouvement aux siens. Non pour guider sa main experte qui savait comment et où toucher le brun pour le perdre lui aussi dans le tourbillon des plaisirs sensuels. Cependant, le répit fut de courte durée et très vite il enlaça ses doigts à ceux de la musicienne, non pour augmenter la pression, pour diriger ses gestes comme on l’aurait fait pour un vulgaire pantin mais pour enfin reprendre la main supérieure dans cet échange. Lorel’ ne lutta pas. Elle n’en avait ni la force ni l’envie et ne broncha même pas lorsque sa peau rentra en contact avec le sol poussiéreux de ce nid pour leurs ébats. Elle savoura au contraire le mimétisme de ses paroles dans la bouche de Thunder. Cela ne signifiait pas qu’il avait compris pourquoi la blonde le lui avait dit mais elle aima le fait qu’il se déclara unique à elle et son univers. Il n’avait pas son pareil, personne ne pouvait l’aimer de la même manière, ou prétendre comparer à l’attachement que la pianiste lui portait. Et par ailleurs elle ne lui cherchait pas d’égal, pas de remplaçant. C’eut été un affront pour le vampire ainsi que pour l’amour que Lou lui portait. La porteuse du virus ne résista pas non plus quand la prise de Duncan sur ses doigts s’accentua, faisant monter la douleur dans son bras et bien évidement sa main. Seul son rythme cardiaque indiqua sa peur et une quelconque rébellion corporelle, car que ferait une musicienne sans ses doigts. L’allemande avait fait de son handicape un don et un gagne-pain. Son piano, sa seule folie, un moyen pour elle de supporter la solitude, le désespoir et tant d’autres émotions négatives. Un exutoire peu commun à Salvation mais qui s’il n’existait pas aura eu sur sa conscience une dégradation mentale et physique de la jeune femme. Mais elle ne fit rien, subissant la punition avec appréciation bien que cela mit en danger l’ensemble de son futur, plaçant ce dernier entre les mains du brun, au propre comme au figuré.

Sa lèvre inférieure entre ses dents, seule preuve de son agitation intérieure en plus de sa pompe aortique. Alors qu’une nouvelle fois son corps tressauta sans son accord face à une douleur intolérable mais que Loreleï ravala aussi vite en sentant que cela ne faisait qu’augmenter l’énervement de son bourreau. La demoiselle se sentait incapable de se contrôler ce qui lui faisait peur, elle devait se maîtriser pour mener et jouer le jeu de la parfaite esclave. Sans plus de délicatesse que lorsqu’il avait séparé sa main de ses attributs masculins Duncan, lâcha les doigts de la pianiste et elle souffla doucement de soulagement, sachant qu’elle pourrait continuer de jouer de son instrument, seul objet de valeur dans sa demeure. Elle pouvait sentir ses extrémités meurtries réclamer une attention médicale, le moindre mouvement lui faisant presque monter les larmes aux yeux mais la porteuse du virus n’eut pas le temps de s’apitoyer sur son sort que déjà Thunder reprenait le contrôle de la soirée et retournait Lorel’ comme une simple feuille de papier, plaquant son dos contre le sol. Presque tendre et gourmand à la fois, il l’emprisonna de son propre corps. Sa peau exposé et les nerfs à vif la position fut suffisante pour faire oublier à Lou les tortures précédentes pour des sensations pour agréables, les frottements des vêtements saisissant vivement l’attention des perles de plaisir surmontant la poitrine de la belle. La moindre action esquissée par le corps de Duncan contre le sien suffisait à faire monter l’extase, faisant oublier à la blonde l’immobilité de ses doigts, mettant en marche ceux de sa main valide. Courant sur le dos du brun sans pouvoir se calmer ou ralentir. La torture venant des couches de tissus séparant la peau du vampire de ses assauts délicats. Lui arracher ces derniers remparts la démangeait comme rien d’autre auparavant. Et pas seulement pour répondre à l’appel de la luxure. Une force inconnu la poussait à vouloir s’agiter à vouloir plus. Sa respiration puissante résonnait dans l’endroit, l’entrepôt comme le pensait Lorel’, son cœur menaçait de s’échapper de sa cage thoracique pour vouloir s’écraser avec violence et plaisir contre celui de son tortionnaire, bien que cette fois les supplices soient sensuels. Puis ce Nous prononcé dans les ténèbres envoyant tout le reste de la phrase aux oubliettes. Clé de voute de l’illusion dans laquelle l’allemande se perdait, dont elle avait besoin. Addiction, pire que tous les stupéfiants qui existaient sur Terre.

En souverain qu’il était Duncan constata qu’il était responsable des soubresauts qui faisaient onduler le torse de la belle. Oui son cœur battait fort, très fort. Résonnant dans ses tempes comme les tambours de guerre que le vampire avait d’ores et déjà gagnée. Son souffle brûlant retrouva le creux de son cou et Lorel’ ferma les yeux pour se laisser emporter par toutes les sensations que celui provoquait à la surface de son épiderme et dans une région plus au sud de son anatomie. Elle profite de cet instant pour trouver les chairs dorsales de Thunder, ôtant les vêtements qui la gênait pour accéder à ce dos qu’elle couvrait de caresses tendres. Mais alors que les canines pointues et typiques des suceurs de sang s’enfonçait dans toutes les couches de sa peau et déchirait ce qu’il se trouvait en dessous pour atteindre les vaisseaux sanguins regorgeant du nectar écarlate, Lou, elle, enfonça ses ongles dans les muscles de son maitre. Cette fois elle n’avait pas l’intention de lui faire de mal mais elle préférait crisper ses doigts et uniquement eux pour que la morsure ne soit pas douloureuse au point d’être désagréable. Car la réalité était tout autre pour la jeune femme dont le cri qui lui échappa n’offrait aucun doute quant à son ressenti. La souffrance qui brisa le silence de leurs respirations se transforma très rapidement en plaisir incomparable à la vie qui vous quitte. Les halètements de jouissance résonnaient dans la menuiserie alors que n’importe quel autre humain dit normal serait en train d’appeler à l’aide sans aucun espoir d’en recevoir. Mais pas elle, pas Loreleï. Non elle savourait se moment en remuant son bassin contre la passion du vampire, en parcourant chaque centimètre carré de peau libre qu’elle trouvait laissant à sa surface des griffures disparaissant aussitôt, sa voix plus puissante que jamais pour hurler le point culminant de son plaisir alors même qu’il était en train de la vider de sa vie, d’aspirer ce qui faisait d’elle un être vivant. Rien ne pouvait s’élever à la sensation du sang coulant dans l’œsophage de Duncan coulant le long de sa gorge, entre ses valons de chair. Cependant aussi brave et soumise qu’elle était, la porteuse du virus n’était pas encore immortel et lentement mais surement ses gestes se firent moins vifs, les arabesques qu’elle dessinait sur Thunder plus abruptes et moins profondes. La douleur dans ses doigts l’avait quitté pour une sensation de flottement proche de la perte de connaissance quand ses membres se relâchèrent totalement, s’écroulant mollement près de ses flancs.

« Duncan »

Expira-t-elle doucement comme un avertissement au malaise qui l’envahissait. Elle ne mourrait pas tout de suite mais prononcer son nom avait un attrait magique que la blonde ne s’expliquait pas. Elle ignorait s’il ralentirait son abreuvage ou s’il avait l’intention de la punir définitivement pour les affronts que l’aveugle avait commis tout au long de la soirée mais bien sûr c’était aussi cela qu’elle aimait dans la morsure. Le doute, l’obscurité. Ne pas savoir s’il irait jusqu’au bout en la vidant entièrement de son sang ou s’il s’arrêterait de justesse pour ne pas la tuer. La plaisir n’en était que meilleur car il pouvait s’agir de la dernière chose que Lorel’ ressentirait jamais. De ses derniers instants en compagnie de celui qu’elle aimait, dans son étreinte mortelle. Inutile de dire que la jeune femme préférait tout de même l’option où elle restait en vie et pouvait ainsi prolonger les jeux de plaisir et de torture qu’ils avaient commencés. Malgré tout le délice des lèvres de Thunder sur sa peau et ses dents en elle continuaient de faire leur effet entre les cuisses de la demoiselle. Des suppliques de jouissance s’échappaient toujours de sa bouche, bien que plus faiblement, s’y mêlait le nom du vampire qu’elle répétait en boucle comme un mantra, une prière de reconnaissance à son dominant éternel. L’ivresse de la situation lui faisait oublier tout le reste, du monde extérieur à sa fin hypothétique. Seul comptait le brun et ce qu’il était en train de lui faire subir comme délicieuse torture bien qu’elle espéra qu’il y eu une suite à tout cela qui ne fut pas son enterrement. Si tant était qu’on découvre un jour son corps dans ce lieu reculer de la population d’après ce qu’elle pouvait en déduire. Mais rien que pour cette morsure, pour cet instant précis, ce geste monstrueux qui l’emplissait d’amour, Lou ne regrettait pas d’avoir suivi son maitre jusque-là et de l’avoir poussé dans ses retranchements afin d’en subir les conséquences. Clair obscure de son esprit torturé, délicieux sévices qui la transportaient au septième ciel dans tous les sens du terme, les derniers sons qui sortaient de sa gorge asséchée s’ornaient d’un sourire sur ses délicates lèvres rouges blanchissantes. Toutes les victimes de vampirisme étaient-elle aussi heureuse de se trouver de la même manière soumise à la volonté des crocs. La pianiste espérait bien que non, car là encore elle voulait rester la seule et unique en son genre. Elle le lui avait dit, elle n’était pas comme les autres et ne l’autoriserait pas à la penser.

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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Jeu 22 Mar - 17:20

surrender, i enjoy your madness
LORELEI B. HALLBERG & DUNCAN J. THUNDER
C’était un pouvoir infini, qu’il s’octroyait en enfonçant ses crocs dans les chairs de Lorelei. Eternelle scène, qui était devenue une habitude chez eux, ce qui faisait de leur relation, quelque chose de si particulier. Si secret, masquer ces marques encore et encore des yeux aventureux, ces curieux qui cherchaient à pourrir de l’intérieur leur relation. Ces imbéciles avaient à présent, un chef de file aux yeux de Thunder, en la personne de ce misérable blondinet au regard farouche, mais au corps frémissant de terreur, de quoi le faire ricaner d’ironie, quand il y pensait. L’espace de quelques instants dans cette soirée, l’événement aurait pu causer la perte de Lorelei, mais sentir son esclave si dévouée sous ses dents, ses muscles si réactifs sous la déchirure de ses chairs, laissait à penser à la sangsue qu’elle restait l’éternel pantin. Cette œuvre d’art, qu’il s’était appliqué à réaliser avec finesse, précision. Demeurait l’incertitude, qui titillait l’humaine tout autant qu’elle pouvait tirailler le bourreau, incapables de savoir, l’un comme l’autre, si sa soif serait tarie avant qu’elle n’en vienne à succomber à tant de délices, s’il avait une quelconque envie, de se donner la peine de l’épargner. Encore. Ca pouvait passer pour être une bonté infinie, celle de lui laisser la vie sauve, celle de lui donner la chance d’être une exception, si belle exception parmi le commun des mortels, celui qu’il n’avait aucun remord à torturer jusqu’à la mort, celui à qui, il n’avait aucun remord en ce qui était de réduire en charpies sanguinolentes les corps meurtris. Un jeu qui avait mis du temps à être perfectionné, illusion tendue comme ce voile sombre sur la vision de son pantin, il tirait les fils de sa naïveté, en titillant un, puis un autre, pour la faire encore plus succomber sous son joug. L’amener à apprécier chaque incertitude à chaque morsure, frissonner de plaisir malgré les risques qui tendaient sa vie en un fil prêt à céder à chaque écart de conduite. La chaleur du sang de Lorelei ruisselait dans sa gorge, nourrissant ses instincts monstrueux, alimentant le démon qu’il était devenu. Cet alcool particulier, écarlate, dont quelques rivières coulaient sur la peau blanche de la belle, gardait ces saveurs qu’il connaissait par cœur à présent, dont il avait senti les prémices transpercer à travers la peau de sa victime. C’était la vie de la jeune femme, qui le gagnait peu à peu, qui participait à guérir les estafilades qu’elle parsemait sur sa peau, petites blessures, infimes plaies qui disparaissaient aussitôt, avant même d’avoir éveillé une quelconque douleur chez lui. La saigner jusqu’à assécher son corps, la faire suffoquer lentement sous sa faim harassante, il avait bien souvent soulevé cette option, avant de changer ses plans ; quelque part, elle était trop précieuse. Trop spéciale, un jouet duquel il n’avait aucune envie de se défaire. Pour le moment… Elle aurait pu hurler au secours, s’abaisser à le supplier pour sa survie, des actes qui lui auraient déjà coûté la vie et pourtant, malgré la douleur du vide de son corps, qui commençait à tirailler ses muscles en des spasmes douloureux, crisper ses doigts avec force, il continuait de sentir son corps s’acharner avec application contre le sien. Ce bassin aguicheur, qui continuait sa lutte contre la virilité du vampire, ces mains baladeuses, qui se nourrissaient à présent des sensations de sa peau à lui. Des sensations qu’il ressentait à peine, et dont les délices n’étaient rien, en comparaison à la délicate substance pourpre coulant dans son corps, la sensation d’avoir droit de vie ou de mort sur n’importe qui. N’importe quand. L’impression de pouvoir la faire mourir en un claquement de doigts, et de passer pour son sauveur pour ne pas le faire.

Sa voix n’était plus qu’à présent, un faible écho qui se mourait au fond de sa gorge, substances de vie qui risquait à tout moment de basculer dans le néant. Les profondeurs des ténèbres, fruit de cette faiblesse humaine qu’il détestait tant. Mais qui l’amusait sans tarir. C’est ainsi qu’il en vint à relâcher la gorge de sa délicieuse victime, abandonnant ses traits bestiaux pour reprendre ceux qui pourraient ressembler à un simple humain. Un doux humain, dont les iris reflétaient une lueur bienveillante, qu’elle ne pourrait pas voir, mais qu’il s’amusait pourtant à revêtir. Un style qu’il se donnait, un jeu qui lui plaisait toujours autant. Tout ce qui la maintenait en vie, pour être le Pinocchio d’une grande pièce de théâtre, celle dont il était le créateur, l’écrivain infini. Avec le temps, elle devait avoir compris qu’à chacune de leur rencontre, à chacun de leurs moments, elle oscillait sur une pente raide, entre survie et trépas. Mais elle était toujours là, avec la même bravoure qu’habituellement, domptable petite chose qu’elle était. Dans un élan de douceur feinte, il passa une main sur son front, dégageant ses cheveux en arrière, ses lèvres ayant instinctivement trouvé leur place, tout contre celles de l’humaine, en une impression de caresse, vague filigrane qui lui arrachait mille frissons, sursauts léchant son échine avec insistance. Sa main soigneuse quitta ses boucles dorées, pour s’échouer sur sa joue, plonger dans son cou, avant de disparaître contre le sol froid. En cette situation, la domination était définitivement son excitant suprême, être le maître de tortures pénibles tout autant que le détenteur de sa vie, celui qui en avait toujours pris soin jusque là, jouant aisément avec la balance de l’existence pour la faire planer à proximité du septième ciel, sans pour autant la laisser lui échapper. Elle était sienne, d’une quelconque manière, et sa mort ne serait certainement le fruit d’une malencontreuse erreur. Dompteur de ses cris, qu’ils soient de jouissance ou de douleur pure, révélateur de ses instincts les plus sombres, la catin qui se terrait derrière la sainte ; cette image d’innocente qu’avait dépeint ce misérable et imprudent humain. Probablement qu’il était trop niais, trop naïf pour voir ce qui s’immisçait peu à peu en Lorelei, un mal qui la dévorait, mais qu’elle accueillait toujours avec plus d’envie ; un cadeau qui mènerait son existence bien au-delà de celle des autres. « Tu sais que je ne te tuerai pas… ça guérira. » Comme toujours. En ces paroles prononcées dans un semi murmure, tout contre ses lèvres à nouveau rosies par le sang palpitant dans ses veines, il vint lui décocher un nouveau plaisir, celui, plus charnel, d’un baiser. Rendu langoureux par une certaine passion, celle de toujours profiter des délices que lui offraient Lorelei avec une volonté de fer, un baiser aux allures forcées, alors qu’il avait abattu une main de maître contre le menton de son esclave, avant d’initier cette embrassade, celle de leurs lèvres, échange auquel elle répondait toujours volontiers, avec plus de fougue même, que n’importe quelle poupée dont les réflexes étaient endoctrinés dans son esprit depuis des années déjà. Elle était, toujours aussi talentueuse, dans ce rôle de poupée menée par le bout du nez, demandeuse d’encore plus, à initier quelques attitudes, pour donner encore plus de plaisirs à son maître.

