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 __ Return Of The Phantom [Duncan & Tara]

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Tara G. Lockwood
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▌Age du Personnage : 229 ans, 24 ans en apparence
▌Métier : Se fait entretenir ou dépouille des cadavres
▌Force & Pouvoir : Se rapportant à ceux des démons. Pouvoir de persuasion et charisme dont elle est dotée.
▌Faiblesses : Ce passé qu'elle aurait préféré laisser enfoui au fond d'elle. Eux. Traumatisme suscité par les êtres humains.
▌Playlist :
30 STM ♪ Alibi / 30 STM ♪ Hurricane / 30 STM ♪ The Kill / 30 STM ♪ Modern Myth / 30 STM ♪ Night of the Hunter / 30 STM ♪ Stranger in a Strange Land / 30 STM ♪ Oblivion / Within Temptation ♪ All I Need / Within Temptation ♪ Forgiven / Within Temptation ♪ Memories / Keane ♪ Everybody's Changing / Keane ♪ She Has No Time / Muse ♪ Supermassive Black Hole / Muse ♪ Unintended / Muse ♪ Uprising

▌Citation : L'absence diminue les médiocres passions, et augmente les grandes, comme le vent éteint les bougies, et allume le feu.



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MessageSujet: __ Return Of The Phantom [Duncan & Tara]   Mer 18 Jan - 21:29


Duncan & Tara

Return Of The Phantom
Temporalité qui n’avait plus de sens à ses yeux. Heures, minutes, secondes, qu’elle avait cessé de compter depuis bien longtemps. A quoi bon y prêter attention ? Elle avait vécu, durant des siècles, avec la certitude qu’elle vivrait d’une façon éternelle. Elle pouvait se permettre de remettre au lendemain ce qu’elle pouvait faire le jour même. Elle avait pourtant commencé sa vie d’immortelle, en conservant ces habitudes typiquement humaines, prenant en compte tout ce qui était de l’ordre du spatio temporel. Néanmoins, la vérité résidait dans le fait que plus le temps avait passé, et plus elle avait fini par éprouver de l’ennui, mêlé à un sentiment de dépression enfoui en elle. Une vie qui l’avait satisfaite, à bien des égards. La richesse qu’il lui avait offert, le confort matériel, de bonnes parties de chasse, de bonnes parties de jambes en l’air. Et puis, la soumission qu’il avait imposée, cette rancœur qui avait finie par être plus forte que tout. Lisant peut être plus en elle, qu’elle ne l’avait crue. Percevait-il ses faiblesses ? Avait-il pu déceler, cette importante, qu’avaient pris le peintre et la cadette, dans le psychisme de sa diva sanguinaire ? C’était peut être ce qui avait déclenché les flammes. Incompréhension. Questions auxquelles il ne répondrait probablement pas. Interrogations qui resteraient en suspend. Elle était bien trop orgueilleuse, pour s’adonner à ce genre de supplices, pour lui montrer ne serait-ce qu’un signe d’intérêt, qui le contenterait, cet animal prétentieux. Son esprit était embrumé, et tenter de dénouer les nœuds avait occupé l’essentiel de son temps lorsqu’elle était esclave sur Salvation. Désormais, tout ceci l’accaparait lorsqu’elle n’avait pas la chance de sentir l’odeur de la chaire fraîche.

Elle pensait à lui tout de même en permanence, quelque part. D’une manière inconsciente, son bourreau restait enfoui en elle. Le maudissant, et lui offrant une place qui était pourtant assez large, voire même très large, dans son monde intérieur. Là était toute l’ambigüité. Que le monsieur ne s’emballe pas, néanmoins, étant donné que la place qu’elle lui offrait risquait tout bonnement de le conduire à sa perte : elle était absorbée par une haine vivace à son égard. Cette haine qui l’avait toujours habitée. Il n’avait pas la place qu’elle réservé aux Joyaux. Il faisait partie des êtres, qu’elle avait décidé de poursuivre, des mois après son retour. Utilisant cette essence démoniaque, dans le but de se téléporter face à lui. Silencieuse, glaciale, hargneuse, elle l’avait pourchassée discrètement, faisant de courtes apparitions face à lui, disparaissant dans la seconde, souhaitant lui montrer qu’elle occuperait son esprit jusqu’à temps qu’il se consume. Elle était devenue cette pourriture impitoyable, cette garce, cette capricieuse, cette diva, qu’il avait créé. Cette relation tumultueuse, l’ayant modelée, en quelque sorte. Finissant par lui ressembler, à cette créature ignoble et farouche. Appréciant le fait de le terroriser, de lui faire payer son acte, bête enflammée. Appréciant d’être là tout court ? Habitudes, élan enfoui au fond d’elle d’affection ? Penser à cette solution lui donnait la nausée. Il ne s’agissait sûrement pas de cela, pourtant, elle réservait cet élan au peintre, il en avait toujours été ainsi. Néanmoins, une partie d’elle l’appréciait. Peut-être que c’était l’aide soignante, l’amie d’enfance, qui lui murmurait des choses dans sa tête. Comment pouvait-elle continuer d’entrer en contact avec son Bourreau ? Là était toute la question. Elle n’avait eu de cesse d’y réfléchir, enfermée dans ce lieu étroit, miteux. Et pourtant, elle n’obtenait pas de réponses concrètes. La fuite ? Mieux se perdre pour ne pas basculer d’une façon définitive. Nathanaël, Jezabel… Il fallait songer à lui offrir un manuel, qui l’aiderait par la suite à décoder son psychisme. Diable qu’il n’y avait que les femmes, qui passaient leur temps à se compliquer la vie, mortes ou vivantes.

Terrée, son esprit n’avait pas pu être accaparé par des choses plus dignes, plus nobles – du moins quand on était une pourriture – tels que la chasse à l’homme, festins grandioses, parties de jambes en l’air divertissantes, bijoux ayant le don de la satisfaire, catin sanguinaire vénale. L’esclavage, son enfermement dans cette cellule et cette absence d’action qu’elle imposait, l’extérieur, lui avaient semblé intéressants. Elle pouvait au moins savourer les séances de torture, même si le fait de ne pas pouvoir y participer, la torturait elle-même psychiquement. C’était tout bonnement insupportable. Dorénavant, alors qu’elle était à nouveau libre, ce qui était insupportable avait attrait à sa nouvelle existence. Sa vie d’immortelle avait évoluée d’une façon considérable. Ainsi, il lui fallait acquérir de nouvelles habitudes en matière de tueries, de vie quotidienne. Cela pourrait sans doute mettre un terme à cet ennui mortel. Cependant, quelque part, elle gardait une pointe de nostalgie ridicule. Elle avait toujours su qu’à sa manière, il serait toujours là.

Et elle aussi. Harcèlement suprême en perspective, mais pas de place pour l’amertume pour le moment. Elle apparut face à lui. On aurait pu envisager le fait que la scène qui allait suivre serait similaire à celles de d’habitude. Pourtant, il n’en fut rien. Elle n’eut pas l’intention de rester silencieuse, cette fois ci. Elle vit se présenter une occasion de se divertir, d’utiliser ses armes de manipulatrice séductrice. Le mystère avant tout. Un sourire se dessina sur ses lèvres de petite malicieuse. Elle alla à lui, se manifestant, se rapprochant, sans aller jusqu’à l’atteindre. Elle ne pouvait se résoudre à l’égorger sur le champ, pensant pertinemment qu’un tout autre jeu serait bien plus divertissant.


« Bouuuuh je suis venue pour te hanter ! J’ai même l’intention de venir te chatouiller les pieds durant ton sommeil. A moins que je décide de t’égorger… ».

Rire qu’elle retenait avec habilité. Difficile de lâcher prise. Il fallait faire preuve de patience, il fallait surprendre son ennemi avec une première arme verbale qui frôlait clairement le ridicule. Ironie mordante utilisée. Y parviendrait-elle, après des siècles de vie commune ? Il connaissait l’humaine, il connaissait la pourriture.

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Duncan J. Thunder
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▌Métier : il n'en a plus vraiment besoin.
▌Force & Pouvoir : être débarrassé de son âme et de tous les ressentiments qu'elle créé.
▌Faiblesses : ces vieux souvenirs qui le hantent, cette voix paternelle qui l'envahit trop souvent.
▌Playlist : BEN HARPER ♦ AMEN, OMEN. THE HOLLIES ♦ I'M ALIVE. DEPECHE MODE ♦ PERSONAL JESUS. QUEEN ♦ BOHEMIAN RHAPSODY. AEROSMITH ♦ BACK IN THE SADDLE. PLACEBO ♦ BLUE POST. PLACEBO ♦ MEDS. ACDC ♦ SHOOK ME ALL NIGHT LONG. ANYA MARINA ♦ ALL THE SAME TO ME. HURTS ♦ DEVOTION.
▌Citation : Celui qui se transforme en bête se délivre de la douleur d’être un Homme.



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MessageSujet: Re: __ Return Of The Phantom [Duncan & Tara]   Lun 23 Jan - 1:40

return of the phantom
TARA G. LOCKWOOD & DUNCAN J. THUNDER
Vile existence qui se mourait à petit feu, happée par des ténèbres d’un genre nouveau. Pas tant que ça, alimentés par la vilénie dans laquelle avait sombré sa vie. Des années, des siècles, peut-être des millénaires qui se flétrissaient dans son esprit à chaque minute qui passait. Hanté, pourchassé par les ombres d’une silhouette qui ne lui paraissait que trop familière, il en retrouvait parfois ses pauvres instincts d’humain pathétique. L’incapacité à contrôler les pulsations de son cœur en son sein, le retour de l’ancien réflexe de tressaillir à chaque brise passée un peu trop près de lui, enfoncée vicieusement dans son oreille pour vriller ses tympans. Le grand vampire sanguinaire ne semblait pas être autorisé au repos quelconque de ce qu’il lui restait d’âme. Quelques résidus à peine, réduits au nom de souvenirs qu’il détestait plus que tout. Nuit bleutée, voile sombre parsemé de rares loupiotes étoilées, siège de ses réflexions solitaires, seule spectatrice des doutes qui empruntaient la voie de son visage pour s’insinuer jusqu’à son cerveau. Moment de solitude brûlant, dévorant, acharné sur ses tripes qui le poussait au supplice d’une crainte sourde. Plonger dans la folie n’était que le résultat, ce qui le hantait dans chacun recoin caché par son dos, c’était l’omniprésence de la Reine de ses Enfers personnelles. Gouvernance de la pourriture qui dévorait sa chair, maîtresse de ses plaisirs charnels, ultime sacrifice qu’il avait du faire à la vie pour pouvoir rester parmi les vivants. Les presque vivants, qui voguaient dans l’âpre Salvation. Le Bon Dieu avait octroyé à l’humain décédé une courte vengeance, subterfuge bien calculé pour à présent le briser en miettes. Neurone après neurone, battement de cil après battement de cil.

Main maladroite, aux doigts moites, qui se laissa presque tomber sur le verre de sa félicité. Qui n’était, qui sait, peut-être pas méritée. Perdu avec lui-même, dans les méandres de sa rage, confronté à ses culpabilités contradictoires, appauvri par l’évaporation de sa semi joie, il n’était pas le plus expert à pouvoir dire s’il était sain d’esprit encore, ou déjà dévoré par les supplices de son existence. Déjà. Après deux cents années de vie, ce terme avait quelque chose d’ironique. Il aurait sans doute espéré pouvoir connaître plus de jours loin de sa hantise. Avec le profond sentiment de plénitude que la disparition de ses tortures éternelles aurait pu amener chez lui. Durée éphémère, à quand bien même il avait réussi à se débarrasser de cette Galatée qu’il ne pourrait jamais posséder comme il l’entendait, son esprit lui faisait défaut. Une longue gorgée d’alcool ambré venu enflammer sa gorge, pathétique diversion pour son corps, velours liquide qui n’avait plus le moindre impact sur ses liaisons nerveuses. Malheureusement. Elles filaient toujours toutes à la même allure, sournoises, impatientes de se jeter dans le trou béant du chaos qui le gagnait. L’échec, même dans la victoire. La pire douleur qui soit, celle d’avoir été le bourreau de son amour éternel, celle de ne pas avoir été assez sain pour stopper la folie meurtrière qui l’avait habité depuis toujours, que quelques paroles bien placées, avaient exacerbée. Lâcher en pleine nature, il aurait tout l’air d’un fou, si ce n’est par l’apparence de ses vêtements. Propres, soigneusement taillés, vagues artifices qui sauvaient les apparences. Grandes parois intimidantes, les dernières qu’il lui restait ; les dernières qui le protégeaient, qui les protégeaient tous, du bacchanal qui prenait place en lui. Si, en des siècles de vie, il n’avait pas appris avec talent à fuir la Mort à chaque fois qu’elle osait se montrer pour réclamer le du de son âme, il serait probablement apte à se laisser prendre, enchaîner par les innombrables culpabilités qui le harassaient malgré son sang surnaturel. Faiblarde créature qu’il se permettait d’être là, vermisseau soumis au joug de l’existence qui se rapprochait un peu plus de lui à chaque inspiration qu’il prenait, à chaque bouffée d’air qu’il expulsait. Verre vide, triste sort. Il s’éloigna de la fenêtre d’un pas qui aurait pu paraître léger, ses pensées l’avaient quitté, pour un court instant.

Le silence vient se faner, rompu par le bruit délicat du liquide qui s’abat dans le verre, quelques gouttes à peine, un fond, pour une modération qui n’avait pas d’importance. Boire au goulot ne lui aurait pas fait plus d’effet. Boire au goulot aurait simplement été une image exposée de sa déchéance. Longtemps durant, devenir un être assoiffé de sang, une pourriture de l’Enfer, avait comme été la libération que la vie avait attendu pour Duncan. Torturé par son passé, mais avec à sa disposition les plus divers moyens pour reprendre le pas sur son existence. A présent, l’éternité n’avait plus qu’à défiler, le faire se putréfier un peu plus. Un beau jour, il serait enchaîné à la déraison de sa conscience, disséqué par celle-ci, véritable et sournois ennemi qu’il était pour lui-même. Personne ne le connaissait mieux que sa propre conscience, et personne n’était capable de l’atteindre lui mieux que cette garce venimeuse ! Nouveau verre avalé d’une traite, dans l’espoir futile d’assommer cette salope une bonne fois pour toute ! Peut-être que les hurlements de douleur d’une passade nocturne lui offriraient assez de distractions pour oublier l’immense retour de boomerang qui lui courait après. Pire que la mort, l’image de ses pires cauchemars, de ses profondes hantises qui revenait à la réalité. Elle. Echoué, il avait échoué dans ce qui lui avait semblé être l’achèvement de ses désirs de vengeance. Ou il n’avait que réussi pour mieux se persécuter lui-même. Ne plus devenir maître de son corps, se faire rattraper par l’humain niais qui l’aurait probablement détesté de continuer sa vie sans Elle.

Nouveau manège infernal dans lequel ses songes l’emportaient. Lâche, misérable. Il se sentait submergé par ces paroles, avec cette voix rauque tantôt, celle du paternel qui ne pardonnait rien. Avec cette voix si merveilleuse à d’autres moments. Celle qui le faisait frissonner d’extase et de colère en même temps, l’indicible mélange des contradictions, personnifié, en cette brune incandescente au regard froid. Pour répondre aux suppliques des fantasmes qui le harponnaient à nouveau, elle apparut dans son chant de vision, alors qu’il avait enclenché un mouvement pour retourner vers son abri. Ce qui semblait être son abri, à la pâle lumière qui provenait de la nuit. La nuit même, était un refuge à ses ténèbres personnelles. Elle lui obstruait le passage à présent, celle à qui il voudrait bien donner sa vie… Celle qui ne méritait pas tant de hantises. Electricité emplie de malaise qui vint le traverser de part en part, marquant son visage d’un plissement des lèvres. Sourcils arqués, ce serait presque du dégoût qui se lirait facilement sur ses traits, tout autant que l’illusion de voir ses demandes secrètes assouvies. En pauvre idiot qu’il était, il y avait forcément une partie de lui, région alimentée par la mièvrerie de son humanité, qui demandait à ce qu’elle soit encore en vie. Alors qu’elle ne le méritait pas. Alors qu’il avait agi de la meilleure manière qui soit en lui arrachant son dernier souffle de vie et en laissant son cadavre ramper sur le sol. A ses pieds ! Là où la vie aurait du la promettre au moment où il a fait de lui la Majesté qu’elle est encore. Non. Non. Non, non, non. Ce n’était qu’un trouble de son cerveau, nouveau frisson qui vint tirailler sa chair, alors qu’il tentait vainement d’enclencher un pas vers ce mirage tout droit sorti de son cerveau. Vers cette folie née de l’abus d’un alcool empoisonné. Il y avait forcément, une explication, même si, pour cela, il devait se croire enchaîné à une folie violente. « T’es morte... Je t’ai tuée… Disparais ! » Un ton de voix qui était monté de lui-même, apporté à son paroxysme par le battement du sang dans ses veines, qui avait subitement atteint un point de non retour. Le point de sa folie pure et dure, celle qui était née de la trahison de la vile Lockwood, celle qui ne lui était destinée qu’à elle, elle, elle uniquement. Celle qui l’avait tué, et qui le buttait aussi à petit feu. Il se reprit rapidement, se devant d’être maître de ses songes, de la véracité de ce que son cerveau produisait à ses yeux. « Tu n’es pas là… t’es rien. Je peux pas avoir échoué. J’ai PAS échoué. » Certitude ancrée dans ses souvenirs douloureux, ceux de ses regrets sitôt qu’il avait compris. Eloge d’une folie, que son esprit avait lentement construite, apparition après apparition, pour arriver à cet instant fatidique qui sonnait le glas de sa défaite.


Dernière édition par Duncan J. Thunder le Sam 28 Jan - 3:16, édité 1 fois
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Tara G. Lockwood
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MessageSujet: Re: __ Return Of The Phantom [Duncan & Tara]   Mer 25 Jan - 23:45

L’étourdissement incessant infligé par les révélations –la transformation de Jezabel et l’identité de son bourreau- se dissipa, alors qu’elle contempla les vieux meubles en osier. Ils étaient disposés de la même façon que dans ses souvenirs. Ils n’avaient pas bougé d’un centimètre, et elle se revoyait les tirer du grenier dans le but de les restaurer. Les apparences étaient d’une importance capitale chez les Lockwood. Secrètement, elle s’émerveillait face à la vision de l’agencement des pièces de la demeure de la Vermine. Celle-ci pouvait en dire long sur le ressenti et la personnalité d’un propriétaire. Il apparaissait à Tara que quelque part, il avait conservé une partie d’elle et de leur vie d’antan. Omniprésence destructrice, poison mortel qui la faisait succomber également, broyant ses membres, déchiquetant ses entrailles d’une façon imagée. Elle semblait accaparée par des habitudes qui avaient persisté durant plusieurs décennies, incapable de se détacher de son Succube. Elle était restée fidèle aux traditions. Avant de céder à la tentation et de laisser son courroux dévastateur morceler son meurtrier, elle était partie chasser, au paroxysme de sa folie, tenaillée par une faim excessive et aigue de Sang humain, marquée au fer rouge par cette allure de sangsue ringarde. Elle avait choisie une fille qui brûlait d’émotions teintées d’une froideur cynique, incapable d’opter pour un caractère limpide. Ce gibier irradiait la haine, ce qui entraînait colère et rage et ôtait le sentiment selon lequel se débarrasser de son cadavre serait une corvée bien ennuyeuse. Dans chaque furie dotée d’une âme rencontrée, elle voyait la perversité des prêtres qui s’étaient emparés de Jezabel. Alors que ses proies la regardaient avec un air implorant, ceci ne faisait qu’ajouter du piment à cette scène funeste. Incarner la bienveillance un bref moment dans des élans hypocrites ne les sauverait guère. Demander pardon à Tara pour ses péchés, des traits adoucis, ne l’avaient pas épargnée, cette victime. Tandis qu’elle gémissait, frissonnante, les yeux vides, l’ex vampire campait sur ses positions, ne pouvant détacher son regard de cette jeune femme à la langue d’ordinaire bien pendue. Absorber cette perversion humaine, tel fut son but. L’embrassant dans le cou, ses dents s’y plantèrent, sang riche et délicieux coulant à flots. Son esprit se fermait au sien, seul le riche fluide comptait. Et puis, elle laissa la charogne giser à ses pieds, ne prenant pas le soin de nettoyer la plaie. Là intervenait habituellement Thunder, lui clamant haut et fort qu’une marée de liquide rougeâtre tachant le sol ne constituait en rien une honte. Il lui avait tout enseigné, en matière de cruauté. Il l’avait façonnée à son image, et elle l’avait laissé faire sans sourciller, optant pour une facilité qu’elle jugeait aujourd’hui de pathétique.

Il meurtrissait son orgueil, présent inconsciemment dans ses parties de chasse, embrumant son esprit, noircissant son quotidien, maître de son destin –de sa vie comme de sa mort-. Néanmoins, les choses avaient changées. Désormais, elle était dépositaire de ce venin mortel. La foudre de ce vermisseau était à l’origine de son aura démoniaque. Ses sens étaient désormais amplifiés. Ainsi, la moindre surface semblait vibrer de vie. Salvation. Ville située en bord de mer. Son odeur et son bruit lui parvenaient. A travers la vitre, elle se focalisait sur les étoiles qui paraissaient se déplacer dans le ciel nocturne, dominant les misérables détritus qu’ils étaient, les étreignant. Et puis, elle reporta son attention sur lui, le Bourreau. Elle l’épia, lui trouvant une majesté teintée d’arrogance et de désinvolture extrêmes. Une arrogance insupportable. Attitude qui l’avait lassée durant toutes ces années. Pourtant, elle resurgissait dans son refuge ténébreux. Etait-ce l’humaine pathétique, bercée par les émois de l’adolescence, qui réclamait une énième sentence, incapable de se détacher de son fidèle ? Une faiblesse la saisissait, et elle ne possédait qu’une seule envie : celle de passer par-dessus la balustrade dans le but de se rapprocher de l’océan, se jetant sur les rochers, cherchant à s’y écraser. Tentative qui serait vaine, étant donné qu’elle n’était même pas certaine qu’elle en mourrait en conséquence. Elle avait véritablement gagné en puissance. Pourtant, parfois, ce désir se faisait sentir. Il devenait oppressant. Elle souhaitait plus que tout se libérer de ses chaînes et de cette dépendance incessante à ces êtres. Images d’un passé révolu qui la transperçaient, la répugnant et la contentant quelque peu par la même occasion. Pointe d’affection que Grace ressentait à l’égard de Julian. Manque. Ces scènes s’imposaient dans son esprit : lèvres contre lèvres, la langue dans sa bouche, pressée contre ses crocs, absorbant le Sang. Vulgaires fantasmes : ceux de se fondre dans son assassin. Aucun être sur cette planète n’avait le pouvoir d’effacer deux décennies morbides. Pas même Lui. Il ne s’agissait pourtant pas d’amour et la haine était vivace, tenace, ravageant tout sur son passage. Elle fit résonner son murmure sifflant de fantôme dans ses oreilles. Yeux sombres étincelants.