De ce délice, il lui laissa un arrière goût amer, relâchant le baiser avec autant d’instabilité qu’il l’avait initié, dédaignant rapidement ses lèvres, au profit des autres présents qu’elle avait à lui offrir. Exacerber les sensations de son épiderme, amener cette sueur de plaisir à suinter à travers les pores de sa peau, tout, pour alimenter un nouveau flux sanguin à travers ses veines, dans son corps tout entier, elle n’était que trop bien placée pour savoir que la nuit ne faisait que commencer ; quand bien même la menace de l’aurore se faisant oppressante à quelques périodes de la nuit. Ils avaient encore tout leur temps. De ses lèvres, il revint charrier le cou de la belle, dans ces monts opposés à ceux ayant accueilli les blessures faites par ses crocs insérés dans ses muscles, parsemant cette fois-ci, à la surface de sa peau, quelques baisers, aux allures timides d’abord, qui gagnèrent rapidement en luxure, sa langue se faisant instinctivement gourmande des saveurs qu’elle pouvait dégager sans en soupçonner l’existence. Ce sel sur sa peau, signe de l’excitation qui l’envahissait, un certain empressement, qu’il ressentait contre son corps, ces émois si particuliers ce soir, signes d’un désir, d’un feu ardent en elle. Le tout ne rendait l’instant que plus délectable, des mains de l’humaine qui s’avéraient toujours insatiables de contacts, ou encore de son bassin, cherchant sans cesse à darder les instincts du vampire. Sa main d’ailleurs, qui s’aventura sur le bas ventre de Lorelei, ne fut pas accidentelle, ramenant celui-ci à même le sol dans un ordre silencieux. La chaleur de sa peau, les sursauts de sa respiration, étaient toujours des mets délectables, contre la rugosité de ses mains, et voilà que rapidement, les sursauts humains alimentaient son envie. Le contact se fit bientôt insistant, ses caresses gagnant en ardeur, accompagnant à la perfection, les folies de sa langue et de ses lèvres. L’étouffement passionnel de Lorelei s’avérait plus communicatif qu’il ne l’aurait souhaité, quand bien même, il se perdait déjà dans quelques élans de stupre. Avec le dédain réservé à l’encombrant, il dégagea le bas ventre de tout tissu frontalier, abattant avec gourmandise ses lèvres contre sa peau, aux contours de son nombril, à la naissance de ses hanches, dont le tracé suivant restait encore masqué sous les habits de l’humaine ; ces éternels accoutrements qui s’avéraient à présent, plus des obstacles qu’autre chose. Aux courbures de son flanc, il se laissa aller à rougir sa peau par la caresse indélicate de ses dents, la griffure de ses crocs acérés. Les perles de sang qui s’extirpèrent, il les ramassa de sa langue, simples gouttelettes qui éveillèrent à nouveau son envie. S’emparant de cette main avide de contact, posée sur son dos depuis un long moment, Thunder laissa une légère caresse, nouvelle illusion de douceur, venir charmer la peau du bras de l’humaine, une certaine façon de détendre ses muscles, avant de retrouver les veines au tracé facilement remarquable, de par l’incision de ses crocs à travers la chair de son bras. Peu importait le nombre de plaies qui viendrait transpercer sa peau, elle en avait à présent l’habitude et les cicatrices encore devinables sur son corps, n’étaient que les témoins silencieux de leurs précédents moments d’intimité. Il avait d’ailleurs, bien souvent la sensation de la sentir jouir de cette douleur, plus que de potentiels plaisirs dus à une caresse sur sa peau, dans ces zones aventureuses et sensibles qu’il connaissait tant, cette fleur féminine qui éveillait si souvent son avidité. Il relâcha rapidement le bras de Lorelei, la laissant à nouveau libre de ses mouvements, le temps en tout cas, d’essuyer du pouce, les restes de sang qui tapissait ses lèvres. Lorgnant un instant de son regard bleuté sur la bouche de l’humaine, c’est sans hésitation qu’il vint glisser son doigt entre ses lèvres, offrant à la jeune femme, la possibilité de découvrir les joyaux sucrés qu’offrait son hémoglobine. Cette substance de vie, qui faisait ce qu’elle était, qu’il en rendait à chaque fois plus en appétit de tout ce qu’elle renfermait derrière ses allures si connues.

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Loreleï B. Hallberg
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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Sam 24 Mar - 1:13

Un mélange de déception et de soulagement s’empara de Loreleï alors qu’elle sentait les crocs de Duncan se retirer de ses muscles, de son cou, d’elle, comme l’amant qui se retire à la fin de l’accouplement. Il ne la tuerait pas ce soir et pour cela la blonde lui en était reconnaissante et plus encore que jamais amoureuse de cet être sanguinaire qui avait fait d’elle son esclave. Soumise, chose, pauvre poupée sans volonté dont la vie ne tenait qu’à un fil aussi mince que les veines qui couraient sous sa peau. Et pourtant il restait ce semblant de lumière au fond de l’obscurité, des ténèbres des lesquels évoluait Lorel’ depuis toujours. Et qui un peu plus tous les jours enserraient son cœur pour faire d’elle une future créature de la nuit. Car c’était bien ce que le virus qui la rongeait de l’intérieur la ferait devenir un jour. Mais pour le moment seul Thunder était capable de voir à travers son innocente et sa naïveté pourtant plaisante à son regard. Pourtant si le savoir de sa survie aurait dû être satisfaisant la disparition de la sensation de morsure qui s’effaçait avec laissa l’aveugle sur sa faim. Paradoxe quand on savait que c’était elle qui avait manqué de se faire dévorer. Toujours d’un état faible Lou ne se fit pas réactive immédiatement alors que les lèvres du vampire quittaient sa gorge, le sang coulant toujours librement des plaies ouvertes par ses canines. Ironiquement, la porteuse du virus était incapable de se soigner elle-même, son don aussi bénéfique soit-il pour les autres agissant sur les corps et elle se plaisait à le croire sur les âmes, l’abandonnait elle. Sa respiration se fit par contre plus forte, son cœur battait la chamade continuant ainsi de faire circuler l’élixir de vie qui l’habitait. Moment de répit après cette promenade au bord du précipice de l’abysse du repos éternel. Le brun esquissa un mouvement de tendresse qui comptait plus qu’il ne pouvait le deviner pour la jeune femme qui sentait ses forces lui revenir peu à peu comme l’agitation qui l’avait pris refaisait surface également.

Sa bouche répondit doucement à celle que Duncan avait feint de déposer contre la sienne. Geste furtif pour attiser ses instincts de sensualité, de femme. La caresse subtile de sa main contre sa peau, aussi éphémère que tous ce que le vampire pouvait produire de tendre et gentil. L’allemande avait beau savoir qu’il restait un monstre, elle voulait voir en lui plus qu’un maître, un dominant. Un amant de ses nuits, prince de ses pensées et souverain de son cœur. Il la tenait au creux de sa main, aussi fragile qu’une bulle de savon qui éclate à la moindre pression. Comme s’il avait pu lire dans son esprit Thunder lui susurra ce qui sonnait aux oreilles de la belle telle une promesse de futur. Elle devait se débarrasser des doutes qui l’assaillaient quant au destin que son tortionnaire lui réservait. O combien charmeur, Lou savait pourtant qu’il ne souhaitait pas qu’elle se débarrasse de cette idée, c’était peut-être vrai. Peut-être que ce rêve de lui être précieuse devenait réalité pour autant il serait dommage pour l’un comme pour l’autre de détruire une partie de l’illusion en ayant la certitude que la morsure ne serait pas la dernière. Ne cessant de la surprendre, son bourreau lia de nouveau leurs lèvres dans un échange passionner qui eut le don de faire recouvrer à Lorel’ toutes ses forces. Comme une pile à nouveau chargée, elle souleva légèrement le haut de son corps pour écraser un peu plus sa bouche contre celle du suceur de sang, ses mains retrouvant leur mobilité malgré les bleus et autres contusions apparues sur l’une d’entre elles. Lorel’ les posa dans la chevelure de Duncan, agrippant les mèches de la même manière qu’on s’accrocherait à une corde qui vous suspend dans le vide. Puis elles se firent plus gourmandes, retrouvant les chairs de son dos, les parcourant avidement pour ne pas en perdre une miette. Elle dessina des volutes sur sa peau ne souhaitant que lui enlever définitivement ses vêtements trop encombrants à son goût au lieu de simplement les ôter de sur son chemin entre son épiderme et celui glacial du vampire.

Un grognement de mécontentement s’échappa de sa gorge quand le maître décida qu’il était temps pour lui de s’égarer sur d’autres parties de son corps. Il traça un chemin de baiser dans son cou auquel Lorel’ lui facilita l’accès en penchant la tête sur le côté, tendant ses muscles par la même occasion, sollicitant l’envie de son tortionnaire. Ce ne fut pas la seule chose que la musicienne s’appliqua à mettre en œuvre pour éveiller en lui les désirs charnels qui siégeaient en elle. Son bassin ondulait toujours contre celui du vampire, le pressant de retourner l’attention. Ce à quoi le brun répondit en imprimant des traces salivaires sur l’épiderme de la demoiselle. Le murmure de son nom reprit, emplissant de nouveau les murs vides de la menuiserie qui retiendrait ce mot comme si on l’avait gravé de force dans son béton. Une main baladeuse sur son ventre fit frissonner la pianiste dont le feu qui brûlait en elle avait fait monter sa température au point d’un contraste parfait pour s’opposer à celle de Thunder. Ce changement subtile de position pour qu’il atteigne cette partie de son corps fit entrevoir à Lorel’ une ouverture dans laquelle elle glissa un coquin genou contre l’ardeur de son amant, le caressant de façon lancinante alors qu’il la plaquait une nouvelle fois contre le sol pour faire taire une action de sa part. Lou regretta qu’elle aussi fut habillée pour que la langue du vampire s’attarde de cette façon sur son ventre. A ses crocs qui s’enfoncèrent une nouvelle fois dans ses muscles, la porteuse du virus répondit par une exclamation de plaisir, la douleur ne l’atteignait plus malgré ses sens en éveil et ses nerfs à vif.

« Encore…mords-moi encore… »

Lâcha-t-elle entre deux soupirs de jouissance, enfonçant ses propres dents dans ses lèvres pour couper cours au flot de paroles qui menaçait de se déverser contre sa volonté et qui agacerait sans nul doute Duncan. Sans céder à la supplique, elle le savait, il suivait son propre train de pensée, il retrouva les nombreuses cicatrices qui occupaient les avant-bras de la blonde. Semblables à celle d’une personne suicidaire, ce n’était pas loin du cas de l’aveugle qui ne les camouflait cependant pas par honte mais pour les garder secrètes. Dissimuler son amour pour le vampire aux yeux trop curieux du monde. Mieux qu’avant si elle en croyait la première partie de sa soirée en compagnie de son maître. Une fierté qu’elle gardait pour elle, trace de son passage, d’une attention même furtive. Son sang abreuvant le gardien de son cœur. Loin de répondre à sa demande présomptueuse, cet ordre à demi-mot, son bras ne resta pas longtemps prisonnier des mains de Thunder alors que déjà, Lorel’ ressentait le besoin de l’agiter, de le faire parcourir le corps du vampire. Sa priorité devenant la barrière imposée par leurs habits encore trop présents dans la partie. Au même moment un intrus s’offrir un passage entre ses lèvres, un doigt que l’allemande ne perdit pas de temps à suçoter de façon plus qu’aguicheuse, récoltant au passage son sang comme s’il s’agissait d’une récompense. Elle se saisit à tâtons du poignet qui se trouvait dans le prolongement de ce doigt coincé entre son palais et sa langue tentatrice. Loreleï ne savait pas pourquoi ou comment elle en était capable mais du bout de ses doigts elle envoya de micro décharges électriques qui s’écrasèrent avec violence et douceur sur la peau de son marionnettiste. Pas de quoi lui faire mal simplement d’augmenter les frissons que le contact de ses mains contre sa chair pouvait provoquer.