« S’il en est ainsi, tu es probablement au paradis. A moins que je ne sois l’ange tombé du ciel. Tu as de la chance. Tu vas pouvoir profiter de mes courbes alléchantes… »

Dans le but de conserver un bien être malgré ces coups de poignards incessants, malgré ces vulgaires élans de dépendance, la démone jouait d’envies sanguinolentes. Elle usait de ses charmes, incarnant une moue séductrice, ses doigts longeant les dessous de cette robe aux allures élégantes et libérées. Elle souhaitait embrumer à son tour l’esprit de son adversaire. Le tirailler de parts et d’autres. Qu’il hésite entre la tuer une énième fois et se glisser entre ses cuisses. Ainsi, elle pourrait lui infliger l’humiliation suprême. Elle pourrait avoir le plaisir de le mettre en terre en lui refusant de nouveaux plaisirs charnels. Par la même occasion, lire le désir dans ses prunelles restaurerait cette estime de soi écrasée par les actes récents. L’orgueil était mis à mal, alors qu’elle ne parvenait pas à faire taire ces voix dans sa tête. Ce rire sarcastique accablant. Même en tant que traînée, tu échoues. Misérable catin sanguinaire. Un morceau de viande s’accapare cet ancien roi des enfers. Un simple morceau de viande te surpasse. Tu es lamentable. Il t’a abandonné comme tu les as tous abandonné. Tu as ce que tu mérites. Assez ! Sa conscience la saccageait, aussi oppressante qu’il y avait de cela des siècles. Etait-il question de cela ? Etait-ce une punition qu’on lui infligeait ? Ainsi, elle n’avait pas réellement échoué. Elle était toujours au centre de tout. En tant que vermine, elle payait pour la mort de Jezabel, sa séquestration dans ce couvent, cet avortement qu’elle avait gardé secret toutes ces années. De telles pensées restauraient le sentiment de contrôle de son existence et la survalorisaient. Il ne l’avait pas exclu parce qu’elle n’en valait pas la peine. Elle-même était la responsable de ces méfaits. L’envie de battre en retraite ne fut pas de mise. Elle poursuivit sa lancée, les mots pouvant avoir de plus grandes vertus venimeuses que les coups.

« Tu sais, je n’ai pas ressenti la nécessité de Lui révéler l’identité de mon assassin. Tout t’a accusé. A commencer par le fait que tu as lamentablement échoué au final, comme tout ce que tu as entrepris dans ton existence pitoyable. Ton père avait raison. Tu n’es qu’un incapable ».

Appuyant là où cela faisait mal, se servant de ces souvenirs douloureux auxquels elle avait toujours eu accès, ancrés dans sa mémoire, la rendant dépositaire des armes fatales.

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MessageSujet: Re: __ Return Of The Phantom [Duncan & Tara]   Sam 28 Jan - 4:16

return of the phantom
TARA G. LOCKWOOD & DUNCAN J. THUNDER
Regard d’acier transcendant, tentant, en vain, de voir en cette silhouette hypnotique le défaut qui révélerait la farce au grand jour. Menaces insidieuses, empoisonnées par le Fruit pécheur, qui venaient s’insinuer dans les failles que son absence n’avait fait qu’agrandir. Malaise qui l’avait pris en tenailles, le serrait à présent, poussant son cœur à battre à vif contre son poitrail, là où ça faisait mal. L’endroit brisé par les vertus fausses de cette menteuse qui s’était jouée de lui, par cette catin à la chair imbibée par la luxure. Palpitations qui n’avaient aucun intérêt, tant tout ce qui avait compté était brisé, à la simple vision de cette femme tant désirée emprisonnée en les bras d’un autre. Un peintre, un peintre. UN PEINTRE ! Hantises recluses au fond de son mal être, assassinées en même temps que l’objet de tant de souffrances, soudainement ramenées à ses yeux tout autant que cette sorcière. Impossible, impossible. Le sol avait encore la saveur de son sang écarlate giclé depuis son corps dévasté par sa rage, l’air portait encore l’amertume de la prise de conscience furieuse que sa colère avait laissé derrière elle. Elle ne pouvait pas… Mais ses paroles vénales sifflaient le vrai, serpent tentateur qui reprenait de plus belle, d’une main avisée glissant sur la peau lisse de sa cuisse. Chair dévoilée qui le grisait, excitant les souvenirs enflammés de leurs ébats échauffés. Ceux qui le laissaient amer de tant de classique à présent, tant de soumission mièvre de la part des humaines qui constituaient un harem fort peu distrayant en comparaison à la noirceur céleste qu’il avait créé avec cette créature. Supputer la folie ou la clairvoyance qui amenait cette silhouette meurtrière sous ses yeux semblait inaccessible sur le moment, une rage, un désir, une passion jamais enterrés le traînant une nouvelle fois sur le chemin de la folie. Voie forestière qui se terminait dans le plus sombre des tunnels, celui de sa longue existence. Trop longue existence. Cheveu qui flottait dans le vent, regard innocent d’une femme chaste jusqu’à l’hymen, fébrilité qui le traversait alors qu’avec elle, tous ces doutes devenaient dérisoires. Humain. Humain, il ressentait ce dégoût le reprendre alors que son mental le martyrisait à son tour, quelques images lointaines lui rappelant ô combien il avait pu être à sa merci à cette époque idiote.

Stupidités d’un crétin malavisé qui avait disparu sous l’influence d’une Puissance Supérieure, libératrice qui l’avait érigé au-delà de ce qu’elle avait été à cette époque. Vulgaire humaine destinée à crever sous terre. Ingrate catin qui se jouait de lui à présent, forçant ses suppliques d’une manière sournoise qui lui ressemblait tant. Objet qu’il avait lui-même créé, poterie qu’il avait façonnée que l’on avait su détourner en arme contre sa personne. Pestilence de laquelle il avait cru s’être débarrassé dans un fracas destructeur, un fracas duquel il aurait – qui sait – mieux fait de ne pas se relever. Créature non pas issue d’un Eden quelconque, mais des profondeurs de son Enfer personnel, idéalisation d’une réalité démentielle, qui ne faisait qu’alarmer ses instincts sur la folie qui le dévorait. Vilénies constantes qui teintaient sa voix, ravivant cette haine qui avait guidé sa main meurtrière jusque dans le corps ensanglanté de son chef d’œuvre pollué de la main d’un vulgaire peintre. Stupide vermisseau qui avait eu la chance provocante de terminer comme lui. Comme Eux. Fieffé ingrat qui s’amusait de se déjouer, lui aussi, de celui à qui il devait la magnificence de son statut. Critiques acerbes dont il avait infecté le cerveau de Lockwood, la meurtrissant au statut de poupée, pantin à sa servitude, par amour. Amour répugnant, dégradant, Qui n’avait jamais autant vibré dans l’air que celui qui avait échauffé leurs rencontres, exacerbé leurs sens et poussé les récifs de leur violence dans des retranchements toujours plus lointains. La logique aurait voulu qu’elle revienne pour se prosterner, admirer celui qui avait fait d’elle l’Art Suprême, mais cet abruti aussi vieux que son passé à lui, continuait d’infecter leur existence. Son existence à elle. La détruire pour l’éloigner de cette sombre influence avait été la meilleure chose à faire, faire taire par la même l’âpre picotement qui lui arrachait le palais à chaque regard provoquant de cette vermine endoctrinée. La défaite. L’échec. Désir qui le força à transporter son regard sur les gestes de cette illusion théâtrale qui se jouait devant lui, scepticisme qui le cloua sur place malgré l’invitation à la luxure que lui lançait cette voix, objet de la tyrannie qui sévissait en sa cervelle depuis trop longtemps. Impossible. Impossible…

Débat endiablé qui le poussa à faire un pas, un autre. Se perdre sur le chemin, s’arrêter, la fixer, détourner les yeux dans l’espoir que cette chose disparaisse du paysage. La regarder à nouveau, le besoin de la voir à nouveau transpirant dans chaque part de son être. Manque dévorant qui l’abattait, l’éloignait, le rapprochait. Idées qui se mettaient à fuser de plus belle, s’embrouiller, s’emmêler les unes aux autres. Fracas incessants qui embrumaient son esprit, paranoïa infondée ou clairvoyance de sagesse ? La réponse se diluait dans sa matière grise, érodée par le passage incessant de messages électriques entre ses synapses. Et elle ne se taisait pas, elle parlait encore, revenant à la charge dans une provocation ultime. Silence. Le silence de sa solitude ne serait pas rejeté cette fois-ci pour les cris d’une idiote humaine, solitude qui ne ferait que lui apporter le repos que cette catin imaginaire ne lui donnait pas. Image d’un paternel froid et assassin, sensation brutale d’une gifle qui vient s’abattre sur sa joue. Tout le grise, le fixe sur place alors que son regard essaye de se figer sur l’objet de tant de désordres en lui. Son lot éternel, malédiction de Tantale qui ne trouverait de cesse que dans l’Eternité d’un Jugement Dernier. Misérable bâtard, ingrat, lamentable chose. Long monologue de la Femme qui sembla s’allonger entre ses oreilles, possesseur tortionnaire de ses propres moyens qui ne se contrôlait plus. Rage poussée à vif, éveillant ses instincts les plus violents, dans la précipitation du geste de se jeter sur elle avec toute la puissance qu’il avait emmagasinée avec le temps, la surprise fut de se jeter sur une manière palpable. Un corps, une peau, une chaleur. Une personne. Non, une créature, monstruosité démoniaque sortie de son tombeau, qui se retrouvait à présent piégée entre lui et ce mur de bois contre lequel ils s’étaient abattus dans un bruit sourd. Violence de l’impact qui ne les atteignait pas, l’un comme l’autre. Futiles secondes que dura cet instant, ne laissant pas à la ressuscitée de montrer la nouvelle puissance qu’elle avait pu gagner par son retour fortuit, vérité qui éclatait au visage de Thunder comme une vague s’acharnant sur les plus ancrées de ses certitudes. Soulagement. Crainte. Excitation. Torture. « Tu peux pas être là... » Dernier souffle d’une infime résistance, qui vint s’écraser dans un silence. Tout s’était tu en lui, les informations de son cerveau s’étant suspendues au milieu de sa recherche d’explications. Respiration qui se calmait, concentration de courtes secondes, portrait revenu à la normale, dans un spasme de mes mâchoires qui lui contractait les muscles. « Qu’est c’que tu fais là ? » Question sans importance, de contenance, pour la reprise d’une lueur moqueuse et intéressée dans le regard. Dialogue avec lui-même, dialogue avec le Diable en personne, l’idée d’une Tara en éternelle torture semblait se sied à son esprit. « Serais-tu venue… assouvir une vengeance déjà dépassée ? Trouver un plaisir que ton peintre n’est plus à même de te donner ? » Provocation tacite, qui s’orientait lentement pour rappeler celles qu’elle lui avait faites en foulant d’une main le tissu soyeux de sa robe, chemin sur lequel elle s’était engagée, probablement sans omettre de savoir qu’il était le précepteur de tous ses savoirs.
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Tara G. Lockwood
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MessageSujet: Re: __ Return Of The Phantom [Duncan & Tara]   Ven 3 Fév - 13:34

Ces paradoxes la déroutaient. Un état de tension emplissait chaque recoin de la pièce, difficilement maîtrisable. Il lui inspirait des sentiments contradictoires qui ne faisaient qu’embrumer davantage son esprit, la terreur voilant son regard. A ces tourments intérieurs s’accompagnait un temps qui tournait lentement à l’orage, des gouttes d’eau venant violemment s’écraser sur ce sol souillé de ses pieds. Ce sol où s’était si régulièrement répandu le liquide rougeâtre. Il lui semblait que ces averses ne faisaient que suivre son cheminement intérieur. Impression absolument prétentieuse qui était le témoin d’un ego surdimensionné. Une soif de pouvoir que possédait également son adversaire, s’imaginant probablement qu’il parviendrait à contrôler cet univers grâce à ses misérables canines. Les prunelles de la Vermine étaient à la fois dédaigneuses et fuyantes, trahissant l’existence de ces fameuses pulsions contrastées. Elles étaient à la fois sanglantes, assassines et doucereuses. Elles ne s’adressaient pas toujours à elle. Si la défaillance associée à sa mémoire n’était plus d’actualité, ses capacités mnésiques olfactives s’étaient accentuées depuis son énième transformation. Cette odeur l’avait particulièrement saisit, lorsqu’elle s’était confrontée à ce gibier, ce débris, sentant l’influence quotidienne de Son Maître, exacerbée, croyant devenir folle et bonne à enfermer. Il l’avait remplacée, son devenir et sa nouvelle essence ne l’avaient point contenté. Voilà qu’il pliait face à la nourriture. L’atmosphère de ces lieux l’amenait pourtant à avoir à l’esprit ce Vacarme défunt, bruissements infimes de l’engouement de Thunder vidant sa victime dans son intégralité. Festins gravés, souvenirs succulents à l’origine d’un nouveau mal être et d’un agacement qu’elle n’était plus en mesure de contrôler. La faiblesse de son bourreau devenait de plus en plus perceptible, et elle s’abandonnait dans les méandres du vice. Son regard cherchait le sien en vain, incarnant une posture figée puis libérée, ses pas faisant grincer le plancher. Elle allait jusqu’à lui, brisant ce peu de distance maintenue entre eux. Le faire succomber à nouveau, le faire plonger avec elle dans les ténèbres, ou le punir et le brutaliser pour ces revirements de faiblard insupportables ? Elle ne savait guère, troublée, le malaise grandissant, esquissant un sourire torve, se fermant brutalement à son adversaire, envahie par l’incompréhension de leur relation. Qui était-il ?

Après plusieurs décennies, elle ne possédait toujours pas la réponse à cette question. Il était un poids qui n’avait fait que l’écraser, lui clamant haut et fort cette suprématie. Il était un vermisseau doté de chaînes invisibles, accroché probablement à ce passé révolu, ainsi cela avait le bienfait d’expliquer cette métamorphose soudaine. Salvation le renvoyait à des parcelles faisant resurgir son humanité. Des parcelles qu’il n’avait fait que broyer, jusque là. S’il en était ainsi, pourquoi en était-il venu à la tuer ? Ces questions s’étaient imposées à elle dès son arrivée en Enfer, devenant petit à petit le fruit de son obsession. Quelle plus douce compagnie que la sienne et celle de ses émotions changeantes, imprévisibles, inabordables ? Son âme délabrée, folle, misérable, n’était-elle pas attrayante ? Elle s’était retrouvée hantée par les fantômes de leur vie passée, tentant de trouver un enchaînement logique associée à ces longues années d’existence. Elle n’en avait trouvé aucun. Elle n’avait eu de cesse que de percevoir cette lueur étincelante au creux des prunelles de son assassin, se berçant d’illusions, s’imaginant qu’il n’avait jamais désiré que celle-ci finisse par disparaître d’une façon définitive. Elle s’était leurrée en songeant que ses mots, ce fameux soir, avaient percuté violemment la conscience de la Vermine, qui avait trouvé cela jouissif.

Début du Flashback: Des mois auparavant

Luxueuse demeure qu’elle avait rénové tel un célèbre architecte. Vénalité qui faisait partie intégrante de sa personne. Probablement construite par cette soif de pouvoir provenant de Thunder. Y incluant l’imagination sans bornes du peintre qui leur avait offert des parties de chasses inoubliables. Très beaux tableaux qu’elle avait suspendu aux murs lorsqu’elle avait regagné ce territoire qui ne lui appartenait plus. Baignoire en or dans laquelle elle se situait. Paupières fermées, verre de sang posé sur l’un des bords. Duncan avait été bien loin dans son esprit, ces derniers temps, et elle s’était installée dans son palace personnel, revenant dans son royaume dans le but de le narguer. Elle avait été jusqu’à oublier sa présence durant des semaines. Oubliant l’humiliation qu’elle lui avait infligée en retournant avec Lui sans lui prêter cas. Une reconstruction injustifiée. Un départ non dévoilé. Indifférence qui était née. Lassitude transformée néanmoins, ce soir là, en volonté de lui lancer des flammèches. Besoin de distraction et de restaurer son estime d’elle-même. Cette estime de soi bazardée par ce petit dictateur.

Bruit ravageur qui retentit jusqu’à la salle de bain. Elle eut à peine le temps de se rhabiller que la porte fut totalement dévastée. La bête avait surgie jusqu’à elle. Colérique. Azurs qui prenaient une couleur charbon. Elle ne l’avait jamais vu comme cela. Prévisible devant le gibier. Impulsif face à Hilfiger. Et maintenant féroce devant elle. Un sourire s’était dessiné sur ses lèvres, indiquant une nouvelle ère. Une assurance nouvelle, qui ne l’avait jamais quittée, mais qu’elle manifestait plus encore à présent. Ricanement moqueur. Paroles douteuses qu’elle ne put retenir…

« Un mois de frustration et te voilà devant ma porte. Je suis désolée de te dire que tu n’obtiendras rien de moi. Je suis déjà bien rassasiée ».

Fin du Flashback

Au contraire, ces mots qu’elle lui avait adressés, ils semblaient l’avoir brûlé avec une intensité aussi forte que celle de la lave d’un volcan. A tel point qu’il s’était résigné et avait mis un terme à cette bestialité et à ces confrontations lancinantes, prêt à vivre sans Elle et sans ces joutes autrefois exquises. Il refusait de lui faire face, en ce moment présent, et secrètement, elle se trouvait prise dans des élans de déception, ayant imaginé que ces retrouvailles auraient des fins distractives et lui feraient oublié ces mois passés en cellule. Elle ne pourrait donc pas provoquer un rapprochement dans le but de le faire chuter ? Elle serait donc seulement confrontée au silence et à des interrogations fastidieuses ? Elle emprunta une moue boudeuse, cette allure n’étant que de très courte durée car aussitôt, il se laissa aller comme d’antan. Surprenant, ironique, mordant. Son regard ténébreux grouilla sur la silhouette de son ancien amant. Le feu déchira ses reins, frissonnant sous ses mains. Tentation ardente. Elle souffla au creux de son oreille...

« Tu me manques. Nous savons très bien, toi et moi, que je ne suis pas venue pour parler de Lui, mais de Nous. Et si on oubliait la rancune ? On pourrait tout simplement profiter du fait d’être en vie, actuellement, toi et moi » .

D’un mouvement brusque, elle repoussa le plat de sa main, l’hypnotisant d’un regard presque lascif. « Pourquoi ? » . Elle l’interrogea enfin, tiraillée par l’existence de cette haine et de ces questions incessantes. Et puis, un rire cristallin retentit, adressé à ce Succube, signant de nouvelles moqueries. Diable qu’elle était manipulatrice. Jeu de très courte durée, caractère farceur trahi par cette colère monumentale qui l’habitait toujours. Il avait passé la majeure partie de son existence à la mettre à terre, la comparant à un vers de terre, et l’heure était venue pour elle de réclamer son dû...

« Je suis sûre que j’ai failli t’avoir » .

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MessageSujet: Re: __ Return Of The Phantom [Duncan & Tara]   Mer 8 Fév - 4:41

return of the phantom
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Retour fracassant du bon vieux temps. Ces vieilles habitudes qui revenaient, authentiques, réflexes de l’âme qui embrasaient ces retrouvailles avec charme. Une forme de patience, plaisances de circonstances qui n’étaient que les prémices doucereuses d’une fin qui s’annonçait plus tragique. Danger palpitant qui baignait le large espace d’une tension certaine, que Thunder repoussait de son esprit à chaque attaque venimeuse qu’il lançait en réponse à la muse de son inspiration tyrannique. La source de son mal, tout autant que celle de son bien, l’instable brune incendiaire qui n’avait que trop occupé son être, balayé sa raison. Elle revenait au galop, sans cesse, dans son existence, désignant aux yeux de tous qu’ils étaient liés, qu’elle ne pouvait même pas traverser la mort sans lui. Quel paradoxe. Quelle ironie, si transcendante, si indélicate pour l’insaisissable femme qu’elle essayait d’être, qu’elle ne s’en rendait probablement pas compte. Dernières illusions qui finiraient par voler en éclat, dans quelques temps. Patience, patience, qui s’égrenait pour Duncan depuis des centaines d’années. Contenance qu’il avait perdue à leur dernière entrevue, qu’il revêtait en maître de cérémonie ce soir. Les brumes épaisses de sa logique implacable écartées, il saisissait tout ce qu’elle était, au vol, dans une extrême facilité. Elle le hantait tant, qu’il lisait en elle mieux qu’elle ne voulait l’imaginer, mieux encore, qu’il ne voulait l’imaginer lui. S’attirer, se repousser, chercher une indépendance qu’ils n’avaient jamais eu, c’était tout eux. Besoin qu’ils détestaient l’un tout autant que l’autre, les menait à la folie, un genre de folie qui rendait cette entrevue on ne peut plus obséquieuse. Elle devenait tantôt la charmeuse qui avait capturé son âme, tantôt la chose faible persécutée par les soubresauts de leur passé commun, analepsie impossible pour l’un comme pour l’autre : ils étaient tous les deux saisis du même mal, qui leur promettait cette condition paradoxale pour le reste de leur existence, aussi éternelle soit-elle. Tout ça finirait par les détruire. Ce soir, pas ce soir. Une certaine raison chez le vampire le poussait à croire qu’il avait de toute manière, sombré dans une folie qui le menait au côté d’une Lockwood spectrale ou illusoire, ni vivante, ni morte. D’une quelconque manière, l’image de ses obstacles, l’Ennemie à vaincre pour pouvoir faire face aux revers d’une subsistance intemporelle.