Ce fut à son tour d’afficher un sourire de prédateur suite à une surprise qu’elle devinait ou pensait deviner sur le vampire. D’un geste expert, rendu parfait par les années de pratique Lou inversa leur position chevauchant maintenant le brun comme un poney, reine de son propre rodéo. Elle taquina son corps que quelques mouvements de rein explicites avant de décider qu’il était temps que le tissu ne soit plus un obstacle pour son exploration. Mue par une énergie aphrodisiaque et cet éternel et étrange besoin d’agitation la blonde attrapa ce qui la séparait du torse de Duncan et le déchira sans délicatesse. Ce n’était pourtant pas son genre de prendre les devants de cette manière, ce n’était même pas son rôle, la porteuse du virus en était parfaitement consciente et ne serait pas surprise des conséquences qui suivrait s’en délectant même. Cependant elle ne comprenait pas d’où venait cette envie, ce besoin de scander la moindre de ses actions, se parlant plus à elle-même qu’à son maître. « Je veux ta peau, je veux sentir ta peau. Tout ça me gêne. Oui c’est mieux, c’est beaucoup mieux… » Litanie de sa passion pour le brun, de son désir dévorant qui prenait le contrôle de son esprit alors même que la soumission lui convenait en temps normal. Enfonçant ses ongles aussi profondément que possible dans les pectoraux de la créature de la nuit, la demoiselle en profita pour redonner un peu d’électricité à ses violentes caresses. Cela encore ne plairait pas au dominateur qu’était la sangsue mais Lorel’ ne se contrôlait plus, la concupiscence était sa nouvelle maîtresse et seuls les assauts de force de Duncan pourraient la stopper, s’il le désirait. Plongeant à son tour ses lèvres dans la gorge du vampire, ses lèvres tracèrent sa carotide, elle remonta vers son oreille et utilisa sa langue pour flatter son lobe alors que ses mains se rassasiaient de chaque centimètre, chaque millimètre de peau qui se trouvait sur leur passage. L’ivresse de la luxure et du goût que sa langue récoltait eurent tôt fait de transporter l’aveugle dans une transe de débauche qui était finalement le résultat de tout cet entrainement, de tout cet apprentissage que Thunder s’était appliqué à lui inculquer. Elle suçotait sa peau, délestant des baisers papillons par-ci par-là. Le tout toujours entrecouper de la kyrielle de paroles inutiles qui s’échappaient de sa bouche avant même que Lorel’ ne les pense et puisse les retenir. « Touches-moi, touches-moi…encore…et…encore…Je suis ta chose, oh Duncan…désires-moi… » Prières impossibles à une oreille sourde, Lou le savait parfaitement mais la musicienne ne pouvait pas faire autrement que de s’exprimer, de montrer sa volonté d’appartenir corps et âme au brun. Acte pathétique d’une amoureuse désespérée. Alors que son comportement dévoilait une facette inconnue de tous. Le visage sombre d’une lune perdue, seule, abandonnée dans un ciel sans étoile. Elle ne pouvait empêcher ses doigts de jouer sur son corps, dévorant son torse, ses flancs. Titiller le haut de son pantalon, rêvant à ce qui se trouvait en dessus, sa virilité gonflée de plaisir et d’envie. L’ardeur de ses gesticulations n’avait d’égale que celle du feu qui la consumait de l’intérieur. Elle, le patin passif était cette nuit une mécanique en action, des fils invisibles tirant ses membres pour la guider vers une débauche d’attitude et de mots. Sa poitrine se soulevait brutalement alors que l’excitation l’envahissait plus, toujours plus, seule chose immuable en elle. Lorel’ ne tenait pas en place, sa bouche embrassait et parlait en même temps que sa langue se délectait de l’épiderme froid du vampire, ses hanches ondulaient encore pour le mener au bord du gouffre et ses mains ravageaient encore son torse avec de tendre caresse, avec une impatience maladive. Elle attendait d'être stoppée dans ses élans charnelles, d'être remise à sa place, subir les foudres de son bourreau comme stimulant ultime.

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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Sam 7 Avr - 20:50

surrender, i enjoy your madness
LORELEI B. HALLBERG & DUNCAN J. THUNDER
Aguicheuse, tentatrice, la langue de l’humaine se délectait du cadeau rougeâtre qu’il avait glissé entre ses lèvres, sa folie la poussant toujours plus à apprécier le poison qui pourrissait son corps. D’une fierté pareille à celle d’un maître pour son élève, il se laissa aller à esquisser un sourire, rictus pointé du coin des lèvres en signe de victoire. Il se souvenait encore d’une époque où elle s’était montrée pleine de vigueur à fuir l’inévitable étau qui se resserrait autour de sa petite personne. A présent, toute sa force de petite fille semblait se déverser en elle pour toujours mettre plus de cœur à l’ouvrage, servir, se réduire encore plus sous la coupe de son vampire, celui qui faisait d’elle, un caractère à même de survivre. Dans cette diabolique jungle d’affamés, d’assoiffés, de fous prêts à s’immiscer entre eux pour les diviser. Avec parcimonie, il avait pris soin de poser chacun des dallages de la certitude qui les liait à présent, mascarade qui amenait la blonde à craindre chaque sursaut de colère, chaque caresse, tout autant que chacun des actes qu’elle s’aventurait à faire. Toujours aussi insaisissable qu’une tempête, prêt à changer d’avis à tout moment, maître absolu de la corde raide sur laquelle elle marchait sans regarder avant. En une fraction de seconde, il était celui qui pourrait lui briser le coup, lui arracher toute substance de vie du corps, ou le détenteur de ses frissons les plus passionnels. Elle était la preuve concrète, l’accomplissement de sa patience, celle de s’immiscer dans chacune des failles de sa maigre personnalité, pour la dévorer de l’intérieur et remplir son corps de substances dont il pouvait user et jouer sans s’en lasser. Ce fut malgré tout la surprise, qui vint s’ancrer sur le visage de Thunder, lorsque la désagréable sensation électrice d’un courant lui traversa la main sous le contact chaud des doigts de l’humaine. Dans leurs moments, il avait toujours été celui qui lui réservait des surprises, que ce soit par des gestes de tendresse frivole, ou par des actes de violence, fruits d’une sévérité malsaine qui oscillait souvent en lui. Il fut pourtant là, celui qui se laissa porter par la situation, se retrouvant le dos contre le sol, le corps félin de son esclave se faisant sinueux contre lui. Litanique contre son envie, ce désir qui n’était que trop réceptif, poussant son corps à apprécier le contact empli de luxure que Lorelei avait initié entre eux. Elle n’était plus que le réceptacle de ses plus profonds sursauts de débauche, alimentée par la passion qui guidait ses gestes, ses mains traçant avec force leur chemin, sur son torse qu’elle avait dénudé sans l’ombre d’une crainte. D’une langue rendue avisée par son bourreau, elle était à présent maîtresse de sa gorge, l’artiste appliquée qui laissait quelques baisers langoureux venir semer leur piste de tentation derrière leur passage. Il se retrouvait à, à présent, être l’objet sur lequel elle déversait toute son envie, l’appel à ses sens les plus aiguisés, et non plus le maître incontesté des torrents d’émotions qui pouvaient secouer son corps d’humaine.

Ses ongles plantés dans sa chair, ses appels du bassin contre sa verge, des suppliques qui l’appelaient, l’ensorcelaient, l’une de ses mains passant avec délice dans les cheveux de sa chose pour non plus réellement guider ses gestes, mais les suivre avec une envie dévorante. L’appétit le gagnait, tout autant qu’elle pouvait le sentir à chaque retour de ses reins contre son entrejambe ; comme si sa voix, mêlée à chacun de ses gestes frénétiques, avaient quelque chose d’envoûtant, de déroutant. Ce nouveau jour de l’humaine, subitement révélé, le déstabilisant tant, qu’il se laissait aller à l’apprécier, en profiter ouvertement, laissant son corps se faire plus gourmand de celui de son esclave. A proprement parler, pour de fugaces secondes, les rôles se retrouvèrent inversés, elle, semeuse de désir, lui, idiot Poucet à passer derrière pour se délecter de chacune des miettes de plaisir qu’elle laissait derrière elle. De ces fugaces secondes durant, il sentit l’envie le dévorer, vague retour aux sources, dans ces retranchements qu’elle n’avait jamais eu à franchir. Seule détentrice de ses envies, Lockwood les avait toujours bafouées, vermine qui, en quelques paroles, s’était toujours appliquée à les réduire à néant, à l’état de miettes honteuses qu’elle n’avait eu qu’à balayer par son indifférence. Ces trahisons, nées du désir qu’il avait pour elle, nées de ces faiblesses qui l’avaient pris de part, réduit à l’état d’esclave de ses pulsions, des appels lancinants des chairs de la diva. Celle qui avait toujours tout connu de ses songes, et qui en avait abusé, images indélicates d’une ordure lamentable, joueuse perfide qui ramena cette vague haineuse, cette arrogance ramenant sa main à se resserrer autour des boucles dorées de l’humaine, s’en emparant avec hargne, la violence de cette colère qui ne lui était en rien destinée, mais dont elle était pourtant, le sempiternel réceptacle. C’est avec l’habilité du maître reprenant ses droits, qu’il la ramena à même le sol, ventre et face contre celui-ci, sa poigne, toujours dans ses cheveux, la retenant à mordre la poussière tandis qu’il reprenait sa place de dominant, celui qui chevauchait, imposait, ordonnait. « Je ne te désire pas… » Paroles aux allures de vilénies, sifflées entre ses dents crispées, ses mâchoires contractées par une rage qui le dévorait encore aujourd’hui. Alimentée par ces fantômes du passé, ces silhouettes trop familières, réminiscences de ce qui était sorti de sa vie. Fini, terminé. Mort.

Cette haine lui survivait, n’ayant à présent, plus aucune déesse pour la guider, orienter les feux ardents de cette passion sur qui que ce soit, si ce ne sont ces images sorties de l’Enfer de ses remords. Effaçant Lockwood de ses songes, évacuant une part de rage dans son geste, il réduisit les fins habits de l’humaine en charpies, bouts de tissus arrachés, déchirés pour dégager son dos à l’appréciation du suceur de sang. Laissant une main s’aventurer au creux de ces courbes sinueuses, il huma le parfum empli de désirs qui émanait de la jeune femme, du creux de son cou, ainsi que de chaque pore de son être, elle, secouée par une frénésie qui ne lui était pas habituelle, un mal qui faisait d’elle une présomptueuse désireuse. « Tu es déjà à moi… » Mots soufflés au creux de son oreille, comme un rappel des maintes et maintes victoires qu’il avait eues sur elle, des droits qu’il avait sur sa personne et sur les flammes qui dévoraient ses envies à chaque fois que leurs corps s’entrechoquaient avec rage. Amenant les bras de la belle à s’écraser contre le sol, la laissant prisonnière de son emprise, de ses envies, il laissa à nouveau ses lèvres sucrer la peau de sa chose. Parsemer quelques tracés dans son dos à présent, laisser, tel un rappel à ses supplications, leurs peaux de rencontrer, se caresser avec ce qui semblait être, une certaine nonchalance, une inattention alors que chacun des contacts frivoles entre eux, se retrouvaient à être parfaitement pesés. Eveiller son désir, arracher un soupir d’entre ses lèvres, la faire crier à nouveau, alors que c’était au creux de ses omoplates qu’il venait à présent dévorer ses chairs, creuser un sillon sanguinolent jusqu’à ses veines. Abreuvé de son sang, il l’entraîna à se redresser avec lui, la ramenant sur ses jambes pour amener son corps tout contre le sien sans lui en laisser le choix, avec le simple réflexe de guider ses gestes tout autant qu’il avait longuement guidé sa vie des années durant. Un bras autour de la taille fine de l’humaine, il esquissa quelques pas de danse, tel un cavalier entraînant son invitée au bal, avant qu’enfin, le dos de Lorelei ne retrouve avec force, le contact froid d’un mur de l’entrepôt. Tyranniques, tantôt tentatrices, tantôt dédaigneuses, les lèvres de Thunder revinrent goûter au sucre de celles de l’humaine, dans un baiser qu’auraient pu s’échanger deux amants passionnés. Leurs lèvres entrechoquées avec envie, la main du vampire vint s’emparer de celle de Lorelei, la guidant insidieusement à défaire son pantalon, gardien précautionneux des gestes qu’elle accomplissait, comme pour s’assurer de garder l’éternel contrôle de la situation.

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Loreleï B. Hallberg
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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Jeu 12 Avr - 12:40

De sa langue habile Loreleï traçait toujours des dessins invisibles sur le torse de Duncan qu’elle avait libéré de l’entrave de ses vêtements. Ses mains parcouraient toujours ses muscles saillants, bandés comme la belle pouvait sentir que son maitre était réceptif à ses caresses, à ses attentions. Chose rare qu’elle apprécia comme nul autre chose sur cette Terre mais qui encourageait la porteuse du virus à continuer avec application, psalmodiant encore et encore chacun de ses gestes, toutes ses envies. Le désir lui dictait quoi faire tout comme cette agitation qui prenant possession de son corps l’empêchant de se tenir tranquille. La main du vampire dans sa chevelure, délice parmi d’autres, Lorel’ aurait aimé en cet instant précis posséder des canines acérées pour avoir le droit de goûter son sang. C’était impossible évidement, parce qu’elle n’était pas une sangsue et parce que le brun ne lui laisserait très probablement ce plaisir. Tout ce que ce passait en cet instant lui paraissait si irréel, la pianiste s’attendait presque à se réveiller à tout moment dans sa chambre pour se rendre compte qu’elle avait simplement laissé ses doigts s’égarer entre ses cuisses. Sans véritablement comprend comment ou même pourquoi l’atmosphère entre les deux amants changea soudainement. Le brun reprit le rôle du dominant en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, arrachant la bouche de Lou de sa peau d’albâtre pour la ramener face au sol. Sa joue s’écrasa sur le béton, l’égratignant, la brutalité du changement de position rouvrit aussi les deux plaies rondes qui ornait le cou délicat de la jeune femme, redevenue esclave. Un cri de douleur qu’elle ne parvint pas à retenir remplaça sa litanie de désir. Et des mots aussi froids que la pierre sur laquelle Lorel’ était allongée déchirèrent à jamais la bulle dans laquelle la blonde s’était enfermée pour ces quelques précieuses minutes passées. Il ne la désirait pas, évidemment que non. Il n’assouvissait que son besoin de pouvoir avec une poupée, comme il aurait pu le faire avec une autre. Qui pouvait prétendre la désirer de toute façon, pensa la demoiselle. Elle était faible, aveugle, probablement moche aussi, incapable de faire quoi ce que soit sans se mettre dans l’embarras. Scott ne l’avait-il pas repoussé pour ses mêmes raisons ?!

Pourquoi Duncan lui accordait-il de l’attention, pourquoi avoir fait d’elle son esclave en tout point si ce n’était juste pour une source de sang et un punchingball à disposition. Et pourtant Lorel’ se mourrait pour ses moments entre ses mains, qu’importe ce qu’il lui faisait. Elle l’aimait plus que tout, plus que sa propre vie, à tel point que cela lui faisait mal. Et la réalisation des véritables sentiments du vampire à son égard la tuait à petit feu. Cependant jamais elle ne pourrait se défaire de lui, de son attachement pour lui et vivant pour les miettes d’amour qu’il daignait lui jeter de temps en temps. Le brun continua sa phrase en affirmation sa possession sur tout ce qu’était l’allemande, expliquant peut-être pourquoi il n’avait pas besoin de la vouloir, en effet elle était déjà à lui. Oui plus que jamais, Lou ne pouvait qu’acquiescer mais comme elle aurait aimé entendre qui la voulait toujours plus, comme la musicienne aurait souhaité se greffer à lui pour ne jamais avoir à le quitter, pas même une seconde. Durant ce temps, la créature de la nuit en avait profité pour dénuder le haut du corps de la blonde qui sentit un frisson de froid la parcourir soudainement, accentuer par le contact de la peau de Thunder sur la sienne. Il n’en fallu pas plus à Loreleï pour oublier ses plus sombres pensée, ses peurs les plus profondes d’abandon. Toujours plaquée au sol, elle savoura les lèvres de son tortionnaire sur ses chaires, se mordant les lèvres d’appréciation. La blonde voulait hurler son nom et son amour pour lui, mais elle devait déjà fournir tant d’effort pour ne pas gesticuler sous sa poigne de fer. Les piques de plaisir qui parcourait le corps de Lou atteignirent des sommets alors qu’elle sentait le vampire la mordre de nouveau. Il y avait moins de fougue, moins de danger cette fois mais cela n’en était pas moins excitant et plaisant. La belle lâcha finalement un râle de plaisir sans équivoque alors même qu’elle ne sentait aucune douleur. Lorel’ se sentit faiblir sensiblement, alors qu’encore une nouvelle plaie laissait s’échapper du sang. Ainsi Duncan n’eut aucun mal à la manipuler tel un pantin pour les redresser tous les deux. La porteuse du virus s’appuya autant que possible sur son bourreau le temps de reprendre ses esprits, se laissant guider, balancer dans ce pas de danse qu’il esquissa le plus naturellement du monde. Cette illusion de bonheur transporta l’esprit de la belle qui revint rapidement à la réalité quand son corps fut de nouveau bloqué entre le mur et le corps du vampire dans un contact brutal. La porteuse du virus sentait la poussière s’insinuer dans ses blessures alors même qu’elle recevait un baiser des plus passionnés auquel elle répondit avec fougue et hargne.