Ce qu’elle était, ce qu’elle représentait importait peu. Cette image n’était qu’une éternelle provocation qu’il s’imposait à lui-même, que son regard, d’une lubricité particulière, parcourait avec plus de précision à chaque fois. Ses courbes soigneusement dessinées sous le tissu fin de cette robe au travail soigné. Son regard énigmatique et tentateur à la fois. Elle représentait tout l’Eden qui avait toujours sommeillé en cette créature merveilleuse qu’avait été Tara, tout comme le Tartare de cette catin détestable. Tout ce qu’il aimait chez elle, tout ce qui le faisait vibrer, de haine, de déplaisir, de passion. Sentiments attisés au creux de son poitrail par les murmures qu’elle souffla vers son oreille, proximité perpétuelle qui le mettait au supplice, à mi-chemin entre une raison déraisonnée qui refusait de voir la vérité, et une folie qui la faisait réelle, image de son échec cuisant quant à se débarrasser d’elle. L’une comme l’autre, ces deux options s’avéraient être détestables, faisant grouiller l’indécision dans l’esprit de Thunder. Indécision à laquelle il n’était plus habitué. Qu’il avait cru enterrer avec Lockwood, six pieds sous terre, dans le brasier le plus incandescent de son Enfer personnel. Comédie d’une tragédie qui se jouait dans ce décor pluvieux, qu’elle ne fut pas capable de garder bien longtemps, le temps qu’un sourire vienne se dessiner sur ses lèvres, meurtrissure qui vint s’échouer contre les certitudes d’un être qui n’avait déjà plus l’habitude de se fracasser à l’ironie de la maîtresse de sa conscience. Pique en plein dans son cœur mort depuis longtemps, qui vint se retranscrire au regard de cette présence comme un sourire. Mi sarcastique, mi faux, signe de vie qui sous entendait bien plus qu’il ne disait, ses lèvres tenues closes par la honte. Celle d’avoir manqué de peu de perdre les pédales une nouvelle fois, celle de se faire berner dans ces engagements qu’il avait eu tant de difficultés à prendre, en l’achevant d’un coup de grâce qui était censée l’enlever d’ici. L’effacer du paysage, elle et tout ce qui l’avait toujours accompagné pour assiéger les hautes murailles qui avaient composé la fierté humaine de Thunder. Si humain qu’il avait été… si faible qu’il se montrait à nouveau ici. Elle venait de s’aventurer dans un coin tortueux, des endroits dont elle ne soupçonnait pas la vilénie, celle là même avivée par le manque qu’elle avait laissé en disparaissant tant de temps.

« Je me pose la question… crois-tu que ces vieilles rengaines aient encore lieu d’être ? » Interrogation adressée à elle, à lui. A Eux. Le fameux ‘eux’ duquel elle semblait tant vouloir parler après l’avoir fuit pendant des temps immémoriaux. Sagesse qui était apparu dans la question de la jeune femme, qui transpirait dans son interrogation à lui. Qui se taisait chez lui dans un ricanement, comme il s’était éteint chez elle également. « J’ai gagné, il me semble. » Oh certes, elle était là, image partielle d’une hantise passée, mais elle avait perdu d’une certaine splendeur, l’idée qu’elle ne soit plus comme lui, qu’elle soit différente de cette Tara qu’il s’était appliqué à fabriquer de toute pièce, la rendait quelque peu… moins appétissante. C’est du moins, ce qu’il laissait transparaître, s’écartant d’elle avec une nonchalance provocante. « Tu réapparais, comme par magie. Mais… » Phrase qu’il laissa en suspens le temps de laisser couler le liquide ambré de l’alcool dans son verre, quelques actions qui détournaient son attention de cette sainte apparition du Diable, la réduisant au stade du futile, du dispensable dans cette soirée commune aux autres. Il ne lui avait que trop souvent accordé trop d’importance. Avec alcool comme compagnie, il revint fracasser sa présence contre celle de son interlocutrice du soir, abandonnant la tentation charnelle pour laisser place à ses piques à lui. Basses, orgueilleuses, celles qui l’atteindraient droit dans sa fierté. Insouciance certaine avec laquelle il agissait là. « Mais je vis avec l’éternel fantasme de t’avoir tuée. Chaque soir, j’ai vu, revu, cette scène. Cette lueur moqueuse disparaître de ton regard, et parfois c’était si… plaisant. » Frisson imperceptible qui le traversa, qu’elle devina sans doute, énième provocation qu’il fit juste sous son nez en avalant le contenu de son verre sans décrocher ses yeux des si beaux iris de Lockwood. Ils étaient semblables en tout point à ceux qu’il avait gardés en mémoire. « Tu peux parler. Parler, parler, parler. Je suis celui qui a su se débarrasser de l’autre. » Certaine fierté dans la voix, teintée, pourtant, inconsciemment, d’une vague de regret qu’il s’efforça de masquer en terminant son verre. Insouciance qu’il affichait ouvertement, la voir répliquer était prévisible, et éveiller la rage si délicieuse de Lockwood s’annonçait comme étant son élan de masochisme du soir.

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Holy water cannot help you now. A thousand armies couldn't keep me out. I don't want your money, I don't want your crowd. I have to burn your kingdom down. And no rivers and no lakes, can put the fire out. And now all your love will be exorcised. And we will find you saying it's to be harmonized. And it's an even sum. It's a battle cry. It's a symphony.

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MessageSujet: Re: __ Return Of The Phantom [Duncan & Tara]   Lun 13 Fév - 15:41

Elle était prisonnière d’un royaume infernal symbolique qui semblait, quelque part, plus attrayant que la réalité. Son esprit semblait dysfonctionner, ses pensées s’embrumaient au fur et à mesure que son interlocuteur la défiait verbalement. Elle s’était radoucie, se laissant absorber par des élans d’hypocrisie. Comédie qui avait cessée aussitôt qu’elle avait démarrée, sa présence l’importunant d’une façon démesurée. Tantôt elle regrettait leur vie d’antan, tantôt elle la répugnait. Désireuse de saisir cette occasion qui se présentait à elle, celle de le réduire au Néant. Désireuse également de le préserver, lui, cette ordure, celui qui n’avait jamais cessé d’être présent. Habituée au simple fait de le savoir en vie, à ses cotés. Le véritable Enfer vers lequel il l’avait envoyée avait pourtant créé un premier fossé entre eux. Séparation physique qui avait été de mise. Pourtant, il avait accaparé son esprit. La violence de cet acte qu’il avait commis était restée gravée en elle. Elle s’était revue flancher, plier, paralysée face à cette absence de nuances qu’elle avait lue dans ses prunelles dédaigneuses. Traits durcis, glacés par ses remarques, pulsion perverse qu’il n’avait pas été en mesure de contrôler. Crispation en réponse à ce brasier qui s’était dégagé de lui. Frissons qui l’avaient parcouru, la mettant dans l’incapacité de se défendre. Ces sensations corporelles l’avaient toujours habité, alors qu’elle s’était laissée saccager par cette déchéance, incapable de lutter lorsqu’elle avait rejoint l’Antre du diable. Brutalisée, elle n’avait été rongée par rien d’autre que cette souffrance physique, la douleur morale accentuant ce sentiment d’être totalement ruinée et souillée. Elle n’était pas parvenue à chasser les restes d’un passé qui ne semblait pas vouloir la quitter. Souvenirs douloureux qui avaient continué à la hanter même là bas. Carcasses qui s’imposaient à elle, noyée dans une folie, imaginant les pires scénarios sanglants. Elle était devenue comme Winchester durant plusieurs mois d’existence, délirante, dévorée par les flammes assassines de Leur haine. Sol volcanique sur lequel elle était recroquevillée dans cette dimension infernale dans laquelle il l’avait envoyée, guettant les réactions de ses ennemis adorables qui la confrontaient. Présence de ces fantômes en colère, qui n’était que le fruit de son imagination de déjantée. Les mains meurtrières de son Bourreau avaient brutalement saisit sa tignasse, fracassant sa silhouette contre un mur de pierres.

« Pourquoi ? »

Cette interrogation avait été lancée à un Thunder présent seulement dans son esprit poussiéreux. Pourtant, il ne fut pas celui qui saisit cette perche dans le but de lui fournir une réponse. A sa silhouette s’associa la Leur. Celle de Nathanaël et de Jezabel. Et elle se consuma littéralement. C’est Elle qui lui imposa cette vérité cruelle. La fillette aux allures de la génitrice, aux allures d’une charogne pleine de vie.

« Parce que tu mérites de périr en Enfer. J’aurais voulu répandre tes cendres dans sa tombe à Chorleywood. Deux pourritures réunies, ça aurait fait un bon ménage ».

Prunelles contemplant Ses azurs, supplices silencieux qu’elle lui adressait. Il resta de marbre, pactisant avec L’ennemi. Ces images lui avaient infligé une torture qui la hantait encore aujourd’hui, alors qu’elle avait à nouveau rejoint Salvation. Dépendance malsaine qui engendrait ce même sentiment lancinant : l’envie de plonger de cette demeure dans le but d’aller se fracasser contre un rocher. Sang coulant à flot sur son crâne qui était la source de bien des maux. Elle étouffait. Elle était une solitaire qui ne parvenait jamais réellement à faire preuve d’indépendance. Ils la rattrapaient toujours. Réminiscences qui étaient telles qu’elle perdait tout espoir d’accéder un jour à un sommeil paisible. Questions, obsessions qui tournaient en boucle, dévorant son mental, lui donnant l’impression qu’elles ne trouveraient jamais satisfaction. Elle était en quête permanente, en guerre contre elle-même et contre lui, son meurtrier, celui qui maîtrisait son destin, lui donnant la vie autant que la mort. Celui qui, contrairement à elle, gardait un contrôle certain, détenait le pouvoir, diable qu’il avait raison. Il avait gagné, il gagnait toujours. Pourtant, l’odeur incommodante de l’alcool chatouillait ses narines. Elle était explicite. Peut-être perdait-il autant qu’il gagnait. Il continuait de se perdre dans sa folie, à son tour. Il était son similaire, plongeant dans ses déboires, adoptant un mode de fonctionnement identique, niant cette réalité affligeante : il avait échoué. Elle était de retour. Précieux fantasme révulsant qui tendait à se réaliser. En tant que lâche, il opta pour une fuite physique, se noyant dans son verre. Déception masquée. Il ne laissait pas son tartare l’envahir, il ne lui faisait pas face, à elle, cette visiteuse.

Sarcasmes envoyés, venin répandu, franchissant la barrière de ses lèvres impures. La rage se raviva face à ce vampire de bas étage. Une colère qui la déchaînait et la rendait incapable de se contenir. Son regard était malicieux, il s’amusait de cette situation. Il ne possédait absolument aucun remord. Peut-être échappait-il à cette dépendance dont elle était dotée. La jalousie la transperçait, broyant ses membres, ce complexe d’infériorité s’installait à nouveau. Il était l’asticot qui dévorait sa chaire, alors qu’une partie d’elle était restée dans son cercueil. Ton ironique qui tourmenta ses tympans, odeur saisissante qui l’indisposa, sourire fourbe qui la persécuta. Tout s’enchaînait, la rendant folle alliée, bonne à enfermer, brouillant son regard, accentuant la rancœur. Ses poings se serrèrent, ses pupilles s’assombrirent, ce qu’il lui restait de contrôle se dissipa définitivement. Elle retint sa respiration, se saisissant des derniers mots marquant une trêve rapide : « Avec l’alcool pour compenser mon absence, n’est-ce pas ? Tu as raison. Il serait plus judicieux qu’on trinque à nos retrouvailles ». Cynisme qui se dégagea. Elle esquissa un sourire forcé, ayant une idée en tête. Sa silhouette s’élança en direction du bar. Objets familiers dont elle s’empara, optant pour un verre de whisky. Manque d’originalité certain, qu’on ne put lui reprocher. Sa langue n’absorba point le liquide. Son verre vint s’écraser violemment, soudainement, contre les joues de sa proie. Furie absorbée par l’ivresse de sa folie meurtrière. Le liquide rougeâtre se répandit sur cette carcasse à l’allure angélique, quelle ironie ! Un rire retentit dans la pièce. Les hostilités étaient lancées. Déchaînements en perspective ?

« Les vieilles rengaines n’ont pas à perdurer. Tu m’as rendue plus forte. Je te dois ma renaissance ainsi que mon aura démoniaque… » .

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Duncan J. Thunder
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▌Force & Pouvoir : être débarrassé de son âme et de tous les ressentiments qu'elle créé.
▌Faiblesses : ces vieux souvenirs qui le hantent, cette voix paternelle qui l'envahit trop souvent.
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MessageSujet: Re: __ Return Of The Phantom [Duncan & Tara]   Sam 18 Fév - 18:06

return of the phantom
TARA G. LOCKWOOD & DUNCAN J. THUNDER
Compagne implacable dont la fidélité n’avait pareille, danse endiablée d’un ambre rougeoyant qui virevoltait au fond d’un précipice glacé. Psychiatre aux capacités surprenantes, qui n’avait de cesse d’embaumer le palais du vampire, chassant par la même, l’amère sensation des échecs successifs de son existence. Alcool au goût âpre, virevoltant sous ses prunelles azurées pour lui offrir une distraction, l’appréciation d’un moment hors du temps. Maîtresse impérieuse qui le poussait à accomplir des actes sauvages et masochistes comme il n’en aurait fait dans une période de sobriété quelconque. Peut-être bien finalement, que ce whisky de grande qualité avait une emprise sur l’être qu’il était. Vers une déchéance certaine, il tombait tel un pantin décharné au fond des abysses centenaires de sa solitude. Provocation sans foi ni loi, qui lui laissa un air de regret au fond de la gorge, tandis que ses yeux pourtant, transperçaient le voile sinueux des alentours avec un air d’expectative au fond de l’iris. Apprécier les prémices des troubles que ses paroles amenaient chez cette Diva réduite au silence, coupée dans son élan de provocations éternelles. Soit, il était désormais trop tard pour qu’ils se cantonnent plus longtemps au stade du vieux couple qui se déchire constamment. Battre Lockwood sur son propre terrain, mettre en pièces chacun des petits projets qu’elle avait pu fomenter pour ces retrouvailles, en quelques paroles persiflées, un don qu’il avait cru avoir perdu tant elle avait cultivé la rage de Thunder à son égard. C’était là, une certaine philosophie fine à laquelle elle n’était probablement plus habituée. L’impétueux vampire toujours prêt à l’arracher de force aux griffes de son existence, paraissait presque le plus sage de la conversation : faire taire ses bravades et la devancer sur son propre terrain de chasse. Quel fumet exceptionnel s’échappait à présent, embaumant tout le vaste espace de la pièce. Elle se précipitait dans les mêmes abysses que celles qui avaient tant souvent hanté Thunder, rageuse meurtrière aux charmes sans égal. Apparition délectable à laquelle il lui tardait de faire face désormais. Tel un fou, il lui faisait dos, imprudent dont le regard s’était fixé sur les flammes ardentes du feu qui dansait dans la cheminée à quelques pas de là. Chaleur dont il n’avait pas besoin, maigre effet de style qui allait en accordances avec la vieille bâtisse, siège des longs supplices que Thunder s’était imposés à lui-même pendant tous ces mois. Douleur qu’il aurait préféré rejeter, maux dont l’essence envahissante échappait à Lockwood tant celle-ci était guidée par son unique personne. Comme souvent. Garce esseulée qu’elle était, qu’elle deviendrait tôt ou tard, immortelle tout autant que lui. Damnée, pourtant.

Ricanements rauques, qui s’extirpèrent d’entre ses lèvres aux paroles de sa compagne, paroles acides qui gardaient un fond de vérité, bien qu’il devine d’ores et déjà que les paroles de Lockwood s’orientent vers d’autres sous entendus. Attention qu’il lui accorda, en quittant la lumière de la cheminée pour faire de nouveau quelques pas imprudents vers elle, son verre à la main, son attention pourtant désormais bien loin du liquide qui y siégeait. « Je t’aurais bien proposé une chasse pour faire la paix. Mais je ne pense pas que ce genre de grands crus soient encore au niveau de tes attentes. » Insatiable tortionnaire qu’elle avait été, toujours à désirer plus qu’elle ne pouvait avoir. Toujours à attendre plus que ce qu’elle pouvait avoir droit. Tant de défauts transperçaient à présent au grand jour, vagues résistances de ses instincts d’homme indépendant, pâles lutte face à l’inévitable. Ses azurs transperçant suivirent les gestes de ce spectre si réel, celle-ci se dessinant avec un verre à la main à présent, leur calumet de la paix, leur… vaste fumisterie qui se mourait à présent. Attaque d’une sorcière lâche et mesquine. Le bri du verre contre son visage vint transpercer sa peau de part en part, esquintant sa joue, son arcade. A n’en pas douter, son regard glacial lui-même, en avait pâti, et déjà le sang opaque qui coulait dans ses veines s’enfuyait par toutes les plaies que cette attaque avait pu causer. Main blanchâtre plaquée sur son visage, dont l’aigreur vint attaquer son épiderme, il laissa échapper un grognement de douleur du fond de sa gorge. Expression d’une douleur à laquelle il n’était plus habitué, bien loin pourtant, des maux éternels qu’elle lui avait promis en le rejetant comme elle l’avait trop souvent fait. Cette catin, à vrai dire, sous estimait bien trop les cendres douloureuses qui avaient pu encore enflammer son être à son souvenir. Tout comme elle sous estimait bien trop cette passion dévorante qui avait toujours été sienne, rendant celle du peintre si ridicule. Dans l’Histoire même, il n’y avait pas plus grande trahison que celle de Lockwood à l’égard de son serviteur intemporel, celui dont les douleurs avaient si souvent égayé le plaisir de cette renégate. Nouveau rire provocateur, répondant à celui de son attaquante, teinté d’une pointe de déception. « Tu es toujours aussi prévisible… » Elle qui s’aimait instable, insaisissable comme une tempête destructrice, elle oubliait probablement à qui elle avait à faire. Trop longtemps, elle avait été son Unique, son Tout, l’objet de ses obsessions incessantes, la flamme qui le dévorait et le faisait vivre à la fois. Il savait tout d’elle, particulièrement d’ailleurs, comment parsemer d’infimes provocations pour récolter la rage assassine de Sa Diva. Celle qu’il avait constituée avec soin, modelée, embellie. Déjà, les plaies sur son visage avaient disparu, le sang disparaissant dans les méandres de sa peau morte depuis des lustres, décharnée un peu plus, par l’absence de celle qui l’avait tant fait palpiter jusque là.

Son rire n’avait pas cessé, et il s’accentua d’avantage alors que sa main sombrait à nouveau le long de son corps, celui-ci se redressant alors que trop longtemps durant, il n’avait que courbé l’échine face à elle. C’était elle, image spectrale de toute beauté, qui était venue à lui, souffrant d’un manque certain, masqué en une volonté de vengeance par maintes et maintes provocations qui se mouraient les unes après les autres. Tentative après tentative. Ne restait plus que l’emploi de la force, ces douleurs Salvatrices qu’il attendait depuis… si longtemps. « C’est donc ça… » Dans cette joute, il décidait encore d’attaquer avec ses mots, réponses sifflantes aux atteintes physiques de Lockwood. Quelques pas encore, amorcés d’une lenteur mesurée, imprudence conservée telle qu’elle, malgré les douleurs qui traversaient et marquaient encore son visage. « Tu te crois puissante ? J’ai fait de toi une Reine parmi nos semblables et voilà pour quoi tu as opté… » Il n’était guère difficile cette fois-ci de laisser la déception transpirer dans ses paroles et son regard, celui-ci balayant une nouvelle fois la surface de la silhouette polie de son interlocutrice. Amertume, amertume. « Tu te préfères en démon de bas étage. » La Diva, elle, était morte. Avait sombré dans l’oubli, alors que ses semblables rejetés par l’Enfer ne pouvaient que voir une apprentie, une jeunette, là où l’image même de sa personne avait semé la peur chez bon nombre de leurs camarades vampiriques. A travers tous les âges qu’ils avaient parcouru ensemble, ou dans cette éternelle confrontation. Quel gâchis ! Son rire avait décliné, s’éteignant au milieu de ses paroles, gardant à présent les mâchoires étroitement crispées. Attente palpable qui ne dura que pour quelques infimes secondes, dont il ne laissa pas la fin s’échouer où que ce soit, saisi d’un instinct meurtrier, d’un instinct suicidaire. Une fraction de seconde suffit à sa puissance vampirique pour agir. L’amenant brusquement dans le dos du démon qu’était devenue sa Muse, il se saisit d’un des bras de celle-ci, arme fatale qui était à présent immobilisée contre le dos de Lockwood, sous cette poigne qui lui serait aisée de déjouer. Patience, patience. « Montre-la moi, cette force nouvelle ! » Cette puissance gagnée en se détournant de celle qu’elle avait toujours été, ces pouvoirs de pourriture des Enfers, ces prémices de dons démoniaques. Il n’attendait que ça, alors qu’il aurait pu croire sentir son cœur rompre ses côtes tant l’énervement s’entrechoquait à présent avec l’excitation de l’avoir si près de lui. Goût du risque certain, qui emplissait son esprit, mourir de sa main à elle pouvait être le plus salvateur des dons qu’on lui fasse, si tant est qu’elle en soit capable. Quel pari risqué. Vampire qui reprit très vite le dessus, son visage venant s’insinuer à niveau de l’épaule de la démone, susurrer quelques mots à l’oreille. « Chiche ! Venge-toi, si c’est ce que tu veux… » Appel de détresse lancé dans l’océan des pensées de Lockwood, ou simple provocation parmi tant d’autres, jeu grimé d’un acteur qui n’attendait que de la voir agir pour répliquer encore et encore ? Les jeux d’autrefois avaient trop rapidement tendance à refaire surface. Mais d’une si délectable manière.

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Tara G. Lockwood
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MessageSujet: Re: __ Return Of The Phantom [Duncan & Tara]   Lun 27 Fév - 23:18

Elle était semblable aux sourds volontaires refusant d’écouter leur interlocuteur, ne souhaitant qu’une seule chose : taire ses propos. La chaîne intérieure se divisait, elle se trouvait entre la clarté et l’obscurité. Un flou qui ne la gênait point. Sa victoire semblait amère. Telle une valeureuse guerrière qu’il avait vaincu, elle se laissait absorber par les pages de leurs souvenirs, ses yeux se perdant dans ce liquide alcoolisé qui ne faisait que signer la défaite de son adversaire plus encore. Une défaite d’une autre nature que la sienne. Quelque part, il avait perdu autant qu’elle. Elle ne l’avait jamais compris et elle n’avait jamais cherché à le faire. Elle n’avait eu de cesse que de le considérer tel un idéal inaccessible, alors qu’elle avait été humaine. Un idéal auquel elle avait décidé de ne jamais accéder, autrefois maîtresse de son destin. Elle avait laissé ses espérances la quitter avant même qu’elle ne s’empare d’elles. Probablement désireuse de s’emparer de cette image de Bourreau. Peut-être avait-elle croqué dans la pomme parfaite avant même sa transformation en vampire, jouant le rôle de l’être tant espéré, prenant un malin plaisir à incarner la perfection. Les murmures qu’elle lui avait glissés au creux de l’oreille refaisaient écho. Ils ne lui apparaissaient plus tels des lames bien aiguisées qui avaient rappelé à la bienveillante qu’elle était que peut-être, elle avait eu le défaut de le mettre en appétit. Esprit enflammé, explosif destiné à désamorcer le serpent venimeux, Succube chargée d’électricité dont l’âme avait été souillée il y avait de cela des siècles. Démone pathétique qui ne pensait désormais qu’à une chose : sa réputation à ne pas léser. Elle avait été au centre de Leurs discordes, l’objet de leur rancœur. Aujourd’hui, elle se trempait dans un bain d’égocentrisme. Elle n’entendait pas les soupires intérieurs de Thunder, emplis d’élans paradoxaux. La douleur de son Ennemi lui semblait s’être éteinte dès l’instant où cette barre de fer s’était enfoncée dans son crâne. Rageuse, elle ne percevait que l’affront qu’il lui faisait.