Lorel’ essayait de se défaire de son étreinte murale pour toujours plus coller sa bouche et son corps à ceux du brun. Encore une fois ses actions agissaient comme un fuel pour redonner à la demoiselle toute son énergie, fonctionnant au désir. Se faisant taquin, ce fut Duncan lui-même qui guida sa main jusqu’à la frontière de son pantalon lui intimant de le faire sans pourtant le lui dire. La jeune femme n’avait pas besoin de recevoir cet ordre deux fois. Sa passion monta encore d’un cran alors que la langue de la pianiste dansait toujours avec celle de Thunder, elle se débattit aussi pour dégager sa main et y joindre la seconde. Ses mouvements saccadés liés à son agitation inhabituelle l’empêchaient d’accomplir correctement sa tâche mais à force de détermination, Lou envoya le vêtement sur les chevilles de son maitre. « Oui, oui c’est mieux comme ça... » Déclara la jeune femme en brisant leur échange buccale, un sourire s’approchant de la perversité s’étira sur ses lèvres. Les paumes parfaitement à plat sur le torse de Duncan, la porteuse du virus se laissa glisser le long du mur, ses mains suivant son mouvement alors qu’encore de petite charge électriques s’en échappait pour exciter ses sens. Accroupie face à la fierté du brun dressée pour elle et par ses soins, la jeune femme entreprit de se débarrasser du dernier rempart qui l’en séparait encore de ses doigts délicats. Cela fait elle s’appliqua à lui prodiguer des caresses tendres et tout en douceur, rassurant le brun qui pouvait se souvenir de l’audace que Lou avait eu plus tôt dans la soirée, elle le lui répéta d’ailleurs plusieurs fois répétant ses mots en boucle pour le convaincre et pour se calmer aussi et ne pas être trop brusque dans sa précipitation. « Doucement, doucement, tout doucement. » De un il n’y avait plus cette fois de compte à régler et de deux la musicienne ne tenait pas particulièrement à perdre l’usage de ses mains. Sans elles, elle ne pourrait plus lui flatter sa virilité de la sorte après tout. Un moment plus tard, la jeune femme entourait Duncan de la chaleur de sa bouche. Appuyer sur ses genoux, Lorel’ allait et venait sur son membre dur, une de ses mains dévorant toujours la peau du vampire, l’autre tenant jalousement son fessier. Sa langue jouait également avec les nouvelles parcelles d’épiderme qu’elle découvrait en son sein. Lorel’ ignorait si c’était ce que Duncan avait eu en tête en envoyant ses mains dans la région sud de son corps mais la blonde n’avait que cela pour lui rendre tout le plaisir qu’il lui procurait et pour se taire aussi. Calant son mouvement, sa vitesse sur les diverses réactions que le vampire voulait bien lui dévoiler, elle s’appliquait avec amour et passion à lui donner autant de plaisir que possible. Elle l’avait senti se perdre dans l’action alors qu’elle le chevauchait et la porteuse du virus voulait renouveler ce sentiment. Les transports de l’esprit alors que leur âme s’unissait dans la fusion des corps. Comme elle aurait aimé pouvoir profiter de lui sans cesse, être en sa compagnie à chaque moment de la nuit et de la journée et non pas de façon sporadique, quand bon lui semblait, avec ce goût de trop peu pour elle.

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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Ven 13 Avr - 18:15

surrender, i enjoy your madness
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Ces tourments incessants enflammaient son corps, accéléraient les battements de son cœur de manière sensible. Il le savait, sentait son palpitant tambouriner contre sa poitrine, tout autant, qu’au fond de ses oreilles, il pouvait ressentir le sang de l’humaine palper dans ses veines à tout allure. De cette débauche incessante, découlait l’irrépressible besoin de se nourrir, l’envie de céder à l’appel de ses sens, la litanie de sa peau appelant ses crocs. Elle n’en était probablement pas consciente, agitée par des sursauts de folie, galvanisée par les prémices de passion qu’il faisait naître en elle, mais la clémence dont il faisait preuve en la laissant chaque fois en vie, n’était que décuplée à ces instants précis. Il préférait ne pas y songer non plus, se contentant d’être le maître de cérémonie, persuadé que son bon vouloir, serait appliqué à l’instant où il déciderait de la réduire à un simple repas. Elle ne pourrait tout simplement pas lutter, et aucun remord ne viendrait le retenir d’agir. A chaque fois, elle ployait sous sa force, se retrouvant face contre terre, ou le corps perclus de douleur, docile animal qu’elle était devenue entre ses doigts, un simple corps, mis à mal ou consommé sous toutes ses facettes pour assouvir ses pulsions, faire exploser ses moments de rage, ses instants de luxure extrêmes. Façonnée comme elle l’était, elle s’en contentait à présent, ses gémissements de plaisir ayant mué avec le temps, autrefois, il avait presque pu les prendre pour des manifestations de douleur, ou encore des luttes vaines à sa volonté. Les états d’âme dont elle pouvait faire preuve n’avaient aucune importance à ses pensées, son esprit restant à présent fermé aux charités qu’une demoiselle pourrait lui faire de son plein gré. A l’appel, la dépendance qui pourrait en découler, les plaisirs qu’il pourrait que trop apprécier entre ses cuisses, à chaque instant passé à confondre leurs corps dans une danse nocturne. La rabaisser n’avait aucune importance, et c’était aisément qu’il faisait fi des imperceptibles réactions que le corps de la demoiselle trahissait à chaque parole vénéneuse qu’il soufflait entre ses lèvres, au creux de son oreille. Elle n’avait pas d’importance pour lui, c’était inconcevable, impossible et ce, quand bien même elle ait pu, pour de fugaces secondes, le faire sombrer dans le plaisir d’avoir son corps à elle, en train de s’agiter contre le sien, ses lèvres gourmandes, venues égrener quelques baisers dans sa gorge. La bête insatiable avait rapidement repris le dessus, le suceur de sang solitaire, qui n’utilisait cette chose sous ses mains, que comme simple exutoire, objet de ses tortures, mais certainement pas objet de ses convoitises. C’était son esprit si friable, son corps si peu résistant, et sa volonté si faible qu’il appréciait chez elle, tout autant que l’être qu’elle devenait chaque fois un peu plus à chaque fois que leurs corps se croisaient avec vélocité. Cet être, plus franchement humain, s’approchant de la bête que le virus dans son sang l’amenait irrémédiablement à devenir, celle qui se délectait des tortures, de la douleur tout autant que des rares et mièvres caresses qu’il pouvait laisser traîner sur son corps. Différente, elle l’était de plus en plus, et c’était peut-être cette aisance avec laquelle il la transformait, qui la maintenait encore en vie. Qui forçait le monstre en lui à perpétuer encore et encore ses amusements, au lieu de l’achever ; qui sait, elle pourrait devenir un chef d’œuvre d’une splendeur infinie, passée d’une humaine sans saveur, à une asservie parfaitement à son goût. C’était avec l’application d’une élève sage, qu’elle avait à présent entrepris d’exécuter ses ordres insidieux, ses mains blanchâtres occupées à finir de le dévêtir. Il sentait dans ses gestes, l’appétit de l’instant suivant, l’appréhension des minutes à venir. Alors qu’elle se retrouvait encore à imprudemment prononcer des paroles inutiles, comme une fontaine à mots intarissable, il entreprit de faire tomber ses derniers vêtements à elle aussi. En quelques gestes secs, implacables, c’était ses chairs que ses mains retrouvaient, glissant sur ses cuisses l’espace de fugaces secondes. Avant qu’il ne la sente dangereusement s’aventurer le long du mur, glisser sur ses genoux, accroupie avec la dévotion d’une poupée soigneusement confectionnée pour son bon plaisir. De ses doigts devenus experts, dont l’agilité compensait avec aisance le handicap qui avait plongé toute son existence dans le noir, elle entreprit les habituelles pratiques salaces à souhait qui avaient pour but primaire de bander son plaisir à l’extrême.

Il n’imaginait pas que cette pratique avait pu être affinée par les activités que la blonde aurait pu avoir avec d’autres hommes et quelque part, elle savait pertinemment qu’un écart dans ce genre éveillerait chez lui des éclats de colère bien loin de pouvoir se confronter en quelque point que ce soit avec ceux dont il pouvait faire preuve pour flatter les excès de masochisme dont elle pouvait faire preuve. Il l’avait confectionnée ainsi, et elle était celle qu’elle était grâce à lui, à toute l’implication soigneuse qu’il avait pu mettre dans cette œuvre si particulière, et consommer les fruits de son savoir avec un autre ne serait que pure ingratitude ; quelque part, il le savait, n’ayant nul besoin d’espérer quoique ce soit de la bonne volonté de la belle, gonflé d’arrogance, qu’elle ne trouvait nul désir comparable à celui qu’elle pouvait ressentir entre ses mains. C’est un râle rauque qui s’extirpa de sa bouche, lorsque de ses lèvres rosées, elle le rendit prisonnier de son ardeur. Volontaire, appliquée, voire gourmande, elle s’avérait aller bien souvent, aux devants de ses demandes ; mais cette fois-ci, il se sentit comme de l’accepter ainsi, d’en profiter. Le feu ardent qui l’envahissait, qu’il sentait rendre fébrile ses gestes, commençait à user sa patience, et remarquer qu’elle luttait contre elle-même pour se fondre à l’image qu’il avait toujours aimé avoir d’elle, calmait quelque peu son agacement. Son âme morte depuis des lustres déjà, seuls les plaisirs de la chair parvenaient encore à lui arracher des réactions parfois incontrôlables, vent de ses envies les plus primitives, des sursauts d’appréciation. Le reprenait à présent la vague de désir qu’il avait ressenti quelques secondes auparavant, cet irrépressible besoin de sentir ses gestes, ses mouvements se faire plus incisifs encore, plus insistants et plus dévorants. La langue avisée de Lorelei l’appelait à nouveau à demander quelque chose d’elle, encore et encore, de souffrir de ces dons qu’elle avait à présent, se sentir l’appeler, encore. Sa fierté galbée à l’extrême, il n’en fit rien, restant éternellement muet, si ce n’est en entrecoupant le silence de quelques expressions de satisfaction, vagues soupirs qui s’arrachaient à sa gorge à chaque fois qu’il sentait la salive de l’humaine s’imprégner encore sur sa peau. C’est d’une main sévère, qu’il se fit à nouveau l’ordonnateur du moment, le maître de ses gestes, abattant ses doigts avec force dans sa chevelure ; entraînant ses gestes, à se faire plus lascifs, sa langue, à se faire plus désireuse, et sa bouche plus accueillante. Avec parcimonie, elle avait peut-être déjà espéré qu’il la désire, et c’était avec un certain sadisme qu’il la laissait se prendre le retour de flammes, l’insistance de ses volontés, la force des flammes de ces désirs déplacés qu’il avait, à cet instant, à son encontre. Et là, sa gorge occupée la forçant au silence, elle avait tout pour être à l’image parfaite de ce qu’il avait attendu d’elle. C’est sous forme d’un présent final, une attente nouvelle, qu’il se fit plus imposant à elle encore, sous quelques coups de reins impérieux qu’elle n’avait aucunement le droit de refuser. Une expression de plaisir lui raclant la gorge, il la relâcha, lui permettant de reprendre le souffle dont elle avait tant besoin, profitant de sa main dans ses cheveux pour la relever avec facilité. Passant une main presque douce sur sa gorge, il lui imposa de relever le menton, savourer les arômes qui teintaient encore sa bouche, tandis que de ses lèvres, il dévorait à nouveau le creux de son cou. Sans une quelconque douceur, ses dents se faisant parfois incisives pour marquer sa peau de traces rouges, quelques naissances de bleu, sans pour autant que ses crocs ne s’enfoncent dans sa chair pour rejoindre ses veines, et puis ses lèvres, soignant les blessures qu’il laissait traîner à son bon vouloir. Déjà, d’une poigne ferme il relevait une de ses cuisses contre son flanc, alors qu’à son bon vouloir, il s’immisçait entre ses chairs, dans la chaleur de son corps. Un souffle, un râle venu écorcher la peau de son épaule laiteuse, et c’est avec sévérité qu’il s’appliqua à la pilonner, désireux de voir son visage être tordu, entre douleur et plaisir. Marionnettiste avisé, manipulateur narcissique, il n’envisageait pas qu’elle puisse ressentir de tels feux avec d’autres, et quand bien même ; elle le savait tout autant que lui, consciente de la corde raide sur laquelle elle oscillait constamment, la jouissance qu’elle pourrait connaître de la verge d’un autre, ne serait qu’à payer du prix de sa vie, de tortures incessantes dont elle ne pourrait pas soupçonner la rage, l’orgueil, qui, pour sûr, lui arracheraient bien plus de douleurs insoutenables, que de plaisirs sadiques.

c'est tout pourri, désolée, ça fait bien longtemps que je n'ai plus pratiqué ce genre de rp's mdrr *-*

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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Ven 13 Avr - 23:21

Mais non c'est pas tout pourri ! Je vais t'en montrer moi du tout pourri dans ce qui suit ! D'ailleurs je m'excuse par avance d'avoir un personnage dépressif lol

A genoux comme priant un dieu dans un lieu saint, Loreleï vénérait son maitre d’une façon plus subtile. Sa langue dansant avec son membre gorgé de plaisir, en titillant chaque infime partie, le marquant de sa chaleur, de sa salive. Sa main venait parfois rejoindre le mouvement pour camoufler un manque de profondeur qui ne tarderait pas à venir. La jeune femme qui avait été si innocente à l’époque connaissait maintenant cette partie du jeu par cœur et la pratique la rendait meilleure. Seulement là, agenouillée et luttant contre son agitation en même temps qu’elle s’appliquait à recouvrir amoureusement la verge du vampire, elle ne parvenait pas à détendre suffisamment les muscles de sa gorge. Ceux-ci encore endoloris par la morsure. S’impatientant sûrement Duncan replaça encore et toujours sa main dans les boucles blondes de son esclave pour dicter sa conduite, la dominer. Par sa posture debout il la surplombait déjà. Mais ainsi il renforçait sa prise sur la belle. S’enfonçant au plus profond de sa bouche, lui intimant rythme et pression. Lorel’ s’appliquait à répondre au mieux à ses attentes voulant à tout prix le satisfaire, car s’il insistait de la sorte c’était qu’elle avait échoué à lui procurer du plaisir seule. Cette déception la submergea mais l’allemande la chassa tout aussi rapidement sachant parfaitement que malgré sa concentration, le fait était qu’elle voulait que sa bouche explore le reste du corps prisonnier de ses lèvres. Ses doigts réclamaient la même chose et elle voulait aussi lui dire à quel point elle l’aimait, à quel point il comptait pour elle, son importance et son attachement. Cependant posséder le savoir que tout cela s’écraserait avec violence contre le mur de son indifférence. Thunder ne s’intéressait à rien d’autres qu’à ce qu’il pouvait lui faire subir, la plongeant depuis si longtemps dans cette spirale de masochisme dans laquelle Lou se complaisait plus que de raison. Raison qu’elle ne possédait plus depuis longtemps, aveugle de naissance et aveuglée par ce point lumineux que le suceur de sang était dans son monde. Sa seule ancre à la réalité qui baignait pourtant de l’illusion créée de toutes pièces par la porteuse du virus. Qu’importe, elle lui appartenait cœur, corps et âme. Tant pis s’il ne lui retournait pas la faveur, s’il ne lui accordait que ces quelques instants éphémères. Un profond soupir résonna dans l’entrepôt, sortant la pianiste de sa transe. Elle reprit sa respiration qu’elle n’avait même pas eu conscience de retenir le temps durant son exercice buccal. Emportée par le tourbillon d’émotion et d’action, la jeune femme ne s’était pas rendu compte du reste.