Les ricanements qui émanaient de lui étaient semblables à des coups l’assaillant de parts et d’autres, l’incitant à avoir de nouvelles réactions violentes. Elle avait toujours été déconcertée lorsqu’elle le voyait s’extasier de ses sanglots invisibles voire inexistants. Forcée de constater que rincer sa tolérance était devenu pour lui pareil à une obsession. A la fois satisfaite et lasse. Ses mots ainsi que ses sourires torves lui déchiquetaient les tympans, lui brouillaient la vue, lui donnant l’envie de supplier Satan de la priver de tous ses sens, la rendant sourde et aveugle tant cette situation l’insupportait. Ses paupières se fermaient sans cesse, tentant en vain de lui fermer la porte de son monde intérieur. Elle ne faisait que se rabaisser davantage et elle le percevait bien, la colère broyant sa raison et son intelligence d’esprit. Voilà qu’elle était presque tentée de regretter sa visite, son désir de vengeance semblant une nouvelle fois gâché par son animosité triomphante. D’une autre façon que Lui, il était capable de lire en elle. Jouissant probablement de ses Failles qui resurgissaient publiquement, la mettant à nue psychiquement. Et voilà qu’il appuya sur la détente, en tant que maudite crapule, sans pour autant avoir chargé son fusil. Il ne s’agissait là que de provocation haineuse. Si habituellement, elle considérait ces flammèches dédaigneuses au caractère ironique comme un ornement précieux, elle estimait désormais que cette hache qu’il lui présentait la détraquait littéralement. Ambiance funeste à la hauteur des démons intérieurs qui bataillaient dans son esprit dévasté, le transformant en champ de ruines.

« Je t’avoue qu’après avoir goûté au caviar, je ne ressens point la nécessité de revenir à l’époque de la truite. J’ai maintenant obtenu un moyen de comparaison : Sa chasse possède des vertus artistiques et je ne les échangerais pour rien au monde. Je suis bien rassasiée, ce soir… »

Moquerie désinvolte, méchanceté amplifiée. Son regard se perdit dans le brasier, rejoignant ensuite ces iris teintés par la Douleur qu’elle provoqua chez lui. Elle ne put retenir un sourire de satisfaction, amusée par l’ivresse de sa folie, allant jusqu’à songer qu’elle n’avait pas à regretter d’être venue : elle lui avait au moins refait le portrait. Le sentiment d’infériorité l’habitait toujours. Néanmoins, elle ne baissait pas ses armes. Bien trop fière et hautaine pour cela, diable qu’il avait vu juste ! Elle n’éprouvait pas le besoin d’enfiler un masque lorsqu’elle se trouvait face à lui. Les décennies passées en sa compagnie ne faisaient que la trahir. Leur traque semblait incessante, ne faisant qu’intensifier la lourdeur associée à cette atmosphère déroutante. Sa présence était de plus en plus dérangeante. Pourtant, elle voyait là l’opportunité de s’adonner à un jeu sordide à ses cotés, ne reculant d’un pas pour rien au monde, en tant que diablesse particulièrement masochiste lorsqu’il s’agissait de lui. Il laissa libre cours à ses pulsions assassines, resserrant sa prise avec hargne, un léger râle de douleur s’échappant de sa gorge. Beaucoup de bruit pour si peu de tourments. Elle se mit à jouer le rôle d’une délicieuse victime incertaine quand à son devenir : garderait-elle ou non la vie sauve ? Et puis, sans crier garde, elle changea d’attitude, un rire éloquent retentissant dans l’intégralité de la demeure, ruinant chaque recoin de la pièce.

« Prévisible ? Ce n’était pas l’avis de Christian. Je lui réservais de nombreux tours lorsqu’il se glissait entre tes draps ! Tu sembles surpris ! Ne me dis pas que durant tous ces siècles, tu ne t’es jamais aperçu que tu possédais des cornes, ancrées en toi depuis toujours… »

Il la sous estimait, et elle eut pour objectif de lui faire prendre conscience de cette erreur. La loyauté et la soumission n’avaient jamais été réellement son fort. Les images s’imposaient à nouveau dans son esprit. Celles de ses escapades avec Bell, lorsque Thunder avait le dos tourné. Rester dans le secret, le trahir à maintes reprises, le considérer tel un imbécile, avait été absolument jouissif. Mais cette félicité était incomparable, lorsqu’elle songeait à celle qu’elle éprouvait en ce moment même, alors que la Vérité éclatait au grand jour, lors de ce moment opportun.

« Allons, allons ! Tu ne m’auras pas sur ce terrain là. Je ne regrette ma fourrure de maudite sangsue pour rien au monde. Tout comme je suis satisfaite d’être débarrassée de la tienne. Voyons les bienfaits de ces changements. Finissons s’en ! »

Venin répandu d’une façon continue. Essence démoniaque qu’elle considérait comme une bénédiction du ciel. Elle le poussa à relâcher définitivement sa prise, sa rage intérieure et sa satisfaction nouvelle égalant la force qui s’empara d’elle. Prête à regagner l’Antre de Satan si elle parvenait à lui infliger de nouvelles blessures. Son poing cogna contre ses côtes avec une violence suprême. Elle était désireuse d’achever cette confrontation par l’agonie du vers luisant. Alors qu’il fut projeté contre le sol, ses pieds rencontrèrent ses chaires, le liquide rougeâtre tâchant le parquet avec grâce. Spectacle morbide qu’elle lui réservait dans des élans de possession déconcertants. Elle fut dévorée par sa haine, la férocité mobilisant son affection, rendant évidente cette sensation de manque persistante. Celle qui lui sauverait peut-être la mise.

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MessageSujet: Re: __ Return Of The Phantom [Duncan & Tara]   Jeu 8 Mar - 3:02

return of the phantom
TARA G. LOCKWOOD & DUNCAN J. THUNDER
C’étaient les brumes sombres d’un passé glorieux qui jaillissaient dans ses souvenirs, ces instants partagés, ces futilités aggravées, ces corps mutilés. Complicité d’une autre époque, que le temps avait su exacerber, éroder, torturer, effacer. Enterrer, dans son cas, alors que la saveur se dégageant de la chevelure de la brune les ramenait avec délices, plaisirs, poussant son corps happé par une humanité passée, à frémir légèrement. Contact frivole, contact appuyé, sa main se faisant maîtresse du bras de son ennemie de l’instant, leurs corps qui se rencontraient après tant de temps. Le souvenir de son cœur chavirant dans un puits sans fin à chaque fois qu’il avait le malheur de poser les yeux sur elle, lui éclatait à nouveau au visage, éveillant plaisirs sans pareils et quelques secousses de vieilles hantises. Elle le lui avait brisé, déchiré, réduit en cendres comme nulle autre pareil, chevalier en armure qu’il était devenu avec le temps, à cause de ce simple accident, ou à cause de faits bien plus diaboliques. Nul ne saurait dire, vagues secrets enfouis dans un passé peu glorieux, pathétique humain qui se devait de disparaître. Qu’elle faisait disparaître dans son venin répandu avec force, ses mots soufflés entre ses lèvres assassines. Douces, rosées. Tentatrices comme les flammes de l’Enfer, dévorantes. Ce feu insatiable, héritage de son passé, brûlait à nouveau entre ses reins, son poitrail se faisant quêteur de contact avec son dos, sa bouche luttant contre l’appel de la nuque de sa belle. La froideur accoutumée de son corps n’était plus, ébouillantée par les flammes du Tartare dans lequel il l’avait traînée de force, pourtant, elle s’avérait être plus morte encore que lui. Ses viles paroles n’avaient que l’allure de petites attaques, minuscules vengeances qui n’avaient rien de comparé aux joutes qu’ils avaient eu l’habitude de connaître. Violence, passion, ces brûlures éternelles qui l’appelaient, tortures d’un autre genre, sadisme qu’elle seul pouvait endurer, à une époque. Lointaine. Le temps passé s’éclaboussant sur ses souvenirs récents, ces éternelles provocations qui avaient engrangé sa rage, encore et encore. Cette haine qui l’avait mise à genoux, tuée, fait baiser le sol à ses pieds comme un Salut qu’il avait espéré toute son existence durant. Un frivole instant, avant l’Enfer de la Solitude, le vide de l’avoir perdue. Le supplice d’être fou, fou d’elle au point de la voir dans ses moments les plus jouissifs, et les plus infernales. Sentir sa présence à chaque goutte de sang avalée au cou d’un misérable gibier, frissonner sous son regard alors qu’elle n’était plus là. Une pratique qu’elle avait perdue, les attaques qu’elle avait persiflées jusque là n’ayant que peu d’arôme en comparaison avec ce qu’il avait us de connaître. Retrouver ce qu’ils avaient perdu tant de temps auparavant, semblait être une folie sans nom, nouvelle à ajouter à sa liste. Un serpent qui se mord la queue, inlassablement, cherchant ses maux les plus profonds dans l’espoir de revivre la jouissance de la voir tomber encore et encore. C’est un poignard à la lame acérée par la haine qui s’inséra dans ses chairs à la mention de cette Progéniture. Leur art, leur consentement mutuel, chef d’œuvre d’il y a des centaines d’années déjà, travail de pair qui avait nul autre pareil depuis le temps. Union de leurs esprits, leurs corps, leurs pensées toutes aussi tordues soient-elles. Une arme, un gibier tourmenté, un héritier… un enfant. Tout ce qui s’en rapprochait, sali, disgracié par la luxure de cette catin. Ce passé qui lui surgissait dessus, ces infinies douleurs qu’elle ne se doutait probablement jamais avoir pu éveiller chez lui, elle, l’imbécile hypnotisée par son peintre. L’aveugle, celle qui s’était tant souvent moquée de lui, l’ami éternel, le fidèle abruti qu’elle avait cru pouvoir garder sous sa coupe malgré toutes les trahisons qu’elle avait accomplies à son égard. Ce cœur brisé, si brisé qu’il avait su trouver un réconfort lorsqu’une barre de fer était venue se planter dans son cerveau et annihiler tous ses sens. Cette conscience, être torturé, découpé en tranches. Perdu dans le regard de Lockwood des siècles plus tôt. Tout lui revenait dessus, en même temps que les inlassables paroles de son père, qui ne faisaient que donner raison à cette garce. Incapable, misérable, lâche.