Toujours maitre du moment, Duncan la redressa, comme s’il avait ramassé une poupée par terre. Lorel’ sur pied, il revint titiller son cou avec ses dents, sans céder à l’appel du sang. La main qu’il gardait sur elle, menaçante, dissuada la musicienne de tous commentaires alors même que sa langue la brulait de parler. Ses mains victimes de spasmes alors qu’elle les maintenait de force le long de son corps, paume contre le mur qui lui entaillait toujours ses chairs à vif dans le dos. Cela laisserait une cicatrice à vie. Et cela pouvait aussi s’infecter si elle ne se soignait pas en rentrant chez elle, peut-être qu’elle ne le ferait pas. Maudite, elle pestait contre son don qui encore une fois lui faisait défaut pour ce type de moment alors que toutes les marques qu’elle pouvait déposer sur la peau du vampire disparaissaient presque instantanément. Alors que lui continuait d’égrainer les marques sur sa peau, interdisant à la jeune femme de sortir de chez elle habillée de façon nonchalante pour les prochains jours. Pourtant elle prenait plaisir à ce savoir, comme s’il lui laissait une partie de lui en son absence, qu’elle que chose pour la hanter en permanence. La blonde ne put lutter plus longtemps et se remit en action passant un bras autour des larges épaules de son vampire, plantant ses ongles pour maintenir sa prise, la deuxième se perdit dans ses mèches brunes. Au même moment Thunder positionnait son corps entre ses cuisses après avoir relevé l’une d’elle sans aucune délicatesse. Non que Loreleï en attendait de sa part, plus à ce moment. Se perdant dans le plaisir de le sentir enfin en elle, la demoiselle se permit enfin de recouvrer la parole pour crier le nom de son amant au même rythme que ses coups de reins. Ce refrain entrecoupé de râle de plaisir et de sa respiration forte qui résonnait dans la bâtisse sans laisser aucun doute sur les actions en cours dans son antre. Encore, elle en demandait encore et toujours plus. Mal à l’aise dans cette position, pour le moins inconfortable malgré le plaisir, Lorel’ n’eut aucun mal à relever sa deuxième jambe pour la passer à la taille du vampire, lui permettant par la même de s’introduire en elle plus avant. La belle s’arcbouta écrasant sa poitrine contre le torse de cet animal sauvage qui lui déchirait le bas ventre de ses coups de reins. Elle rejeta sa tête en arrière, offrant une pleine vue sur sa gorge meurtrie. La porteuse du virus aurait aimé que chaque moment passé en compagnie de Duncan se résume à cet instant précis, l’union de leur corps. Dans cet acte de communion ô combien porteur de signification comme d’absence de sens, selon avec qui on le pratiquait. Les deux idéaux s’affrontant. Personnifier dans le maitre et son esclave.

Lou ne se souvenait pas avoir vécu pareille sensation en dehors de ces moments avec cette créature des ténèbres qui l’enserrait. Le fait était qu’elle n’avait connu que très peu d’homme avant lui et plus aucun depuis qu’il l’avait asservie par la force. Non qu’elle avait essayé et elle se souvenait encore de la douleur de cet échec cuisant. En même temps la blonde ignorait comment elle avait pu ne serait-ce qu’envisager de pouvoir faire l’amour avec un autre que lui. Duncan était tout ce qu’elle voulait, tout ce qu’elle avait jamais voulu. N’ayant jamais désiré quelque chose ou quelqu’un avec tant d’ardeur. Pas même de découvrir la vue si ce n’était pour le contempler lui à longtemps de temps. Il avait fait d’elle ce qu’elle était mais savait-il seulement l’étendu que prenait le monstre qu’il avait créé dans son cœur, dans son être. Affichant une demoiselle douce, tendre et aimante à la face du monde. Jouant les ingénues parce que ses parents l’auraient voulu ainsi. Lorel’ savait cette ombre qui planait au-dessus d’elle, la faisant danser au bord du gouffre maléfique. Mais qu’elle n’osait montrer qu’en présence de Thunder. Par ses suppliques de douleur. Par son insolence afin de se faire punir. La noirceur de son âme gagnait en puissance à chaque rencontre qui faisait ressortir leurs instincts animal. Revenant au moment présent et à l’intense plaisir qui l’envahissant à chaque nouveau mouvement de hanche de la part du vampire, l’allemande continuait d’appeler son nom, lui disant de la posséder toujours plus fort, plus vite. Alors même que son propre bassin bougeait à l’inverse pour venir au brun et jouer avec lui. Prisonnière du corps et du mur, la blonde ne pouvait de toute façon pas faire grand-chose pour exalter les sens de son amant, comme elle aurait pu le faire en position allongée. De la même façon qu’elle l’avait chevauché et perdu auparavant. Ce pouvait-il que cela soit ce qui avait mis Duncan en colère pour qu’il redevienne soudainement froid envers elle. Non elle se faisait des idées, cette version du vampire était l’habituelle et ce qu’elle avait cru voir n’était qu’encore une énième invention de son esprit. Ce même mensonge dans lequel la porteuse du virus s’enlisait en murmurant des ‘je t’aime’ perdu dans le vide des lieux. Enfouis sous les cris de plaisir. Jamais il ne lui répondrait la même chose, bien qu'elle s’entêtait à penser qu’il pouvait ressentir des élans similaires à son égard. Si elle y croyait assez fort pour s’en persuader peut-être qu’un jour cela deviendrait réalité. Non bien sûr que non, Lou n’était pas une princesse et Thunder loin d’être un prince charmant pourtant il était son souverain, son roi et elle l’aimait comme il était. Tortionnaire attentionné. Froid, égoïste, insensible, cruel et cela parmi un éventail dans le même état d’esprit. De toute façon, la pianiste n’attirait pas les gentils garçons. Comme si sa gentillesse servait d’aimant aux cœurs obscurs. Transformant le sien peu à peu. Ramenant sa tête dans le cou du brun, elle écarta sa main prise dans sa chevelure pour l’appuyer contre le mur et maintenir leur équilibre. Elle plaqua sa bouche contre sa peau glacée pour étouffer ses soupirs. Lorel’ ferma aussi les yeux pour apprécier la sensation de l’homme qu’elle aimait en elle, allant et venant entre ses cuisses. Des larmes lui échappèrent, son corps fut secouer de sanglots passagers. La douleur physique absente de ce phénomène. Juste la tristesse que la musicienne avait laissé prendre trop d’importance à cet instant et qui n’avait pas lieu d’être. Comment pouvait-elle toucher les portes du septième ciel et être si malheureuse en même temps. Cela la dépassait totalement et elle tenta de faire fi de la situation, ignorant l’eau salée coulant le long de ses joues qui finissait sa course sur la peau du vampire. Elle ne changea rien à sa litanie de râle évoquant sa jouissance et à son corps se mouvant en harmonie avec celui qui la pénétrait. Continuant comme si de rien n’était. Qu'importe, il ne remarquerait probablement rien.

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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Jeu 19 Avr - 3:23

surrender, i enjoy your madness
LORELEI B. HALLBERG & DUNCAN J. THUNDER
L’avoir brisée, pour mieux la changer. Réduite en ruines, il l’avait érigée à l’image de son Empire, servante aux allures de Reine, unique gardienne de ces instants de folie. Il la forgeait, quelque part, à en devenir la maîtresse, celle qui, involontairement, exacerbait ses pulsions, galvanisait son envie, bandait son plaisir à chaque soubresaut de son humanité. Humaine souffrante, humaine plongée en pleine jouissance de ses sens, en pleine explosion de ce qui pourrait encore appartenir à un passé dont il n’était pas le rapace ayant resserré ses serres sur sa vie. Cette victoire avait un goût de revanche, sur le dédain qui pouvait se lire dans le corps sculpté d’une femme, dans cette pseudo indépendance que beaucoup trop d’entre elles se plaisaient à se forger. A chacun de ses coups de reins, Lorelei haletait, Lorelei souffrait de douleurs jouissives, la rage du vampire la pilonnant avec force tandis qu’elle ne pouvait que subir, les pieds décrochés du sol, le corps suspendu contre ce mur, témoin de la chaleur qui l’envahissait, tout autant que des émois qui la traversaient, sans pour autant parvenir à franchir la froideur dont son maître pouvait faire preuve. Impulsif, insatiable, s’immiscer entre les cuisses chaleureuses de l’humaine n’était que le vague résultat de toutes ces manigances, manipulations en chaîne. La voir résister, lui arracher les fleurs de son intimité aurait pu être une toute autre affaire, et probablement que c’était à ça, dans un premier temps, que leurs ébats s’étaient limités. A présent, elle était celle qui provoquait de telles réactions chez lui, et celle qui les subissait. Celle qui en hurlait de douleur et de plaisir à la fois. Un être qui se retrouvait parfois couvert de honte, à l’idée de tout ce qui l’amenait à devenir la poupée de la sangsue, mais qui, l’instant d’après, savourait chacun des gestes qu’il avait à son égard. Humaine solitaire, plongée dans ses ombres à elle, unique, différente… Plainte, trop souvent. Elle avait toujours aspiré à plus, il l’avait su à l’instant où il avait posé ses yeux sur elle : un gibier, qui dépassait celles qui ne pouvaient servir qu’à la viande fraîche, mais qui n’arrivait, pourtant pas à galvaniser son intérêt au-delà de son petit caractère. Cette douceur, qu’il serait si aisé de blesser, torturer, apprivoiser, pour qu’elle se mette à découvrir d’autres délices. Il le savait, elle savourait avec envie chaque caresse qu’il venait à laisser tracer sur sa peau, tout autant qu’à présent, elle se retrouvait à languir, lorgner, sur le prochain coup à venir. Promesse d’attentions, promesse d’une certaine exclusivité. Et quelque part, il en était ainsi : celle qui le domptait pour quelques fractions de seconde, subissait sa colère trop souvent, sans pour autant atteindre le Salut de la mort. Etre Sienne, un privilège dont elle ne mesurait probablement pas l’importance, elle aussi, rendue désireuse par leurs échanges. Toujours en recherche de plus. Alors qu’elle se donnait déjà entièrement à elle, sa langue se complaisant à chaque contact avec sa peau, ses lèvres, se déroutant sous chaque souffle croisant celui qui s’extirpait de sa bouche rosie, ou encore son corps, dont les ondulations sinueuses entraînaient inlassablement celui de Thunder à se faire plus incisif, plus mordant dans ses chairs.

S’il arrivait que la lassitude le prenne parfois, elle parvenait à se montrer pleine de ressources, ses émois attirant presque un certain attendrissement de la part du vampire, cette dépendance qu’elle pouvait ressentir à son égard, lui étant désormais une distraction à nulle autre pareille. La sentir ramper pour le fuir, frissonner sous ses mains, hurler sous ses crocs, pour finalement se faire ondulante, lancinante contre son corps, contre son bas-ventre, appelant toujours plus, offrant de ses cuisses écartées, l’accès privés des bienfaits qu’elle pouvait lui offrir. La litanie des gémissements de l’humaine, mêlée aux cris de jouissance qu’il arrachait du fond de sa gorge, des quelques mots s’ajoutant au cocktail des sensations délicates qui la traversaient, le rendait encore plus gourmand de son corps, comme s’il cherchait à répondre à l’appel des sens de la belle. Non. Certainement pas, c’était au plaisir grandissant en lui, qu’elle se devait de répondre, telle l’esclave, l’élève asservie et avertie qu’elle se devait d’être. Il ne savait que trop bien, qu’elle ne pourrait remplir ne serait-ce que l’espace de quelques temps fugaces, la fonction de détentrice de ses jouissances à lui, âme qui le perdait dans des supplices plaisants. Propriétaire de ses sens, des quelques soubresauts d’âme qui pouvaient siéger encore quelque part. L’amertume, de ce côté-ci de son existence, de cette potentielle et misérable humanité qui lui restait en mémoire, le laissait hagard, fuyard. Appâté par la consommation ; l’appel des sens, le plaisir de son corps à lui, serait-ce même si pour cela, il devait transpercer le corps de l’humaine de mille et une douleurs. C’est violemment d’ailleurs, qui la rabattit contre le mur, plaquant son dos à celui-ci, la force de ses coups de reins l’empêchant de lutter, tandis que ses lèvres se plaquaient sur sa chair. Zones salvatrices, appels dangereux, il sentit la poitrine de sa chose se soulever bruyamment alors que sa langue recueillait les perles de sueur qui faisaient déjà luire son corps. De sa clavicule, anguleuse et sensible, il se laissa aller à errer sur les plaines généreuses de sa poitrine. Avide de cette pellicule corporelle qui la recouvrait, affamé à l’idée de la posséder rien que par ses lèvres, l’amener à jouir son asservissement rien que par la caresse de ses lèvres contre ces zones sensibles. Et comme pour la faire languir, l’amener à guetter avec force l’appétit de luxure qu’elle pouvait avoir, ses mouvements s’imprimèrent plus lents, dédaignant ici la moindre dépendance qu’il pourrait avoir pour son corps de gibier. Son appétence dores et déjà à moitié sustentée, il laissa son regard lorgner sur les traits du visage de l’aveugle qu’il pouvait deviner dans l’ombre environnante, ces soubresauts traversant son faciès, qu’il n’aurait aucun mal à distinguer. Revoir, encore et encore cette dépendance se graver sur ses chairs. Si ce n’est le fruit des insanités qu’ils partageaient, il n’avait cure des états d’âme qui pouvaient traverser l’esprit tourmenté de Lorelei, si bien qu’il avait ignoré les traces de larmes plaquées sur son visage, celles qu’il était impossible à présent d’ignorer, tant les chemins sinueux de celles-ci se dessinaient, brillants sous la lueur de la lune qui filtrait sur son visage. Avide, il revint placer des doigts à présent doucereux sous la gorge de Lorelei, l’échine de ceux-ci caressant la mâchoire de l’humaine. Appât à confidences, c’était toujours, au-delà de la violence qui lui sied, cet ambigu moment qui la plongeait à nouveau, entre sursauts d’amour et vénération de ce maître si averti. « Pourquoi tu pleurs ? » C’est dans un souffle, s’écorchant entre ses lèvres à présent collées, contre le coin de celles de l’humaine, que ces mots franchirent la frontière de la pensée, pour s’évanouir dans la réalité. Tel un esprit schizophrène qui se faisait bataille, l’impétueux laissait la place au sirupeux, quelque chose de presque niais qui pourtant, avait toujours pour effet de faire manquer un battement au palpitant de la douce humaine, presque encore toujours naïve.

Dans une caresse qui était à des années lumières de celles, purement charnelles, ou celles, précédent un sursaut de violence, il dégagea une mèche de ses cheveux, la ramenant parmi la chevelure qu’il avait mise en désordre quelques instants plus tôt. Il se laissait parfois aller à la laisser pouvoir appréhender le moindre de ses gestes, la moindre de ses réactions. Mais bien souvent, il se plaisait à la perdre, l’amener dans des nuages brumeux de confusion. La faire osciller, entre plaisirs sous la douleur, et plaisirs sous la douceur. L’aveugle qu’elle était, si tant est qu’elle ne l’ait pas senti s’éloigner d’elle, se défaire de cette embrassade de leurs corps, aurait presque pu croire avoir affaire à deux hommes bien différents. Peut-être était-il fou à ce point ? Mais non, il savait exactement ce qu’il faisait, il semait l’incertitude exactement où il la voulait. Au coin de ses lèvres, où il laissa sa bouche aller cueillir un baiser. Bientôt, il la ramena à même le sol, entraînant son corps avec elle, se faisant à nouveau mielleux à souhait, sucré, accroché à ce baiser comme si sa vie en dépendait, en des centaines d’années de vie, il avait eu nombre d’occasions d’affûter ces inlassables jeux de séduction. Lorelei avait eu droit à tous déjà, tandis qu’il avait fait tomber certaines femmes sous son joug en les faisant frissonner, ployer sous la puissance de son corps, se laisser aller à ne plus lutter, tandis qu’il avait su se montrer mièvrement patient et empathique avec d’autres. Son corps, faussement soigneux, s’abattait à nouveau sur elle, celui-ci la retenant au sol comme les serres d’un aigle se seraient refermées sur sa proie. Elle en était une, elle en avait bien heureusement conscience, et pourtant, il la sentait inlassablement et naïvement profiter de cet instant. Baisser sa garde. Elle le savait pourtant ; qu’il oscillerait éternellement entre ces états, jouant avec elle comme un chat se serait amusé d’une souris, sans pour autant lui donner le plaisir d’être achevée. La consommant jusqu'au bout, réduisant son corps à une boule de douleurs, ses muscles à s’être trop crispés sous le coup de cette flamboyante nuit dont il ne faisait que servir les prémices.

oui oui, ce post fait considérablement avancer les choses mdr et je m'en excuse (a) je me rattraperai au prochain Wink

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Loreleï B. Hallberg
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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Mer 25 Avr - 0:03

Les larmes mirent un petit moment à s’arrêter malgré les efforts de Loreleï pour les arrêter. Elles étaient en totale contradiction avec les mouvements de son corps cherchant toujours plus de plaisir au contact de son vampire adoré qui semblait inconscient du trouble qui l’habitait. Pour cela aurait-il fallu qu’il s’en soucie, ce que la blonde savait ne pas être le cas. C’était peut-être à cause de cela qu’elle était triste et de tellement d’autres choses, qu’elle ne les comptait même plus. Surtout cela ne l’empêchait pas de continuer à hurler son nom et des râles de jouissance. Son corps se mouvait toujours contre celui de Duncan avec aisance et délectation. L’eau salée commençait déjà à sécher quand le brun la surprit comme jamais. Aucun coup, aucune violence, ne l’avait jamais renvoyé à ce point en arrière. Elle venait de se faire assommer par ses mots auquels Thunder joignit des gestes tendres d’un amant aimant. Elle dû se retenir pour ne pas pleurer encore une fois face à ces attentions inhabituelles. La blonde ne répondit pas tout de suite à la question. Elle ne savait que dire. La vérité lui paraissait impossible, il lui rirait au nez en entendait que la jeune femme voulait simplement qu’il l’aime en retour. Qu’elle voulait être tout pour lui, plus qu’une fille avec qui il pouvait se soulager. Elle adorait servir de réceptacle à toutes ses pulsions mais elle aurait tant voulu et souhaité qu’il puisse voir tant d’autre chose en elle. Oui il lui était impossible d’avouer des choses, des désirs aussi honteux. Lorel’ était déjà une personne assez faible sans avoir besoin de se montrer encore plus sous ce jour trop décevant. Il la voulait à sa merci, son esclave inconditionnelle mais certainement pas une femme amoureuse. Bien que la porteuse du virus le soit, qu’il le sache aux mots d’amour qu’elle prononçait, une véritable déclaration ruinerait entièrement leur relation. La pianiste n’avait d’autre choix que de lui mentir. Un fait que la demoiselle connaissait bien maintenant. Elle se mentait à elle-même depuis des années pour tenir dans cette relation qui la détruisait, la réduisait à néant et sans laquelle elle ne pouvait cependant pas survivre. Elle mentait aussi à son entourage en leur disant qu’elle allait bien, en se faisant passer pour une gentille petite fille innocente. Alors une fausse vérité de plus ou de moins, Lou n’allait pas s’arrêter en si bon chemin. Seulement avant qu’elle ne puisse répondre quoi que ce soit, la créature de la nuit qui contrôlait la situation, les avait fait changer de position. L’allemande se trouvait maintenant plaquer au sol, subissant toujours les assauts du vampire. Ses coups de reins puissants. Ses propres hanches se mouvant encore à son rythme, elle serrât un peu plus ses jambes pour l’enfermer entre ses cuisses et le sentir aller plus profondément en elle. Elle reprit aussi les caresses sur son dos, pensant au sien qui continuait d’accumuler les éléments sales qui rendraient difficile sa guérison. Elle posa aussi une main sur sa joue et la caressa du bout du pouce.

« Je ne pleure pas… »

Lorel’ opta pour une troisième option non envisagé jusque-là mais qui s’imposa à son esprit avant qu’elle ne puisse y réfléchir. Le déni. Dans ce domaine aussi l’aveugle était une experte. Fermer les yeux sur des faits, des actions qui ne lui plaisaient pas, les effaçant d’un simple geste de la main. C’était plus facile pour elle, pour supporter tout ce que le monde et Duncan lui faisait subir. Si elle appréciait ses caresses et la moindre de ses attentions, elle devait pour en profiter faire abstractions de tant de chose. Du dédain dont il faisait preuve quand il n’avait pas besoin de la musicienne, de l’odeur des autres femmes que son nez délicat sentait sur lui, sur sa peau parfois. La douleur qui l’envahissait dans ces instants n’était en rien comparable à ce qu’il pouvait lui asséner de coups. Ses doigts heurtant sa peau, ses poings s’écrasant contre ses chairs pour les marquer, les surfaces solides contre lesquelesl il la jetait représentaient autant de tendre caresse qu’elle supportait avec un plaisir malsain et envie. Alors que les simples effluves qui se dégageaient de lui ou ses vêtements lui mettaient le cœur en miette plus fortement et plus rapidement que n’importe quoi d’autre. Scott avait été une tentative pathétique de se venger. Sa tristesse et son chagrin montrés sous un jour hideux que le démon avait percé à jour, la laissant encore plus esseulée et malheureuse. Alcoolisée comme elle l’était cette nuit-là, Lou se disait pourtant qu’elle aurait été assez lucide pour renoncer au dernier moment, pour faire la différence. Elle regrettait ce geste mais se rassurait en se disant qu’elle regretterait encore plus ce qui aurait pu se passer. L’idée même de pouvoir être infidèle à Thunder la répugnait au point de lui donner la nausée. Il ne l’aimait pas assez pour la garder, elle, seule et unique mais la blonde si. Elle lui appartenait et cette trahison impardonnable ne lui aurait pas été supportable. Qu’importe qu’il passe dans les bras d’autres créatures, tant qu’il finissait par revenir vers elle. Alors Loreleï oubliait leur existence et faisait comme si de rien était alors que la jalousie la rongeait jusqu’à l’envie de meurtre. A cette pensée ses mains libérèrent une puissance décharge électrique au vampire qui se trouvait en contact avec ses doigts. Assez puissante pour lui faire mal. Mais complètement incontrôlée. D’où lui venait ce pouvoir, la porteuse du virus l’ignorait. Plus tôt dans la soirée, elle s’était su en possession de ce dernier, elle avait deviné ce qu’elle pouvait en faire mais là, son subconscient avait pris le pas, et venait de lui faire risquer sa vie pour quelque chose que la jeune femme n’avait absolument pas désiré. Désertée par son don, trahi par un nouveau pouvoir qui la faisait se dresser contre son maitre. Comment se pouvait-il que le ciel lui en veuille à ce point. Loreleï n’avait jamais rien fait de mal. Abandonnée dès sa naissance par le sens de la vue, l’allemande avait été une enfant modèle, même malade et son sang pourrissant, elle ne s’était pas tournée vers le mal malgré les tentations. Son seul pêché étant son amour sans limite pour Duncan. Pouvait-on réellement la punir pour cela ?!

Anticipant la réaction de son bourreau qui n’accepterait pas un tel acte de sa part, une rébellion intentionnée ou pas qu’elle fut, il ne laisserait surement pas passer, cette erreur de sa part, Lorel’ détendit tous ses muscles et plaça instinctivement ses mains devant son visage pour se protéger. On pouvait aussi y voir un signe de paix, elle ne cherchait pas à le blesser et immédiatement elle se rependit en excuse et en explication. Implorant son pardon avant une réaction. La pianiste lui disant qu’elle ne savait pas ce qu’il s’était passé, qu’elle n’avait pas voulu, que ce n’était pas de sa faute, qu’elle était désolée. Tremblante de peur, son cœur battait si violemment dans sa poitrine qu’on aurait pu croire qu’il essayait de s’en échapper. Et la blonde imaginait très bien le vampire le lui arracher pour se venger. Cet affront n’avait rien à voir avec les précédents. Ce n’était pas une tentative de la jeune femme pour attirer l’attention sur elle et obtenir une violente récompense. Cette fois c’était indépendant de sa volonté mais Lou restait la seule coupable, Thunder ne l’avait pas tué en aspirant tout ce que son corps contenait de sang mais il lui briserait surement le cou après cela. Elle se le serait infligée elle-même si la demoiselle en avait été capable. Sa stupidité n’avait d’égale que son manque de discernement. Pas étonnant de le vampire aille voir ailleurs, qu’il la délaisse si souvent pour se sustenter d’autres victimes. Une création ratée, voilà ce qu’elle était. Indigne de son maitre et des attentions qu’il lui accordait. Ô combien, Lorel’ avait essayé d’être parfaite, répondre au moindre de ses désirs, les devancer, être ce qu’il voulait qu’elle soit, se rendre disponible, serviable et totalement soumise à la moindre de ses volontés. Tout cela pour s’écraser en plein vol. Une colombe descendue, abandonnée par ses propres ailes qui refusaient de la porter plus loin. La chute libre. La pianiste la ressentait en ce moment même et elle pouvait déjà deviner à quel point l’atterrissage serait dur et douloureux. Qu’avait-elle fait pour mériter ça ? La question se posait en boucle dans son esprit alors qu’à l’extérieur sa bouche continuer d’implorer un pardon impossible à obtenir. Aucune de ses justifications, aussi vraies soient-elle n’atteindraient le cœur de pierre de son tortionnaire, elle le savait. Elle regrettait d’avoir osé se servir de ce don impromptu, de l’avoir laissé prendre le pas sur son être de cette façon. Sa vie allait s’arrêter ici et personne n’en saurait jamais rien. Ses amis, elle les avait tous éloignés pour les protéger et sauvegarder son secret. Ils ne s’inquièteraient pas de ne pas la voir. Sa famille, elle n’en avait plus. Non il n’y aurait personne pour la pleurer, personne à qui manquer. Duncan lui se trouverait un autre jouet une fois qu’il aurait fini d’achever celui défectueux qu’elle représentait. Attendant le coup ultime, Lorelei ne cessa de l’implorer, s’accrochant au dernier fil de compassion qu’il pourrait avoir en lui aussi mince soit-il. La blonde n’y croyait pas, n’avait aucun espoir mais il fallait qu’elle essaie et parce qu’elle ne contrôlait pas non plus sa langue ni ses mouvements frénétiques. Une autre de ses bizarreries qui n’aidait pas à lui donner de la valeur aux yeux de Thunder. Cette nuit n’était pas faite pour être la sienne.

C'est pas grave j'ai compensé !! Je ne sais pas ce qu'il m'a prit, je ne contrôle plus mon personnage lol

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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Dim 6 Mai - 1:34

surrender, i enjoy your madness
LORELEI B. HALLBERG & DUNCAN J. THUNDER
Chaque coup de reins asséné entre ses cuisses la réduisait au silence, torturant son esprit tout autant que les rares paroles que Thunder pouvait adresser à sa si délectable victime. Aussi instable que les ressentiments qui trahissaient la pâle jeune femme qu’elle était, le vampire savait se montrer incroyablement attentif, tout autant que dédaigneux à souhait. De ces genres d’attentif qui remarquaient ses pleurs, sans pour autant cesser de profiter de cette situation, de consommer ce qu’il avait mis tant de temps à faire germer en elle. La folie qu’il avait plantée, quelque part, dans le cerveau de son jouet préféré, devenait à chaque fois plus complexe, plus délectable et bientôt, elle ne se comprendrait probablement plus elle-même. Tiraillée par ses propres malheurs, ses démons intérieurs qui ne cesseraient d’inlassablement remonter à ses pensées. Un cycle dont le maître de ses tortures n’était que l’unique dompteur, celui qui, un instant durant faisait chavirer son cœur dans une course folle avant de le briser comme il brisait son corps et ses os contre le mur froid d’un de ces endroits lugubres. De ses larmes elle trahissait les soubresauts de conscience qui venaient effleuré sa cervelle, ces moments de clairvoyance qui lui arrachaient tantôt de la haine, tantôt une épaisse tristesse de laquelle elle ne parviendrait probablement jamais à se défaire. Et la bête sans âme qu’il était, l’être dénué d’humanité qui avait fait d’elle sa propriété ne semblait avoir aucun remord à jouer la tentative de réconfort, feindre des baisers emplis d’affection, des caresses tyranniques dont le goût avait une saveur sucrée. Elle n’était qu’un océan, dont les embruns ténébreux lui échappaient à elle également, une chose prête à basculer du côté de la folie, ou du côté de la clairvoyance la plus pure à tout instant ; une marche ou l’autre vers un funeste destin. Ce moment où il serait probablement lassé de tous ces amusements, de toutes les bêtises qu’elle était prête à accomplir pour lui. Lassé d’elle, tout simplement. L’onde électrique qui traversa subitement le corps du vampire, lui arrachant un grognement de douleur alors qu’il s’écartait de sa soudaine attaquante, eut pour effet de ramener la réalité au sein du lieu qu’ils habitaient depuis d’interminables minutes déjà. Au dehors, l’épaisseur de la nuit s’était concrétisée, devenue à présent un voile opaque duquel plus rien ne se distinguait, si ce n’est la lueur de quelques étoiles, et l’éclaircie de la lune. Un endroit, sain, tout trouvé pour y laisser pourrir le cadavre d’une humaine trop incontrôlable, d’un pantin usagé, d’une traîtresse. Trop de fois déjà, elle avait échappé à son propre contrôle et la voilà à présent, au sol, en train de supplier pour sa survie, comme un être pathétique qui décidait, au moment le plus critique, de laisser sa vie entre les mains de celui qui n’aurait pas assez d’égard envers elle pour faire preuve de quelque clémence que ce soit. L’instant charnel avait disparu, évanoui dans les restes d’endroit, rares témoins de leurs ébats éphémères. Ne restait plus que l’emprunte de leurs souffles, la chaleur de leurs contacts, rapidement évincés, pourtant, par toute la froideur véhémente qui s’empara des lieux. Ignorante de naissance, elle ne pouvait sans doute pas deviner toute la rage que son affront avait fait naître au creux des prunelles de son bourreau, tandis que le calcul de sa sentence ne se fit pas désirer trop longtemps. Oubliées les caresses suaves qui écorchaient à peine sa peau, lointains étaient à présent les baisers langoureux, emplis d’envie qu’il avait pu laisser traîner sur son corps. Insatiable qu’elle était, il le savait, il le lisait dans les suppliques qui trahissaient les traits de son visage ; elle n’était qu’une niaise parmi tant d’autres, stupide humaine à la recherche d’un tant soit peu de reconnaissance.