L’Enfer seul devait savoir quels événements sinistres pouvaient à nouveau le débarrasser de ces sensations, au-delà de la force diabolique d’un objet transperçant son crâne, au-delà de la Libération de devenir un être sans foi ni loi, un animal tuant sans remord. Un être capable de vivre, vivre, marcher, parcourir tout ce qu’il y avait à parcourir dans ce monde, sans jamais se retourner. Seul ce passé, semblait lui revenir chaque fois plus puissant, le seul duquel il courait le plus loin. Le seul qu’il redemandait, parfois. Souvent. La douleur physique n’eut rien de comparable à celle qui réduisait sa conscience vampirique en un amont de causes perdues et c’est sans la moindre résistance qu’il se retrouva au sol. Ici, au milieu de sa maison, le lieu qui avait accueilli ses malheurs tout autant que les potentiels moments jouissifs qu’il avait pu connaître à Salvation. La Mort pouvait l’attendre au bout de cet entretien, il semblait se perdre dans une torpeur qu’elle seule pouvait éveiller. Happé, dévoré, cette haine qui s’abattait désormais sur ses épaules comme s’il n’était qu’un misérable humain, cloué au sol. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était laisser échapper quelques toussotements rauques, ce liquide rougeâtre qu’il avait l’habitude d’user pour se nourrir, trouvant une issue entre ses lèvres. En lui, c’était un chaos incomparable avec ce que son bourreau à la silhouette féminine pouvait lui faire. Cette torture si vieille, ces peines humaines transformées en même temps que lui. Exacerbées par ce statut qu’il n’avait peut-être pas appris à dominer correctement. « Tu m’as manqué aussi, Lockwood » Paroles sifflées, accompagnées d’un vague ricanement, dernières manifestations d’une fierté qu’elle n’avait que trop souvent bafouée. Que pouvait-elle bien attendre de tout ça ? D’autres questionnements sans fin s’entrechoquant à son esprit, il releva les yeux vers sa compagne du soir, cette tortionnaire dont les méfaits remontaient bien plus loin qu’elle ne voudrait l’imaginer. L’humaine traîtresse, qui avait été jusqu’à tourner son plus fidèle ami en dérision. Cet appel à la haine de tout ce qui était vivant, qui remontait simplement d’elle. Elle, juste elle. Les femmes. Ces catins insatiables. « Tue-moi… essaye. Qui sait, je reviendrais peut-être comme toi. » L’esquisse d’un sourire provocateur, alors qu’il tentait un mouvement pour ne pas rester le misérable chien au sol. « Mais crois-moi, je suis bien placé pour le savoir… ça ne remplira pas le vide dans tes yeux. » Ces lueurs qui appartenaient au passé, qui, désormais éteintes, assombrissaient le fond de ses prunelles. Ces lueurs éveillées par eux, une quelconque complicité qui avait pu exister entre ces deux êtres, cette éternité qui les liait, presque contre leur gré. Cette hantise qui l’avait dévoré malgré lui, avec plus de force encore que les flammes de l’Enfer qui avaient torturé la belle de ses cauchemars. Il avait vécu son propre Enfer sur cette planète, en ces temps. Peut-être fallait-il que les rôles soient échangés à présent. Qu’elle endure cette traversée du désert. « Tue-moi ou va-t-en. » L’attente de pouvoir affronter sa mort debout le ramena sur ses jambes, chancelant quelque peu, l’habitude d’être farouchement amoché n’étant plus dans son agenda actuel. Qu’importe. La brûlure de la trahison de Lockwood avec Bell était là, douloureuse, d’une toute autre peine qu’il avait pu connaître dans son époque humaine. Sa conscience elle-même se retrouvant torturée par des images desquelles il avait détourné le regard il y a des centaines d’années auparavant. Une Vérité qu’il avait probablement cherché à éviter, à cette époque, mensonges éternels ; fruits de cette connexion entre eux. « Je veux voir ça… » Nouveau ricanement, inconscient, ou presque. « Si tu crois que cette vengeance pourra te ramener tout ce que tu as perdu. Lui? Ton peintre ? Il aurait peut-être voulu être avec toi pour… profiter de ce moment. » Le sarcasme était venu teinté sa voix, Thunder oubliant d’évoquer la potentielle quête d’eux qu’elle était venue faire ici. Retrouver, au sein de cette habitation qu’elle connaissait bien. L’amère sensation des trahisons parsemées sur leurs siècles de vie, forçant le vampire au silence. A la fierté. Elle n’espérait tout de même pas le voir la supplier pour sa survie ? Comme si la fatigue d’une humanité vieille de deux cents ans s’abattait sur lui. Remplir quelque attente de Lockwood comme clé de survie n’était plus l’objectif de Thunder, la mort serait une alliée de choix, en comparaison avec ce qu’il avait pu connaître.

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Holy water cannot help you now. A thousand armies couldn't keep me out. I don't want your money, I don't want your crowd. I have to burn your kingdom down. And no rivers and no lakes, can put the fire out. And now all your love will be exorcised. And we will find you saying it's to be harmonized. And it's an even sum. It's a battle cry. It's a symphony.

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Tara G. Lockwood
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MessageSujet: Re: __ Return Of The Phantom [Duncan & Tara]   Sam 17 Mar - 21:40


Trapped in a box of tremendous size,
It distorts my vision, it closes my eyes
It sucks up our lives and proliferates lies

Elle pouvait sentir son corps crever d’envie de posséder le sien, comme autrefois. Pourtant, elle ne fit pas honneur à cette époque. Ses doigts ne lui infligèrent point des caresses intimes. Malgré cette tension charnelle éloquente, elle décida de le laisser sur sa faim, la frustration engendrée devenant maîtresse de sa vengeance. Elle sentait ses prunelles longer ses courbes, et tout à coup, elle s’évadait, les souvenirs continuant de l’atteindre et de la mener vers des monts douloureux. Une part de nostalgie était présente. Celle qu’il était préférable de renier tant elle avait tendance à la rabaisser. Elans masochistes qui l’empoisonnaient, alors que les frissons affleuraient, ses lèvres ne connaissant son goût que trop bien. La scène du meurtre suivie de ces rapprochements physiques la crispait, alors qu’elle se concentrait sur les battements intensifiés de son cœur, venant frapper symboliquement contre ses tympans, sa respiration semblant, au contraire, se bloquer. D’humeur rageuse, un mince sourire torve étira ses lèvres tentatrices, la diva sanguinaire tentant en vain de dissimuler le trouble qui s’emparait d’elle, se refusant d’incarner cette posture figée. Condamnée à éprouver un intérêt déconcertant pour son Bourreau. Son rire enfantin résonnait toujours à ses oreilles, alors que ces images qui la remplissaient d’effroi lui apparaissaient, tels des phares aveuglants. L’époque où ils s’associaient d’une manière innocente dans le but d’agacer leurs géniteurs était désormais révolue. Elle le revoyait l’étreindre alors qu’elle prenait soin de Jezabel, l’épaulant lorsqu’elle avait été confrontée à l’horreur suscitée par sa perte. Elle sentait encore l’odeur sucrée du pop corn, siégeant au Théâtre, alors qu’ils avaient prévu d’être maîtres du spectacle, emprisonnant les spectateurs, la fin de la pièce annonçant une barbarie sans pareille. Diable qu’ils s’étaient divertis, ensemble. Créatifs lorsqu’ils étaient partenaires. Inventifs lorsqu’ils menaient la vie dure à leurs misérables parents. Si la complicité qu’ils avaient s’était évaporée, souillée par les trahisons, le fossé ne les séparait pas pour autant. L’absence physique avait été de très courte durée. Encore aujourd’hui, elle resurgissait, infectant son champ de vision.

Telle une prédatrice désireuse de le garder enfoui dans son monde intérieur. Objet haineux qui possédait une emprise sur elle, présent depuis l’enfance, revenant à elle lors de ses moments de résurrection. Serpent inchassable dès lors où il avait répandu son venin. Elle avait beau tenter de refouler la Vérité, face à lui, elle paraissait risible. Il l’avait hanté jusqu’aux enfers, il la hanterait sur Salvation, dès l’instant où elle se débarrasserait de sa dépouille. L’opportunité tant attendue défilait sous ses yeux, et elle était prise d’hésitation quand au fait de la saisir. Cette symphonie lui apparaissait comme criarde et dérangeante, tyrannisant ses organes, l’obligeant à se focaliser sur son futur trépas. Son rire ne faisait qu’intensifier la colère de la diva sanguinaire, il l’assoiffait et la rendait esclave de ses pulsions meurtrières. Alors qu’il longeait le sol, elle scruta ses prunelles couleur azur, les Autres azurs, s’attendant à un regard incendiaire. Au contraire, il parvint à rester de marbre, telle une statue d’apparence paisible, faisant contraste avec un état d’esprit en ébullition. Si elle se délectait de sa douleur, ses provocations lui faisaient violence, embrasant ses reins, le désir s’associant au mépris qui la parcourait et la tiraillait de parts et d’autres. Leur humanité s’effaçait, la bestialité surpassant les émotions d’antan, comme elle l’avait toujours fait. Elle revivait, et si cela l’affectait, cette nouvelle ère lui paraissait également plaisante. Elle aurait le bienfait de briser cet imbécile prétentieux. Le liquide rougeâtre tâchait le plancher, souillant ces lieux pollués dès l’instant où il avait décidé de faire alliance avec le gibier, les odeurs vagabondes la révulsant littéralement. Ses toussotements rehaussaient son estime d’elle-même, marquant sa fin ainsi que sa victoire. Signant également un vide éventuel. Une partie d’elle qui manquerait à l’appel. Un silence qui dévorerait ses moindres chairs. L’ennui serait probablement de mise. Jamais plus elle entendrait ses rires enfantins. Ou au contraire, ils ne feraient que s’étendre plus encore dans son esprit embrumé, la condamnant pour cet acte commis, son père s’ajoutant à ces vautours, honteux d’avoir pour fille une pourriture ingrate. Si elle avait conservé ses crocs, elle les aurait planté férocement dans sa gorge. Animal dans l’excès et la démesure, dévoré par ses instincts de prédateur, dévorant à son tour, moyen de défense concevable. Son état de tension était tel qu’elle se laissait aller à oublier les instants où elle l’avait considéré comme un objet empli d’utilité. Une épaule rassurante, une vermine qui la laissait terrée dans une prison insalubre imagée mais qui lui était d’un certain réconfort. Peut-être était-elle revenue pour le retrouver. Lorsqu’elle le maudissait, elle parvenait presque à oublier les Révélations, à certains moments. Il distrayait cette douleur omniprésente, celle qui pourrait l’achever définitivement par la suite. Avant qu’Il ne fasse sa promesse, elle en était venue à songer que le vers luisant ne l’aurait jamais trahie de la sorte. Privilégiant les catins à sa cadette. Des catins à l’aspect cadavérique qui finissaient en ruines, gisant sur le sol. Aujourd’hui, alors qu’elle se confrontait à ses tourments, elle se mettait à douter. Incapable de déceler ses intentions. Se glisser entre les draps de Jezabel, aller jusqu’à la tuer, était bien pire que de lui faire subir sa propre mort à ses yeux, elle en était convaincue, prête à donner sa vie pour sauver la Sienne. Duncan lui aurait-il fait subir pareil châtiment d’une façon volontaire ? Peut-être que oui, finalement. Elle le pensait, alors que son poison verbal s’incérait dans ses veines, résonnant à ses oreilles.

« Tu as raison sur une chose. Je suis probablement venue pour te retrouver. Lorsque je fais face à ton venin, j’oublie ce qu’ils m’ont fait subir. Tu distrais la douleur. Une douleur que tu ne pourras jamais m’infliger. Tu n’es pas doté de Leurs pouvoirs. Tu n’as aucune emprise sur moi. Tu pourras faire tout ce que tu voudras : me tuer, me souiller plus encore, peu importe. Tu ne triompheras pas. »

Pour la première fois, ses prunelles contemplèrent les siennes avec résignation, alors qu’il la poussait au vice, sa silhouette se remettant sur ses jambes. Son attention se reporta sur le mobilier restauré par ses soins, et dans un mouvement vif, imprévisible, elle fracassa l’une des chaises le faisant baigner dans le luxe, se saisissant d’un morceau de bois pointu, encombrant. Le plantant dans son estomac, réflexe incompréhensible, le ratant tel un gibier novice.

« Je ne peux pas ! Tu vas pouvoir savourer ce moment pour les décennies à venir, misérable ! Ton seul moyen de véritable jouissance…»

La douleur de l’humiliation était violente, cinglante, à tel point qu’elle disparut brutalement, s’en allant arpenter les rues de la ville, cherchant à accéder à l’oubli. L’oubli lié à une défaite volontaire.

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    Sanguinary Diva ♔ Go and call the priest. So he can exorcize me. Be my ghoul tonight. And watch the blood as it drips from my finger tips !
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