Celle qu’elle eut à présent, c’est celle de sa poigne glaciale, se resserrant brusquement autour de son cou. Ses bras aveugles ne lui avaient été d’aucun secours, tout autant que ses supplications n’avaient jamais atteint les tympans de Thunder. Il était l’unique décideur de sa destiné, et toutes les prières qu’elle pourrait lui adresser, à lui ou à un potentiel Dieu perché là-haut n’y changeraient rien. Jusqu’à l’instant fatidique de la sentir suffoquer sous sa poigne, il s’appliqua à serrer, serrer sa gorge fine entre ses doigts, de sorte à capturer au possible son attention, alors que ses lèvres venaient persifler avec rage quelques mots tout contre sa bouche à elle. De sorte à ce que les mots passent de sa gorge à la sienne, et finissent par grimper dans son cerveau de misérable gibier, imprègnent sa faiblarde matière grise et s’impriment définitivement à tous les petits réflexes électriques qu’elle pourrait avoir. « Devrais-je te couper les doigts un par un pour que tu daignes montrer un tant soit peu de respect ? » Comme pour retenir ces interminables supplications, ces interminables mièvreries, ainsi que toute potentielle réponse, il serra avec plus d’ardeur encore son cou, comme s’il cherchait à le briser. Dans ce futile instant, où elle se retrouvait suspendue entre vie et mort, sa nuque prête à craquer sous le moindre geste de son maître, il se laissa aller à hésiter. Hésiter à mettre cette menace à exécution, l’envie devenant subitement un acte qu’il était difficile de réprimer. Peut-être devrait-il aussi les lui faire avaler, ces instables choses qui laissaient échapper des éclairs sans qu’elle ne semble pouvoir les maîtriser. D’inlassables tortures, d’incessants tourments venaient à présent à l’esprit du vampire. Un seul, sembla être le plus adapté de tous. Mâchoires étroitement crispées par le mécontentement, alors qu’elle s’apprêtait à tenter de prendre son dernier souffle jusqu’à ses poumons, il la relâcha. S’écartant avec souplesse, se détachant d’elle. A présent, son pantin se retrouvait sans aucun fil, perdue. Ecrasée contre le sol, esseulée, telle une vermine trop occupée à reprendre son souffle pour dores et déjà se rendre compte de la solitude qui s’immisçait autour d’elle. Il l’avait compris, enfin compris. Ces moments si fréquents où il avait compris, en arrivant chez elle au gré de ses envies, qu’elle l’attendait avec tant d’entrain. Qu’une seule torture ne serait à la hauteur de son affront, la seule qui ne lui arracherait que plus de douleur que de contentements aussi masochistes soient-ils. La froideur de sa solitude. Destituée de la sorte de son rôle de martyr, de son rôle d’esclave, il ne s’attendit pas à la voir se relever, uniquement ramper au sol, tousser pour retrouver de l’air, gémir comme la misérable chose qu’elle était à présent. Il se détourna d’elle, sans la moindre difficulté, occupé à retrouver un semblant de dignité, rebouclant sa ceinture dans un cliquetis qui, au moins, put signaler à l’humaine qu’elle n’était pas encore abandonnée. Quand bien même il n’aurait aucun remord à se passer d’elle pour une durée quelconque, son désir n’était pas de l’abandonner à quelque autre sort que la solitude d’une esclave sans son maître, d’une victime sans son bourreau. Loin de lui, de toute manière, l’idée qu’un autre puisse ainsi avoir l’influence qu’il avait sur elle. « Lève-toi. » Un ordre au ton détaché, une voix à laquelle Lorelei n’avait que rarement rencontré jusque là ; si parfois elle avait pu discerner de la haine, de l’indifférence ou quelques arômes mielleux, à présent il n’y avait plus rien. Rien d’autre en tout cas qu’un tortionnaire lassé. Pour précipiter la lenteur dont elle faisait preuve pour son agacement certain, il l’attrapa par le bras, la mettant sur ses pieds et quand bien même ses gestes pouvaient être brusques, son action se fit dénuée de toute torture. Même à ça, elle n’aurait pas honneur. Lui envoyant la veste encore intacte dont il l’avait dépossédée plus tôt, il l’abandonna à nouveau rapidement, après un nouvel ordre impérieux. « Habille-toi. » De ces outrages, il n’en avait que trop souvent connus, tout autant que de la fièvre folle qui s’était emparée de Lorelei ce soir, des mots pressés qui s’étaient inlassablement extirpés de sa bouche, aux actes incontrôlés qu’elle avait pu avoir. Et le silence se fit soudainement lourd, Thunder ne prenant même pas la peine de lorgner sur le reste de gibier qu’il pouvait lui rester en la personne de l’humaine blonde. L’endroit était à nouveau devenu vide, désespérément glacial, n’étant désormais que le réceptacle de plaisirs qui ne furent que de courte durée.

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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Mar 8 Mai - 15:01

Les dernières supplications de Loreleï moururent entre ses lèvres alors que les doigts de Duncan se crispèrent sur sa gorge lui coupant la parole et le souffle par la même occasion. La punition ne s’était pas fait attendre. Sa poigne se raffermissait à chaque seconde qui passait, comme les serres d’un oiseau de proie sur la pauvre victime. Sauf qu’en l’occurrence, la blonde méritait son châtiment. Elle se demandait encore comment son corps avait pu la trahir une dois de plus et libérer l’électricité qui avait écarté le vampire d’elle. Trop de fois par le passé son enveloppe charnel avait failli à la soutenir, à l’aider dans la vie. Sa cécité en était la preuve la plus flagrante. Abandonnée depuis toujours par son être propre, la jeune femme ne se débattit pas, n’esquissa pas le moindre mouvement pour se défendre. Ses bras s’étalèrent mollement au sol en signe de reddition. Elle ne lutterait pas pour sa vie, Lou n’en voyait pas l’intérêt, puisqu’elle ne voyait pas comment son maitre aurait pu réagir autrement qu’en la tuant. Elle le méritait et de toute façon personne ne la regretterait, même pas Thunder qui pourrait trouver un autre jouet dans la minute qui suivrait son dernier souffle. La musicienne ne valait pas mieux que la petite humaine de base qu’elle était et qu’elle avait pourtant essayé d’améliorer pour faire plaisir et satisfaire le brun. Lou n’essayait pas de garder l’air dans ses poumons ou d’y en faire entrer pour survivre, non, s’il voulait qu’elle meurt pour ce qu’elle avait fait alors la porteuse du virus mourrait. Au moins la jeune femme pourrait-elle accéder à l’honneur de combler les désirs de son bourreau une ultime fois. Le manque commençait pourtant à se faire ressentir, la pianiste se sentait partir de l’autre côté, son cœur battant fortement dans sa poitrine pour envoyer le peu d’oxygène restant dans son organisme au cerveau, elle le sentait aussi dans ses tempes, dans le bout de ses doigts et de ses pieds. Mais elle n’avait pas peur, elle acceptait et accueillait son destin à bras ouverts car si Duncan n’avait pas décidé de cette punition, elle se serait ôter la vie elle-même parce qu’elle préférait encore mourir que devenir un jouet inutile. Alors il y eu ses lèvres sur les siennes, murmurant des menaces, que Lorel’ aurait reçu sans se plaindre si elles s’étaient réalisées. Avec le peu de force qu’elle avait encore, la porteuse du virus souleva légèrement sa main, sans parvenir pourtant à la montrer à son tortionnaire pour la lui offrir. Elle répondit dans un murmure à peine audible.

« Fais…donc. »

Il était propriétaire de son corps alors le vampire pouvait bien en disposer comme il le voulait. Tant pis pour le piano, pour la musique, son métier et ses passe-temps. Cela n’avait plus aucun intérêt maintenant, si seulement il estimait que cela pouvait la racheter pour son crime alors qu’il lui coupe les doigts. Puis l’allemande fut prise de spasmes musculaires, chacun de ses membres de contractant sous la suffocation, elle croyait le moment venu quand enfin une goulée d’air envahie ses poumons. Le poids de Duncan avait disparu, elle ne l’entendait même plus. Seule dans cet antre de désespoir qui l’entourait désormais, sa forteresse de solitude. La blonde roula sur le côté dans la poussière pour tousser et cracher. Sa gorge douloureuse refusait de laisser passer plus d’air qu’il ne le fallait. Lorel’ n’arrivait pas à croire qu’il l’épargnait, que son cœur continuait de fonctionner, bien que son rythme fut saccadé et presque aléatoire. Les quelques bruits lui parvenant indiquaient que le brun se rhabillait, mettant définitivement fin à toute activité charnelle. Elle ne pouvait pas espérer en avoir encore après son affront, elle le comprenait même si cela lui faisait mal, toute douleur corporelle incomparable à celle qu’elle ressentait à ce moment précis. Se savoir délaissée une fois de plus parce qu’elle n’avait pas été capable de rester à sa place, de rester une simple esclave. Ce pouvoir inconnu pour lequel elle ne demandait rien, qu’elle ne désirait même pas. Trahie par ce virus qui pourrissait son corps, la rendant encore plus indésirable aux yeux de son maitre, de son seul dieu. L’ordre cingla dans la froideur de la nuit, encore souffreteuse Lou eut du mal se mettre sur le côté, sur ses genoux. Une profonde nausée lui tordait le ventre et lui enserrant la gorge de la même façon que les mains de Thunder un peu plus tôt. Son bourreau devait estimer qu’elle n’y mettait pas assez du sien puisqu’il l’aida à finir son ascension. Il lui jeta sa veste et lui demanda de la passer, ce que fit la demoiselle. Tenir sur ses jambes lui faisait mal, ses genoux tremblaient et elle croyait s’écrouler à tout moment. Son manteau la couvrait à peine, cachant seulement sa poitrine. Un silence lourd et angoissant s’installa dans l’immensité de la bâtisse. La tête lui tournait suite à l’accumulation de coup et autres tortures subis ce soir. Elle le cherchait dans cette obscurité familière qui faisait son monde, son souffle, ses pas, son odeur. Rien ne lui parvenait, l’aurait-il abandonné là pour mourir, pour devenir la proie d’un nouveau prédateur qui passerait dans le coin. Un châtiment bien pire que la mort l’attendait donc. La désobéissance de trop lui coutait son maitre, le lien qui l’unissait à lui. Déjà très fin, sa maladresse avait fini de ronger ce fil du destin, la poussant dans le précipice des Enfers, le prochain maitre devant qui elle plierait nul autre qu’Hadès souverain du Tartare. À cette simple pensée, les jambes de Loreleï cédèrent sous son poids et celui de son chagrin bien que cette fois aucune larme ne zébra son visage. Et après plusieurs contractions de son diaphragme la bile contenue dans son estomac se rependit sur le sol de la menuiserie. Son absence de repas ces deux derniers jours expliquait celle de contenu autre que ses sucs gastriques. Elle toussa de nouveau et essaya de rependre une respiration toujours hachée après sa strangulation qui avait sensiblement rouvert les plaies de son cou. La trace de morsure, très certainement la dernière que la blonde gouterait jamais. Il aurait mieux fait de la tuer à ce moment-là.

« Je t’en prie Duncan…je t’en prie ne m’abandonne pas ici… »

Etait-il même encore sur place pour entendre sa supplique, l’aveugle l’ignorait mais elle l’espérait du plus profond de son cœur. Son détachement à sa personne la faisait souffrir et Lorel’ savait qu’elle ne survivrait pas sans lui, s’il la laissait là elle finirait par mourir d’une manière ou d’une autre. Mais s’il prenait la peine de la raccompagner chez elle pour ensuite l’abandonner ? Cette question prenait toute la place dans son esprit, oui la musicienne préférait encore mourir sur place, que son cœur s’arrête net que de connaître un monde dans lequel Duncan ne serait plus. Une étoile mourante dans un univers sans soleil. Faudrait-il que l’allemande s’ouvre seule les veines pour quitter ce monde ? Sans son maitre elle n’était plus rien, plus personne. De nouveau assise par terre malgré l’injonction de se tenir debout, Lou s’essuya la bouche du revers de la main. Fallait-il qu’elle se brise les doigts pour montrer à quel point elle se repentait de son action ? Cela ne serait même pas suffisant aux yeux du brun. Elle l’imaginait parfaitement, ce dos qu’elle connaissait s’éloignant d’elle peu à peu pour finalement disparaître dans le paysage, son paysage redevant totalement noir, sans plus aucune lueur d’espoir. La porteuse du virus pouvait maintenant prendre conscience du mensonge dans lequel elle se vautrait depuis le début, il ne l’aimait pas et ne l’aimerait jamais, une simple et banale poupée de chiffon qui retrouverait le caniveau d’où il avait tiré. Quelle confiance, quelle audace permise à celle qui tombait maintenant de son piédestal imaginaire de façon brutale. Ignorant toujours si son maitre se trouvait encore à porter de voix et surtout compte tenu de la faiblesse de celle-ci, la belle tenta cependant un nouvel appel à l’aide, à sa clémence bien qu’elle n’en fut plus digne. Ou plutôt elle ne l’avait jamais été, c’était bien proche de la réalité.

« Je me couperais les mains moi-même s’il le faut mais par pitié ne me laisse pas mourir ici…je ne mérite pas ton pardon mais je t’en supplie… »

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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Mar 15 Mai - 16:31

surrender, i enjoy your madness
LORELEI B. HALLBERG & DUNCAN J. THUNDER
L’échec, encore l’échec, toujours l’échec. D’innombrables images, souvenirs, indélicates captures de son passé revenaient à son esprit, fusant à toute allure devant ses yeux, brusquant la moindre de ses pensées dans les travers les plus noirs de son orgueil. De sa colère, celle-là même qui, pourtant, si souvent le rendait si clairvoyant. Si attentif aux démons dont pouvaient être dotées les plus délicieuses créatures de cette misérable planète. Il avait alors compris que ce qui avait tant plu chez lui à Lockwood, c’était cette passion sidérante qui le dévorait quand il posait les yeux sur elle, ses lèvres sur sa peau, son attention sur sa silhouette. Cette candeur pitoyable qui le rendait, malgré tout, si naïf devant elle. L’évidence du pire châtiment imposé à celle-ci avait été si lumineuse. A l’instant précis encore, il comprenait. Quels tourments pouvaient la posséder elle, quels bons plaisirs la fixaient encore à son monde, à son univers. Sur ses jambes. Peut-être n’avait-il tant pas échoué que ça, dans la constitution de sa parfaite esclave ; peut-être même que l’élève avait au final dépassé les attentes du maître. Quand bien même, ce feu ardent qui la dévorait le dépassait de bien trop, il ne s’était jamais montré assez rigide, assez dédaigneux pour elle. Il fallait plus. C’est sans surprise qu’il vit la silhouette de l’humaine, d’un noir nébuleux, détaché contre le mur de l’entrepôt, s’effondrer au sol sitôt qu’il l’avait abandonnée. Sur ses maigres épaules probablement, cédait tout le poids de la triste réalité dans laquelle il se devait de la ramener. Ces fautes si ingrates qu’elle commettait à de trop nombreuses reprises n’allaient pas rester sans châtiment et quand bien même elle pouvait ramper, ses multiples actions déplacées au cours de cette soirée avaient dores et déjà mis à sa fin, sa faible clémence. Elle n’avait plus qu’à ramper par terre, goûter la saveur de ses échecs, de l’abandon, les affres de la solitude et qui sait, pouvoir se relever, avec quelque main tendue. Celle de son cher blondinet fouineur, l’impétueux encombrant de la vie duquel, il allait bientôt s’amuser, puisqu’il fallait que le châtiment de son esclave soit à la hauteur de l’indécence de ses actions. Le supplier, gémir au sol au milieu de sa bile tout juste recrachée était le spectacle le plus misérable auquel il ait pu assister et quand bien même, chaque souffle de vie, chaque parole de son pantin désarticulé ne faisait que mettre au supplice le peu de patience qu’il gardait encore en lui. La pire décision qu’elle aurait pu prendre, c’était de continuer à parler, de désobéir encore une fois aux si simples ordres qu’il lui avait donnés. Chercher à se repentir, là où son dédain lui sauvait presque la vie. Peut-être préférait-elle mourir que d’éveiller de pareils ressentiments chez lui. C’est un rictus, qui naquit au coin de ses lèvres à cette pensée, s’évanouissant pourtant aussi tôt né. Ses paroles n’avaient aucun sens, et son asservissement, aussi plaisant puisse-t-il être, avait à présent dangereusement éveillé sa colère. « Arrête de geindre ! » C’est comme pour manifester sa présence qu’il revint vers elle, faisant fi à présent de toutes les demandes qu’elle pouvait envoyer à mi-voix ou dans quelques murmures au vide face auquel elle se croyait confrontée. L’attrapant par le bras, il l’envoya s’écraser, face contre le mur qu’ils avaient quitté quelques instants plutôt. L’envie de lui briser chaque os du corps, à commencer par sa mâchoire pour qu’elle se taise, le tiraillant subitement, il se retint, bloquant son bras dans son dos, retenant le moindre de ses gestes avec force, tant de force d’ailleurs, qu’il sentit bientôt les veines du poignet de l’humaine venir battre contre sa peau. « J’ai dit. Lève-toi. » Les mots qui franchirent ses lèvres retroussées en un rictus rageur, étaient désormais destitués de tout amusement, de toute excitation. Elle n’éveillait chez lui que le dédain d’une humaine à genoux et la colère, pure et dure, d’être confronté à une si pathétique chose.

Là, tout contre elle, il se laissa quelques secondes de suspens, à humer le parfum au creux de son cou, l’odeur âpre de son sang s’échappant à nouveau par ses plaies. C’est pourtant avec vigueur qu’il attrapa une bonne poignée de sa tignasse, la forçant à pencher la tête, de sorte à ce que ses lèvres se retrouvent à côtoyer le lobe de son oreille. Une caresse presque doucereuse, avant que son souffle ne vienne dangereusement vriller ses tympans, dans quelques murmures donnés comme sur le ton de la confidence. « Tu devrais le faire. Parce qu’à cet instant précis, tu me dégoûtes tellement que… » Il esquissa un léger rictus, à nouveau, laissant ses mots en suspens. « Je pourrais te laisser là. Venir à l’occasion te regarder mourir à petit feu. Te torturer pendant des jours et des jours. Profiter… » Sa main désormais libre vaqua, insidieusement, sournoisement du creux de son cou, cette plaie dont il ne manqua pas à réveiller la brûlante douleur, glissant lentement le long de son corps, jusqu’à une caresse suave sur sa cuisse comme il savait tant en faire. Ses doigts se faisant délicats, chercheurs, des appels incessants à cette luxure, cette débauche dans laquelle ils se retrouvaient tant. « Sans que ça ne m’éveille le moindre contentement. » A nouveau, sa gorge se fit tentatrice. Il pourrait aisément la vider de tout son sang, voire même manquer de peu de le faire, la rendre faible jusqu’à ce qu’elle soit tout juste consciente. Le parfait état pour endurer de nombreux stades de torture. Beaucoup trop d’attentions pour elle. D’ailleurs, les mains autrefois baladeuses de Thunder ne firent que resserrer un peu plus sa poigne, réduire au supplice l’humaine, avant de l’abattre à nouveau à terre. A se damner comme elle le faisait, elle s’avérait incapable de pouvoir se contenter des présents que le vampire daignait lui faire, insatiable, pathétique comme tous les autres misérables de sa race. Tout juste bons à être des gibiers. Tant de pensées, d’idées emplies de dédain le saisissaient à présent. Il se retrouva à tourner autour de Lorelei, toujours à terre, guettant le moindre de ses gestes contradictoires pour agir à nouveau. Laisser, non plus son envie de s’amuser se manifester, mais sa rage se défouler sur une quelconque victime. Lui faire comprendre que la douleur telle qu’il pourrait la lui faire ressentir, n’avait rien de comparable avec celle qui attirait ses jouissances les plus éhontées. L’endroit, après tout, regorgeait de nombreux objets et instruments à même de répondre à l’imagination débordante dont il pouvait faire preuve. Il n’avait qu’à tendre le bras, se servir. Tout ce qu’il se contenta de faire, pourtant, c’est dans un coup du pied, renvoyer les vêtements de la jeune femme à celle-ci. Comme pour renvoyer le même message qu’autrefois. Encore à présent, malgré la colère qui le prenait, il n’avait aucunement l’intention de lui faire l’honneur de se salir les mains de son sang. Plus à présent, pas avant que son envie pointe à nouveau. Quand il le jugera bon, qu’elle apprendra à rester à sa place.

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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Sam 19 Mai - 20:28

Un sursaut de peur parcouru le corps de Loreleï alors que la voix plus glaciale qu’un pôle résonnait dans ce lieu sordide, peut-être son futur tombeau. Elle se mordit l’intérieur des joues pour ne plus émettre le moindre son, pour ne plus avoir cette tentation. Encore une chose qui lui échappait ce soir, son agitation permanente, elle normalement si sage, si calme. De quoi attiser la rage de son maitre plus facilement que n’importe quoi d’autre. Il lui ordonnait de se taire, et il faudrait qu’elle s’y tienne le plus possible, lutter contre elle-même. Cette nuit la porteuse du virus était sa propre pire ennemie. Elle serra les poings et ignora du mieux qu’elle le pu la nouvelle nausée qui lui vrillait l’estomac. De toute façon il ne lui restait plus rien à sortir. Avant que la blonde puisse penser à autre chose, elle senti la main de Duncan se refermer sur son bras. Elle crut un instant qu’il la relevait une seconde fois, mais bien au contraire, il l’envoya de fondre dans le mur qui supportait encore quelques minutes auparavant leurs ébats. Lou pinça les lèvres pour qu’aucun cri de douleur ne lui échappe, pour ne pas se plaindre encore et lui désobéir dans un sens. Il fallait bien que la jeune femme finisse par apprendre sa leçon. Esclave un jour, esclave toujours. Voilà ce qu’elle était, la chose du vampire et son devoir était de répondre au moindre de ses désirs, de le contenter lui et non pas chercher à en retirer quelque chose. Même si cela partait de son amour pour lui. Etait-ce un tel crime que de vouloir l’attention de l’homme que l’on aime. Visiblement dans le monde de Lorel’ oui. S’obstinant à garder le visage tourné vers le sol, la musicienne subit une nouvelle fois les foudres de douleur de Thunder. Il lui bloquait le bras, la paralysant par la même occasion alors qu’il lui demandait une nouvelle fois de se lever. Prenant sur elle, l’allemande fit mine de pousser sur ses genoux pour se redresser mais elle ne bougeait pas d’un millimètre. Ses forces la quittaient peu à peu, même elles l’abandonnaient à son sort dans ce désert de béton. Et les paroles de son bourreau comme autant de poignard dans son pauvre cœur de femme candide. Des menaces simples auxquelles la pianiste mourrait cependant de répondre par l’envie. Tout, elle acceptait tout du moment que cela signifiait que le vampire reviendrait vers elle. Une fois. Deux fois ou plus si elle survivait si longtemps à la torture. Mais la demoiselle ne doutait pas que par amour elle puisse y parvenir. Rien que pour le retrouver encore un peu après cet instant de supplice. Lorel’ l’aimait suffisamment pour n’attendre que cela de lui. Ce qu’elle n’aurait jamais dû oublier dès le départ. Cela aurait peut-être pu lui éviter de se laisser porter par l’avarice de vouloir toujours plus être posséder par lui et le posséder un peu en retour. La réalité tenait dans cette phrase : sa chose et rien d’autre. Son petit pantin, que le brun était libre de manipuler à sa guise. Elle se la répétait désormais en boucle pour supporter les acerbes mots qu’il prononçait désormais.

Debout, Loreleï retourna à la poussière et cracha de nouveau pour évacuer les particules qui tentaient d’envahir sa gorge. Elle se concentrait aussi sur les bruits qui l’entouraient, cherchant comme toujours Duncan, déterminer ce qu’il faisait et répondre à ses désirs. Les bruissements de tissus lui firent tendre la main. Ses vêtements. Cette fois, la blonde fut prompte à comprendre et à s’exécuter bien que cela ne se fit pas sans difficulté. Toutes les parties de son corps la faisait dangereusement souffrir au moindre mouvement. Même bouger le petit doigt faisait naitre une fine pellicule de sueur sur son front ridé par l’inquiétude de finir seule dans ce lieu de perdition. Retirer sa veste pour enfiler les restes de son t-shirt, passer son jean qui lui non plus de devait pas ressembler à un pantalon pour enfin remettre sa veste. Elle s’imaginait presque présentable. Si on oubliait les quelques effets qu’il lui manquait pour compléter sa tenue. Après ce qui représentait un effort surhumain à ses yeux, il restait à Lou le plus dur à accomplir, se redresser. Tenir sur ses deux pieds. Un défi qu’elle se devait de relever. Il n’était pas dans son intérêt de contrarier plus avant son précieux vampire. Elle prit plusieurs inspirations profondes et très douloureuses, se tenant la gorge pour essuyer un peu du sang qui perlait de sa morsure. O comme elle chérissait la moindre de ses plaies, dernières preuve de l’intérêt que lui avait porté Thunder avant l’affront de la pianiste. Puis à l’image de Pinocchio se dressant pour la première fois sans ses ficelles, petit pantin de bois avec un cœur battant dans sa poitrine, Lorel’ se força sur ses jambes. Chancelante, chavirante, son équilibre précaire semblable à une personne fortement alcoolisée, elle se tint debout. Les pieds fermement ancrés dans le sol poussiéreux de cet endroit dont la porteuse du virus ignorait toujours la nature. Cependant il lui était impossible de rester totalement immobile, de même qu’elle savait qu’une chute inévitable l’attendait au final. L’allemande se savait trop faible pour supporter son propre poids trop longtemps. En ultime signe de soumission, la demoiselle tendit ses deux poings en avant, sans avoir les bras qui montent très haut. Elle ne le pouvait pas à cause du mal qui dévorait ses chairs. Il n’y avait rien d’hostile dans son attitude, bien au contraire. Mimant celle du prisonnier attendant qu’on lui passe les menottes, la blonde s’impatientait pour ses propres entraves. Ou pour la punition attendue. Qu’il lui brise chacun des os qui faisaient sa main ou au contraire qu’il lui donne de quoi le faire elle-même, Lou obéirait. Elle sacrifierait n’importe quoi pour regagner un peu de place dans sa vie. Pour qu’il ne fasse pas d’elle une recluse. L’esclave devait aussi se mordre la langue pour ne pas parler pour ne pas lui dire toutes ses pensées qui lui passaient par la tête pour se défendre. Pour lui dire qu’il pouvait bien lui faire ce qu’il voulait. Son corps lui appartenait, elle lui appartenait et Lou savait qu’elle ne pourrait pas survivre s’il décidait de couper tout contact. Finalement perdre ses mains, sa musique, représentait un bien petit prix à payer pour le garder lui à ses côtés. Aussi peu et aussi éphémère que cela soit. Elle était prête à tout pour le garder dans sa vie. Elle ne valait rien sans son maitre, pas même l’hypothétique liberté que cela représentait n’avait de valeur à ses yeux aveugles. Rien n’avait de sens sans lui. Elle souhaitait tant lui dire ces belles choses qui remplissaient son cœur mais il ne voulait plus l’entendre parler et la belle devait se faire violence pour garder ses lèvres scellées. Tremblante, vacillante, elle attendait la réaction de son créateur, priant une quelconque force supérieur pour tenir debout assez longtemps pour le satisfaire. Pour cette nuit elle n’en demanderait pas plus, bien que cela soit encore une preuve de son insatiable avidité. Mais il n'y eu rien d'autre que le silence. Étouffant, oppressant de son ignorance. Et sa poigne puissante dans ses boucles dorées qui la ramena jusque chez elle, l'y laissant devant la porte comme un chien qu'on abandonne sur le bord de le route. Voilà ce qu'elle était devenue pour lui. Une pauvre chose qui ne l'amusait plus, dont il n'avait plus besoin. Elle attendit que le bruit de ses pas disparaissent totalement dans la nuit pour rentrer chez elle, s’écroulant à peine la porte refermé sur le monde et cette nuit de cauchemar.

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MessageSujet: Re: /!\ ☾ surrender, i enjoy your madness (lorelei)   Ven 25 Mai - 23:03

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